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Culture INTERVIEW - François Alu (Danse avec les stars) : "L"émission contribue à démocratiser la danse, c'est essentiel"

23:15  17 septembre  2021
23:15  17 septembre  2021 Source:   gala.fr

À la Une de Télé-Loisirs : Danse avec les stars est de retour ! Tous les secrets sur une saison de folie

  À la Une de Télé-Loisirs : Danse avec les stars est de retour ! Tous les secrets sur une saison de folie Cette semaine en kiosques, votre magazine préféré vous présente la nouvelle saison de Danse avec les stars. Une édition qui souhaite dépoussiérer sa mécanique ...Quelle rentrée télé ! Après Koh-Lanta, la Légende, le retour de L'amour est dans le pré, le lancement de The Voice All-Stars et l'arrivée de The Artist, le nouveau télé-crochet de Nagui, c'est au tour de Danse avec les stars de faire son entrée en piste. Une saison placée sous le signe du renouveau avec jury tout neuf, nouvelle mécanique...

INTERVIEW - François Alu (Danse avec les stars) : © Laurent VU/TF1 INTERVIEW - François Alu (Danse avec les stars) : "L"émission contribue à démocratiser la danse, c'est essentiel"

L'émission culte de TF1 revient ce vendredi 17 septembre pour sa 11e édition, avec trois nouveaux membres du jury, qui rejoignent Chris Marques : Denista Ikonomova, Jean-Paul Gaultier, et le danseur François Alu. S'il est moins connu du grand public et du public de Danse Avec les Stars, ce premier danseur à l'Opéra de Paris n'en est pas moins enthousiaste en diable devant cette nouvelle expérience qu'il s'apprête à vivre sur le petit écran. Rencontre.

"Ça va être chouette". "Chouette", il n'aura de cesse de le répéter durant notre entretien. François Alu est fier, et il a hâte que l'aventure se poursuive. François Alu, premier danseur à l'Opéra de Paris fera ce vendredi 17 septembre sa rentrée en tant que tout nouveau juge dans Danse Avec les Stars. Ce danseur, qui vit pour son art, et pour le diffuser au plus grand nombre, a vu en Danse Avec les Stars un excellent vecteur pour accomplir la "mission de vie" qu'il s'est donnée : "emmener les gens dans le rêve, la féérie". Et ainsi, continuer à apprendre, se nourrir des autres, célébrités, danseurs, ou autres juges, comme il l'a confié à Gala.fr

Denitsa Ikonomova, jurée de Danse avec les stars : elle dévoile le conseil que lui a donné Fauve Hautot !

  Denitsa Ikonomova, jurée de Danse avec les stars : elle dévoile le conseil que lui a donné Fauve Hautot ! Gros changement pour la quadruple gagnante du concours ! Dès ce vendredi 17 septembre à 21h05 pour la première de Danse avec les stars sur TF1, Denitsa Ikonomova s'installe au pupitre des juges. La danseuse nous dit pourquoi elle a délaissé le parquet. Ce vendredi 17 septembre à 21h05, Camille Combal va, enfin donner le top départ de cette compétition dont les téléspectateurs de TF1 ont été privés la saison dernière. Pour le retour de Danse avec les stars, la chaîne a changé de jour de diffusion, la production a revu les règles et face à un casting où se mêlent des personnalités fort différentes, elle a composé un nouveau jury.

Gala.fr : Êtes-vous stressé, avant vos débuts à la télévision, à une heure de grande écoute sur une grande chaîne ?

François Alu : Je suis ravi. Franchement, je suis plus excité que stressé.

Gala.fr : Comment êtes-vous arrivé dans l’émission Danse avec les Stars, qui paraît assez éloignée de votre profil de premier danseur à l’Opéra de Paris ?

François Alu :Mais c'est justement ça qui est intéressant : c'est ce que je peux apporter : une complémentarité et une surprise. C’est un peu le mot d'ordre, je pense, de l’émission cette année. Moi, on m'a appelé pour savoir si cela m'intéressait, et évidemment que oui, parce que cela contribue à démocratiser la danse, mais aussi l'art de façon générale. Pour moi, il était essentiel de faire cette émission, parce que l'art ne doit pas être réservé à une élite. Cela doit être ouvert à tous, et en faisant cette émission je me suis dit qu'on allait contribuer à cela.

