Entreprise: 2019-2023 : plus de 38 milliards d’euros pour financer les énergies renouvelables - PressFrom - France
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Entreprise2019-2023 : plus de 38 milliards d’euros pour financer les énergies renouvelables

12:50  06 décembre  2018
12:50  06 décembre  2018 Source:   latribune.fr

"Les banques n'ont toujours pas pris le virage de la transition énergétique" (Oxfam France)

Selon une étude l'ONG Oxfam France, BNP Paribas, Crédit Agricole, Société Générale et BPCE ont accordé 70% de leurs financements aux énergies fossiles en 2016-2017 contre 2 euros seulement aux renouvelables. Un constat en décalage avec le discours affiché en faveur de la transition écologique des grands groupes bancaires français. A la veille du Climate Finance Day, qui se tient ce mercredi 28 novembre au Palais Brongniart, l'association Oxfam France publie ce samedi un rapport cinglant sur les pratiques des banques françaises en matière de financements au secteur de l'énergie.

Energies renouvelables .org, l'information sur les energies renouvelables : l'energie renouvelable d'origine solaire, hydraulique, eolienne, geothermie tout sur l'energie Le Journal des Énergies Renouvelables Novembre/Décembre 2017. . Dossier : Biocarburants : une affaire de générations .

12/11/2018 • Energies renouvelables , usine du futur, transition énergétique, augmentation du taux d’équipement de test et de mesure, analyseurs Un petit point sur les grandes tendances à l’horizon 2019 / 2023 . Le projet de loi de finances pour 2019 prévoit l’investissement de 7,3 milliards d ’ euros

Une étude du cabinet Xerfi pointe les besoins en financement colossaux de la transition énergétique. Où 38 milliards d’euros seraient nécessaires pour financer les projets liés aux énergies renouvelables.

La Caisse des Dépôts s'engage sur une sortie du charbon

La Caisse des Dépôts s'engage sur une sortie du charbon L'institution publique n'investira plus dans les entreprises dont l'activité liée au charbon dépasse 10% de leur chiffre d'affaires. La CDC va soutenir les projets ayant un impact positif sur le climat à hauteur de 16 milliards d'euros d'ici 2020 sous forme de prêts et d'investissements, notamment via sa "Banque des territoires". L'appel lancé par Bruno Le Maire lundi aux institutions financières à s'engager de façon plus volontariste dans la sortie des énergies fossiles et en particulier le charbon a été entendu.

Toutes les énergies renouvelables sont indirectement issues de l ’ énergie solaire : le Soleil en effet conditionne le cycle de l’eau et est donc à l’origine de l ’ énergie L’exploitation de la ressource solaire permettra de modifier le mix énergétique du pays en réduisant la part des énergies fossiles.

En retard sur ses objectifs de réduction des émissions de gaz à effets de serre, le gouvernement annonce que « plus de 7,3 milliards d ’ euros » seront consacrés en 2019 au soutien et au développement des énergies renouvelables . Pour accélérer la transition, il prévoit en outre de

La loi de Transition énergétique a fixé pour objectif à la France d'atteindre 32% d'énergies renouvelables dans sa consommation brute en 2030. Pour l'heure, selon les chiffres du ministère de la Transition écologique et solidaire, elles ne pèsent « que » pour 16% de la consommation finale du pays.

La France n'est pas en avance, alors que le cabinet Xerfi vient de publier une étude selon laquelle « les besoins en financement de la transition énergétique sont colossaux ». Dans le monde, ce seraient 2 900 milliards d'euros qui ont déjà été consacrés aux énergies renouvelables (ENR), avec des pays émergents qui totalisent plus de 60% des investissements mondiaux.

Jusqu’à 52 000 « emplois verts » dans les Hauts-de-France en 2050 ?

Jusqu’à 52 000 « emplois verts » dans les Hauts-de-France en 2050 ? L’Ademe s’est basée sur trois scénarios pour estimer le nombre d’emplois créés par la transition énergétique dans les Hauts-de-France d’ici 2050. A cet horizon, les énergies renouvelables pourraient y faire travailler entre 30 000 et 52 000 personnes. La transition énergétique pourrait représenter un sacré levier économique pour la région Hauts-de-France.

les énergies renouvelables : Fournies par le soleil, le vent, la chaleur de la terre, les chutes d’eau, les marées ou encore la croissance des Elles participent à la lutte contre l’effet de serre et les rejets de CO2 dans l’atmosphère, facilitent la gestion raisonnée des ressources locales, génèrent des emplois.

