Entreprise: « Ralentir la conquête de Boursorama serait une erreur stratégique » selon Société Générale - Exclusive - L'indice de référence de Londres en or est touché par la volatilité après la sortie des banques - PressFrom - France
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Entreprise« Ralentir la conquête de Boursorama serait une erreur stratégique » selon Société Générale

10:40  07 mai  2019
10:40  07 mai  2019 Source:   latribune.fr

Comment la Société Générale renforce son expertise dans la Blockchain

Comment la Société Générale renforce son expertise dans la Blockchain La banque de la Défense a émis sa première obligation, d'un montant de 100 millions d'euros, sur la Blockchain publique Ethereum. Elle mène, en parallèle, d'autres projets reposant sur les technologies de registres distribués. Société Générale continue d'explorer le potentiel de la Blockchain. Cette technologie dite de chaîne de blocs, née avec le bitcoin il y a dix ans, recèle des qualités d'immuabilité, de transparence et d'automaticité pouvant améliorer radicalement certains processus financiers encore longs et coûteux. La banque rouge et noire l'a testée pour optimiser le circuit d'émission obligataire.

BOURSORAMA, société anonyme à conseil d'administration est active depuis 30 ans. Située à BOULOGNE BILLANCOURT (92100), elle est spécialisée dans le secteur d'activité des autres « Ralentir la conquête de Boursorama serait une erreur stratégique » selon Société Générale .

« Ralentir la conquête de Boursorama serait une erreur stratégique » selon Société Générale .

ENTRETIEN. Société Générale dévoile ce mardi ses nouveaux objectifs dans la banque de détail en France lors d’une réunion avec les analystes à Londres. Le directeur général délégué en charge de cette activité, qui regroupe le réseau SG, Crédit du Nord et Boursorama, Philippe Aymerich, nous détaille les ambitions de la banque en ligne leader en France, en perte « mesurée » de 35 millions d’euros, qui vise les 3 millions de clients en 2021. Pénalisée par les taux bas, la banque de détail en France ne retrouvera la croissance que l'an prochain et va poursuivre la transformation de son réseau.

Après avoir rassuré les investisseurs sur sa solvabilité la semaine dernière, le groupe Société Générale dévoile ce mardi 7 mai, lors d'une réunion à Londres, les ajustements de trajectoire de son plan stratégique Transform to Grow à horizon 2020, dans la banque de détail en France et dans la banque de financement et d'investissement (CIB). Pur produit Soc Gen avec plus de 30 ans de maison, Philippe Aymerich a été nommé il y a un an directeur général délégué du groupe, en charge des activités de banque de détail en France, pôle qui regroupe le réseau au logo rouge et noir, Crédit du Nord et Boursorama, qui a généré des revenus de 7,8 milliards d'euros et un bénéfice net de 1,2 milliard en 2018, employant 36.000 personnes avec un total de 2.740 agences.

Bayer bondit au 1er trimestre grâce à Monsanto (et malgré les poursuites liées au glyphosate)

Bayer bondit au 1er trimestre grâce à Monsanto (et malgré les poursuites liées au glyphosate) Malgré la charge judiciaire qui ne cesse d'augmenter pour Monsanto, spécialiste des OGM et des produits chimiques, le laboratoire Bayer, qui l'a racheté en 2016 pour 66 milliards de dollars, affiche une hausse de 45% de son bénéfice d'exploitation (Ebitda). Reste à voir quelle sera l'attitude des actionnaires lors de l'assemblée générale de vendredi prochain face à l'envolée des risques ...Bayer a publié jeudi un bénéfice d'exploitation (Ebitda) trimestriel en hausse de 45% grâce à l'acquisition du fabricant américain de semences Monsanto, mais la charge juridique liée à cette transaction s'est accrue.

Il nous détaille les nouveaux objectifs de cette branche, qui poursuit la transformation de ses réseaux et n'attend le retour de la croissance que l'an prochain, dans un contexte de taux durablement bas. Président du conseil d'administration de Boursorama, iI nous détaille les ambitions du leader de la banque en ligne en France, toujours déficitaire, qui vise désormais plus de 3 millions de clients en 2021.

LA TRIBUNE : Vous annoncez ce mardi l'objectif de plus de 3 millions de clients chez Boursorama en 2021. Comment en conquérir un million de plus en deux ans, sans creuser davantage les pertes ?

