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Entreprise Comment Seb investit dans la R&D pour conserver son activité en France

14:35  21 octobre  2021
14:35  21 octobre  2021 Source:   capital.fr

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Comment Seb investit dans la R&D pour conserver son activité en France © Seb a noué un partenariat avec la start-up Click & Grow. ©SP Comment Seb investit dans la R&D pour conserver son activité en France

Pour conserver une activité soutenue de production en France, Seb doit concevoir des produits à forte valeur ajoutée. Un processus de R&D très structuré.

Des poêles dotées d’un revêtement incluant des oxydes de terres rares, très efficaces pour éviter les rayures des éponges, un autocuiseur pouvant mesurer avec précision le gonflement idéal des aliments lors de leur cuisson, des casseroles capables de récupérer de l’énergie en chauffant sur une plaque à induction et d’alimenter un autre accessoire électrique… Inutile de vous précipiter chez Darty ou Boulanger dans l’espoir de dénicher ces produits. Ce ne sont encore que des projets dans les cartons du groupe Seb et tous, d’ailleurs, ne verront pas forcément le jour.

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Pour s’en faire une idée, mieux vaut éplucher la base de données de l’INPI (Institut national de la propriété industrielle), qui recense les brevets, marques et dessins déposés par les entreprises pour protéger leurs découvertes. Dans ce domaine, le numéro 1 mondial du petit électroménager sait y faire. Rien qu’en 2020, il figure parmi les 20 premiers déposants de brevets en France, avec 138 demandes publiées. Mieux qu’Alstom, Total ou EDF ! Pas mal pour une société dont le secteur ne fait pas tout de suite penser à de la haute technologie.

Concevoir des produits toujours plus innovants, telle est la clé de voûte du groupe Seb. Son P-DG, Thierry de La Tour d’Artaise, ne rate d’ailleurs jamais une occasion de le rappeler. Il s’agit d’un moyen essentiel pour lutter contre la concurrence asiatique low cost, qui domine le marché. "Cela a un double avantage, analyse Raphaël Vieux, expert au sein du cabinet Tops Consult. Si vous concevez des produits avec une forte valeur ajoutée, vous pouvez les vendre plus cher, car le consommateur acceptera d’y mettre le prix." Mieux, avec cette marge supplémentaire, il sera possible d’en fabriquer une partie en France, malgré des coûts de production plus élevés que dans les pays émergents. La preuve donc avec Seb et ses quelque 30 marques dans le monde (Moulinex, Krups, Tefal…).

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Chaque année, le groupe renouvelle un tiers de sa gamme dans le matériel pour la cuisine (80% de son activité), mais aussi le soin de la maison ou de la personne. Ainsi, 60% des ventes sont réalisées avec des produits ayant moins de trois ans. "Il s’agit principalement de versions améliorées de modèles existants, mais il y a aussi régulièrement de vraies ruptures technologiques", précise Paolo Rovere, vice-président du marketing stratégique.

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Pour y parvenir, Seb consacre tous les ans 3,5% de son chiffre d’affaires à la sortie de nouveautés, soit 240 millions d’euros en 2020, dont une bonne centaine pour la seule recherche. Résultat, sur 40 sites de production dans le monde, 11 figurent encore dans l’Hexagone et représentent environ 20% des ventes totales, mais près de 50% du business en France.

Comment ce pari est-il gagné? Pour le savoir, direction le siège social de Seb à Ecully. C’est là, à une dizaine de kilomètres au nord de Lyon, qu’est installé son principal pôle innovation, chargé de la création de l’offre pour toutes les marques du groupe. Peinture fraîche, mobilier à peine déballé, bruits de perceuses… En ce début d’été, lors de notre visite, on s’activait encore dans les étages d’un bâtiment tout neuf, baptisé Tetra. "Avec 2 500 mètres carrés supplémentaires, nous doublons notre surface de travail", se félicite notre guide, Thierry Gailhard, chef du pôle innovation du site.