Je pense qu'on va passer une saison incroyable, il y a beaucoup, beaucoup d'émotions, déjà sur ce premier prime. Il y a eu des retournements de situations, des choses auxquelles je ne m'attendais pas du tout personnellement. Je trouve cela fabuleux. Je trouvais cela super, potentiellement, de transformer des téléspectateurs en spectateurs, parce qu'être derrière son écran, c'est essentiel. Je pense que c'est aussi important de recréer du lien, en vrai, véritablement pouvoir se retrouver, dans des vraies salles de spectacles, après cette période qu'on a vécu.

Aurélie Pons (Danse avec les stars) : ce sacrifice que son danseur va faire pour elle

  Aurélie Pons (Danse avec les stars) : ce sacrifice que son danseur va faire pour elle Ce vendredi 1er octobre, les téléspectateurs de TF1 retrouveront Aurélie Pons sur le parquet de Danse avec les stars. En parallèle de l'émission, la comédienne a décidé de poursuivre le tournage d'Ici tout commence, ce qui a contraint son partenaire à faire un sacrifice, comme elle l'a expliqué au cours d'une interview accordée à Gala.fr. Les téléspectateurs de TF1 la connaissaient déjà, mais ils l'ont découverte dans un nouveau domaine. Personnage récurrent d'Ici tout commence, Aurélie Pons a rejoint l'aventure Danse avec les stars à l'occasion de cette 11ème saison.

Gala.fr : Avec votre expertise, votre stature de danseur classique, pensez-vous pouvoir attirer plus de téléspectateurs de TF1 dans les salles de spectacles, comme l'Opéra ou d'autres salles ?

François Alu : Je suis danseur classique, mais je fais différentes danses, du contemporain et du hip-hop. Avoir mon expertise, ma vision des choses, tout simplement, j'espère que cela va donner envie aux téléspectateurs d'en savoir plus sur ce que l'on fait. Dans cette émission, et aussi dans le seul-en-scène que je prépare à côté, c'est important d'avoir plusieurs teintes. Et on retrouve vraiment cela dans Danse avec les Stars : ce n'est pas que de la danse. Il y a vraiment des émotions, il y a une grande part de psychologie aussi, c'est des rencontres humaines, de la tension, du stress. C'est vraiment palpable. Je pense qu'on le sentira très très bien, même derrière son téléviseur. C'est sous tension, cette émission, et je ne m'attendais pas à ça, vraiment ! J'ai été extrêmement surpris de vivre cette expérience, ça m'a... j'ai été bouleversé à certains moments, je dois dire.

"C'est une expérience fabuleuse"

Gala.fr : Est-ce que ce sont deux cultures compatibles, la culture TF1 et un parcours de danseur classique ?

François Alu : C'est cela moi qui m'intéresse, justement, un peu comme dans la vie : faire le pont, le lien entre des choses qui n'ont pas lieu d'être. C'est comme cela qu'on apporte de la nouveauté finalement, sinon on ne fait que reproduire ce qui s'est produit par le passé. Moi je me suis dit qu'on pouvait complètement apporter du haut niveau sur une chaîne comme TF1, il n'y a pas de souci. Cela ne s'était pas vraiment fait jusqu'à présent : des danseurs classiques en activité n'ont jamais fait Danse Avec les Stars en simultané. Moi, j'ai décidé de le faire, parce que cela fait partie de ma mission personnelle, que je me suis confiée : amener les téléspectateurs et les spectateurs dans un autre univers. Essayer de leur faire oublier, peut-être leur quotidien, les moments un peu difficiles, et les faire voyager, un peu, dans une autre galaxie. J’ai l'impression de vivre ma vie comme un film, qu'il y a toujours dix mille choses qui se passent… Si je peux emmener les gens avec moi dans cette folie, dans cette vibration à l'extrême, je le fais avec grand plaisir.

Gala.fr : Est ce que vous cherchez à sortir de l'Opéra avec cette émission ?

