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Culture Photographier l’exil: « Donner forme à une image est un geste éthique »

18:50  13 juin  2018
18:50  13 juin  2018 Source:   rfi.fr

Thuram et son doublé de 1998

  Thuram et son doublé de 1998 C'était le bon temps. Dans une interview accordée à l'AFP, Lilian Thuram est revenu sur son improbable doublé contre la Croatie en demi-finales de Coupe du monde 1998 : « Ça a été une très bonne chose que je marque deux buts, parce que si on avait perdu 1-0, la France entière aurait dit : "Ah ouais, on aurait pu gagner la Coupe du monde, mais Thuram s'est trompé sur le premier but." Ça aurait été une catastrophe.

Le philosophe et historien de l’art Georges Didi-Huberman était au centre d'une rencontre organisée le 30 mai autour de l’exposition « Photographier l’exil », accueillie jusqu’au 15 juin à l’École des Hautes études en sciences sociales (EHESS Paris).

La rencontre « Penser, représenter, vivre l’exil »autour des installations sur les exilés qui cherchent refuge dans l’Union européenne intervient « dansune conjoncture tout à fait particulière », estime Claude Calame, directeur d’études à l’EHESS. D'abord, le vote à l’Assemblée en avril d’une loi Asile Immigration « qui sous prétexte d’accélérer le processus d’accueil des réfugiés, s’inscrit dans une logique de tri et d’exclusion ». Une loid'ailleurs à l’œuvre ce jour-là avec « l’ordre d’expulsiondes immigrés regroupés le long du canal Saint-Denis et Saint-Martin ». Parallèlement, des Etats généraux des migrations (EGM) se sont tenus à Montreuil : près de 500 collectifs ou associations actives auprès des exilés, dont la Cimade, le Gisti et le VOST. L'enquête qu'ils ont menée auprès des instituts de recherche et de l'enseignement supérieur montre qu’en matière de migration, « la recherche ne peut pas être coupée de l’action ». C’est dans cet esprit que la section EHESS de la Ligue des Droits de l’Homme (LDH) présente cette exposition. Et le débat entre chercheurs, photographes, écrivains dont voici les grandes lignes.

Un selfie devant une femme heurtée par un train choque l'Italie

  Un selfie devant une femme heurtée par un train choque l'Italie Un journaliste italien a immortalisé la scène, soulevant une vague d'indignation chez les internautes. © afp.com/PASCAL PAVANI L'accident s'est déroulé le 26 mai, à la gare de Piacenza. La jeune femme a été amputée d'une jambe. Le cliché a choqué l'Italie. On y voit un homme en train de poser devant une jeune femme grièvement blessée après avoir été renversée par un train. Elle est allongée entre deux voies, des secouristes tentent de la soigner. Pendant ce temps là, l'homme, en jogging immaculé, prend un selfie, faisant le signe "V" de la paix avec ses doigts.

1. Georges Didi-Huberman, philosophe et historien de l’art (EHESS)

« L’imago est une question de dignité »

Son métier est d’analyser la forme. Il se dit touché par « l’urgence et la violence des actualités rapportées ». Il exprime aussi sa « gêne du fait qu’on demande aux gens de raconter leur vie à répétition ». Avant de parler de Human flow, le film de Ai Weiwei sur les réfugiés qui l’a si « profondément mis en colère » [cette superproduction réalisée dans 23 pays est censée appeler à plus d’humanité face à l’horreur des guerres et des catastrophes],l'essayiste met en garde contre les écueils de la représentation.

Exposition © Antoinette Delafin/RFI Exposition "Photographier l'exil". Leaving in the Jungle. Sabir, Calais. 2015. William Gaye.

« Comment donner forme à notre expérience ? J’ai peur qu’on fasse trop confiance aux artistes », dit-il, leurs préférant les documentaristes qui « documententet donnent forme. Donner forme, c’est former une image. Former une image, c’est avoir de l’imagination, ce qui est la première faculté politique selon Hannah Arendt. Il faut interroger les formes pour ce qu’elles sont capables ou pas de nous montrer, insiste-t-il. Donner forme àune image est un geste éthique. » Et de citer en la matière les écrits de philosophes comme Hegel et Kant, Benjamin et Adorno...

G7: Macron aimerait que Poutine vienne en 2019 mais veut "un geste"

  G7: Macron aimerait que Poutine vienne en 2019 mais veut Emmanuel Macron a dit samedi qu'il aimerait que Vladimir Poutine vienne au sommet du G7 organisé en France à l'été 2019 mais qu'il faudrait pour cela que le président russe agisse favorablement en Ukraine. "Oui, j’aimerais qu’il vienne", a-t-il répondu à des journalistes qui l'interrogeaient sur son éventuelle volonté que Vladimir Poutine puisse venir à ce sommet. "Il faudrait qu’il fasse un geste", a-t-il précisé, évoquant le conflit dans la région ukrainienne du Donbass.