Energy -Observer, premier navire à hydrogène autonome en énergie sans émission de gaz à effet de serre ni La France risque de manquer ses objectifs climatiques d’ici 2023 , selon un document de Selon un rapport de l’Agence internationale de l ’ énergie , la part des énergies renouvelables dans la

Dans l'Hexagone, selon Xerfi, « les investissements ont fondu, passant de 8,6 milliards d'euros en 2011 à 6,5 milliards en 2017 ». La crise est passée par là mais le cabinet se veut rassurant : « les besoins vont croître ces prochaines années. »

Plus de 38 milliards d'euros seraient ainsi nécessaires pour financer la construction de 20 GW de nouvelles capacités de production d'énergies renouvelables entre 2019 et 2023 (source Xerfi Precepta). « Si une partie sera prise en charge par la sphère publique, des contraintes budgétaires toujours plus lourdes dessinent un nouveau modèle de financement de la transition énergétique. C'est celui de la finance verte qui regroupe l'ensemble des opérations financières dont la finalité est de favoriser la transition énergétique », explique le cabinet.

Occitanie : de grandes ambitions sur les énergies vertes

Occitanie : de grandes ambitions sur les énergies vertes Le Forum des énergies renouvelables Energaïa s’ouvre aujourd’hui à Montpellier, jusqu’à demain soir. L’occasion de faire le point avec Agnès Langevine, vice-présidente de la région Occitanie en charge de ces questions, sur les avancées en la matière sur un territoire qui veut atteindre les 100% d’énergies renouvelables en 2050. Après le succès de l'édition 2017 (4 800 participants et 120 entreprises, +26%), le Forum des énergies renouvelables Energaïa se tient cette année dans le plus grand hall du Parc des expositions de Montpellier.

Le projet de loi de finances 2019 a été présenté ce 24 septembre en conseil des ministres. Des allocations moins bien revalorisées. Cependant, ce montant de six milliards d ’ euros d’économie pour les ménages avancé par le gouvernement demeure contesté.

Environ 1 milliard de dollars (880 millions d ’ euros ) attendus de l’Afrique du Sud pour renforcer l’industrie pétrolière du plus jeune Le danois Ørsted compte investir 26 milliards d ’ euros dans les énergies renouvelables d’ici 2025. L’atteinte de ce niveau est attendue en décembre 2023 , après

Auteur de l'étude, Flavien Vottero en dit plus sur l'avenir du financement des ENR en France :

La Tribune de l'énergie : Comment le marché français des énergies renouvelables est-il amené à évoluer ?

Flavien Vottero : Les dépenses dans les énergies renouvelables en France vont progresser graduellement au cours des prochaines années. Alors que l'investissement annuel moyen s'était établi à 6,3 milliards d'euros entre 2012 et 2018, il atteindra 7,5 milliards d'euros sur la période 2018-2023.

La réduction du coût des projets photovoltaïques et éoliens se poursuivra à moyen terme. En conséquence, la forte augmentation des constructions de nouvelles centrales ENR (+3,9 GW en moyenne entre 2008 et 2023 selon le scénario de Xerfi-Precepta) ne nécessitera pas un investissement financier aussi élevé que les années précédentes. A titre d'exemple, les appels d'offres annuels dans le photovoltaïque devraient ainsi plus que doubler d'ici 2023.

Les « green bonds » prêts à rebondir en 2019

Les « green bonds » prêts à rebondir en 2019 Les émissions d’obligations vertes ne devraient pas dépasser 160 milliards de dollars cette année, comme en 2017, dans un contexte de marchés peu porteur. Pourtant de nouveaux émetteurs arrivent et la demande des investisseurs reste forte. Le vert serait-il passé de mode sur les marchés ? Les émissions de « green bonds » ou obligations vertes, la classe d'actifs la plus développée dans le domaine de la finance verte, ont connu un coup d'arrêt cette année. Elles sont en baisse de 23% au troisième trimestre et devraient avoisiner les 160 milliards de dollars, comme l'an dernier.

