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Culture Bénabar : “J’ai fait toutes mes chansons avec un engagement artistique réel, c’était peut-être des chansons de merde mais j'y ai mis tout mon coeur.”

18:45  16 juin  2021
18:45  16 juin  2021 Source:   gqmagazine.fr

Les nageurs artistiques de l'Australie poursuivent la perfection et la reconnaissance des Jeux olympiques de Tokyo

 Les nageurs artistiques de l'Australie poursuivent la perfection et la reconnaissance des Jeux olympiques de Tokyo © fourni par ABC News Les nageurs artistiques australiens organisent un camp d'entraînement intensif à Brisbane pour préparer les Jeux olympiques de Tokyo. (Fourni: Natation artistique Australie) L'équipe de natation artistique de l'Australie poursuit la perfection car elle organise un camp d'entraînement à Brisbane devant les Jeux Olympiques de Tokyo.

Bénabar : “J’ai fait toutes mes chansons avec un engagement artistique réel, c’était peut-être des chansons de merde mais j'y ai mis tout mon coeur.” © Matias Indjic Bénabar : “J’ai fait toutes mes chansons avec un engagement artistique réel, c’était peut-être des chansons de merde mais j'y ai mis tout mon coeur.”

À 51 ans, Bénabar, de son vrai nom Bruno Nicolini, est de retour avec l’album Indocile heureux, le neuvième (en studio) de sa carrière. Un titre sous forme de jeu de mots et de message un brin impertinent comme il aime tant le faire depuis ses débuts en 1997. Huit ans plus tard, après les albums Bénabar en 2001 et Les risques du métier en 2003, vendu à plus de 500.000 exemplaires, c’est la consécration avec Reprise des négociations en 2005, écoulé à un peu plus de 1 million d’exemplaires. Les critiques positives pleuvent sur cet album qui comprend notamment le fameux single “Le dîner” que beaucoup ont toujours dans un coin de leur tête. Et tout continue de lui sourire en 2008 avec Infréquentable qui dépasse les 1,2 million de ventes. Succès colossaux donc pour ce Parisien d’origine italienne (par sa mère). Dans la foulée, le cinéma lui ouvre ses portes avec un premier premier rôle dans le film d’Éric Lavaine Incognito avec un casting riche : Franck Dubosc, Jocelyn Quivrin, Anne Marivin, François Damiens, Virginie Hocq, Isabelle Nanty. Une comédie dont il co-écrit le scénario et les dialogues. Ce sera un nouveau succès dans la carrière artistique de Bénabar avec 1,25 million d’entrées en France. Rien ne semble donc pouvoir résister au quarantenaire. Mais comme cela arrive pour de nombreux artistes, les albums suivants vont moins bien se vendre (180.000 par exemple pour Les bénéfices du doute sorti fin 2011 par exemple) et lui-même ne souhaite pas surfer sur la vague succès au cinéma puisqu’il attendra… 2019 seulement pour revenir sur grand écran dans des rôles consistants : Victor et Célia de Pierre Jolivet puis surtout Beaux-parents d’Hector Cabello Reyes, le deuxième film connaissant un beau succès (plus de 500.000 entrées).

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 Streamer interdit pendant 630 ans après avoir gagné 7 millions de dollars de Fake Engagement une application vidéo chinoise a interdit un streamer en direct populaire pendant 630 ans après que la plateforme a déclaré avoir organisé une fausse fête d'engagement et l'a utilisé pour vendre plus de 7 $ millions de produits. © Kuaishou Kuaishou Kuaishou Streamer Yin Shihang (Front, L) et petite amie Tao Lulu (Front, R) À leur parti de fiançailles mises en scène le 15 mai 2021.

Une absence assumée et aucun regret puisque Bénabar ne considère par les chiffres comme le juge de paix d’un artiste et ne prend pas ombrages d’une moins belle cote ponctuelle auprès du public. Ponctuelle puisque ses concerts affichent toujours complet, même lorsqu'aucun album ne vient pas de sortir. Ce sera une nouvelle fois le cas en 2022 lors de sa prochaine tournée (24 février-10 avril avec l’Olympia le 1er avril), l’album Indocile heureux sera alors dans les bacs depuis un an. Il ne jouera sûrement pas la douzaine de titres de cet opus placé sous le sceau de la nostalgie malgré le désaccord dont il nous fera part dans cette interview réalisée dans les locaux de sa maison de disques Sony Music. Lors de notre entretien, il sera également question de son clash qui l’oppose depuis dix ans à Benjamin Biolay, de la relativité du succès, de la crise de la Covid-19 qui a provoqué la colère de nombreux artistes considérant la culture comme “essentielle”, ce qui n’est pas le cas de Bénabar, de sa carrière au cinéma, de son indépendance par rapport au milieu de la musique. Extraits d’une conversation très riche et pas toujours docile.

