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CultureHellfest : Tool impérial, Slayer et Lynyrd Skynyrd font leurs adieux

15:20  24 juin  2019
15:20  24 juin  2019 Source:   msn.com

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Hellfest : Tool impérial, Slayer et Lynyrd Skynyrd font leurs adieux © Dom Gilbert Maynard James Keenan, l’énigmatique chanteur de Tool, ne cherche jamais la lumière.

Si cette édition 2019 du Hellfest était marquée par les adieux de nombreux groupes qui venaient ici tirer leur révérence au public français, c’est bel et bien la prestation de Tool qui était très attendue de très nombreux festivaliers : le mythique groupe américain n’avait pas foulé le sol de l’Hexagone depuis au moins une décennie, et le fondateur du Hellfest, Ben Barbaud, avouait depuis des années qu’il faisait partie de ses objectifs prioritaires…

Adam Jones, guitariste sous les projecteurs./Dom Gilbert

Tool, arrivé sur scène peu après 23 heures, a pourtant déstabilisé une bonne partie de son public en commençant par la partie la plus atmosphérique de son répertoire. Comme d’habitude, les musiciens restaient cachés derrière leur show. Même les écrans géants ne les montraient pas, affichant des images expérimentales.

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Pas un mot non plus, mais une musique allant crecendo pour finir avec des uppercuts sonores de plus en plus appuyés, grâce à une section rythmique particulièrement mise en valeur, un peu comme si les Talking Heads croisaient sur scène les Melvins. Idéal pour terminer le Hellfest, qui se revendique comme une expérience totale, pas uniquement musicale.

Tom Araya, ému de faire ses adieux au public français./Dom Gilbert

Parmi les vétérans en tournée d’adieu, Slayer. Présent sur la scène thrash depuis le début des années 1980, le groupe américain n’a pas failli à sa réputation : quasiment que des tempos rapides du début à la fin, au risque de se montrer un peu répétitif. Tom Araya chante toujours aussi guttural, Kerry King affiche sa tête « prière de ne pas venir me déranger », Gary Holt porte un T-shirt « Kill the Kardashians » !

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Si le show débute avec des titres plutôt récents, il se finit en apothéose avec les classiques « South of Heaven », « Raining blood » et « Angel of death ». Araya n’a pas envie de partie, il reste longtemps à saluer son public, « vous allez me manquer ».

Rick Medlocke, ex-Blackfoot et actuel Lynyrd Skynyrd./Dom Gilbert

Autres adieux réussis, ceux de Lynyrd Skynyrd. La formation de rock sudiste dégaine une setlist en béton, en débutant par « Working for MCA ». Trois guitares et deux choristes, il y a du monde sur scène, mais personne ne tire la couverture à soi, chacun interprétant avec beaucoup d’émotion les classiques, « What’s your name », « That smell », « Gimme back my bullets », « The Needle and the spoon », « Sweet home Alabama », etc. Sur « Simple man », des photos et vieux films de famille sont projetés sur les écrans. Sur « Free bird », c’est feu Ronnie Van Zant qui chante, via une séquence filmée en noir et blanc. Magique, même les punks du public ont la larme à l’oeil.

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La journée de dimanche a également été marquée par les prestations colossales de deux autres représentants de la grande famille thrash. Death Angel d’abord qui a ratiboisé gratis dès l’ouverture avec le riff géant de « Thrown to the wolves ». Malgré la chaleur, les spectateurs étaient déchaînés jusqu’au final, le poétique « Humanicide ».

Même forte teneur en testostérone lors du concert d’Anthrax, avec là encore, quasiment que des classiques, de « Caught in a mosh » à « Indians », provoquant des « walls of death » d’anthologie dans le public. « Vive la France ! » ne peut que conclure Joey Belladonna, le chanteur, épuisé à la fin de son concert.

Slash, toujours un maître à la guitare./Dom Gilbert

Clutch, Stone Temple Pilots et Slash ont également marqué des points ce dimanche, via des concerts parfaitement calibrés : le premier grâce à l’énergie communicative des musiciens, très funky, les deuxièmes avec quelques bons vieux hits grunge des familles, le troisième avec une seule reprise de Guns N’Roses (« Nighttrain »), mais des solos de guitare bien appuyés et le charisme du chanteur, Myles Kennedy. Bonne surprise également que les Young Gods, même les métalleux appréciant la musique des Suisses, entre rock tribal, industriel et metal.

Petite déception par contre pour Tesla et Blackberry Smoke. Les deux groupes américains n’ont pas su hausser leur niveau, jouant comme s’ils avaient une heure et demie devant eux, avec longues plages acoustiques ou improvisations, cassant hélas l’atmosphère. Dommage pour les premiers, très rares en France et qui avaient débuté avec un « Comin' atcha live » d’enfer.

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C'est intéressant!