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Au centre de chaque étage, les paillasses des chercheurs sont entourées de bureaux et de salles de réunion high-tech pour faciliter le travail collaboratif entre spécialistes venus d’horizons variés (physiciens, chimistes, électroniciens…). Une vaste cuisine est même prévue pour toutes sortes d’expérimentations culinaires. L’ensemble de ces investissements n’a qu’un seul objectif revendiqué : étudier les besoins du consommateur sous toutes ces facettes pour en déduire des concepts forts de nouveaux produits.

Avant même qu’un projet soit lancé, les experts de la maison travaillent déjà à repérer de quoi demain sera fait. Cela commence bien sûr par des études sur les technologies du futur. Pour ce faire, Seb n’hésite pas à passer des partenariats avec des laboratoires publics ou privés. C’est le cas par exemple avec le CEA (Commissariat à l'énergie atomique et aux énergies alternatives) ou le CNRS (Centre national de la recherche scientifique) dans le cadre de la recherche sur la propriété des matériaux ou les revêtements pour les articles de cuisine.

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Une attention particulière est également portée aux évolutions sociétales, avec la participation à des consortiums d’études sur l’alimentation et la santé, dont les travaux s’intéressent aux nouvelles façons de manger et donc de cuisiner. "Nous voulons étudier davantage les technologies et les usages de consommation dans d’autres secteurs que le nôtre pour voir si des transferts ne seraient pas pertinents", précise le directeur général de la recherche, Vincent Rouiller. Ce dernier vise notamment la téléphonie ou l’automobile, en pointe sur les écrans digitaux et les interfaces homme-machine. "Nos futurs appareils devront être aussi intuitifs qu’un smartphone ou que les écrans numériques des tableaux de bord."

En parallèle de cette phase d’études, un processus plus opérationnel a aussi lieu à partir d’idées aux origines multiples : les études thématiques menées tous les trois à quatre ans par le marketing, les commentaires émis par les consommateurs sur les réseaux sociaux ou auprès du SAV. Les salariés constituent également une autre source, d’autant que le groupe les encourage depuis 2017 avec un programme interne baptisé All innovators.

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Tous les ans, 400 à 500 propositions sont enregistrées en France, les porteurs de projets devant défendre leur idée devant un jury, avec prime et cadeaux à la clé pour les meilleurs. En externe, les Géo Trouvetou indépendants peuvent déposer leurs propositions sur le site dédié Innovate with Seb. Mais pour savoir ce qu’apprécierait vraiment un client, rien de tel que de l’observer. Depuis plusieurs années, l’entreprise travaille avec des anthropologues qui s’invitent quelques heures dans les familles ou convient celles-ci dans un appartement témoin à Ecully. "En regardant les ménages vivre au quotidien, on comprend mieux ce qui les gêne", estime Sarah Bastien, chef de projet ethnologie. Il y a une dizaine d’années, c’est par exemple après avoir constaté combien les gens s’escrimaient à ranger leurs casseroles dans les tiroirs que les modèles Tefal Ingenio, facilement empilables avec leurs poignées amovibles, ont été mis au point.

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Dès que la décision est prise d’explorer une idée en profondeur, une équipe projet est formée, réunissant toujours des experts de la recherche, du marketing et du design. A ce stade, la marque sous laquelle sera (éventuellement) vendue la nouveauté n’est pas encore choisie. "Cela dépendra de la pertinence du produit par rapport aux gammes de chaque marque et à leur notoriété qui diffèrent selon les pays", précise Paolo Rovere. La priorité est alors de vérifier que l’on dispose des briques technologiques nécessaires mais aussi que les consommateurs peuvent être intéressés.

Pour cela, le groupe fait appel à des utilisateurs, membres d’une communauté de 4.500 fidèles baptisée Seb&You. Sous le sceau de la confidentialité, ceux-ci donnent régulièrement leur avis, au fur et à mesure de la mise au point. Durant cette étape, les équipes pourront aussi s’appuyer sur des soutiens techniques internes. Depuis 2014, le groupe a créé le SebLab, un laboratoire de fabrication doté de tout le matériel nécessaire (découpe laser ou par fil chauffant, imprimante 3D) pour bâtir des prototypes complets ou certaines parties de machines particulièrement novatrices. "Selon les objectifs recherchés, nous avons plusieurs processus de réflexion", relate son responsable Jean-Louis Compeau.