Pourquoi je suis ma propre santé mentale héros

 Pourquoi je suis ma propre santé mentale héros © La puissante photo de deux personnes floues chacune faisant partie d'une pancarte de cœur avec leurs mains Je suis mon propre héros. Mais je ne me sens pas la plupart du temps. Ma personnalité me donne envie de défendre, de protéger et d'attaquer. Les personnes qui sont sous mon soin ne devraient jamais ressentir le même type d'isolement, de peur, de tristesse ou de dépression que j'ai ressenti.

Question basique pour commencer : c’est quoi le but d’un chanteur quand il sort un nouvel album, en l’occurence Indocile heureux ?

Ta question est assez centrale. Car il y a toujours quelque chose d’un peu vain à sortir un album : est-ce que ça sert à quelque chose ? C’est une question que je me pose à chaque fois, même si je n’y réponds pas forcément. Mais en tout cas il y a toujours le moment où on ne peut pas faire autrement et on le sort. C’est en ça, entre guillemets, que l’on est un artiste ou pas. Sachant que quand je dis artiste, tu peux très bien être un artiste de merde. Mais c’est vrai que je me demande si c’est vraiment utile de déclencher tout le merdier que ça provoque. Faire un disque, le jeu en vaut-il la chandelle ? Je pense qu’il faut vraiment se poser la question puis ne plus se la poser du tout après. Et tu déroules.

Justement, ce déroulement. Il semble être fait comme un livre dans votre album où vous déroulez des chapitres. Ou on se trompe complètement ?

Exclusif: Jessica Rowe partage le moment avec sa fille qui était une «vraie vie de la vie»

 Exclusif: Jessica Rowe partage le moment avec sa fille qui était une «vraie vie de la vie» © Instagram / Fourni en tant que «femme au foyer de mer» auto-proclamée, Jessica Rowe est apprécié des femmes australiennes, des mamans en particulier pour elle capacité à le garder réel. En tant que maman à deux filles adolescentes , Allegra 13 et Giselle, 11 ans, elle partage avec son mari, Newreader, Pierre Overton, Jessica Rowe ne prétend pas avoir tout ce que tous ensemble. Elle est honnête et c'est tellement rafraîchissant.

Il y a un peu de ça à l’origine. Après il y a une première sélection sur la qualité des chansons, certaines dégagent très vite… car elles sont mauvaises.

“J’ai jamais eu de drames, j’étais confortable, en banlieue mais l'enfance n’est pas une période que je chéris particulièrement”

C’est vous qui faites le tri ?

Le premier écrémage, c’est souvent moi. Après, avec les copains, on écoute et si ça les ennuie, on enlève. Il y a aussi la volonté, au départ, de faire des chansons dans tous les sens, puis on commence, avec le directeur artistique, Bertrand Lamblot, à sélectionner les titres, à aller dans un sens. Je me suis assez laissé faire là. Tu travailles sur plein de trucs, tu avances et c’est quand même pas mal de cadrer un peu pour pas perdre du temps sur des choses qui ne vont pas rester et travailler aussi à l’extrême des chansons qui sont là. Je préfère bosser deux mois sur une chanson qu’une semaine sur huit chansons.

Bosser sur un chanson, ça veut dire quoi ? Il y en avait combien d’ailleurs au départ là ?

Elles n’étaient pas toutes finies mais on aurait pu en enregistrer une bonne quinzaine. Quand je choisis les titres, ils ne sont pas forcément terminés. Donc bosser, c’est le terminer ! Et c’est open bar. Je fais partie des laborieux. Il y a ceux, et ça reste à prouver, qui écrivent une chanson la nuit et c’est “Mistral gagnant”, ce qui est sûrement le cas pour Renaud, mais bon, moi, j’ai jamais connu ça. Je t’appelle en premier si cela arrive ! En fait c’est plutôt : on voit qu’il y a un truc, un angle qui excite un peu tout le monde. Et puis il y a le travail, où on peut changer la musique, on travaille le texte. On est dans le détail.

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Si vous je dis que votre album est “nostalgique”, ça vous convient ?

