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Entreprise Industrie : les obstacles que doivent surmonter les entrepreneurs de la "hardware tech"

17:45  20 janvier  2022
17:45  20 janvier  2022 Source:   capital.fr

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Industrie : les obstacles que doivent surmonter les entrepreneurs de la © vectorfusionart/Adobe Stock Industrie : les obstacles que doivent surmonter les entrepreneurs de la "hardware tech"

Manque de moyens, R&D à rallonge, locaux inadaptés... Les freins sont nombreux pour les start-up industrielles. Pourtant, ces jeunes pousses pas comme les autres ne demandent qu’à chanter.

La croix et la bannière pour quitter leur garage. Trouver des locaux de bonne dimension n’a pas été simple pour Thibaut et Maxime Rooryck, les deux fondateurs de Value Feet, une start-up qui fabrique des fers à cheval sur mesure, sous la marque Delysis. Même avec 40 000 euros de capital, “on nous demandait des hypothèques et des garanties”. C’est finalement grâce à l’intermédiaire de Christian Villate, un homme d’affaires bordelais, que les deux frangins peuvent quitter le jardin de leurs parents, à Cestas, en Gironde, où ils ont installé leur mini-usine, pour s’implanter à Canéjan, la ville voisine, dans un local de 1.200 mètres carrés (dont la moitié est consacrée à la production) et où leur boîte emploie aujourd’hui dix salariés. Sans cette rencontre, ils seraient encore à l’étroit dans leur petit box...

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Pas facile d’entreprendre dans l’industrie. Outre les difficultés pour trouver des locaux mêlant bureaux et ateliers, les créateurs de la “hardware tech” (les start-up industrielles) doivent surmonter plusieurs obstacles liés à leur singularité.

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Première difficulté, les besoins de financement. “L’écosystème a été développé avant tout pour les jeunes pousses du numérique. Il devrait davantage s’ouvrir aux projets industriels”, soupire Eléonore Blondeau. La créatrice de Ced’In sait de quoi elle parle. Faute de moyens, la jeune femme a dû, il y a deux ans, revendre sa start-up à une grosse société lilloise. Impossible de dénicher les 5 millions d’euros nécessaires à la production en grande quantité de ses distributeurs de boissons utilisant des verres recyclables. “Pourtant nous avions déjà plusieurs clients et réalisions 500.000 euros de chiffre d’affaires.” Mais les fonds d’investissement restent souvent sourds à l’appel des start-up en phase de démarrage.

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Acheter des machines, fabriquer des moules, payer des prototypes, tout cela coûte très cher. De plus, la durée nécessaire pour concevoir, développer et rentabiliser un produit est très longue. Elle dépasse souvent les dix ans au bout desquels ils promettent à leurs propres financeurs un retour sur investissement. “C’est justement le laps de temps qu’il nous a fallu pour trouver des clients”, se souvient Ludovic Deblois, le fondateur de Sunpartner Technologies, des panneaux photovoltaïques transparents fonctionnant sur des vitres.

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Malgré 73 millions investis au total et 68 personnes embauchées, les financeurs ont fini par jeter l’éponge en 2019 devant un nouveau besoin de trésorerie de 4 millions. “Le chiffre d’affaires n’était pas présent, la rentabilité non plus. Les investisseurs ont des délais qui ne sont pas les nôtres”, constate celui qui a revendu ses brevets au fabricant américain de montres Garmin.

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  • 1.730 : C’est le nombre de start-up industrielles françaises, selon la French Tech. Soit 10,9% des 16.085 boîtes que compte l’écosystème

(source: La Fabrique de l’industrie).

Conséquence: les fonds injectent de préférence leur argent dans des applis ou des plateformes internet. “Ils ne nous aiment pas et préfèrent investir dans le software car la rentabilité est bien plus immédiate”, tranche Maxime Cousin, le cofondateur de O’Sol. Il lui a fallu trois ans pour mettre au point ses batteries portables pour appareils électriques. “Quand on veut effectuer une modification sur un prototype, il n’y a pas un simple bouton à pousser ou quelques lignes de code à réécrire. Il faut en fabriquer un nouveau de A à Z”, raconte celui qui a financé ses démonstrateurs en effectuant des prestations de service.

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Alexandre Labesse, d’Hexadrone, réinvestit, lui, depuis 2017, l’argent de son site de e-commerce et de son bureau d’études dans Tundra, le drone modulable que sa boîte vient de mettre au point. “Nous sommes dans le rouge depuis trois ans mais, avec 1,2 million de chiffre d’affaires réalisé en 2020, les banques nous soutiennent. Aujourd’hui, ce serait difficile de partir de zéro et de trouver des financements”, reconnaît celui qui a déjà “brûlé” 1 million d'euros de cash dans ses appareils volants.

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Autre source de complication pour les start-up du hardware: trouver des partenaires à qui sous-traiter la fabrication de leurs produits. “En France, il n’y a plus beaucoup d’opérateurs. En restant ici, on se ferme des portes et on prend des risques”, prévient Maxime Cousin, chez O’Sol. “Depuis trente ans, en supprimant les usines, nous avons perdu notre culture industrielle. Il n’y a plus personne pour accompagner les boîtes sur la phase de production”, explique Vincent Despatin, l’un des fondateurs de Kickmaker, une agence conseil spécialisée dans cette tâche et qui devrait réaliser 15 millions d’euros de chiffre d’affaires cette année.

L’an dernier, par exemple, elle a aidé Lunii à rapatrier dans l’Hexagone la production de ses boîtes à histoires numériques destinées aux enfants et, jusqu’ici, fabriquées en Chine. Et cela, sans augmenter leur prix de vente (59,90 euros). Un défi qu'a remporté la start-up en diminuant ses marges mais en améliorant l’appareil et son emballage. Au pays du hardware, tout n’est donc pas si noir.

La-pré-industrialisation, une longue traversée du désert

Dans un texte publié sur LinkedIn, Eléonore Blondeau, la présidente du Collectif startups industrielles France, tire la sonnette d’alarme. «La phase de pré-industrialisation pendant laquelle les start-up recherchent de 1 à 5 millions d’euros s’apparente à une longue traversée du désert. Les fonds early stage vous diront qu’ils «suivront» et les fonds de capital développement que «c’est trop petit». Quant aux fonds d’amorçage, [...] ils ne vous financeront pas.» Les jeunes pousses auraient donc le choix entre l’absorption par de grands groupes, la fuite à l’étranger ou… la mort ! “Pourtant, elles sont aussi rentables que les autres mais moins vite”, jure l’ex-Pdg de Ced’in.

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