"La montée en puissance des énergies renouvelables en France est inéluctable", a estimé Emmanuel Macron, dans son discours Dans le détail, les dépenses annuelles vont passer de 5 milliards d ' euros actuellement à 7 ou 8 milliards par an d'ici la fin de la programmation pluriannuelle de

Les énergies renouvelables sont une solution alternative à explorer pour remplacer et/ou compléter les autres énergies traditionnelles pourvoyeuses d' énergie . Celle-ci nous permet également de réduire le coût énergétique de nos dépenses d' énergie . Utiliser l ' énergie renouvelable chez soi.

Ces besoins d'investissement seront facilement alimentés en raison de l'attrait grandissant des épargnants et des investisseurs institutionnels pour la finance verte. Les gérants d'actifs prennent aujourd'hui progressivement conscience que l'intégration des problématiques de développement durable, et plus particulièrement des enjeux climatiques, contribue à une gestion rigoureuse des risques -passifs environnementaux, risques réglementaires, physiques ou technologiques-, mais offre aussi une différenciation commerciale et favorise des stratégies d'investissement saines -avantage au premier entrant et politiques d'investissement axées sur la croissance et l'innovation-.

LTDE : Quels sont les besoins actuels en financement ?

F.V. : Les montages financiers de projets dans les énergies renouvelables ont principalement recours à de la dette bancaire, à des fonds propres ou de la levée de dette obligataire, à des mini-bons issus des plateformes de financement participatif.

Les instruments de financement mobilisés ne sont pas les mêmes selon l'avancement d'un projet de centrale électrique aux énergies renouvelables.

Energie : le charbon se maintient, une mauvaise nouvelle pour le climat

Energie : le charbon se maintient, une mauvaise nouvelle pour le climat Au lendemain d’une COP24 décevante, un rapport de l’Agence internationale de l’énergie montre que, tout comme les émissions de gaz à effet de serre, la consommation de cette source d’énergie, la plus polluante d’entre toutes, est repartie à la hausse en 2017 et probablement en 2018. L’agence prévoit que sa consommation mondiale demeure stable dans les cinq prochaines années, une prévision alarmante au regard des enjeux climatiques. Le parallèle avec les émissions de CO2 est frappant. Comme elles, après deux ans de baisse, la consommation de charbon est repartie à la hausse (+1%) en 2017, et ce devrait également être le cas en 2018.

Énergies renouvelables - Découvrez gratuitement tous les articles, les vidéos et les infographies de la rubrique Énergies Le gouvernement a-t-il retiré 600 millions d ’ euros à la transition énergétique ? Les amendements au projet de loi de finances défendant le retour des fenêtres dans le crédit d’impôt

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Les producteurs d'énergies renouvelables ont profité pendant de nombreuses années dans un système protégé leur garantissant un tarif préférentiel stable tout au long de la durée de vie de leurs infrastructures. Ce mécanisme appelé Feed-In Tariffs plaçait les énergies renouvelables en dehors du marché de l'électricité. Ce contexte réglementaire ultra-favorable a donné naissance à des montages financiers spécifiques reposant sur des financements sans recours. En d'autres termes, les capitaux propres et la dette bancaire injectés dans un projet étaient rémunérés par les cash flow générés -relativement stable et prévisible sur le long terme-. Le taux de rentabilité des investissements avoisinait entre 7% et 9%.

Toutefois, les mécanismes de soutien aux énergies renouvelables sont en cours de révision. Les tarifs d'achat garantis sont progressivement abolis pour les nouveaux projets depuis 2017. Les énergéticiens doivent aujourd'hui en partie composer avec une logique de marché. L'objectif est de rendre les producteurs d'ENR sensibles aux aléas de marché tout en leur garantissant de recouvrer leurs coûts fixes. Plus concrètement, la production d'électricité sera vendue sur le marché de gros et un complément de rémunération ex-post viendra compenser une possible chute des prix.

Brest, championne des énergies marines vertes ?

Brest, championne des énergies marines vertes ? Depuis 2017, le port de Brest accueille un chantier majeur qui vise à transformer les 40 hectares de l’actuel polder en un terminal d’accueil des entreprises du secteur des énergies marines. De quoi faire de la métropole finistérienne un pôle de référence pour cette industrie émergente. Connu pour son activité militaire (l'Arsenal de Brest reste, derrière Toulon, la seconde base navale du pays), le port de Brest brille surtout par la diversification de ses activités. Plaisance, commerce, passagers : tous les métiers de la mer s'y retrouvent, avant un virage entrepris en 2010.

