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Culture Fipadoc: «Les filles de Chibok», vivre le (dés)espoir d’une mère nigériane

07:00  27 janvier  2020
07:00  27 janvier  2020 Source:   rfi.fr

Incendie dans un zoo allemand : une mère et ses deux filles se dénoncent

  Incendie dans un zoo allemand : une mère et ses deux filles se dénoncent Trois femmes ont reconnu jeudi être à l'origine de l'incendie qui a tué plusieurs dizaines de singes dans un zoo allemand la nuit du Nouvel An.Elles sont «dévastées», a ajouté la police, au lendemain de l'incendie provoqué par ces lanternes volantes qui a ravagé la Maison des singes du zoo de Krefeld. Une des cinq lanternes a atterri sur le toit de cet édifice et provoqué l'incendie qui a tué 30 singes, dont des gorilles, ouistitis et orangs-outans, et des oiseaux.

Politique, Deux ans jour pour jour après leur enlèvement par Boko Haram à Chibok , dans le nord-est du Nigeria, les familles des 219 lycéennes gardent toujour Ce 14 avril, elles commémorent le deuxième anniversaire de leur enlèvement mais cette fois ci avec une note d’ espoir .

Politique, Le président Muhammadu Buhari a rencontré les 21 lycéennes de Chibok récemment libérées par le groupe islamiste Boko Haram après plus de 2 ans et

« Daughters of Chibok » (Nigeria), documentaire en réalité virtuelle de Joel Benson, présenté au Fipadoc. © Fipadoc 2020 « Daughters of Chibok » (Nigeria), documentaire en réalité virtuelle de Joel Benson, présenté au Fipadoc.

Comprendre la douleur, mais aussi l’espoir gardé intact des mères après l’enlèvement des 276 écolières en 2014 par le groupe jihadiste Boko Haram dans le nord-est de Nigeria ? Avec « Daughters of Chibok », le cinéaste nigérian Joel Benson, précurseur de la réalité virtuelle dans son pays, fait le pari d’une vision panoramique de 360 degrés.

Avec le casque VR sur a tête, le voyage commence. Image après image, les portes du village s’ouvrent. Chacun est libre de s’y promener à sa guise, regarder ce qui se passe à gauche et à droite, découvrir la place du village derrière nous, partager la vie quotidienne des villageois, écouter leurs histoires. Et puis, nous entrons dans une petite maison pour rencontrer une de ces mères de Chibok dont les filles ont été kidnappées. Entretien avec Andrés Jarach, qui a sélectionné Daughters of Chibok pour Smart, la catégorie consacrée aux expériences numériques du Fipadoc 2020, le Festival international du documentaire de Biarritz.

Ouverture du Fipadoc 2020: «ces films peuvent changer nos vies»

  Ouverture du Fipadoc 2020: «ces films peuvent changer nos vies» « Montrer le meilleur des documentaires ». Ce mardi 21 janvier, le plus grand festival en France dédié aux documentaires du monde entier ouvre ses portes à Biarritz. En une sélection d’une centaine de films, le Fipadoc réunit le genre du documentaire dans tous ses états et pose les questions sur son avenir. Entretien avec la directrice générale, Christine Camdessus. RFI : En 2019, vous avez fait le pari de transformer le Festival international de programmes audiovisuels (Fipa) en Fipadoc.

*Le chef du groupe jihadiste nigérian Boko Haram, Abubakar Shekau, a diffusé dans la nuit de samedi à dimanche une nouvelle vidéo dans laquelle il dit aller "parfaitement bien", fustigeant des déclarations de l'armée nigériane qui avait annoncé l'avoir grièvement blessé le mois dernier.*

Christina Ijabla fait partie des rares prisonnières du groupe Boko Haram qui a pu échapper à ses ravisseurs, presque deux ans après son enlèvement. En mai, le retour d ' une jeune femme rescapée de Chibok au Nigeria avait suscité de l' espoir au Nigeria. Mais les plus de 200 lycéennes sont

RFI : Pourquoi avez-vous choisi Daughters of Chibok pour les documentaires de Smart, cette « vitrine de ce qui se fait de mieux au niveau international » ?

Andrés Jarach : Joel Benson nous a envoyé son documentaire. Au départ, ce film s’annonce comme une petite visite d’un village au Nigeria. À un moment donné, on se rend compte qu’il s’agit du village qui a vécu l’enlèvement de 276 filles. Et une mère raconte sa vie de tous les jours, comment elle fait pour vivre après ce drame terrible.

Avec son documentaire, Joel Benson est devenu le premier cinéaste africain à recevoir le Lion d’or dans la catégorie réalité virtuelle à la Mostra de Venise. Quelle est pour vous la singularité du réalisateur nigérian ?

Ce qui est très fort dans Daughters of Chibok, c’est sa manière de raconter. Pendant une bonne moitié du film, il nous met en place un lieu, une vie un peu lointaine de nous, mais, somme toute, assez simple et banale, et qu’on a le sentiment de connaître. D’un coup, on s’en rend compte que dans ce joli lieu, en Afrique, très pauvre, avec une vie dure pour les habitants, il s’est passé un drame extraordinaire. Il y a une grande force de narration. Encore aujourd’hui, quand je vous le raconte, j’ai la chair de poule, parce qu’on a l’impression d’y avoir vécu, d’avoir compris cet enlèvement de 276 filles. Et il y a toujours beaucoup qui n’ont pas pu revenir [en 2019, cinq ans après l’enlèvement, 112 filles étaient toujours captives de Boko Haram, ndlr].