Je sais que je le suis. Je fais gaffe à ça car c’est dans ma nature et il ne faut pas que je ne sois que là-dedans. Car en plus la nostalgie ça sonne bien en chansons. Donc il faut faire attention. Je passe beaucoup de temps à faire la guerre aux facilités. Surtout qu'au bout de 25 ans de carrière, tu sais faire une chanson quoi ! Bon, ça ne veut pas dire que ça fera une bonne chanson mais tu sais faire. Donc la nostalgie c’est un peu malgré moi si ça ressort car c’est quelque chose que j’essaie de freiner.

OK, on s’est planté. Mais on avait noté des chansons comme “Tous les divorcés”, “Un Lego dans la poche”…

Celle-là elle l’est.

Il y a aussi “Au nom du temps perdu” qui l’est aussi, “Lucky Luke”, pour la référence BD qui rappelle la jeunesse, “Les filles de plus de 40 ans” sur la vieillesse…

Oh oh, la vieillesse pour les femmes de plus de 40 ans, je te laisse la paternité de ces paroles, je n’ai pas dit ça moi ! Ne me mets pas dans tes embrouilles !

On s’entend bien, oui ! Il y a aussi “Le bain de 23h30”, ce côté souvenir… Voilà pourquoi je parlais de nostalgie…

Et oui… Après, il faut pas trop combattre le truc. Je crois qu’il y a des traits de caractère. Il ne faut pas se complaire en fait. C’est comme les chansons tristes, c’est plus facile de faire une chanson triste que drôle. C’est inspirant au niveau de la mélodie, des arrangements… Il faut surveiller ça, la différence entre la sensibilité et la sensiblerie. Ce qui ne m’empêche pas de tomber dedans de temps en temps, mais on fait tous très attention.

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Et vous êtes fan de Lucky Luke ou c’est juste pour mettre en avant les anonymes ?

Je ne suis pas fan du tout. C’est pour mettre en avant la classe moyenne, moi qui vient de là, mais qui n’en suis plus. Ça fait longtemps que je tourne autour car je trouve que l’on est vraiment dans un monde où il y a une grande lutte des classes, un peu sourde, un peu souterraine mais qui est très présente. Il y a un mépris de classes, vachement. Et pas que dans la musique. Je voulais parler depuis longtemps de la classe moyenne donc, avec une envie de célébrer. Je trouve ça insultant la classe moyenne, ce côté moyen. C'est très dégradant. Donc je voulais un truc qui galvanise mais il manquait l’angle. C’était chiant que ce je faisais. Quand j’ai vu ces deux personnages des Dalton, cela m’a semblé être un bon véhicule pour parler de ça. Ce qui était vrai car j’ai fait un petit sondage autour de moi, personne ne sait comme s’appellent les deux Dalton du milieu (William et Jack, ndlr). Comme la classe moyenne qui est là pour payer le gros des impôts, le gros de la sécu… C’est un peu une masse, souvent traitée comme telle par les puissants, par les médias. Il y a un déclassement, un mépris…

Les Lego en revanche, vous êtes fan ?!

J’en avais oui.

Ça représente notre enfance ces Lego. Comment était la vôtre ?

Heureuse. Mais c’est bien que ça se soit terminée. J’ai jamais eu de drames, j’étais confortable, en banlieue mais ce n’est pas une période que je chéris particulièrement. Là, dans la chanson, je parle plus de l’enfance de mes gosses. En l’occurence ce mon fils qui a 16 ans et ces Lego dans la poche, ce sont les siens.

"T'es un mytho", Louane surprise par son compagnon Florian Rossi dans Duos mystères sur TF1

  Florian Rossi, le compagnon de Louane, avait réservé une très jolie surprise à la chanteuse. Il a en effet partagé pour la première fois la scène avec son compagne dans l'émission de TF1, Duos mystères. Duos mystères, le programme événementiel présenté par Alessandra Sublet, a fait son grand retour ce samedi 12 juin sur TF1. Les chanteurs Louane, Raphaël, Jérémy Frérot, Kendji Girac, Clara Luciani et Bénabar et la comédienne Josiane Balasko ont accepté de se prêter au jeu.

Ça veut dire que pour vous l’enfance s’arrête à 16 ans ? On passe à autre chose ?

Je ne crois pas. C’est ce que je dis dans la chanson : elle dure si longtemps et elle est si courte. Ceux qui ont eu des difficultés dans leur enfance, ça dure après. Quand tu as été mordu par un chien à 7 ans, tu as peur des chiens à 50 ans, et puis parfois c’est beaucoup plus tragique que ça. L’enfance ça ne s’arrête jamais en fait, c’est un dégât des eaux qui ne s’arrête jamais.