PHILIPPE AYMERICH : C'est une nouvelle étape qui s'appuie sur la réussite des trois dernières années. Nous allons atteindre d'ici quelques semaines, probablement en septembre, l'objectif de 2 millions de clients que nous avions fixé pour 2020. Les clients de Boursorama ne sont ni des chasseurs de prime, ni des clients fantômes comme on l'entend parfois au sujet des banques en ligne : ce sont de vrais clients qui montent en puissance. Nos coûts de conquête sont à 90% variables. Hors gestes commerciaux et dépenses marketing, Boursorama est rentable [un calcul théorique fait ressortir un bénéfice d'exploitation de 47 millions d'euros et un bénéfice net de 31 millions pour un produit net bancaire de 220 millions d'euros hors primes d'acquisition notamment, ndlr]. La perte nette est stable et extrêmement mesurée à 35 millions d'euros, sachant que l'on intègre les coûts directement à l'acquisition. Auparavant, dans la banque, quand on ouvrait une agence, qui était un véhicule de conquête de clients, on amortissait les coûts, les travaux, l'immobilier, sur plusieurs années.

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Soc Gen encore à la peine en France et sur les marchés La banque de La Défense accuse une baisse de 3,2% de son activité de détail dans l'Hexagone et une chute de 25% de son bénéfice pour le groupe au premier trimestre. Les activités de marché sont en repli de 7%. Revenus et profits en baisse, à peine en ligne avec le consensus des analystes, mais renforcement des fonds propres, un des rares points positifs de la publication des résultats du premier trimestre de Société Générale ce vendredi 3 mai.

La rentabilité de Boursorama n'est donc pas un objectif à court terme, la conquête reste la priorité ?

« Ralentir la conquête de Boursorama serait une erreur stratégique » selon Société Générale © Fournis par La Tribune Philippe Aymerich est directeur général délégué en charge de la banque de détail en France (SG, Crédit du Nord et Boursorama) et des Ressources du groupe (informatique, immobilier, achats) depuis mai 2018.

Ces coûts d'acquisition sont pour nous un investissement. Boursorama est une réussite, un modèle que nous maîtrisons et que nous savons rentable. Nous avons construit le leader de la banque en ligne en France, à la fois en « stock » avec 1,8 million de clients à fin mars 2019, et en conquête, avec 465.000 nouveaux clients ces douze derniers mois. Nous ne ferons pas de pause dans la conquête. Ce serait une erreur stratégique de ralentir à ce moment clef de l'histoire du marché bancaire français, les deux à trois années à venir vont être cruciales.

Lire aussi : Les néobanques ont conquis 4,4 millions de Français mais pas la rentabilité

Axa Banque à vendre en Belgique pour 500 millions d'euros

Axa Banque à vendre en Belgique pour 500 millions d'euros Sixième banque belge, la filiale de l'assureur français emploie 850 personnes et a dégagé un bénéfice net de 66 millions d'euros l'an dernier. Selon la presse belge, Axa aurait mandaté BNP Paribas Fortis pour trouver un repreneur à un prix de 500 à 600 millions d'euros. Thomas Buberl, le patron d'Axa, continue de passer en revue tous les actifs du groupe.

Après être sorti du Royaume-Uni, d'Allemagne et d'Espagne, Boursorama restera-t-il franco-français ?

Nous avons fermé nos implantations à l'étranger. Le modèle de développement par acquisitions ne s'est pas révélé pertinent. Nous pourrions réétudier la question de la présence de Boursorama en Europe.

Pensez-vous couvrir tout le spectre de la clientèle avec vos trois banques ? Vous manque-t-il une offre à la compte Nickel (BNP Paribas) ou une néobanque 100% mobile ?

Nous n'avons pas la volonté de servir l'exhaustivité des Français, mais nous pensons que nous couvrons une très grande majorité des Français avec nos trois banques, qui sont concurrentes mais répondent à des attentes très différentes des Français : Crédit du Nord à celles des clients sensibles à la notion de banque régionale ancrée dans un territoire, Société Générale aux clients plus à l'aise avec une banque universelle, très établie, de plus grande taille, Boursorama aux clients voulant une relation bancaire 100% digitale. Nous n'avons que 1% de clients à la fois à la Société Générale et au Crédit du Nord et 15% de clients Boursorama ayant également un compte chez l'une ou chez l'autre. Il n'y a pas de cannibalisation : ces 15% correspondent à la part de marché urbaine de nos deux banques à réseau. En revanche, ces trois banques partagent beaucoup de choses, notamment en informatique, où elles mutualisent une grande partie des dépenses et développements.