Hannah Arendt se méfiait des gestes de bienveillance qui « dépolitisent le malheur. »

« Au moment-même où nous sommes sauvés, nous sommes humiliés », écrit-elle.

« Au moment-même où nous sommes aidés, nous sommes rabaissés. »

(Nos réfugiés, 1943)

« Toutes ces opérations formelles, cadrer, choisir un grain, une lumière, monter évidemment, sont des opérations éthiques. Un documentariste qui décide de se pencher sur la question des migrants-réfugiés-exilés a la faculté de regarder ou de couper ici ou là. De plus, quand de grands documentaristes comme Wang Bing ou Haroun Farocki se penchent vers quelqu’un, c’est pour lui rendre quelque chose. Et non pas pour lui prendre. »

Comparer le film « complexe » de Ai Weiwei, ce grand artiste chinois qui vend une œuvre d’art à 2 millions de dollars, aux installations de l’EHESS, « c’est comme si deux mondes incommensurables devaient se rencontrer. (...) Il est très important de voir comment une caméra, un appareil de photo se situent par rapport à ce qui est filmé ou photographié. Regarder en surplomb n’est pas regarder à égalité », dit-il, résumant l'analyse qu'il a publiée dans la revue Esprit.

Le beau geste de Cristiano Ronaldo envers un jeune fan

  Le beau geste de Cristiano Ronaldo envers un jeune fan La compétition n’a pas encore commencé mais CR7 s’est déjà fait remarquer en Russie. Alors que la sélection portugaise s’apprêtait visiblement à quitter ou à rejoindre son centre d’entraînement situé dans la région de Moscou ce lundi 11 juin, Cristiano Ronaldo est redescendu du bus de son équipe nationale pour passer quelques secondes en compagnie d’un jeune fan. Après une tape amicale de la main avec l’enfant, le quintuple Ballon d’Or a posé pour quelques photos et a gentiment enlacé ce dernier, très ému, qui portait un maillot de la Seleçao. Un moment que le jeune homme n’est sans doute pas près d’oublier.

Exemple ? Quand Ai Weiwei interroge un réfugié à son arrivée sur une île grecque, il se tient au-dessus de lui et dit : « Your name? » « From where? » « Exactement comme le flic », note Didi-Huberman.Il rappelle qu’à l’origine du mot image, imago en latin était un concept juridique de la République romaine. Son seul objet était « la dignité républicaine ». Il ajoute que Pline [l'Ancien] faisait une distinction totale entre imago et ars. « L’imago, c’est une question de dignité. Donc, faire une image, cela devrait être de rendre à celui dont on fait l’image quelque chose de sa dignité. »

2. Françoise Beauguion, photographe (collectif VOST)

« Photographier l’exil : un acte difficile, parfois même impossible »

Human flow ne l’a pas mise en colère. La place de l’artiste dans le film est plutôt « entre-deux. Il est là, mais pas tout le temps. Il y a de très belles images de drones. On y parle de l’exil dans le monde entier ce qui ouvre le champ français ou européen, notamment avec ces images fortesdes camps de Jordanie ». Au fond, elle apprécie que « les artistes se mettent en scène pour délivrer un message positif. Peut-être aussi pour eux évidemment... »

Le geste du jour : la première touche de balle de Cherychev

  Le geste du jour : la première touche de balle de Cherychev La Russie ne pouvait pas imaginer un meilleur départ. La nation hôte de cette Coupe du monde a en effet infligé une large défaite à l’Arabie Saoudite (5-0), qui disputait son premier Mondial depuis l’édition de 2006 en Allemagne, ce jeudi 14 juin à Moscou. Après un premier but inscrit par Youri Gazinski en début de rencontre (12e), prouvant une première fois l’extrême fébrilité de la défense saoudienne, Denis Cherychev a effectué le premier geste de grande classe de cette compétition.

Sur le rôle du photographe, de l’auteur, du journaliste,« on a tous des positions différentes dans Photographier l’exil ». Dans son cas, la difficulté tient au fait qu’elle est allée à la rencontre de ces gens, justement, elle aussi, dans un moment « d’entre deux » - un terme qu'elle affectionne particulièrement. Ils étaient déjà partis de leur pays mais pas encore arrivés à destination. Et c’est ce « moment de transition géographique mais aussi identitaire » qui l’intéressait. « J’étais surprise du fait qu’ils s’étaient un peu oubliés, de cette disparition d’eux-mêmes. »

Une errance qui lui est familière en tant que photographe et qu’elle partage peut-être avec eux à titre personnel. À Lampedusa, Lesbos, au nord du Maroc à Melilla où elle évolue, elle ne force pas les gens qui n’en ont pas envie à être photographiés. « On prend le temps de connaître la personne. Parfois, cela se passe très vite. On fait juste une photo et c’est fini. D’autres fois, je passe une semaine avec eux et jamais je ne les photographie. »

