Entreprise: Renault: Thierry Bolloré sur la sellette, la crise de trop ! - PressFrom - France
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Entreprise Renault: Thierry Bolloré sur la sellette, la crise de trop !

07:30  10 octobre  2019
07:30  10 octobre  2019 Source:   latribune.fr

Renault démet Thierry Bolloré de ses fonctions de directeur général avec effet immédiat

  Renault démet Thierry Bolloré de ses fonctions de directeur général avec effet immédiat Renault a annoncé vendredi que son directeur général Thierry Bolloré était démis de ses fonctions et remplacé immédiatement.Lire aussi : Renault: Thierry Bolloré sur la sellette, la crise de trop !

Thierry Bolloré va-t-il être sacrifié sur l 'autel de l'alliance Renault -Nissan ? Le départ de Thierry Bolloré pourrait être évoqué dès le 18 octobre selon des informations du Remplir cette condition ne devrait pas être trop difficile. En juin, après l’échec du rapprochement En désignant une nouvelle direction, l'allié japonais de Renault souhaite également mettre un terme à sa crise de gouvernance.

Les jours de Thierry Bolloré (ci-dessus, à gauche) au poste de directeur général de Renault sont-ils comptés ? Jean-Dominique Senard (à droite), qui a succédé à Carlos Ghosn à la tête du Bolloré sur la sellette ? Publié le 09 octobre 2019 à 19h21.

  Renault: Thierry Bolloré sur la sellette, la crise de trop ! © Fournis par La Tribune Nouvelle

Un an après la chute de Carlos Ghosn, Renault n'a toujours pas achevé sa transition managériale. D'après des rumeurs de presse, Thierry Bolloré, qui assurait jusqu'ici les fonctions de numéro deux du groupe automobile français, mais qui a surtout permis la poursuite opérationnelle d'une entreprise largement ébranlée par la décapitation de son chef charismatique, pourrait être débarqué très prochainement.

D'après Le Figaro, Jean-Dominique Senard, président de Renault, devrait proposer au conseil d'administration d'engager le processus de recrutement d'un nouveau directeur général.

Le futur patron de Renault ne sera pas forcément français

  Le futur patron de Renault ne sera pas forcément français C'est, du moins, ce qu'a déclaré la secrétaire d'État auprès du ministre de l'Économie et des Finances, Agnès Pannier-Runacher, citant l'exemple d'Air France-KLM, qui a placé à sa tête le canadien Ben Smith.Le constructeur automobile a débarqué vendredi dernier Thierry Bolloré, qui avait succédé à Carlos Ghosn au poste de directeur général, afin de donner un nouveau souffle opérationnel au groupe au losange et à son partenariat avec Nissan, doté lui aussi depuis peu d'une nouvelle direction générale.

Renault : Bolloré sur la sellette ? Cette initiative s'inscrirait dans ce qui ressemble à une volonté de sortir définitivement de l'ère Ghosn en écartant de l'Alliance les proches du dirigeant déchu, qui attend son procès sur l 'archipel nippon suite à plusieurs accusations de malversations financières et fraude

Arrivé chez Renault en 2012, Thierry Bolloré avait été nommé en février 2018 directeur général adjoint du groupe. Ceci avait été considéré comme un adoubement au moment où l'État français, actionnaire influent du constructeur, souhaitait voir Carlos Ghosn préparer sa succession.

Mission: renouveler la gouvernance

Ce matin, interrogé sur ces rumeurs, le ministre de l'Économie a indiqué qu'il n'appartenait pas à l'État "de s'immiscer dans les choix de la gouvernance de Renault". Bruno Le Maire a cependant précisé qu'il faisait confiance à Jean-Dominique Senard pour mener cette réforme à bien.

Mais d'après Le Figaro, l'État pousse depuis longtemps au "renouvellement de la gouvernance" de l'entreprise dont il possède encore 15% du capital. C'était même l'une des deux missions de Jean-Dominique Senard quand il a été nommé à la présidence en janvier dernier, apprend-on par le quotidien.

L'éviction de Thierry Bolloré pourrait signer la fin de la purge menée depuis la chute de Carlos Ghosn en novembre 2018. Elle a été sévèrement menée chez Nissan sous la houlette de Hiroto Saikawa, et s'est achevée cette semaine par la nomination d'une nouvelle direction tricéphale.

Renault : pourquoi l'éviction de Thierry Bolloré ne résout (presque) rien

  Renault : pourquoi l'éviction de Thierry Bolloré ne résout (presque) rien Le départ aussi soudain que brutal du numéro 2 de Renault semble satisfaire à peu près tout le monde : de Nissan à Bercy, en passant par les cadres en interne et les investisseurs sur les marchés. Pour autant, ni Jean-Dominique Senard, ni la nouvelle gouvernance provisoire mise en place, ne semble résoudre la cruciale question de la relance stratégique du constructeur automobile françaisLors d'un conseil d'administration réuni en urgence, Thierry Bolloré a été sèchement démis de ses fonctions de directeur général de Renault "avec effet immédiat". Il est remplacé par Clotilde Delbos, la directrice financière, à titre "intérimaire" et... "avec effet immédiat".

Après la nomination d'une nouvelle direction à Nissan, annoncée ce mardi, c'est la gouvernance de Renault qui pourrait changer. A commencer par le directeur général de la marque au losange, dernier rescapé de l'ère Carlos Ghosn.