François Alu : Je n'ai pas envie de sortir de l'Opéra, ce n'est pas ma quête première du tout. Le but c'est plutôt que j'ai une curiosité insatiable, vraiment. Tout petit, je demandais à mes parents, à chaque fois que l'on faisait quelque chose : "pourquoi on le fait? Pourquoi, pourquoi, pourquoi ?". Et encore aujourd'hui, je me demande tous les jours, "Mais pourquoi?" Et je cherche des réponses, tout simplement. Et les réponses, on les a en faisant des expériences. Et là c'est une expérience fabuleuse. Rencontrer des nouvelles personnes, des nouveaux profils, que ce soit Jean-Paul Gaultier, Denitsa Ikonomova, ou Chris Marques. Ce sont trois personnes complètement différentes, avec des parcours très atypiques tous les trois, et qui ont brillé chacun dans leurs domaines. C'est toujours intéressant de passer du temps avec des personnes comme cela. Mais avec les célébrités aussi : voir d'où ils viennent, comment ils se comportent sur un plateau. Et puis il y a le fait de rencontrer ces danseurs professionnels, qui ont, eux aussi, tout donné : je pense à un certain Samuel : il a donné sa vie, pour un jour potentiellement, passer sur Danse avec les Stars. Et aujourd'hui c'est le cas. On apprend beaucoup, beaucoup de choses. Pour moi, faire l’émission, ce n'est pas “à la place de”, c'est “en plus”. Je vois ça comme des couches qui s'additionnent les unes aux autres : plus le temps passe, plus on se rend compte que la vie est complexe et faite de couches. Donc je pense que les remplacer, c'est un peu dommage. En tous cas, moi c'est comme ça que je vis ma vie. Je préfère additionner, ne pas choisir, et plutôt accumuler, de façon générale.

Un coup de foudre artistique et humain avec les autres jurés

Gala.fr : Est-ce que vous connaissiez vos camarades jurés avant l'émission ?

François Alu : Avant l'émission, je ne les avais aucunement rencontré. En revanche, on s'est vus pour le tournage de la bande annonce. C'était très drôle, parce que quand on s'est rencontrés, il y a eu un coup de foudre artistique, je crois. Ou humain. Un coup de foudre humain.

Gala.fr : Avec les trois autres jurés ?

François Alu : Avec les trois personnes, vraiment. On est tous les trois très différents, et en même temps, on a un socle commun : la passion du spectacle, la passion de l'art aussi. J'ai l'impression qu'on parle la même langue. On n'est pas toujours d'accord sur tous les points, mais c'est cela qui va être intéressant aussi. Il y a vraiment des couleurs différentes qui vont ressortir. Ce qui est chouette, c'est qu'on est tous les quatre passionnés, et on partage vraiment quelque chose, et cela s'est ressenti. Le casting des jurés a été bien fait, il y a une vraie synergie entre nous.

Gala.fr : Chris Marques fait figure de dernier vétéran de Danse Avec les Stars, vous et les autres jurés sont comme des petits nouveaux à côté de lui. Est-ce qu'il vous a accompagné, encadré ?

François Alu : Oui, il a pris ce rôle-là, ce que je trouve super : ce côté guide. Il est bienveillant, il donne des conseils, il a envie que ça se passe bien pour tout le monde. C’est un vrai amoureux de l'émission, c'est pour cela qu'il est aussi impliqué et depuis si longtemps. Elle lui tient vraiment à cœur, et moi, j'adore les gens passionnés comme cela. Je l'ai trouvé super, il nous a accueillis très chaleureusement, sans aucune prétention, dans le partage. Il m'a même offert, très généreusement, une formation d'une heure sur les danses de salon, où il m'a expliqué les spécificités. Il s'est proposé comme ça, alors que ça ne faisait pas partie de l'émission, et qu’il a son emploi du temps qui est très chargé.

"On est libres d'être qui on veut"

Gala.fr : Comment allez-vous vous partager les rôles au sein du jury, dans la mesure où vous avez des sensibilités, mais aussi des expertises différentes ? Avez-vous peur d’empiéter empiéter sur les plates bandes les uns des autres ?

