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Entreprise Pétrole : les jolis dividendes empochés par les actionnaires d’ExxonMobil et Chevron

22:25  29 octobre  2021
22:25  29 octobre  2021 Source:   capital.fr

Certains magasins Décathlon perturbés par une grève nationale

  Certains magasins Décathlon perturbés par une grève nationale La mobilisation pour les salaires, lancée par la CFDT a été assez peu suivie par les salariés. C’était une première chez Décathlon. La CFDT, troisième syndicat du groupe de production et de distribution d’articles de sport, appelait à la grève pour des hausses de salaires dans un contexte de bénéfices record en 2021.Selon son délégué syndical central Sébastien Chauvin, près de 800 salariés ont participé au mouvement, en faisant grève d’au moins une heure à toute la journée de samedi.

Pétrole : les jolis dividendes empochés par les actionnaires d’ExxonMobil et Chevron © Pixabay Pétrole : les jolis dividendes empochés par les actionnaires d’ExxonMobil et Chevron

Les deux entreprises ont profité de la hausse des cours de l'énergie, alors que le baril de pétrole est récemment remonté à des niveaux plus vus depuis 2014.

Bonne opération pour les actionnaires d'ExxonMobil et de Chevron. Les deux groupes pétroliers américains sont repassés dans le vert au troisième trimestre à la faveur du rebond des prix du pétrole et du gaz, et distribuent généreusement leurs profits aux actionnaires. ExxonMobil a dégagé son plus gros bénéfice net depuis 2017, à 6,8 milliards de dollars, et Chevron depuis 2013 avec 6,1 milliards de dollars.

Comment Total a minimisé la menace du changement climatique et freiné les efforts pour se protéger

  Comment Total a minimisé la menace du changement climatique et freiné les efforts pour se protéger Trois chercheurs ont étudié les archives du groupe Total et révélé que le géant de l’énergie avait conscience des conséquences climatiques de l’exploitation des énergies fossiles, dès les années 1970. Total avait connaissance des conséquences néfastes de ses activités pour le climat dès 1971 mais a entretenu le doute à la fin des années 1980 et cherché ensuite à contrecarrer les efforts pour limiter le recours à ces énergies fossiles, dénonce un article scientifique paru ce mercredi 20 octobre.

Les deux entreprises ont profité de la hausse des cours de l'énergie, alors que le baril de pétrole est récemment remonté à des niveaux plus vus depuis 2014. Le chiffre d'affaires de Chevron a ainsi bondi de 60%, à 73,8 milliards de dollars, alors que sa production totale était à peu près au même niveau qu'au troisième trimestre 2020. Chez Chevron, la production a progressé de 7%, mais son chiffre d'affaires s'est envolé de 83%, à 44,7 milliards de dollars.

Des prix multipliés par 4

Le groupe a vendu le baril de pétrole ou de gaz naturel liquéfié à 58 dollars en moyenne aux États-Unis, contre 31 dollars un an plus tôt, tandis que le prix du gaz naturel écoulé a été multiplié par près de 4 dans le pays. La demande en énergie a rebondi fortement avec la reprise économique tandis que les producteurs, mis à mal par la chute des cours au début de la pandémie, ont un temps suspendu leurs investissements et peinent aujourd'hui à répondre à cette demande.

Dividendes des entreprises inscrites au Royaume-Uni SOAR sur trois mois au cours des trois derniers mois

 Dividendes des entreprises inscrites au Royaume-Uni SOAR sur trois mois au cours des trois derniers mois © L'argent MailonLine logo Dividendes des entreprises inscrites au Royaume-Uni a augmenté au cours des trois derniers mois, stimulée par de grands gains des plus grands mineurs de Londres. Les paiements au troisième trimestre de 2021 ont été fusionnés à 34,9 milliards de £, une année d'augmentation de 89% de l'année, selon les données du groupe de liens financier des techniciens.

>> A lire aussi - Total, BP, ExxonMobil (Esso)... les géants du pétrole ont perdu un montant faramineux en 2020

L'envolée des prix qui en résulte a aussi profité aux groupes français TotalEnergies et italien Eni, qui ont réalisé des bénéfices nets respectifs de 4,6 milliards de dollars et 1,2 milliard d'euros au troisième trimestre.

ExxonMobil et Chevron ont restreint leurs dépenses d'investissement sur la période, préférant utiliser les larges flux de trésorerie dégagés par leur activité pour récompenser leurs actionnaires et assainir leurs comptes. ExxonMobil a ainsi pu verser les dividendes prévus et réduire sa dette de 4 milliards de dollars. Et le groupe prévoit d'augmenter encore les retours aux actionnaires à travers un programme de rachat d'actions de 10 milliards de dollars devant commencer en 2022.