Avec ses startups internes, Soc Gen industrialise la culture de l'innovation... et de l'échec

Avec ses startups internes, Soc Gen industrialise la culture de l'innovation... et de l'échec La banque de La Défense a lancé en 2017 un vaste programme d'intrapreneuriat en 2017 qui a abouti à la création de 60 startups, soutenues par les membres du comité de direction. Aujourd'hui, 36 sont encore en vie. « C'est le plus grand programme d'intrapreneuriat mis en place par les grands groupes, dans son ampleur et dans les moyens d'accompagnement mobilisés », se targue Frédéric Oudéa, le directeur général de Société Générale, en faisant référence à l'Internal startup call (ISC), le programme de startup interne qu'a lancé la banque de La Défense en octobre 2017, dont il présentait le premier bilan ce mardi 14 mai.

Nous considérons que Boursorama est une formidable réponse aux néobanques, avec une expérience client aux mêmes standards et une gamme de produits plus riche (prêt immobilier), tout en restant simple. C'est une banque appréciée de ses clients qui affiche un très bon score de recommandation (Net Promoter Score de 40). Son offre d'entrée de gamme est assez proche de celle de Nickel. Nous avons des réflexions autour du lancement d'une néobanque pour les professionnels, pas forcément sous la marque Boursorama, mais que nous pourrions créer à moindre coût avec la plateforme de la startup Treezor que nous avons rachetée.

Lire aussi : La Société Générale achète la startup de paiement Treezor

Révisez-vous à la baisse vos objectifs dans la banque de détail en France, qui étaient une croissance annuelle moyenne supérieure à 1% entre 2016 et 2020 ?

Compte tenu de l'environnement de taux, que nous projetons extrêmement bas, nous attendons désormais un retour de la croissance des revenus en 2020 [après une baisse de 1,8% en 2018 et une évolution entre 0% et -1% estimée cette année, ndlr]. Nous voyons une normalisation de la marge sur dépôts et une marge sur crédit qui repart à la hausse. Le niveau des commissions se stabilise en 2019, sachant que le plafonnement des tarifs pour la clientèle fragile représente un coût annuel de 60 millions d'euros. En 2020, les revenus seront en progression et les frais généraux commenceront à baisser : nous entrerons dans une phase d'effet de ciseau positif.

Crédit Agricole privilégie la « consolidation des métiers » aux grandes fusions

Crédit Agricole privilégie la « consolidation des métiers » aux grandes fusions En attendant son nouveau plan stratégique présenté le 6 juin prochain, la Banque verte a publié des résultats trimestriels solides, montrant un redressement des activités de marché et une forte dynamique commerciale en banque de détail, notamment chez LCL. Crédit Agricole estime les grandes opérations de rapprochement transfrontalières « incroyablement difficiles et complexes. » « Tout est au vert ! Désolé de ce mauvais jeu de mots » s'est exclamé Philippe Brassac, le directeur général de Crédit Agricole S.A., l'entité cotée en Bourse de la Banque verte, en présentant les résultats du premier trimestre.

Nous croyons en la France. Notre pays reste riche, a une démographie positive, une forte capacité d'épargne, des besoins de financement de retraite et de dépendance, un tissu économique dynamique bien que sous-estimé. Dans notre fonds de commerce, la moitié de nos revenus pour l'ensemble Société Générale, Crédit du Nord et Boursorama, provient de personnes morales, d'entreprises et de professionnels. C'est un segment où le ticket d'entrée est élevé et la capacité à proposer du crédit est essentielle. Ensuite, plus d'un tiers des revenus provient de la banque privée, la clientèle patrimoniale et « bonne gamme », une clientèle fidèle, très exigeante, qui aura de nombreux sujets financiers dans les années à venir. Les 16% restants, qui représentent 1,2 milliard d'euros  sur les 7,8 milliards d'euros de la banque de détail en France, viennent de la clientèle « mass market », dans laquelle se trouvent nos futurs clients patrimoniaux, qu'il faut traiter intelligemment avec un bon étagement des relations. Nous continuons d'être en croissance sur cette clientèle, à nous de bien la servir.