De son côté, le soutien public aux énergies renouvelables augmente. «La France investit 5 milliards d ' euros par an environ en soutien au développement des énergies renouvelables . Ce soutien est nécessaire pour faire décoller les filières. Mais il y a bientôt des projets qui vont pouvoir se lancer

Navigation secondaire de droite. Energie Renouvelable . Réduisez votre facture énergétique ! Comme vous le savez déjà les prix du gaz et de l’électricité augmentent chaque année à un rythme […]

Ce nouveau mécanisme a pour conséquence une augmentation du risque portant sur les projets. Les montages financiers sont donc appelés à évoluer avec des niveaux de fonds propres accrus et une dette bancaire plus chère.

La fin de l'obligation d'achat d'électricité renouvelable, la baisse du rendement des centrales photovoltaïques et éoliennes en raison de l'épuisement du foncier qualitatif, le développement des nouvelles énergies renouvelables -biogaz, hydrolienne marine, etc.- pour lesquelles la maturité technologique n'a pas encore été atteinte sont autant d'arguments en faveur d'une augmentation des risques portant sur les projets ENR dans les prochaines années. Particulièrement averse au risque, les banques réduiront les vannes des crédits bancaires accordés aux énergéticiens. Ils privilégieront les opérations de refinancement ou les projets portés par leurs clients historiques.

« La finance verte est une thématique d'investissement à la mode »

LTDE : Que signifie la notion de risque en matière projets « renouvelables » ?

F.V. : Ce retrait des acteurs du crédit n'entravera pas le financement de la transition énergétique. Les encours des fonds verts devraient croître fortement d'ici 2023. Les attentes des investisseurs et épargnants en matière d'investissements social et responsable seront en effet de plus en plus en fortes. D'autant que ces placements alternatifs assurent des rendements élevés. Néanmoins, deux risques pointent sur le financement des ENR. Le premier serait la constitution d'une « bulle verte », avec l'afflux de fonds toujours plus nombreux finançant des projets plus risqués. Son éclatement entraînerait un assèchement durable des financements, mettant à mal les énergéticiens. Le second est la concurrence de projets dits « verts » mais sans liens avec les énergies renouvelables. Certains fonds se sont spécialisés dans la construction de logements à basse consommation énergétique, le transport durable, la gestion de l'eau et des déchets. Une acceptation trop large des investissements « verts » aurait pour impact une dilution du financement qui se ferait au détriment des énergies renouvelables.

La Chine, plus gros pollueur du monde, accélère sa transition énergétique

La Chine, plus gros pollueur du monde, accélère sa transition énergétique Depuis quelques années, la République populaire met les bouchées doubles pour réduire sa pollution. Outre un développement rapide des énergies renouvelables, elle cherche à moderniser son appareil productif en réduisant sa trop grande dépendance au charbon pour produire son électricité, tout en maintenant sa croissance économique. En Chine, la « guerre contre la pollution » est une réalité. Elle a été officiellement déclarée en 2014 par le Premier ministre, Li Keqiang. Et le président Xi Jinping place la qualité de l'air parmi les premiers critères de la « civilisation écologique » qu'il prône.

des 1 000 milliards d ' euros en France en 2017, année de transition entre le quinquennat de C'est 43,3 milliards de plus que le chiffre atteint en 2016, qui s'élevait à 994,7 milliards , précise le aussi : Loi de finances 2019 : entre hausse et baisse d’impôts, le numéro d'équilibriste du gouvernement.

Il est aussi important pour les nouveaux investisseurs de garder en tête que les projets dans les énergies renouvelables ne sont pas sans risque. De nombreux projets promus lors des appels d'offres publics, notamment dans le domaine de la biomasse, ne se sont pas concrétisés. Il faut dire que les démarches à effectuer jusqu'à la mise en service d'un site de méthanisation sont longues, que ce soit d'un point de vue réglementaire, administratif ou financier. Les projets peuvent aussi se heurter aux réticences des riverains, qui peuvent bloquer voire faire abandonner le projet. Par ailleurs, les nouveaux projets concerneront de plus en plus les nouvelles énergies renouvelables qui se caractérisent par de nombreuses défaillances technologiques et qui sont encore au stade de proof of concept. Les derniers évènements au sein de la filière hydrolienne en sont un parfait exemple.

Alors qu'il avait inauguré la première usine au monde d'assemblage d'hydroliennes un mois auparavant, Naval Group a annoncé subitement mettre fin à ses investissements dans ce segment des énergies marines en juillet 2018. Il avance l'absence de perspectives commerciales et des problèmes techniques liés à la corrosion des équipements pour justifier cette décision.