« La difficulté, c’est de trouver la distance. On va à leur rencontre. On essaie de témoigner, de rendre compte. Quelle est la limite au fait de s’intéresser aux autres, entre cette curiosité et le fait d’avoir publié ses écrits et ses photos et de les exposer dans des lieux magnifiques comme ici ? Nous cherchons », dit simplement la photographe qui raconte l’histoire de cette exposition évolutive, créée il y a deux ans aux Rencontres d’Arles et qui, depuis, a grandi et tourne un peu partout, de « Visa pour l’image » au bar « Le 61 » à Paris « où se rencontrent journalistes et photojournalistes qui échangent leurs expériences ».

Le geste du jour : la frappe délicieusement enroulée de Coutinho

  Le geste du jour : la frappe délicieusement enroulée de Coutinho Tout le monde connaît l’arme fatale de Philippe Coutinho maintenant. Lors de l’entrée en lice de la Seleçao ce dimanche 18 juin, l’ancien milieu de terrain offensif de Liverpool a montré au monde entier sa qualité de tir lointain et inscrit le premier but du Brésil dans cette Coupe du monde 2018. Comme lors de sa toute première rencontre avec le FC Barcelone cet hiver, l’ex-joueur de l’Inter Milan a envoyé une somptueuse frappe enroulée dans les filets adverses.

Elle tourne aussi des vidéos avec son téléphone portable, qui met « moins de barrières que l’appareil photo ». Quand l’écriture lui paraît plus proche de ce qu’elle ressent, elle utilise les mots car « il s’agit plus d’une affaire de ressenti que de construction par avance de ce qu’elle voudrait trouver. Cette fois, je ne montre même plus d’images mais un texte censé être publié dans une revue[Les Temps Modernes n°604, Gallimard]. Agrandi sur un mur, il n’a pas pour but forcément d’être lu en entier. » La raison ? « L’espace,très lumineux ».

3. William Gaye, Commissaire et co-scénographe de l'exposition avec Mathieu Rosier

« Comment habiter dans un endroit qu’on veut quitter ? »

Photographe, il collabore avec le VOST sans en faire partie. Après chaque exposition, le collectif valide la pertinence de sa formulation. Explication : « Il trouve une nouvelle forme en fonction des espaces. Et les matériaux sont constamment remis en mouvement et participent à cette idée de déplacement, d’exil. » Il fait remarquer que nommer cette exposition « Photographier l’exil », « c’était partir d’un paradoxe que l’outil que nous utilisons est dans l’impossibilité technique d’embrasser un si vaste mouvement ».

Le choix s'est arrêté sur sept projets « parfois réalisés à plusieurs mains et situés dans des temporalités et des traversées de géographies différentes, explique-t-il. Certains ont parcouru la route des Balkans et recueilli des récits d’exils. D’autres ont collecté de la mémoire dans la région occitane ou fait des ateliers avec des enfants immigrés dans la région de Perpignan, travaillant à la fois sur les fantasmes et les imaginaires. » Des cartographies aussi. Avec Guillaume Moreau, William Gaye pour sa part a observé Calais « dans un état statique » d’octobre 2014 à novembre 2017 : « Des choses en mouvement qui disparaissent ». Ils présentent un portrait de Sadir (quadriptyque), des objets sous vitrine et une planche contact, un négatif déterré.

Le geste du jour : le centre de l’extérieur de Kevin De Bruyne

  Le geste du jour : le centre de l’extérieur de Kevin De Bruyne Il aura fallu un peu plus de 45 minutes aux Diables Rouges pour se mettre dans le bain. Les coéquipiers d’Eden Hazard ont réalisé une très bonne entrée dans cette Coupe du monde en dominant facilement une faible équipe du Panama ce lundi 18 juin (3-0). Après une première mi-temps moyenne, les joueurs belges ont logiquement pris les devants face au pays qui occupe actuellement la 55e place du classement FIFA.Si l’attaquant du Napoli Dries Mertens a ouvert les hostilités en inscrivant une magnifique reprise de volée dès la 47e minute, le deuxième but de la sélection dirigée par Roberto Martinez vaut également le coup d’œil.