Ce n’est pas très positif tout ça…

Non c’est vrai ! Rires J’espère que l’enfance de mon fils est plus heureuse !

Il fume du coup votre fils ? (Il en est question dans la chanson, ndlr)

S’il fume, je le maltraite, je le frappe ! Je dis ça pour plaisanter. Mais, heureusement, il fait partie de cette génération qui dit que la clope c’est nul, c’est un truc de vieux cons. Ça m’enchante, évidemment. Moi je galère, je fume de nouveau… Il le sait et je ne m’en cache pas. J’essaie de lui dire d’éviter certains trucs mais tout en sachant que c’est un peu vain. Après, les mômes de cet âge-là ont cet espèce ce truc très salutaire pour eux, pourvu que ça dure, contre la clope : trop con, dégueulasse, trop cher… Mais il sera peut-être tenté un jour, c’est la limite de l’éducation. On a tous les mêmes problèmes.

Dans cet album, il y a aussi beaucoup de noms de la culture qui sont cités : Chopin, Bach et Schubert dans “Une âme de poète”, le Louvre, la Pléiade de Spinoza (qui rime avec quinoa d’ailleurs), Baudelaire dans “Le Bain de 23h30”… C’est votre culture à vous ou c’est là juste pour la rime et/ou pour étaler un peu votre culture ?

C'est devenu ma culture. Chopin, Bach et Schubert, qui sont des compositeurs, si un journaliste de Télérama lit l’article, il faut le préciser. Rires.

OK…

Mais sinon j’ai découvert le classique dernièrement. J’avais fait l’impasse dessus car je suis fan de variétés françaises, c’est indécrottable. J’ai fait l’impasse sur le jazz et sur le rap, à tort. Je m’en veux car c’est presque trop tard maintenant pour rattraper. Il faudrait que j’y consacre tout mon temps. Quelques copains me font des playlists mais je sais qu’il me manque une initiation. Je suis dans la même génération pourtant, mais je suis passé à côté de NTM par exemple. J’étais à fond dans Brel, Nougaro… À 25-30 ans, en revanche, je me suis au classique. Je ne suis pas du tout érudit mais j’écoute beaucoup. Et puis Baudelaire, Rimbaud, tout ça, je les ai redécouverts tardivement.

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Les critiques de votre album sont plutôt bonnes. Certains parlent de “renaissance”. Vous le prenez comment car cela veut dire que l’on avait un peu disparu… ?

Évidemment moi ça m’échappe car je n’ai pas le sentiment de renaître. C’est une progression. Mais il y a des journalistes, et pas que des journalistes d’ailleurs, qui n’ont pas écouté certains albums, qui écoutent le nouveau et disent que c’est une renaissance alors qu’il s’est passé plein de trucs avant. Et j’ai une vision linéaire de mon travail : je ne parle pas forcément de hauts et de bas, des albums ont juste plus marché que d’autres. Là, il semble plaire, tant mieux. En fait, le mot “renaissance”, comme les autres, appartient à celui qui l’écrit. J’intègre une distance, à partir du moment où on sort un disque, c’est à l’appréciation de celui qui voudra bien l’écouter.

“Évidemment que l’on a envie de jouer mais je pense à tous ceux qui sont dans la panade : restaurateurs, personnages âgées, les gamins… Quand je vois des étudiants se jeter par la fenêtre… Donc quand j’entends des vedettes de cinéma pleurer parce qu’on leur a dit qu’elles n’étaient pas essentielles, leurs blessures narcissiques…”

Donc vous, vous n’avez pas particulièrement l’impression de renaître ?

Pas du tout. Je continue. J’étais en tournée il y a un an, qui a été coupée par le confinement. J’ai fait un album il y a deux ans qui s’est pas mal vendu. Et encore une fois, je n’ai pas cette vision de hauts et de bas.

En fait, vos trois premiers albums doivent faire 500.000, 1 million puis 1,2 millions de ventes. Entre 2003 et 2012, vous êtes 17è meilleur vendeur d’albums en France, tous chanteurs et chanteuses du monde entier confondus. Je crois que Johnny Hallyday, Calogero et Yannick Noah étaient devant. Vous étiez au top, chaque album cartonnait. Celui d’après, “Le bénéfice du doute” en 2011, fait 180.000, c’est objectivement moins bien comme score. “Inspiré de faits réels” en 2014 encore un peu moins…

Oui, mais c’est une vision comptable du truc qui est un critère mais qui est un critère parmi d’autres. Et je le pense sincèrement. Évidemment, je préférais en vendre 500.000 à chaque fois, mais je ne le vois pas comme ça. Ce n’est pas un album puis un autre. On parlait de chapitre tout à l’heure, c’est ça en fait, le même livre. Parfois, dans un livre, des chapitres sont un peu plus chiants que les autres car ils permettent de mettre des informations pour le chapitre d’après. Dans le cinéma, il y a des scènes un peu informatives. Je n’ai jamais cherché à vendre à tout prix, même quand je vendais beaucoup de disques. C’est comme ça qu’on le voit rétrospectivement mais quand tu le fais, tu n’es pas là-dedans. C’est une vision extérieure que par définition je n’ai pas.