François Alu : Sur l'aspect danse sportive, je ne n’irai pas m’immiscer. C'est plutôt Chris Marques et Denitsa Ikonomova, les deux experts, qui parleront de termes extrêmement techniques pour tout ce qui est danse de salon. Moi, je vais plutôt être sur un autre aspect technique, qui va s'apparenter plutôt aux tours, aux sauts, à la réception. Au partenariat, à la façon dont on touche sa ou son partenaire, la façon dont on prend une main, la qualité de mouvement qu'on va y mettre, ou encore l'originalité de l'interprétation. Toutes ces choses-là, vont être plus mon domaine d'expertise. Évidemment, j’aurais une attention aux lignes, parce qu’en danse classique, on en parle beaucoup, et en hip-hop ce sont plutôt les nuances et les textures. Et pour ce qui est du contemporain, ce qu'ils appellent contemporain dans l'émission, c'est presque une performance théâtrale. Cela va faire appel à la sensibilité, et comme je suis un hyper-sensible, c'est vrai que cela me parle très vite.

Mais nous avons tous les quatre été recrutés pour dire ce que l'on pensait. Si, à un moment, quelqu'un veut parler de quelque chose dont il n'est pas forcément expert, et bien chacun est libre. Nous n’avons pas été contraint de quoi que ce soit, c'est assez agréable. Il y a un bon exemple dans la première émission, à propos d’un “quickstep”, j'ai parlé de la qualité de mouvement des pas. J'ai trouvé que ce n'était pas assez rebondi, et je l'ai dit. Mais en revanche, je ne vais jamais dire, pour une valse : "le profil droit n'est pas assez collé", ou quoi que ce soit. J'ai appris ces choses-là, grâce à Chris Marques notamment, mais mon œil ne va pas aller là-dessus. C'est chouette, ça remplit mon bagage artistique et j'en suis ravi. C'est aussi pour cela que j'ai voulu faire cette émission, pour remplir cette satiété intellectuelle et artistique. Mais on est libres d'être qui on veut, comme on veut, en tous cas, moi c'est la philosophie que j'ai. Pour ce premier prime, ça s'est passé comme ça, et ça continuera je pense.

Gala.fr : Justement, comment s'est passé ce premier tournage ?

François Alu : Cela s'est passé comme si c'était du live, je n'ai pas encore vu le résultat, mais je pense qu'il y aura pas très peu de montage. Cela a été très spontané. On a respecté tout ce qu'il fallait respecter, jusqu’au temps de parole : on ne parle pas pendant cinq minutes, il faut que cela reste dynamique, ça reste une émission de télé. Il faut être concis, c'est un exercice qui est assez compliqué dans cette partie de juré. Savoir être concis, donner des conseils, rester bienveillant. Évidemment, on donne une note, mais on ne juge pas la personne, il faut rappeler qu'on juge une performance. Nous sommes là comme des accompagnants aussi, comme des jurés certes, mais nous sommes là pour qu'à la fin, les stars se disent : "J'ai fait cette expérience et j'ai grandi". Et moi aussi, j'ai appris des choses. On n'est pas juste là pour mettre des notes et ça s'arrête là. Il y a la relation humaine qui est aussi très importante.

Gala.fr : Est ce que vous regardiez l'émission avant d'y participer ?

François Alu : J'en avais regardé quelques-unes, je ne regardais pas toutes les semaines : n'ayant pas la télévision, c'était un peu compliqué. Mais oui, ça m'était déjà arrivé de regarder Danse Avec Les Stars.

"Je suis sûr que Patrick Dupond veille sur tous les danseurs"

Gala.fr : Et qu'en aviez-vous pensé ?