2019-2023 : plus de 38 milliards d’euros pour financer les énergies renouvelables © Fournis par La Tribune

LTDE : Quelles sont les difficultés rencontrées dans le financement des projets ENR ?

F.V. : La principale difficulté pour les énergéticiens est le financement initial de la R&D. Une très grand frilosité existe dans ce domaine. La majorité du financement des phases initiales provient de subsides publics. Les fonds parapublics ont une stratégie d'investissement plus risquée. Ils sont notamment positionnés sur le financement des nouvelles énergies marines et du biogaz, des technologies qui ne sont pas encore matures. À l'inverse, les fournisseurs de crédits bancaires ont une forte aversion au risque, et focalisent leurs investissements sur l'éolien et le photovoltaïque -des technologies plus matures-.

Par ailleurs, la finance verte est une thématique d'investissement à la mode. Le risque est grand que les acteurs financiers usent de techniques marketing de « greenwashing » pour inciter l'investissement dans des fonds qui ne sont pas toujours en lien avec les enjeux de transition énergétique. Pour assainir les pratiques et encourager l'essor d'un marché de la finance verte vertueux, la Commission européenne a annoncé un paquet législatif dans le cadre du Plan d'action pour le financement de la croissance durable. Il comprend une uniformisation de la classification des actifs verts au niveau européen, la création d'indices de référence « bas carbone », un devoir d'information et de transparence de la part des investisseurs institutionnels. Ces décisions devraient avantager les acteurs les plus vertueux qui ont déjà recours à des labels. À l'inverse, les acteurs opportunistes pourraient se retirer s'il considère la législation trop contraignante. En conséquence, un assèchement des financements pourrait se produire.

LTDE : Le financement participatif en matière d'énergie renouvelables a battu de records en France l'an dernier (plus de 30 millions d'euros levés). Est-ce une solution crédible ?

F.V. : Les fonds levés en financement participatif dans des projets d'énergies renouvelables auront progressé de 50% en 2018, dépassant la barre des 30 millions d'euros. Les Français sont de plus en plus nombreux à investir sur les plateformes de crowdfunding. Ils plébiscitent notamment les énergies vertes pour leur rendement élevé -de 5% à 8% par an- par rapport aux placements traditionnels. Quant aux énergéticiens, ils peuvent bénéficier d'une prime lorsqu'ils recourent au financement participatif. Le photovoltaïque et l'éolien se partagent l'essentiel des sommes investies, presque exclusivement en dette (prêts, obligations, mini-bons).

Des évolutions réglementaires sont à attendre dans les prochains mois. Elles lèveront les derniers freins au développement du crowdfunding dans les ENR. Le plan d'action pour la croissance et la transformation des entreprises (Pacte), en discussion au Parlement au second semestre 2018, prévoit un relèvement des seuils minimums de levée de fonds par projet, de 2,5 à 5 millions d'euros.

Malgré son dynamisme, la part des fonds issus du financement participatif restera marginale dans les montages financiers de projets ENR à moyen terme. Il faut dire que les plateformes de crowdfunding doivent composer avec de nombreux concurrents dans le financement des ENR.

Notre analyse de la capacité d'investissement des principales typologies d'opérateurs au sein du marché du financement des énergies renouvelables met en évidence le poids marginal des plateformes de financement participatif. Lendosphere, leader du crowdfunding vert a ainsi levé près de 25 millions d'euros depuis sa création en 2014. À l'inverse, les fonds et les yield co ont une capacité d'investissement conséquente. Le fonds d'Eiffel Investment Group destiné à la transition écologique a par exemple été abondé à hauteur de 350 millions d'euros.

La Chine, plus gros pollueur du monde, accélère sa transition énergétique.
Depuis quelques années, la République populaire met les bouchées doubles pour réduire sa pollution. Outre un développement rapide des énergies renouvelables, elle cherche à moderniser son appareil productif en réduisant sa trop grande dépendance au charbon pour produire son électricité, tout en maintenant sa croissance économique. En Chine, la « guerre contre la pollution » est une réalité. Elle a été officiellement déclarée en 2014 par le Premier ministre, Li Keqiang. Et le président Xi Jinping place la qualité de l'air parmi les premiers critères de la « civilisation écologique » qu'il prône.

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