Est-ce que ça veut dire que, si on se base sur les chapitres précités, vous considérez certains de vos albums plus chiants que d’autres ?

Pas plus chiants mais il y a des albums qui ont moins touché, qui sont plus introspectifs comme Le bénéfice du doute, un album qui a beaucoup compté pour moi. Et je mesure aussi qu’un album, celui d’avant, Le début de la suite, était le début de cet album-là. Donc je ne peux pas ressortir à la seringue un album de ma discographie car ma discographie est une succession de chansons et quand il y en a douze, je fais un disque. Je ne fais pas un album qui est marqueur de ma vie. Là je travaille sur d’autres chansons, d’autres sont travaillées depuis dix ans…

OK. Mais quand un album qui vous tient à cœur ne fonctionne pas aussi bien que les autres, on est forcément déçu, surpris…

Non. J’ai commencé hors des albums, dans les bistrots, les clubs, j’avais fait entre 300 et 500 concerts avant de rencontrer des maisons de disques. Ce sont les concerts qui ont rythmé ma carrière. Là typiquement, quand le confinement est arrivé, c’était une tournée entre deux albums. Dans des villes où on n’était pas passé. Un concert sans album donc. L’album n’est pas un marqueur, ce sont les tournées qui le sont. Je n’ai jamais le sentiment d’être incompris. Déjà, je pense que quand tu es chanteur, tu n’es pas mal compris, c’est que toi tu t’es mal exprimé. Comme quand tu es un comique, ce n’est pas le public qui n’a pas d’humour, c’est ta vanne qui n’est pas bonne. Et le fait de m’être mal exprimé ne me pose pas du tout de problème. Je suis sur la longueur et j’ai une vénération pour les carrières longues, j’ai un plaisir, souvent aviné, de vertical où pendant deux trois jours j’écoute tout Serge Lama, tout Miossec, vraiment tout. Et là tu vois les chansons qui vont en donner une autre. C’est plus comme ça, comme une somme qu’un album qui marche moins bien. Même si c’est toujours mieux quand il marche ! Sur scène, je chante tout. “Le Dîner” mais aussi des nouvelles chansons. Qui font peut-être un peu chier les gens, dans ce cas je ne les chante plus la date d’après.

Vous vous en rendez compte quand ça ne prend pas auprès du public ?

Ah oui ! Avec les musiciens, on est ensemble depuis 25 ans, ils ne se gênent pas pour me le dire ! Et ça ne me pose aucun problème. Et parfois tu as aussi des très bonnes surprises, des chansons qui plaisent alors que tu ne misais pas dessus. Les gens parlent de dents de scie pour moi, mais ça ne peut pas l’être en fait. Même si le succès des albums et moins pour d’autres est indiscutable.

“Indocile heureux”, le neuvième album de Bénabar, a connu un bon démarrage en termes de ventes numériques après sa sortie le 29 janvier 2021. © Sony Music © Fournis par GQ “Indocile heureux”, le neuvième album de Bénabar, a connu un bon démarrage en termes de ventes numériques après sa sortie le 29 janvier 2021. © Sony Music

Votre ego peut être touché par des périodes moins bien, des gens qui vont dire que vous faites toujours la même chose, que c’était mieux avant…

Je sais que j’ai fait toutes mes chansons avec du cœur et un engagement artistique réel. C’était peut-être des chansons de merde mais j'y ai mis tout mon coeur. Il y a un espèce de trucs qui permet de dormir… si je n’étais pas insomniaque. Ce qui est plus glauque, et je n’ai pas encore fait ça mais ça m’arrivera peut-être, c’est faire un disque de reprises, de duos parce que ta maison de disques te l’a demandé. Moi j’ai refusé.

