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Culture Confinement à Rennes. Nouvelle valse des annulations pour la culture

14:40  29 octobre  2020
14:40  29 octobre  2020 Source:   ouest-france.fr

Festivals. Des Bars en Trans réduits de moitié à Rennes en décembre

  Festivals. Des Bars en Trans réduits de moitié à Rennes en décembre Malgré l’épidémie de Covid-19, la 38e édition du festival des Bars en Trans est maintenue du mercredi 2 au dimanche 6 décembre 2020 à Rennes. Une édition réduite à 50 groupes, contre 120 l’an dernier. Une autorisation a été demandée à la Préfecture avec des concerts assis, dans cinq bars et trois lieux, au lieu de 16 scènes en 2019. « L’ambiance est morose forcément, mais on garde le cap. » Philippe Le Breton, programmateur du festival des Bars en Trans à Rennes, sait qu’actuellement tout tient à un fil.

Ce jeudi, 29 octobre, dernière séance pour le cirque métropole, place du Parlement à Rennes, qui devait initialement rester jusqu’à dimanche © Ouest-France Ce jeudi, 29 octobre, dernière séance pour le cirque métropole, place du Parlement à Rennes, qui devait initialement rester jusqu’à dimanche

Annulation des festivals Jazz à l’ouest et Mois du Doc, fermeture des cinémas et des salles de spectacles… Le scénario de mars se rejoue à Rennes, avec encore beaucoup d’incertitudes.

« C’est dommage, on y a cru », confie Aurélie Gardair, directrice de la MJC Bréquigny à Rennes, contrainte d’annuler le festival Jazz à l’ouest. Tout le programme avait été remodelé pour s’adapter au couvre-feu, c’est à nouveau balayé, après l’annonce, mercredi 28 octobre, d’un nouveau confinement. Les équipes, les artistes, le public sont déçus.

EN IMAGES. Plaisance, un chouette nouveau quartier pousse au bord du canal Saint-Martin à Rennes

  EN IMAGES. Plaisance, un chouette nouveau quartier pousse au bord du canal Saint-Martin à Rennes Des petits immeubles sympas, des espaces partagés, des jardinets… Plaisance, un tout nouveau quartier pousse sur les bords du canal Saint-Martin, derrière le cimetière du Nord, à Rennes. Idyllique à deux pas du centre-ville. Mais à des prix défiant toute concurrence pour favoriser la mixité sociale. En 2023, une guinguette y ouvrira. Des petits immeubles sympas, avec des terrasses et balcons avenants, des jardinets, des façades en bois. Des sentiers bordant des mares mangées par les joncs. De l’herbe un peu folle, du vert, et l’eau où sommeillent des péniches. La maison de la poésie qui veille sur les lieux.

« Trop d’incertitude »

Et pas possible de décaler le festival à une date ultérieure, « il y a trop d’incertitude. On préfère annuler et donner rendez-vous l’année prochaine. Par contre on s’engage, dès que la crise sanitaire nous le permettra à reprogrammer les artistes locaux dans l’année lors de rendez-vous jazz. » Pour les artistes nationaux et têtes d’affiche, « on avait signé une clause de report. On pourra les reprogrammer jusqu’en novembre 2021 ou leur rembourser une partie de leur contrat de cession. »

« Est-ce qu’on continue de travailler pour rien ? »

Fini aussi pour le Mois du Doc, temps fort de la programmation de Comptoir du Doc avec des projections rencontres dans 43 communes du département. C’est la première fois en vingt ans qu’il est annulé, « forcément c’est antinomique, on est dans la rencontre, le partage, même si nos activités sont statiques, explique Agnès Frémont de Comptoir du Doc. Depuis l’annonce du couvre-feu on est passé par toutes les émotions. Mais ce qu’on regrette, c’est de ne pas avoir entendu le mot culture lors de l’allocution du président Macron. » Difficile aussi de se projeter, « on ne va pas lâcher, mais est ce qu’on continue d’imaginer des choses ? De travailler si c’est pour rien ? » L’annulation, « c’est aussi moins de travail pour les techniciens, qui interviennent dans les médiathèques, des auteurs qui ne seront pas rémunérés, pas de droits de diffusion payés… C’est tout qui s’arrête à nouveau. »

Covid-19. Pourquoi Rennes n’est pas passée en zone d’alerte maximale ?

  Covid-19. Pourquoi Rennes n’est pas passée en zone d’alerte maximale ? Taux d’incidence en baisse, déclarations encourageantes de la maire, Nathalie Appéré, et du ministre de la santé, Olivier Véran, jeudi 8 octobre 2020. Les signaux sont bons à Rennes, quant à la circulation du Coronavirus. De quoi laisser la capitale bretonne en zone d’alerte renforcée, contrairement à Lille, Lyon ou Grenoble. Mais pas d’assouplir les mesures sanitaires, qui devraient être reconduites. Il y a deux semaines, la circulation du virus suivait la même trajectoire inquiétante à Rennes, que dans les autres métropoles françaises : Lille, Lyon, Grenoble…Mais contrairement à ces villes, la capitale bretonne devrait éviter, pour l’instant, de passer en zone d’

« À l’Arvor, on attendra peut-être le nouveau cinéma pour rouvrir… »

L’Arvor joue ce jeudi ses huit dernières séances avant la fermeture. « On s’y attendait, réagit Eric Gouzanet, coordinateur du cinéma Art et essai. La culture n’est pas une nécessité ! Dommage on avait du monde depuis le début de semaine, sauf mercredi soir, avec l’allocution présidentielle. » L’Arvor n’envisage pas cette fois de séances en ligne, « on ne baisse pas les bras mais on n’a plus l’énergie. Et on se questionne. » La bonne nouvelle c’est que le chantier du nouvel Arvor va continuer derrière la gare. « On doit ouvrir en janvier. Est-ce qu’on ne va pas du coup prendre le temps, et attendre cette date pour rouvrir, en profiter pour refaire notre site. »

Cirque Métropole, « c’est la panade »

Le cirque Métropole, installé place de Bretagne, va proposer une dernière séance ce jeudi à 14 h 30, « après on plie. On n’a pas le choix. La préfecture attend les directives, mais vu ce qu’on a entendu mercredi soir… C’est dommage, ça s’annonçait bien pour ce week-end. Du coup le téléphone n’arrête pas de sonner, il faut rembourser tout le monde. » René Roquier le responsable du cirque est désabusé : « tout le monde est écœuré. Certains ouvrent, les marchés, les grandes surfaces, les fleuristes jusqu’à dimanche, d’autres non. Personne comprend. Nous, ce qu’on sait, c’est qu’on n’a rien fait de l’année. C’était notre seule semaine d’activité. C’est la panade ! »

Que sait-on de l'impact du confinement sur la santé mentale ? .
Les femmes, les jeunes et les personnes en situation précaire sont les plus à risque en termes de détresse psychologique. Question posée par Therry le 30/10/2020 Bonjour, La solitude, le manque de lien social ou encore l’accumulation de tâches professionnelles et personnelles sont des facteurs de risque pesant sur la santé mentale pendant le confinement. Alors que la France s’est reconfinée, vous nous demandez quelles sont les conséquences psychologiques de ces restrictions sanitaires, et si des études sont menées sur le sujet. Plusieurs recherches ont été menées pendant le premier confinement, et certaines se poursuivent aujourd’hui.

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C'est intéressant!