Au final, « des extraits de rencontres, des croisements dans une forme relativement incomplète. Avec beaucoup, beaucoup (trop) d’espace, d’interrogations ». Pour laisser le spectateur travailler. « Peu d’éléments factuels, vous ne savez pas forcément où ils ont été pris. Malgré tout, ils entrent sans doute en résonnance. Cet ensemble est un tout que l’on doit assembler, très différent de l’iconographie que l’on trouve dans les médias. Ce ne sont pas des travaux de commande. Ou plutôt ce sont des commandes qu’on se passe à nous-mêmes et qui nous laissent une forme de liberté. Et du coup, la responsabilité de leur forme. »

Les images présentées ne vont pas à l’encontre du travail des photojournalistes [comme les voit Gilles Saussier : « dans la perpétuation de leur propre histoire canonique au prétexte des grands événements de l’actualité »]. « Dans ce travail de composition, précise William Gaye, nous avons fait le choix, à l’instar de Philippe Bazin, d’éviter que des photographies donnent à voir des êtres vivants dans des conditions dégradées et dégradantes pour eux. Et par métaphore, des êtres dans l’impossibilité de se construire en sujets dignes et beaux. »

Les exposants s’inscrivent dans la démarche de photographes documentaires et entendent « porter une attitude critique et constructive sur le monde dans lequel ils vivent. Cela suppose la mise en place de dispositifs de prises de vue, de choix d’appareils, de cadres. On peut aussi  récolter des objets... » Gaye se risque encore à comparer leurs méthodologies et leurs pratiques de terrain à celles des chercheurs en sciences humaines. Et questionne la pertinence de faire cohabiter ces deux registres…

Enfin, William Gaye parle de son expérience calaisienne avec Guillaume Moreau. Les deux compagnons sont partis main dans la main avec un même outil, une chambre photographique. « Un dispositif relativement lent. Et chacun deux approches différentes.Première règle du jeu, nous irions régulièrement, tous les deux mois. Cela nous mettrait forcément en dehors des actualités brûlantes, et donc cela nous ferait rater des choses. Mais on serait aussi là pendant que les choses poussent », ajoute-t-il.

Le geste du jour : le but lointain de Luka Modric

  Le geste du jour : le but lointain de Luka Modric L’Argentine a totalement sombré face à la Croatie ce jeudi 21 juin. Après une performance déjà médiocre contre l’Islande pour leurs débuts dans la compétition (1-1), les coéquipiers de Lionel Messi ont été sèchement battus par les joueurs de Zlatko Dalić (3-0). Après une ouverture du score un peu avant l’heure de jeu signée Ante Rebic, l’attaquant de Francfort, à la suite d’une grossière erreur du gardien de l’Albiceleste Willy Caballero, les Croates se sont bien amusés en fin de rencontre en enchaînant des contre-attaques dévastatrices.

« Un des axes de notre travail, Leaving in the Jungle, leaving comme quitter, était de voir comment on fait pour habiter dans un endroit qu’on a envie de quitter. Ce qui fait que l’essentiel de nos images se sont focalisées sur l’habitat. Avec un principe : demander aux gens s’ils ont envie ou non d’être dans le cadre. Résultat : 90 % des images sont vides d’habitants, ce qui crée quelque chose d’ambigu, d’un peu étrange. » Du fait de la particularité de l’appareil utilisé, « tout le monde pouvait venir voir sur le dépoli. Hors cadre. On suscitait l’expertise de ceux qui vivent là. On avait besoin de savoir tout ça ».

William raconte tout sourire comment le portrait de Sadir a été pris en novembre 2014 dans la jungle afghane, alors que la nouvelle jungle n’était pas encore créée. « Après un très bon thé, il nous a fait la visite de son camp. Je ressentais quelque chose de très ambigus, que je ne connaissais pas encore. Comment résister à la pulsion scopique, à une photogénie de la misère ? [Comment choisir la tente la plus dégueulasse à prendre en photo ?] En discutant avec le sujet, une forme est née : un panoramique inversé. Je lui ai proposé de se mettre dans le cadre. « Faire le tour de toi. Simplement quatre images. Et tu vas rester figé. » Mais Sabir s’est tourné à chaque fois, nous fixant. Il était en train de faire avec nous... Il a dit : « Cela fait 5 000 kilomètres que je marche. » Et cela faisait écho à ce que vous, Georges Didi-Huberman, avez écrit dansLe passé quoi qu’il en coûte (avec Niki Giannari, Ed. de Minuit, 2017) : « Traverser les obstacles dressés contre la plus élémentaire liberté, c’est se mettre en mouvement pour tourner le dos à la mort. »

Le geste du jour : le but lointain de Luka Modric .
L’Argentine a totalement sombré face à la Croatie ce jeudi 21 juin. Après une performance déjà médiocre contre l’Islande pour leurs débuts dans la compétition (1-1), les coéquipiers de Lionel Messi ont été sèchement battus par les joueurs de Zlatko Dalić (3-0). Après une ouverture du score un peu avant l’heure de jeu signée Ante Rebic, l’attaquant de Francfort, à la suite d’une grossière erreur du gardien de l’Albiceleste Willy Caballero, les Croates se sont bien amusés en fin de rencontre en enchaînant des contre-attaques dévastatrices.

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