C’était peut-être justement au moment où les ventes de vos albums n’étaient plus aussi hautes qu’avant…

Exactement. Mais j’ai refusé. Parfois j’avais des propositions, pas forcément de maisons de disques, pour que je fasse un film : “Ce serait bien pour toi”… Mais ces trucs-là, si ça marche, c’est super, t’as gagné. Et si ça marche pas… le matin quand tu te brosses les dents, tu es doucement un con. Car t’as peu baissé ton froc et tu n’as rien gagné. Or si tu baisses ton froc, c’est pour gagner. Mais encore une fois, je ne dis pas que ce ne sera pas le cas pour moi plus tard ! Pour l’instant non. Rires

Bon pour parler de chanson que l’on aime, une personne a la rédaction nous dit que la plus belle chanson de Bénabar c’est “Je suis de celles”. Votre avis ? On peut dire qu’il y en a une plus belle qu'une autre ?

Bah merci d’abord. Mais je ne sais pas, je suis pas sûr… C’est un grand truc de journaliste ça, le ‘top 5 de mes chansons préférées’. Je comprends l’idée mais c’est hyper dur. Je ne saurai pas les choisir. Ma chanson préférée de Souchon c’est pas “Foule Sentimentale”, celle de Renaud ce n’est pas “Mistral Gagnant”, mais c’est aussi parce qu’il y a eu “Mistral Gagnant”, “Foule Sentimentale” que je les aime ces artistes. C’est l’ensemble du truc que j’aime. Je n’ai pas de point de vue sur moi. Et tant mieux d’ailleurs. Car quand tu commences par essayer d’analyser tes chansons… Et puis tu es sûr de tromper. Tout ceux qui ont essayé de coller au gout du public, à part peut-être des mecs comme Gainsbourg, à un moment ça marche puis ça se pète la gueule. Car ce n’est pas la public qui doit demander une chanson, c’est toi qui doit proposer une chanson, qui trouve ou pas son public.

On parlait de duo, de films, de propositions… On vous a proposé des choses comme The Voice, Nouvelle Star, des choses pas trop mal payées…

Oh tu sais l’argent… Comme tous les chanteurs, on s’en fout ! C’est le regard des gens qui compte. Un sourire, c’est la plus belle des récompenses !

Et sinon ?!

On ne m’a jamais proposé en direct mais j’ai toujours fait comprendre que ce n’était pas pour moi. Sans jugement. Je pense que si je débutais aujourd’hui, je passerai par The Voice. Mais juger, dire à quelqu’un que c’est comme ci, comme ça… La position de coach ne me plaît pas, je ne saurais pas quoi dire et j’aurais trop peur de flinguer sa carrière. Et je suis trop chanteur. Je lui dirai comme je chanterais moi mais ce n’est pas un service à rendre à quelqu’un qui débute. Ça demande un talent, une vraie responsabilité. Je connais les copains qui font ça, ils ont ça. Moi je ne dormirai pas tranquille.

En même temps, vous êtes insomniaque donc…

C’est vrai, oui.

Vous les regardez ces émissions ?

Oui car ma fille regarde. J’ai toujours ce pincement d’auteur car, je trouve ça super, mais je ne vois pas pourquoi il n’y a pas de gamins qui viennent avec leurs chansons et on essaye de faire en sorte que leur textes soient mieux. Là, c’est centré sur l’interprétation.

Dans cet album, il y a toujours ce côté impertinent qu’il y avait dans d’autres albums, comme dans “Une âme de poète”, “Les filles de plus de 40 ans”. C’est naturel ? Un passage obligatoire ?

C’est naturel et c’est vrai qu’il y a une volonté de faire du mauvais goût. C’est marrant aussi sur scène de déconner : en province, je dis au public que je répète pour le concert que l’on va faire à Paris. Je taquine.

Ça marche encore ce genre de blagues ?!

Ça marche oui ! Je me fais siffler mais c’est mon côté masochiste ça ! J’aime bien que le public me siffle ! L’impertinence permet d’avoir un petit côté deuxième degré, de taquiner. Il y a de l’autodérision aussi. Il ne faut pas être dans le pathos, c’est un écueil premier dans les chansons d’être dans le pathos. L’autodérision permet de l’être sans que ce soit trop lourdingue. Mettre de l’oblique, c’est bien. Ça donne un peu de peps au truc, de l’amertume comme disent les cuisiniers.

“Je n’ai jamais fait un tweet de ma vie, je n’ai jamais mes codes. Je veux m’éviter de déclencher quelque chose à trois heures du matin.”

