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EntrepriseEn France, une transition écologique dans la douleur

07:50  07 décembre  2018
07:50  07 décembre  2018 Source:   latribune.fr

EDF doit réfléchir à une évolution de sa structure, dit de Rugy

EDF doit réfléchir à une évolution de sa structure, dit de Rugy L'État a demandé à EDF de faire des "propositions" sur un éventuellement changement de sa structure, a annoncé ce mardi 27 novembre le ministre de la Transition écologique François de Rugy, alors que l'État envisage un renforcement de sa participation. Une possible évolution de la structure d'EDF, dont l'État est actionnaire à 83,7%, fait l'objet de spéculations depuis des mois.

Le concept de transition écologique , créé par Rob Hopkins, regroupe un ensemble de principes et de pratiques formées à partir des expérimentations et des observations d'individus, de groupes, de villages, villes ou communes

Bienvenue sur le site du ministère de la Transition écologique et solidaire : actualités, presse Découvrez la carte de France interactive pour faire voler votre drone en toute sécurité. Ministre auprès du ministre d'État, ministre de la Transition écologique et solidaire, chargée des Transports.

Le pays hôte de l’accord de Paris, dont le président s’est érigé en héraut du "Make our planet great again", n’a pas de quoi se vanter de ses propres résultats. Moins encore depuis sa reculade sur la fiscalité écologique face aux "gilets jaunes".

C'est donc finalement un moratoire de six mois sur les taxes sur les carburants, les tarifs de l'électricité et du gaz ou encore le rapprochement des fiscalités sur l'essence et le diesel que le Premier ministre a annoncé mardi 4 décembre, dans l'espoir de calmer la colère des "gilets jaunes" [le 5 décembre, François de Rugy a finalement annoncé que la hausse des prix du carburant, prévue le 1er janvier, serait annulée, NDLR]. Certes, ce gouvernement avait entrepris d'accélérer la hausse de la Contribution climat énergie (CCE) intégrée depuis 2014 au calcul de la Taxe intérieure sur la consommation sur les produits énergétiques (TICPE) et dont la trajectoire est prévue dans la loi pour la transition énergétique de 2015. Mais, dans l'ensemble, il ne faisait qu'appliquer cette loi.

EN DIRECT. Emmanuel Macron annonce la fermeture de 14 centrales nucléaires d'ici 2035

EN DIRECT. Emmanuel Macron annonce la fermeture de 14 centrales nucléaires d'ici 2035 Alors que gronde la colère des « gilets jaunes », le chef de l'Etat présente ce mardi sa stratégie pour la transition énergétique. C'était attendu. Le président de la République a dévoilé ce mardi matin, depuis l'Elysée et devant les 80 membres du Conseil national de la transition écologique, la «Programmation pluriannuelle de l'énergie» (PPE). Ce plan, pour une transition écologique "acceptable" selon les mots du président Macron, doit fixer dans la loi la politique énergétique française d'ici à 2028 et dessiner la marche à suivre d'ici à 2035.

La voie résolue de développer l'agriculture industrielle disqualifie t elle la petite paysannerie ? Et si la maxime de la force sociale et de la réussite

Réussir la transition énergétique en France avec le nouveau scénario négaWatt. Disons-le simplement : il n'y a pas d'emplois sur une planète morte ! Et réciproquement, c'est en créant massivement des emplois dans la transition écologique et sociale que nous pourrons « sauver le

Pourtant, dans un contexte de forte tension sociale où domine un sentiment d'injustice fiscale lié à la multiplication de mesures en faveur des plus aisés dès le début du quinquennat, l'annonce de ces hausses a mis le feu aux poudres

Le manque de transparence sur l'utilisation des revenus de cette fiscalité écologique, sous prétexte de non-affectation de l'impôt, et la faiblesse des mesures d'accompagnement annoncées la semaine dernière par le président (élargissement du chèque énergie, superprime de conversion automobile ou encore retour à une forme de TIPP flottante), n'arrangent évidemment rien. D'autres pays ou États, telle la Colombie britannique fréquemment citée en exemple, utilisent les revenus générés par les taxes "vertes" pour aider les ménages à s'adapter. En Suède, où la taxe carbone instaurée en 1991 atteint aujourd'hui 120  euros la tonne, le PIB a augmenté de 75% entre 1991 et  2015, pendant que les émissions chutaient de 15%.

Des centaines de milliers d'emplois « verts » : mythe ou réalité ?