François Alu : À l'époque, je regardais des performances de danse, je ne suivais pas l'émission de A a Z. Je trouvais cela intéressant, je me disais "Il y a de la mise en scène, il y a beaucoup de gens qui regardent ça, il y a de l'implication..." On sentait que les danseurs étaient à 2000% et c'était un vrai show. C'était chouette. Cela a toujours été important pour moi qu'il y ait des formes alternatives, que ce soit dans un théâtre, à la télévision ou dans la rue. L'art ne doit pas avoir de limites, je ne suis pas pour restreindre quoi que ce soit. Je sais qu'il y a des gens qui critiquent, de toute façon, et il y aura toujours des gens qui critiqueront tout. Moi je suis pour qu'il y est de l'art, de l'art, de l'art, de l'art, de la création. Et même des œuvres qui ne sont pas forcément des œuvres positives. On est là, nous, artistes, aussi pour les combattre en créant d'autres choses, qui viennent dénoncer, qui viennent alimenter la société d'une autre manière. C'est ça notre rôle, je pense en tant qu'artiste, évitons la censure au maximum. Cela va sans dire, je ne parle pas d'incitation à la haine, je suis contre bien sûr. Mais quand cela arrive et que cela existe, ça vient générer un "feu intérieur" tel, que ça peut pousser à la création, et à la création de grandes œuvres. Là, je parle du théâtre, mais le théâtre, c'est vraiment un lieu de liberté, un lieu d'expression, et c'est l'endroit par excellence où je pense on peut faire changer les mentalités. Pour régler son compte à quelqu'un, il n'y a rien de tel que de le faire sur une scène.

Gala.fr : Dans votre parcours, il y a aussi la récurrence de la figure de Patrick Dupond, qui vous a donné envie de danser, et qui était juré de l’émission avant sa mort. Ce sont des coïncidences ?

François Alu : Il y a peut-être un côté providentiel là-dedans. Je ne sais pas. Je sais que Patrick Dupond, c'est quelqu'un d'irremplaçable, il est avec moi, dans mon cœur, et je me dis qu'il m'a passé le flambeau, quelque part. Il est avec moi à chaque émission, et je suis sûr qu'il veille sur tous les danseurs, et qu'il répand toute sa générosité, sa bienveillance. Comme on dit, rien ne se perd, rien ne crée, tout se transforme, et je pense que l'énergie de Patrick Dupond, elle est dans tous les théâtres dans le monde. Sa générosité et sa dévotion pour son métier, et son art resteront à tout jamais.

Gala.fr : Est-ce que vous avez prévu au cours du premier prime de lui rendre un hommage ?

François Alu : On a parlé de lui oui, ce sera plutôt en deuxième partie d'émission, mais oui bien sûr, on lui a rendu hommage.

Gala.fr : Qu'est ce que cela fait, de devenir juré après avoir été beaucoup jugé dans sa carrière professionnelle, comme c'est l'usage à l'Opéra de Paris ?

François Alu : J'ai eu la chance aussi de vivre cette expérience plusieurs fois auparavant, j'ai été jury pour le concours interne de promotion à l'Opéra de Paris, et le concours externe, et à l'école de danse aussi. C'est un exercice que je connais déjà, des deux côtés de la barrière. Je sais que ça m'est arrivé à plusieurs reprises par le passé : je sors de scène, et on me dit "ça, ça ne va pas, ça, ça ne va pas etc..." C'est très désagréable, surtout quand on vient de se donner à 2000% et qu'on est exposés, ce qui est le cas des stars cette année dans l’émission. Pour avoir vu ce qu'ils ont fait, ils étaient à 2000% : j'ai été très ému, j'ai été surpris de beaucoup de choses. Et quand on se donne comme ça, on ne mérite pas de se prendre un smash en plein dans la tronche. Ce qui est très important, en tant que juré, mais même dans la vie, cela ne fait pas de mal, c'est d'aller détecter d'abord les points positifs. En parler d'abord à la personne, comme ça, elle s'ouvre, et elle a aussi le temps de souffler deux secondes, de réceptionner les bonnes ondes. Et, ensuite, avoir le plus de tact possible mais en même temps, une certaine franchise, parce que sinon ce n'est pas intéressant. On ne va pas dire "C'est génial, c'est génial, tiens tu as eu un 4", il faut garder une cohérence. Il faut trouver les bons mots, et puis en même temps avoir ce rôle de guide. J'ai essayé d’utiliser des images en parlant aux danseurs, c’est quelque chose qui m’aidait beaucoup. Je leur dis par exemple : "Essaie d'apporter un peu plus de moelleux, pense que tu es comme une balle. Là, il faut que tu sois plus rebondissant comme une balle de tennis, là il faut que tu sois plus comme ci, comme ça.." Il faut essayer de les guider au maximum, et de les pousser à leur plus haut niveau finalement, c'est ça le but.

