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Entreprise La SNCF fête les 40 ans du TGV et met le cap sur le train du futur avec Emmanuel Macron

08:40  17 septembre  2021
08:40  17 septembre  2021 Source:   ouest-france.fr

Les cheminots vont-ils bientôt perdre leurs billets de train gratuits ?

  Les cheminots vont-ils bientôt perdre leurs billets de train gratuits ? Avec l'ouverture à la concurrence, les agents transférés chez de nouveaux opérateurs pourraient perdre leurs "facilités de circulation".Un vrai casse-tête en perspective sur lequel il va falloir trancher. Un accord devra être trouvé avec les partenaires sociaux. Les discussions devraient débuter dès la semaine prochaine. Selon un rapport de l’Inspection générale des finances (IGF) et de l’Inspection générale des affaires sociales (Igas) que s'est procuré Le Figaro, plus de 1,1 million de personnes sont éligibles à ces "facilités de circulation".

La première rame de TGV a été lancée en 1981 entre Paris et Lyon. © BERTRAND GUAY / AFP La première rame de TGV a été lancée en 1981 entre Paris et Lyon.

Le président de la République est attendu Gare de Lyon, à Paris, ce vendredi, pour célébrer le quarantième anniversaire du TGV et dévoiler une maquette de la motrice du « TGV du futur », qui doit être lancé en 2024.

La SNCF célèbre ce vendredi 17 septembre 2021 les 40 ans du TGV, un anniversaire fêté avec Emmanuel Macron qui va permettre à la compagnie d’oublier la pandémie en attendant l’arrivée de la prochaine génération de trains, alors que la concurrence pointe son nez.

Lancé par Georges Pompidou et construit sous Valéry Giscard d'Estaing, le TGV a été inauguré le 22 septembre 1981 par François Mitterrand.

Les grands moments de la visite de Macron à Marseille

  Les grands moments de la visite de Macron à Marseille Emmanuel Macron a effectué à Marseille son plus long déplacement dans une ville française depuis le début de son mandat. Un séjour destiné à afficher sa volonté de transformation et d’amélioration de la cité phocéenne. Rentrée scolaire, rentrée politique, mais aussi rentrée symbolique. En effectuant une visite de trois jours à Marseille dès la fin des vacances estivales, le président Emmanuel Macron a tenu à montrer qu’il faisait de la deuxième ville de France l’une de ses priorités.Entre tour de vis et main tendue, le chef de l’État a multiplié les crédits pour sortie la cité phocéenne d’une spirale négative.

Il était orange, ne roulait qu’à 260 km/h, et la ligne nouvelle entre Paris et Lyon était encore inachevée. Mais il permettait déjà de gagner une heure par rapport aux 3 heures 40 que mettaient alors les trains les plus rapides, un trajet réduit à 2 heures dès 1983.

Pour l’anniversaire de son train fétiche, la SNCF a choisi de jumeler sa fête aux Journée du patrimoine, avec une double exposition à Gare de Lyon et à Ground Countrol – une ancienne halle de tri postal située à deux pas – à Paris.

Un nouveau TGV à l’horizon 2024

En guest star à la Gare de Lyon : Emmanuel Macron, dont on ignore quelles annonces il pourrait faire. Il dévoilera en tout cas une maquette grandeur nature de la motrice du TGV M, longtemps surnommé « TGV du futur », que la compagnie publique compte mettre sur les rails en 2024.

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Ce nouveau TGV commandé chez Alstom ne sera pas plus rapide que les dernières rames circulant sur le réseau français – 320 km/h -, mais la SNCF le veut plus confortable, plus capacitaire, plus modulable, plus écolo, plus économe.

Le président Macron s’était pour la dernière fois intéressé au TGV le 1er juillet 2017. Fraîchement élu, il inaugurait alors le prolongement de la ligne nouvelle jusqu’à Rennes.

S’il saluait « un succès technologique », il promettait aussi de « ne pas relancer de grands projets nouveaux mais s’engager à financer le renouvellement des infrastructures ».

Car la construction des 2 700 km de lignes à grande vitesse (LGV) françaises a plombé les comptes de la SNCF, dont l’énorme dette a longtemps été préoccupante.

Très rentable avant le Covid

L’essor du TGV – d’abord sur Paris-Lyon, puis vers l’Atlantique, le Nord, le Benelux et la Grande-Bretagne, le Sud-Est et l’Est – a créé une « SNCF à deux vitesses » où il était l’objet de toutes les attentions au détriment du réseau classique et des trains du quotidien.

Assurance récolte : Emmanuel Macron annonce une aide conséquente de l’Etat pour les agriculteurs

  Assurance récolte : Emmanuel Macron annonce une aide conséquente de l’Etat pour les agriculteurs Vendredi 10 septembre, le chef de l'Etat a annoncé une indemnisation de 600 millions d'euros par an pour les agriculteurs victimes de catastrophes climatiques. Emmanuel Macron a annoncé vendredi 10 septembre que l'Etat apporterait 600 millions d'euros par an pour indemniser les agriculteurs victimes de catastrophes climatiques et les aider à s'assurer contre les risques moyens, un geste très attendu par la profession. "Vous êtes les premiers touchés par le changement climatique", a-t-il dit devant de jeunes agriculteurs, "ces événements comme le gel et les inondations deviennent récurrents".

La priorité a donc été donnée ces dernières années à l’entretien de l’existant. Mais la plupart des élus non desservis n’ont jamais cessé de réclamer « leur » TGV, quand bien même son arrivée a partout fait grimper les prix de l’immobilier.

Le vent commence à tourner, sous l’impulsion sans doute du ferrovipathe Jean Castex. Le Premier ministre, élu d’Occitanie, a en effet relancé les projets de LGV Bordeaux-Toulouse et Montpellier-Perpignan. Avec des clefs de financement associant l’État, les collectivités locales et l’Europe, mais plus la SNCF (qui se contente d’acheter les rames).

Le TGV était, avant la pandémie de Covid-19, une activité fort rentable.

La concurrence fourbit ses armes

Sa fête d’anniversaire permet de s’échapper un peu du marasme actuel, alors que le grand défi de la compagnie nationale est maintenant de faire revenir les passagers dans les trains, et notamment la clientèle affaires.

Pour compliquer les choses, la concurrence devrait enfin arriver sur les voies ferrées françaises : les trains à grande vitesse rouges de la compagnie italienne Thello (Trenitalia) sont en effet attendus sur Paris-Lyon-Milan « avant la fin de l’année ». Ils pourraient être suivis plus tard sur Lyon-Marseille par des rames de l’espagnole Renfe, puis dans l’Ouest par celles de Le Train, une société charentaise.

La SNCF, elle, fait rouler ses TGV jusqu’à Londres, Bruxelles et Amsterdam via ses filiales Eurostar et Thalys, et vers l’Allemagne, la Suisse, l’Italie et l’Espagne avec ou sans partenariat avec ses homologues européennes. Elle a lancé au printemps son service low cost Ouigo entre Madrid et Barcelone, en Espagne, face à la Renfe.

Quant au TGV d’Alstom, il s’est exporté en Espagne, en Corée, en Italie et au Maroc, ainsi qu’aux États-Unis dans une version dérivée moins rapide.

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La SNCF veut lancer au printemps 2022 des trains grandes lignes classiques, roses, à bas prix sur Paris-Lyon et Paris-Nantes, qui seront exploités par une nouvelle filiale sur le modèle des TGV low-cost Ouigo, a-t-elle annoncé jeudi. Faire un trajet reliant en train, entre autres, Paris à Nantes, moins cher que l’offre actuelle, ce sera bientôt possible.

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C'est intéressant!