En parlant de taquiner, dans une chanson, “Indocile heureux”, vous vous en prenez aux artistes, ces “faux rebelles qui représentent une grande partie du show-biz, aux donneurs de leçons” comme vous disiez dans Téléstar fin janvier 2021. Vous avez stigmatisé ceux qui se plaignaient il y a quelques mois car la culture n'était pas considérée comme “essentielle” : “Certains artistes ont beau signer des tribunes dans Le Monde, cette crise a exacerbé l'injustice criante de la société. Ceux qui vivent bien, dont je fais partie, devraient fermer leurs gueules. Le terme 'non essentiel' était mal choisi. Mais en vérité, si tu ne manges pas, tu meurs ; si tu ne vois pas un concert de Bénabar, tu ne meurs pas.” Cela a fait parler un peu partout. Ça vous tenait à cœur de dire tout ça ?

Oui. Ça ne m’a pas fait que des amis mais ce n’est pas grave. Ça m’a un peu gonflé ce côté “Comment ça, je ne suis pas essentiel ?” Les cimetières sont remplis de gens essentiels. Je pense à tout ceux qui sont dans une merde noire, tous domaines confondus. Je n’ai pas aimé que l’on parle de la filière des acteurs de la culture. Je ne suis pas un acteur de la culture, je suis un chanteur. C’est se donner de l’importance. Défendre d’un seul coup, alors que c’est très individualiste, toute une filière du jour au lendemain parce que l’on a envie de jouer. Évidemment que l’on a envie de jouer mais je pense à tous ceux, toutes filières confondues, qui sont dans la panade. Restaurateurs, personnages âgées, les gamins, quand je vois des étudiants se jeter par la fenêtre… Donc c’est vrai que quand j’entends des vedettes de cinéma pleurer parce qu’on leur a dit qu’elles n’étaient pas essentielles, leurs blessures narcissiques… Alors que c’est le propre même de l’acteur d’être remplaçable. On se souvient plus du personnage du “Malade Imaginaire” que de ceux qui l’ont joué. Ça larmoyait beaucoup trop, ça pleurait beaucoup trop et ce au nom de tout le monde. Moi je ne veux pas qu’ils parlent en mon nom. Si j’ai quelque chose à le dire, je le dis. S’abriter derrière le “non, non mais c’est pour défendre les intermittents…” Bah y a plein de façons de défendre les intermittents et dieu sait si je les défends. Donc voilà… Il y a beaucoup de personnes qui ont comme critère principal leur ego. Et dieu sait que j’en ai. Mais ce n’est pas le principal critère. J’ai trouvé ça indécent. Ce qui compte est de s’occuper de intermittents pour qu’ils obtiennent les droits pour vivre dignement. Mais cette espèce de vexation de certaines vedettes…

Certaines “vedettes” vous ont appelé ?

Non. Ceux-là ne sont pas connus pour leur courage. Tous en train de pleurer et à se donner des prix à droite et à gauche. Ça va quoi… Et qui, d’un seul coup, se découvrent une conscience politique. Alors que leurs seuls problèmes est que leur film ne sort pas, ou que leur tournée a été annulé. C’est facile d’utiliser les plus fragiles pour les défendre, ce qui n’était pas le cas.

En parlant de vos “amis”, il y avait eu cette brouille avec Benjamin Biolay il y a dix ans. C’est étonnant que vous soyez revenus dessus après tant d'années dans un post Instagram l'année dernière. Pourquoi avoir fait ça ?

En fait j’ai réagi sur un truc précis car on disait que c’est moi qui avait déclenché le truc. Je n’ai jamais fait un tweet de ma vie, je n’ai jamais les codes. Je veux m’éviter de déclencher quelque chose à trois heures du matin. Et je ne sais pas comment faire un post Instagram. À un moment, il y a eu une tentative, qui n’a pas duré longtemps, d’inverser un peu les choses en me disant que j’étais responsable des choses et comme j’ai une fils de 16 ans et une fille de 11 ans et qu’on leur parle beaucoup, et que ce qui est sur Internet est la vérité... Donc me retrouver comme ça alors que c’était l’inverse. Je ne suis pas intervenu dans le vide puisque ça ressortait de partout dix ans après. J’avais réagi et là je me suis dit que ce n’était plus possible. Ce n’est pas moi qui dit de la merde sur les gens sur Internet. C’était aussi un message envoyé à mes gosses par rapport à l’éducation que je veux leur donner.

Ça fait mal ou je ne sais quel sentiment de voir un artiste reconnu, qui gagne des récompenses, vous attaquer personnellement ?

Mal, non. Après, ce n’est pas forcément une question de personne mais de système.

