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Entreprise Frégates en Grèce: l'incroyable rebond de Naval Group

16:30  28 septembre  2021
16:30  28 septembre  2021 Source:   challenges.fr

La tarification du carbone assurera un avenir juste et équitable Net-Zero-Zéro

 La tarification du carbone assurera un avenir juste et équitable Net-Zero-Zéro Dangerous Fraked Change Changement climatique, ce n'est plus une prévision inquiétante, c'est une urgence qui doit être adressée en ce moment. © Istock La tarification du carbone assurera un avenir juste et équitable Net-Zero Futur le dernier rapport par le panel intergouvernemental sur le changement climatique, publié en août, décrit le changement climatique "généralisé, rapide et intensif".

Une frégate Belharra de Naval Group, version export de la FDI de la marine nationale © Naval Group Une frégate Belharra de Naval Group, version export de la FDI de la marine nationale

En visite à Paris, le Premier ministre grec Kyriakos Mitsotakis a confirmé la commande de trois frégates FDI. Un rebond bienvenu pour Naval Group deux semaines après l'humiliation australienne, mais aussi le symbole d'une alliance renforcée entre Paris et Athènes.

Il aura fallu treize jours. Treize jours pour digérer, ou du moins essayer, l'incroyable gifle des sous-marins australiens, se remobiliser, et décrocher le contrat qu'il ne fallait pas perdre en Grèce. Comme annoncé par la presse grecque ce week-end et par Challenges lundi matin, le Premier ministre grec Kyriakos Mitsotakis a confirmé mardi 28 septembre, à l'issue d'un entretien avec Emmanuel Macron, la commande de trois frégates Belharra, la version export des frégates de défense et d'intervention (FDI) de la Marine nationale. L'accord, un des plus importants dans le naval de défense depuis des années, prévoit également une Belharra et une Gowind en option. Le Premier ministre grec a profité de sa visite à Paris pour confirmer également la commande de 6 chasseurs Rafale supplémentaires, ce qui porte la commande totale à 24 exemplaires de l'avion de Dassault. La commande de trois corvettes Gowind, qui était également dans les tuyaux, n'a pas été évoquée.

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Pour Naval Group, cette commande, estimée à 3 milliards d'euros, est bien mieux qu'un lot de consolation. Sur la compétition hellénique, le groupe français était opposé à la fine fleur de la concurrence internationale : l'américain Lockheed Martin, son principal rival, largement soutenu par l'administration Biden ; l'italien Fincantieri, pourtant allié de Naval Group au sein de la coentreprise Naviris, embryon d'Airbus du naval ; le néerlandais Damen ; mais aussi l'allemand TKMS, le britannique Babcock et l'espagnol Navantia. Pour l'emporter face à une dernière offre américaine ultra-agressive (quatre frégates LCS, plus un ou plusieurs croiseurs Ticonderoga en solution intérimaire), le camp français a dû dégainer une proposition bien plus ambitieuse que les précédentes : d'abord, en promettant que deux des trois frégates Belharra seraient livrées dès 2025, soit bien avant la concurrence ; ensuite en proposant de fournir trois corvettes Gowind, des bâtiments plus petits (2.700 tonnes) mais déjà bien armés (missiles VL Mica NG de MBDA).

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Bol d'oxygène pour Lorient

Ce dernier coup de rein semble avoir fait la différence. Si Athènes ne semble pas -encore ? -avoir donné suite à l'offre de Gowind, la garantie de recevoir deux frégates dès 2025 a été un argument décisif. Avec cette date de livraison, Athènes n'a plus forcément besoin de lancer le ruineux programme de rénovation de ses vieilles frégates Meko, estimé à un milliard d'euros, qui devait permettre à la marine grecque d'attendre ses navires de nouvelle génération. Face à la menace turque, la marine grecque disposera ainsi en seconde parte de décennie d'une nouvelle génération de frégates polyvalentes et bien armées : les Belharra intègrent un radar dernier cri (Sea Fire de Thales), des missiles surface-air Aster 30, des missiles anti-navires Exocet, des torpilles MU90, un canon de 76mm. Elles pourront aussi être équipées du redoutable missile de croisière naval MdCN, qui permet des frappes en profondeur comme le Tomahawk américain.

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La commande est aussi une excellente nouvelle pour le chantier naval de Naval Group à Lorient. Celui-ci était fragilisé par une série de déconvenues à l'export sur le segment des navires de surface, avec les échecs sur les compétitions égyptienne, indonésienne, ou qatarie. La ministre des Armées Florence Parly avait même dû accélérer le calendrier de livraison des FDI de la Marine nationale pour éviter un trou de charge. La commande grecque, en apportant trois frégates à construire sur place, représente un énorme bol d'oxygène pour le site morbihannais, qui assemble actuellement les corvettes Gowind destinées aux Emirats Arabes Unis.

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Le président de la République Emmanuel Macron s’apprêterait à annoncer mi-octobre la construction en France de SMR, des petits réacteurs modulaires nucléaires plus faciles à fabriquer. De quoi s’agit-il ?Le nucléaire s’est invité dans la campagne présidentielle 2022. Alors que le gouvernement et Valérie Pécresse croisent le fer sur le nombre de grands réacteurs nucléaires de nouvelle génération, les EPR, qui pourraient être lancés en France, la construction de celui de Flamanville (Manche), initiée en 2007, accumule surcoûts et retards.

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