Des centaines de milliers d'emplois « verts » : mythe ou réalité ? Selon le président de l'Ademe, Arnaud Leroy, l'impact de la transition écologique est positif sur l'emploi, avec l'espoir de 900.000 emplois verts supplémentaires en 2050. Les principaux gisements se trouvent dans les énergies renouvelables, la rénovation thermique des bâtiments et la mobilité. Mais il souligne la difficulté de les quantifier avec exactitude. © Fournis par La Tribune La formation d'une main-d'oeuvre qualifiée afin de répondre à la montée du business verts est un des enjeux majeurs des prochaines années.

transition énergétique et écologique Semaine 3 : La trajectoire de la transition énergétique Le consumérisme est une culture du déchet10мин Les ressources naturelles sont des biens communs à gérer dans l 'intérêt général10мин

L'emploi dans la transition écologique . Projet d'avis présenté par M. Bruno Genty et Mme Marie-Béatrice Levaux au nom de la section du travail et de

Ce renoncement français fait désordre en pleine COP24, mais les difficultés françaises à effectuer cette transition dont Emmanuel Macron se fait le chantre sur la scène internationale ne datent pas d'hier, ni des récentes émeutes.

Un débat sur le nucléaire qui masque les vrais sujets

Le pays (aujourd'hui moins de 1% des émissions mondiales), qui visait déjà le Facteur 4 (une diminution de 75% de ses émissions en 2050) promis par Jacques Chirac en 2003, s'est fixé avec Nicolas Hulot un objectif plus ambitieux encore : la neutralité carbone. Mais, alors que la Stratégie nationale bas carbone (SNBC) vise une baisse des émissions de 27% en 2028 (par rapport à 2013), les résultats de 2017 montrent que nous ne sommes pas du tout sur la bonne trajectoire.

En France, une transition écologique dans la douleur © Fournis par La Tribune Face à la colère des "gilets jaunes", le pouvoir a annoncé la suppression de la hausse des taxes sur le carburant, prévue le 1er janvier 2019, et un gel des tarifs de l'électricité et du gaz.

Quand les émissions mondiales ont augmenté de + 0,7% en 2017, c'est 3,2% pour la France, en dépassement de 6,7%.

"Les banques n'ont toujours pas pris le virage de la transition énergétique" (Oxfam France)

Selon une étude l'ONG Oxfam France, BNP Paribas, Crédit Agricole, Société Générale et BPCE ont accordé 70% de leurs financements aux énergies fossiles en 2016-2017 contre 2 euros seulement aux renouvelables. Un constat en décalage avec le discours affiché en faveur de la transition écologique des grands groupes bancaires français. A la veille du Climate Finance Day, qui se tient ce mercredi 28 novembre au Palais Brongniart, l'association Oxfam France publie ce samedi un rapport cinglant sur les pratiques des banques françaises en matière de financements au secteur de l'énergie.

transition énergétique et écologique , le gouvernement a placé « ces nouveaux véhicules » au cœur de la stratégie de décarbonation de la France . Une étude basée sur la comparaison de 8 véhicules électriques, hybrides rechargeables et thermiques et 3 scénarios de transition écologique à l’horizon

Ministère de la Transition écologique et solidaire. En ce qui concerne le RRN concédé, le contrôle des concessions par l’autorité concédante s’exerce dans le respect de la responsabilité de la fonction de maîtrise d’ouvrage assumée par les concessionnaires.

Déjà en mars dernier, un avis du Conseil économique, social et environnemental (Cese) portait un regard sévère sur la transition écologique française. Pour redresser la barre, il prônait notamment d'augmenter de 20 à 35 milliards par an le montant consacré dans le cadre du Grand plan d'investissement, de flécher une partie des revenus de la CCE vers les collectivités pour financer des opérations sur leurs territoires et de mieux anticiper les évolutions de métiers impliquées par la transition.

Sur le front de l'énergie, la consommation française, qui doit baisser de 20% entre 2012 et  2030, a augmenté de 4,2% en 2017. Alors que la production d'électricité (essentiellement d'origine nucléaire et hydraulique) ne pèse presque rien dans ses émissions, le pays s'écharpe depuis des années au sujet de son mix électrique, composé aujourd'hui à 72% de nucléaire, et qui devrait voir cette proportion baisser à 50% (à une échéance aujourd'hui fixée à 2035).