Escale fatale (Arte) Aïssa Maïga :"J’ai été surprise que l’on me propose le rôle principal de cette série irlandaise"

  Escale fatale (Arte) Aïssa Maïga : Aïssa Maïga incarne avec justesse une mère déterminée, prête à tous les sacrifices pour ses enfants, dans Escale Fatale, une série irlandaise, en six épisodes, de David Caffrey (Peaky Blinders). © Spiral Pictures Aïssa Maïga incarne avec justesse une mère déterminée, prête à tous les sacrifices pour ses enfants, dans Escale Fatale, une série irlandaise, en six épisodes, de D À Dublin, en Irlande, le corps d’une très jeune réfugiée est découvert près d’un foyer où des migrants attendent d’être régularisés.

Nigeria : des lycéennes de Chibok apparaissent dans une vidéo. L'année dernière, une seconde école a été construite dans la capitale de l'Etat du Borno, Maiduguri, où 88 enfants, à la fois des enfants de combattants de Boko Haram, des déplacés civils du conflit et les enfants de soldats de

Des informations que semble confirmer cette jeune chrétienne de Gwoza, qui a été elle-même mariée de force. Elles avaient vraiment l’air malheureuses. Elles sont sans espoir . En enlevant les filles de Chibok , Boko Haram a voulu exprimer son rejet de la transmission de l'éducation à l’occidentale.

À l’époque, l’enlèvement a créé un véritable choc dans l’opinion internationale. Quel impact peut avoir un film comme Daughters of Chibok ?

Je sais que Joel Benson est très content que son film voyage aussi en dehors du Nigeria. Il m’a raconté avoir fait un film militant, pour que cette histoire ne tombe pas dans l’oubli. On ne sait pas si les filles sont vivantes. Pour lui, le film est une manière de rappeler que cet énorme drame continue à sévir pour les gens de ce village. Il n’a pas bénéficié de beaucoup d’aides financières pour tourner ce film en réalité virtuelle, mais il a réussi à avoir une force narrative qui vous marque pour toujours.

Tourner en réalité virtuelle, que cela change-t-il ?

La réalité virtuelle provoque quelque chose de très fort. Normalement, quand on sort de la salle après avoir vu un film, on se souvient d’avoir vu un film. Dans la réalité virtuelle, quand on enlève le casque, on garde en mémoire ce qu’on a vécu avec ce qu’on vient de voir. Cette différence fait que la réalité virtuelle a une puissance au niveau des souvenirs qui marque énormément. Quand je vous raconte ce film, j’ai toujours un petit frisson. C’est le souvenir de mon corps et des émotions vécues en regardant le documentaire.

«Les lycéens… et les nazis», la résistance oubliée d’une jeunesse française

  «Les lycéens… et les nazis», la résistance oubliée d’une jeunesse française C’est l’histoire héroïque, tragique, mais oubliée d’une centaine de lycéens et étudiants à Paris. Pour lutter contre les nazis sous l’Occupation, les membres du Corps franc Liberté ont risqué leur vie. Au Fipadoc, à Biarritz, le documentariste David André rappelle, avec « Les lycéens, le traître et les nazis », le sens et l'importance de leur engagement. Ils ont distribué des tracts, cassé des portraits du maréchal Pétain, se sont montrés solidaire avec les juifs et ont contribué à préparer le débarquement des Alliés… Malgré leur courage et leur sacrifice au nom d’une société plus humaine, l’histoire de ces jeunes Français prêts à mourir est aujourd’hui occultée.

Le groupe islamiste a fait diffusé une vidéo montrant une quinzaine d’adolescentes.La première chaîne mondiale d'information pour l'Afrique. Politique, Deux ans jour pour jour après leur enlèvement par Boko Haram à Chibok , dans le nord-est du Nigeria, les familles des 219 lycéennes gardent toujours

Relayé par les médias du monde entier, l'enlèvement de masse des lycéennes de Chibok avait provoqué une vague d'indignation internationale, notamment via Twitter sous le hashtag #Brinbackourgirls (Ramenez-nous nos filles ), relayé jusqu'à la Maison Blanche par la première Dame

Daughters of Chibok (Nigeria), documentaire en réalité virtuelle de Joel Benson, 7 min, présenté au Festival international du documentaire (Fipadoc), du 21 au 26 janvier.

Le palmarès du Fipadoc 2020 :

Grand prix documentaire international : « The Human Factor », de Dror Moreh (RoyaumeUni)

Grand prix documentaire national : « Danser sa peine », de Valérie Müller (France)

Grand prix documentaire musical : « Once Aurora », de Stian Servoss et Benjamin Langeland (Norvège)

Grand prix impact : « 21 Days Inside », de Zohar Wagner (Israël)

Ina prix Smart : « Traveling While Black », de Roger Ross Williams, Félix Lajeunesse, Paul Raphaël, Ayesha Nadarajah (Canada)

March LA.B prix du courtmétrage : « Obon », d’André Hörmann, Anna Samo (Allemagne)

Prix Erasmus + Jeune création : « For Eunice », de Jaan Stevens (Belgique)

Prix du Public : « Sous la Peau », de Robin Harsch (Suisse)

Fipadoc: Les nouvelles tendances de la création numérique .
« Être là où il y a le public. » Plus qu’un crédo, cette phrase est devenue le casse-tête de toute une profession. Lors de l’édition 2020 du Festival international du documentaire à Biarritz (Fipadoc), des spécialistes ont exploré les nouvelles tendances de la création numérique et la nature des œuvres numériques de demain. Pour Bruno Masi, réalisateur et responsable pédagogique à l’Institut national de l’audiovisuel (INA), « les publics sont de moins en moins devant la télévision. Mais leur consommation de programmes et de contenus ne baisse pas, voire elle augmente.

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