Un secteur trop dépensier ?

Chevron a de son côté versé 2,6 milliards de dollars de dividendes à ses actionnaires, racheté pour 625 millions de dollars d'actions et remboursé pour 5,6 milliards de dettes. Depuis plusieurs trimestres, "le dilemme pour ces entreprises est de savoir quoi faire avec leur argent", a souligné Peter McNally, analyste pour Third Bridge. "Les investisseurs estiment que le secteur dépense trop pour alimenter sa croissance et pas assez en retour de capital. Les entreprises semblent avoir reçu le message", a-t-il avancé.

satellites utilisés pour suivre les fuites de méthane dans la lutte contre le climat

 satellites utilisés pour suivre les fuites de méthane dans la lutte contre le climat Une série de jaune représentant des concentrations élevées de méthane, un gaz à effet de serre dangereux, est visible sur le sud de l'Irak sur une carte produite par Kayrros, une entreprise française qui utilise des satellites pour suivre les fuites de combustibles fossiles. installations.

Elles font d'autant plus attention à leurs dépenses d'investissement "que l'environnement réglementaire est assez incertain en ce moment, avec une possible tarification du carbone ou avec le jugement contre Shell", un tribunal néerlandais ayant enjoint en mai la compagnie à réduire ses émissions de CO2, a aussi remarqué l'analyste.

Le directeur financier de Chevron, Pierre Breber, a toutefois souligné sur CNBC vendredi qu'il prévoyait de faire repartir à la hausse les dépenses en capital, d'au moins 20% en 2022 notamment, pour les énergies conventionnelles mais aussi moins pour celles émettant moins de carbone.

Les groupes pétroliers font face en effet à la pression croissante de citoyens et investisseurs inquiets du changement climatique. Lors d'une audition au Congrès américain jeudi, plusieurs parlementaires démocrates ont douté de la sincérité des efforts annoncés par ces géants pour réduire leurs émissions.

>> A lire aussi - Des scientifiques accusent Total d'avoir volontairement minimisé son rôle dans la menace du changement climatique

Comment se calcule le fameux « pouvoir d’achat » ?

  Comment se calcule le fameux « pouvoir d’achat » ? Le pain, la bière, l’électricité, le gaz… Les prix montent. Les statistiques annoncent pourtant que le pouvoir d’achat est en hausse. Le portefeuille des Français le ressent plutôt en baisse. Qu’en est-il sur ces dix dernières années ? Explications sur la méthode de calcul du fameux pouvoir d’achat. En 2007, le pouvoir d’achat s’est hissé pour la première fois en tête des préoccupations des Français devant l’emploi et le chômage. Près de quinze ans an plus tard, il est encore sur toutes les bouches. Selon différents observatoires économiques, il serait en hausse. Pourtant, les Français affirment le voir fondre comme neige au soleil.

Les patrons de Chevron et d'ExxonMobil y ont notamment refusé de s'engager à réduire leur production d'hydrocarbures. Celui d'ExxonMobil, Darren Woods, a souligné vendredi que les "solides rendements générés" par ses activités lui fournissaient à court terme de l'argent "pour financer des opportunités à faible émission de carbone", le groupe ayant mis l'accent sur les solutions de captage et de stockage du CO2.

"Nous prévoyons de multiplier par quatre le niveau des dépenses dans les solutions énergétiques à faibles émissions (de carbone) par rapport au plan précédent", a indiqué le PDG. Il a dû accueillir cette année dans son conseil d'administration trois représentants de la société d'investissement Engine N°1, qui pousse pour mettre l'accent sur les énergies renouvelables. L'action d'ExxonMobil prenait 1,1% dans les premiers échanges à Wall Street et celle de Chevron 1,3%.

Ces placements qui peuvent encore rapporter, malgré l’inflation .
L’inflation, qui n’a jamais été aussi élevée depuis plusieurs années, menace sérieusement le rendement réel de votre épargne. Mais certains produits peuvent encore tirer leur épingle du jeu… à condition, bien sûr, d’accepter une prise de risque plus ou moins importante. Le constat n’est pas nouveau : de très nombreux placements ne rapportent plus rien ou presque. C’est notamment le cas des Livrets A, qui offrent la rémunération - microscopique - de 0,5%, ou des fonds euros des contrats d’assurance vie, qui pourraient servir un taux moyen aux environs de 1%* en 2021… le tout, avant inflation.

usr: 2
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