Avec le Sprint, par exemple, il s’agira pour une équipe d’une dizaine de personnes de phosphorer sur des évolutions simples de produits, afin de sortir, en moins de quatre jours, trois ou quatre solutions qui tiennent la route et qui seront présentées devant un comité consultatif. De son côté, la méthode Scrum sera réservée aux projets davantage innovants avec une équipe plus réduite, qui réfléchira pendant plusieurs mois, une heure par semaine, à une thématique pointue.

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Une fois le concept sur les rails, il reste encore du chemin avant l’arrivée en magasin, avec des choix de solutions techniques et esthétiques qui seront arbitrés selon la cible commerciale visée et le prix acceptable par le marché, sans parler ensuite de la phase d’industrialisation et des tests qualité et de mise au point. En tout, il faut compter trois à cinq ans pour un produit très innovant, là où une simple amélioration technique, esthétique ou de services ne nécessitera que six à dix-huit mois, les phases de recherche étant plus courtes.

"D’ailleurs, il n’est pas toujours besoin de grande révolution pour innover intelligemment", rappelle Kim Helmbold, directeur du design. Regardez la nouvelle gamme Includeo pour le petit déjeuner, conçue avec l’aide de personnes à mobilité réduite. Larges manettes, gros boutons-poussoirs, indicateurs de niveau bien lisibles, poignées ergonomiques… De la cafetière au grille-pain en passant par la bouilloire, tout a été dessiné pour faciliter la vie des seniors mais aussi des handicapés et… même des jeunes parents aux bras chargés.

Le robot Companion, de plus en plus numérique

  • 2013 : 1 million d’euros investis dans le Companion de Moulinex, le premier robot cuiseur multifonction vendu en grande surface et fabriqué en France sur le site de Mayenne (53).
  Comment Seb investit dans la R&D pour conserver son activité en France © Fournis par Capital Seb

Un fond plat comme une casserole pour faciliter la cuisson, un réglage précis de la température et de nombreux programmes.

Six inventions protégées, dont l’une sur l’écran rétroéclairé étanche, doté de grosses touches, dites "cloquées", qui sont faciles à utiliser.

  • 2016 : avec le nouveau modèle i-Companion, lancé en 2016, apparaît une connexion Bluetooth pour piloter le robot depuis son smartphone et accéder à de nombreuses recettes en ligne.
  Comment Seb investit dans la R&D pour conserver son activité en France © Fournis par Capital Seb

Boîtiers, branchements, pièces mécaniques et électroniques… Comme tous les modèles de la gamme, il est conçu pour être facilement démontable et réparable.

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Suite à une demande des consommateurs, une version XL sera lancée un an plus tard, avec un bol plus grand, porté de 2,5 à 3 litres utiles.

  • 2020 : sur le i-Companion Touch, création d’une connexion Wi-Fi pour télécharger des recettes sur l’écran. Enrichissement régulier des services fournis (Nutri-Score, recettes…).
  Comment Seb investit dans la R&D pour conserver son activité en France © Fournis par Capital Seb

Suppression des touches de commande. Apparition d’un grand écran numérique tactile en couleur, affichant les recettes à suivre pas à pas avec des photos et même des tutos en vidéo.

Le nombre de cartes électroniques passe à 5 (au lieu de 3 dans le modèle précédent, 2 dans le premier). Elles sont fabriquées dans l’usine de Saint-Lô (50).

Potager connecté, fontaine d’eau… Seb investit aussi dans les start-up

Pour accélérer son processus d’innovation, le groupe prend des participations dans des start-up, via une structure dédiée, Seb Alliance. En janvier dernier, il a ainsi investi dans Chefclub, un éditeur de recettes de cuisine qui fait fureur sur les réseaux sociaux. Des partenariats ont déjà débuté avec la marque Tefal. Parmi la vingtaine de participations en cours figurent les fontaines d’eau Castalie, les potagers connectés Click & Grow ou encore les purificateurs d’air Ethera. Plus étonnant, Seb a pris une part dans Angell, les vélos électriques de Marc Simoncini, mais il en assure aussi la fabrication en Côte-d’Or.

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