Vous parliez des agences : sont-elles encore un outil de conquête pour la Société Générale qui réduit son parc et dont le nombre de clients ne progresse plus en net ?

Les agences sont toujours des outils de conquête. On ouvre des comptes tous les jours et pour l'essentiel cela se passe dans les agences. Le taux d'attrition est relativement stable, de l'ordre de 4% par an, la tendance est plutôt à la multi-bancarisation. Le projet immobilier reste un moment important de la conquête. La moitié de nos clients Société Générale l'est depuis plus de 15 ans.

Les banques, secteur stratégique pour 8 Français sur 10

Les banques, secteur stratégique pour 8 Français sur 10 Selon une enquête Ifop pour la Fédération bancaire française (FBF), 81% des sondés jugent important d'avoir une industrie bancaire nationale puissante. Près des deux tiers des Français estiment même que les banques se rapprochent d'un "service public". © Fournis par La Tribune Du baume au cœur des banquiers. La Fédération bancaire française (FBF) a commandé à l'Ifop une enquête d'opinion, qui, bien que réalisée fin novembre au début du mouvement des "Gilets Jaunes", marqué par des saccages d'agences, renvoie dans l'ensemble une image positive du secteur auprès des Français.

Il est vrai que nous avons ajusté significativement le maillage de Société Générale et Crédit du Nord, qui sont en profonde restructuration depuis 3 ans. Nous avions annoncé la diminution de 22% du nombre d'agences Société Générale entre 2016 et 2020, de 2.200 à 1.700, et de 9% celui du Crédit du Nord (800 environ). Plus que le nombre total d'agences, la multiplication des formats est le vrai indicateur de transformation. Nous avons des "flagships" qui réunissent toutes les expertises, plutôt en centre-ville, des agences secondaires multi-sites, des agences en étage, des espaces pros, des centres d'affaires, etc.

Vous ne révisez pas votre objectif  de 1.700 agences à la Société Générale : ce chiffre constitue-t-il un plancher, un minimum pour couvrir un pays comme la France ?

Nous précisons que sur les 1.700 agences, environ 1.200 auront un statut d'agences « mères », les autres seront des sites plus légers. Nous avons démontré notre capacité à être agile et modulaire. Nous atteindrons cet objectif de 1.700 en jouant sur les formats. En fonction de l'évolution des territoires et de la concurrence, car seules trois banques ont vraiment réduit leur réseau [Soc Gen, BNP Paribas et LCL, ndlr] nous pouvons continuer les ajustements. Le chiffre de 1.700 ne constitue pas une ligne d'arrivée.

Les agences sont des outils de contact et de conquête, ce sont des commerces, des lieux de rencontre avec les clients et les professionnels : nous proposons d'ailleurs des salles de réunion à nos clients, professionnels ou associations, pour des événements. Nous n'aurons plus de personnels d'accueil, sauf dans les très grandes agences, ni de caisses. Nous avons installé à la place des espaces Libre-Service aux horaires élargis (7h-22h en général), appréciés des clients.

Un débat a émergé sur le risque de désertification bancaire et les fermetures de distributeurs de billets. Faut-il envisager une solution de mutualisation à la néerlandaise ?

Il y a de nombreuses réflexions au sein de la Fédération bancaire française (FBF). Il n'y a pas de tabou. La profession a pris des engagements très clairs : les banques ne veulent pas contribuer à la désertification des territoires. Le sujet est sous contrôle. Chaque cas est traité en lien avec les maires, les acteurs les plus présents sur le territoire [les banques mutualistes, ndlr] jouent un rôle très responsable. Nous voyons tous malgré tout une tendance de fond à la baisse du cash.

Propos recueillis par Delphine Cuny

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Frédéric Oudéa reconduit à la Société Générale pour 4 ans.
Le mandat du directeur général de la banque au carré rouge et noir a été renouvelé par les actionnaires lors de l'assemblée générale mardi. A la tête de la Société Générale depuis l'affaire Kerviel en 2008, Frédéric Oudéa a enchaîné crises et restructurations. Le résultat du vote ne faisait guère de doute. Les actionnaires de Société Générale ont approuvé ce mardi 21 mai le renouvellement du mandat d'administrateur de Frédéric Oudéa, le directeur général du groupe bancaire, à près de 96%, pour quatre ans. Le conseil d'administration s'était engagé en mars à le reconduire au poste de directeur général.

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C'est intéressant!