OK, mais là, vous avez été attaqué par une seule personne, Benjamin Biolay…

Si, si, il y a une période où c’était très très… La saison de la chasse était ouverte. J’étais menacé de mort.

Pas par des artistes ?

Non mais ça déclenche plein des choses sur Internet. J’ai eu des moments compliqués même si je sais que je suis un privilégié. Je ne me plains pas. Mais ce fut brutal et compliqué à gérer. Avec un ricanement général autour pas facile à vivre. J’ai été frappé aux Victoires de la musique alors que tout le monde défendait en Jean Moulin du 6è arrondissement le spectacle vivant qu'il n'y ait pas de Victoire de la musique pour le spectacle vivant… Alors qu’il y a des gens qui ont joué. Mais pas ceux qui étaient prévus pour avoir un prix. Donc pas d’intérêt… Des petites salles ont galéré pour jouer à l’automne, il aurait fallu au moins une victoire de la musique pour ces gens-là. Mais bon, je n’y participe pas en même temps à ces Victoires de la musique… Ça m’a un peu énervé quand même, et blessé. Des gens ont été écrasés par des gens qui soi-disant les défendent. Ça me pose plus un problème idéologique que personnel. Il y a indiscutablement une aristocratie, aussi bien chez les chanteurs que les acteurs, les journalistes, qui prétend contrôler et décerner des autorisations d’exercer à untel et untel. Je m’oppose complètement à ça.

Et du coup vous écoutez les chansons de Benjamin Biolay ou pas ?

Oui, j’écoute. J’écoute plein de trucs et j’écoute ce qui se passe, j’essaye de me tenir au courant.

Et au niveau cinéma, vous en êtes où ? À la rédaction, on a adoré Incognito (2009), mais depuis pas grand-chose, même si des chiffres d’entrées pas très haut ne veulent pas forcément dire que les films sont mauvais…

Exactement !

Le fait d’avoir commencer par un film qui a très bien marché, c’est compliqué d’enchaîner ?

Encore une fois, j’ai une tendresse pour ce film, avec en plus la disparition de Jocelyn (Quivrin, le 15 novembre 2009, ndlr), c’est un film qui compte énormément. J’ai participé à l’écriture, j’avais fait la musique… Je refuse pas mal de trucs, enfin pas des milliards non plus. Je suis pas avide de tourner. Beaux-parents, j’ai adoré, j’avais co-écrit le scénario avec Hector (Cabello Reyes, ndlr).

Le fait que ça ne marche pas trop quand on écrit quelque chose, quand on est moteur dans le projet ?

Tout est relatif. 500.000 entrées, tout le monde a le sourire. Les producteurs l’avaient, ils t’invitent à déjeuner après, ce n’était donc pas si mal !

Et Capitaine Marleau, ça va se faire ?!

Oui oui ! Avec Nolwenn Leroy et Charlélie Couture. On vient de finir le tournage il y a deux semaines.

C’est un carton énorme cette série, c’est bien pour vous !

Oui mais toi tu t’arrêtes que sur les chiffres !

Bah ça compte dans vos métiers ! Et beaucoup de gens sont comme ça...

Pas tous les gens. Il y a le parcours aussi. J’ai beaucoup étudié le parcours des uns et des autres, des grands aînés comme Souchon, Bashung,… Évidemment que les chiffres comptent - je vends trois disques, je vais me faire dégommer par ma maison de disque ! - mais c’est un élément parmi d’autres et ça ne doit surtout pas être l’élément principal. En tout cas de mon point de vue.

Bénabar repartira en tournée à partir du 24 février 2022. © Matias Indjic © Fournis par GQ Bénabar repartira en tournée à partir du 24 février 2022. © Matias Indjic

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Le Grand Palais Éphémère lance la création artistique en réalité augmentée .
Les 19 et 20 juin aura lieu le « Palais augmenté », le premier festival dédié à la création en réalité augmentée. Chaque œuvre présentée est aussi bien ancrée dans la réalité virtuelle que dans le réel des 10 000 mètres carrés du Grand Palais Éphémère de Paris. Avez-vous rigolé, il y a quelques années, quand des personnes subitement devenues bizarres, le nez collé à leur portable, ont chassé les Pokemon en pleine rue ? Eh bien, chers amateursAvez-vous rigolé, il y a quelques années, quand des personnes subitement devenues bizarres, le nez collé à leur portable, ont chassé les Pokemon en pleine rue ? Eh bien, chers amateurs d’art avides de nouvelles créations, vous y êtes aussi ! Le Grand Palais Éphémère ne nous propose pas d'attraper des

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