En revanche, ce qui n'est sans doute pas sans lien, les énergies renouvelables accusent un retard de 12,8% sur les engagements pris en 2008 dans le cadre du paquet européen énergie-climat. La nouvelle Programmation pluriannuelle de l'énergie (PPE), qui couvre la période 2019-2023, impose de passer de 17% d'électricité verte aujourd'hui à 40% en 2030. Cela signifie multiplier les capacités éoliennes installées par 3 et celles du solaire photovoltaïque par 5. Sont également prévus 10% de gaz renouvelable, 38% de chaleur renouvelable et 15% de carburants non fossiles. Dans le même temps, 14 réacteurs de 900 MW doivent fermer d'ici 2035.

Loi sur les mobilités : une première réponse à la crise des gilets jaunes

Loi sur les mobilités : une première réponse à la crise des gilets jaunes Lors de la présentation de la loi d'orientation sur les mobilités ce 26 novembre, François de Rugy et Elisabeth Borne sont restés intransigeants sur la hausse des taxes sur les carburants. Mais ils considèrent que cette loi est une "boite à outil" qui permettra à l'avenir d'améliorer les mobilités du quotidien et mettra l'accent sur la voiture partagée. Avant d'être élu président de l'Assemblée nationale et d'être nommé ministre d'Etat chargé de la Transition écologique et solidaire, François de Rugy était écologiste.

Ministère de la Transition écologique et solidaire. Dans la lignée de son engagement international et de sa mobilisation en faveur du développement durable, la France souhaite être exemplaire et s’est engagée sans attendre sur la mise en œuvre nationale des objectifs de développement durable.

En France comme dans les 27 autres pays membres de l’Union européenne, les premiers plans de gestion des eaux, encadrés par le En France comme dans les autres États membres, un système surveillance des eaux est mis en place, qui permet la connaissance de l’état chimique et écologique

Bâtiments et transports accusent les plus gros retards

Mais, sur le front climatique stricto sensu, le problème est ailleurs. Dans les bâtiments, responsables de 25% des émissions françaises, et qui ont raté leurs objectifs de 22,7% en 2017. Depuis le Grenelle de l'environnement (2007), les gouvernements successifs courent après les 500.000 rénovations thermiques annuelles (sur un parc de 27 millions de logements), sans jamais les atteindre ; la France compte 7,5 millions de passoires énergétiques et 12% des ménages souffrent de précarité énergétique.

Mais ce sont les transports (27% des émissions, dont plus de 90% dues au transport routier), en hausse constante et en dépassement de 10,69% sur leur budget carbone de 2017, qui sont le plus en retard.

Au-delà de la fiscalité écologique, dont on ne sait ce qu'elle adviendra à l'expiration des six mois de moratoire, c'est toute la politique française des transports et de l'aménagement du territoire qui est en cause : la préférence donnée depuis vingt ans au TGV au détriment des petites lignes  ; l'exonération de taxes sur les carburants pour les transporteurs routiers, ou sur le kérosène, qui nuisent à la compétitivité du train pour le transport de personnes comme de marchandises ; l'étalement urbain, qui accroît les déplacements quotidiens entre domicile et travail ; la fermeture de services publics (hôpitaux, tribunaux, etc.) qui contraint les citoyens à parcourir en voiture des distances toujours plus longues ; le manque de moyens en faveur des mobilités douces ; l'absence d'incitations pour des solutions telles que le covoiturage ou le télétravail...

Quant au Haut conseil pour le climat, dont la création a été annoncée en parallèle de la PPE et de la Stratégie nationale bas carbone le 27 novembre dernier, ses membres eux-mêmes tirent la sonnette d'alarme pour qu'il ne soit pas juste un énième comité Théodule et citent en exemple le Committee on Climate Change britannique. Mis en place au Royaume-Uni il y a dix ans, ce comité émet des recommandations sur des budgets carbone et publie un rapport annuel d'évaluation directement présenté au Parlement, avec obligation pour le gouvernement de répondre à ses observations et recommandations. Surtout, il prend en compte la dimension sociale... Un exemple à suivre en effet, même si cela paraît déjà un peu tard.

La SNCF se convertit à la transition énergétique et numérique.
La filiale immobilière de l'opérateur ferroviaire, productrice de logements et d'ateliers, a "l'ambition modeste de réinventer la ville de demain". La SNCF ne fait pas que rouler des trains. Elle construit des ateliers de réparation et de maintenance, des brigades - les petits bâtiments le long des voies -, et des logements. Ce qui fait dire à Benoît Quignon, directeur général de SNCF Immobilier, que l'opérateur ferroviaire est "un acteur de la fabrication de la ville de demain". Sa fierté du jour : des usines du futur "éminemment modulables, réversibles et adaptables".

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