Gala.fr : Que pensez-vous apporter à l'émission ?

François Alu : (Rires) C’est une bonne question, c'est compliqué. Mon prisme artistique, tout simplement. Mais je ne sais pas ce que je vais apporter, ce sont les gens qui décideront, et chacun en tirera ce qu'il a envie d'en tirer. Moi, je vais essayer d'être le plus authentique possible, le plus honnête. J'essaie de donner un maximum en un minimum de temps. Quand je ressens des émotions, je pense que ça se voit, et si les gens peuvent le vivre autant que je le vis, c’est super. Cela rentre encore une fois en adéquation avec cette mission de vie que je me suis donnée, d'essayer d'emmener les gens dans le rêve, dans la féérie... On verra, j'espère que le challenge sera relevé. Moi, en tous cas, je sais que je passe un super bon moment quand je suis sur le plateau de Danse avec les Stars. On palpite, vraiment. C'est un moment où on se sent en vie.

Les danseurs de DALS sont de "belles personnes, très généreuses"

Gala.fr : Vous, vous y êtes, dans cette féérie grâce à l’émission ?

François Alu : Je me suis complètement laissé prendre, je ne pensais pas que cela ressemblait à ça. Ce n'est pas comme quand vous êtes juré à l'Opéra où les danseurs arrivent sur scène, ils font leur variation, et repartent. Là, on voit les participants arriver en coulisses, de très près, en plus. On les voit se prendre les mains, ils se parlent avant, il y a un petit moment entre eux avant que cela commence. Toute cette tension, elle est palpable, tout ce stress, toute cette complicité à chaque fois. C'est vraiment un truc sublime, chaque danseur rassure vraiment sa star. Ils sont très bons pédagogues, même si eux-mêmes stressent. Ils se rendent compte qu'ils ont une responsabilité à tenir, ce sont de belles personnes. En tous cas, ce sont des artistes qui prennent leur métier à cœur, et qui ont tous l'air très généreux. Cela me fait plaisir, ce genre de choses.

Gala.fr : Est-ce que parfois ça vous démange d'aller danser avec eux ?

François Alu :Je ne peux pas vraiment le dire, mais je vous invite à regarder l'émission et le découvrir... (rires)

Gala.fr : Avez-vous des favoris, des gens avec qui vous résonner un peu plus ? Vous me parliez d'un certain Samuel ?

François Alu : On s'attache forcément à certaines personnes. C'est vrai que, malgré le fait qu'humainement, on peut être plus sensible à un parcours qu'à un autre, on se doit d'être détaché émotionnellement de la personne, parce que sinon, ce n'est plus du tout impartial. C'est vraiment quelque chose que je m'oblige à faire. Il y a forcément des notes moins bonnes qu'on va donner à certaines personnes, alors qu'on les aime beaucoup. C'est difficile à faire, mais je suis intransigeant là-dessus. Je suis vraiment pour une certaine "justice", du moins pour une justice interne. Parce que ça reste de l'art, on n'est pas en train de sauver des vies. Et puis, l'art, c'est quelque chose de complètement subjectif, on n'est pas aux Jeux Olympiques. Mais je fais vraiment la différence entre l'émotionnel et le professionnel.

Aurélie Pons (Danse avec les stars) : ce sacrifice que son danseur va faire pour elle .
Ce vendredi 1er octobre, les téléspectateurs de TF1 retrouveront Aurélie Pons sur le parquet de Danse avec les stars. En parallèle de l'émission, la comédienne a décidé de poursuivre le tournage d'Ici tout commence, ce qui a contraint son partenaire à faire un sacrifice, comme elle l'a expliqué au cours d'une interview accordée à Gala.fr. Les téléspectateurs de TF1 la connaissaient déjà, mais ils l'ont découverte dans un nouveau domaine. Personnage récurrent d'Ici tout commence, Aurélie Pons a rejoint l'aventure Danse avec les stars à l'occasion de cette 11ème saison.

usr: 2
C'est intéressant!