Pour les articles homonymes, voir Bolloré (homonymie). Thierry Bolloré , né le 30 mai 1963, est un dirigeant d'entreprise français. Directeur général du Groupe Renault , il est membre du comité exécutif du Groupe Renault et siège au conseil d’administration d’Avtovaz, de la DRAC

Pour beaucoup, Thierry Bolloré passait pour l'un des derniers vestiges de l'ère Ghosn. Venu comme lui (et comme Jean-Dominique Senard) de Michelin, Thierry Bolloré est arrivé chez Renault en 2012. Il a pris en charge la direction de la productivité avant de devenir le dauphin de Ghosn, quelques mois seulement avant que celui-ci ne soit arrêté à Tokyo mi-novembre 2018.

Thierry Bolloré a assuré la continuité opérationnelle de Renault malgré "l'empêchement" de Carlos Ghosn. Ainsi, le constructeur automobile a pu dérouler sans encombre son plan stratégique dont la sortie de deux nouveaux modèles majeurs que sont les Clio et Captur.

Des relations conflictuelles à l'exécutif

Mais il semblerait que ses relations avec Jean-Dominique Senard soient complexes, voire franchement conflictuelles. En outre, Thierry Bolloré s'est également attiré une résistance en interne où il est accusé d'avoir évincé les cadres qui s'opposaient à lui, nous raconte une source anonyme.

Renault relance sa stratégie mobilité à travers une nouvelle filiale

  Renault relance sa stratégie mobilité à travers une nouvelle filiale Le groupe automobile français va réorganiser ses activités mobilités en les regroupant dans une nouvelle filiale intitulée Renault Mobility as an Industry (Renault M.A.I.). Antoine Molinié sera à la manoeuvre de cette nouvelle structure qui se veut plus offensive.L'intitulé M.A.I s'oppose à la dénomination MaaS (mobility as a service), un concept très à la mode et qui définit les agrégateurs surtout spécialisés dans une intermédiation de services de mobilités. Ici, Renault a une autre approche. Le groupe estime avoir déjà un certain nombre d'expertise en matières de mobilités mais veut désormais passer à une phase industrielle. Renault M.A.I.

Ghosn reste PDG du groupe. Mais Thierry Bolloré obtient les pleins pouvoirs. L'après-Carlos Ghosn s'organise. Renault souhaite donc disposer des mêmes éléments que Nissan, et l'a fait savoir lors de son conseil d'administration : "Le Conseil a par ailleurs décidé de demander à Nissan, sur le

Bolloré Transport & Logistics. L’un des premiers groupes mondiaux de l’organisation du transport. La stabilité de son actionnariat lui permet de mener une politique d’investissement à long terme. Grâce à sa stratégie de diversification basée sur l ’innovation et sur le développement à l’international, il

Enfin, Thierry Bolloré passe surtout pour celui qui a porté le projet avorté de fusion avec Fiat Chryler Automobiles (FCA). Un projet très critiqué notamment par les termes d'un deal très déséquilibré. "Ce deal était une façon de sauver sa tête", nous lâche une source proche du dossier.

Sauf que le projet présenté fin mai ne s'est pas fait, même s'il a été défendu par Jean-Dominique Senard lui-même, et que l'État n'y a fait obstacle que parce qu'il menaçait l'Alliance avec Nissan. Cet échec a néanmoins discrédité le management de Renault dont les actions pour relancer l'Alliance ou fomenter un "plan B" ont, jusqu'ici, tous abouti à un échec.

Tout l'été, des rumeurs ont continué sur d'éventuelles discussions. Mi-septembre, Jean-Dominique Senard a tranché devant la commission des finances du Sénat, affirmant: "Le projet de fusion avec Fiat est enterré". Un mauvais présage pour Thierry Bolloré?

Mauvais timing

Avec le départ de Thierry Bolloré, c'est toute la stratégie industrielle et commerciale du groupe qui perd la dernière brique d'un leadership stratégique et sa cohérence opérationnelle. Or, compte tenu du contexte extrêmement tendu de l'industrie automobile, une vacance managériale et la perte d'une vision stratégique n'est absolument pas une option. Sans parler de la pérennité de Jean-Dominique Senard qui a failli démissionner en juin, lors du lâchage de l'État sur le projet de fusion avec FCA. L'ancien patron de Michelin s'est également pris les pieds dans le tapis dans ses négociations pour relancer les discussions avec Nissan. Il a tenté de passer en force en brandissant le rapport de force que lui confère la participation de 44% dans le capital du japonais.

Ainsi, un an après la chute de Carlos Ghosn, le groupe Renault pourrait se retrouver devant le pire des scénarios: se retrouver sans patron, sans alliés, sans projet... A la veille du Brexit, des nouveaux objectifs de CO2, de la nécessité de se relancer en Chine, ou plus largement à l'international, c'est toute une entreprise qui risque de se retrouver en situation de très grave fragilité... Et à la merci de n'importe quel prédateur...

Comment la voiture électrique va remodeler le marché de l'électricité .
D'après une étude d'Accenture, la voiture électrique va créer un écosystème de marchés qui sera structuré autour des producteurs d'électricités, mais sera ouvert à de nouveaux acteurs très divers. Le cabinet d'audit estime à 200 milliards d'euros le potentiel de ce marché sur le seul marché français d'ici 2040.D'après cette étude, le parc automobile français devrait compter un million de voitures électrifiées (100% électrique et hybride) à l'horizon 2025. Il faudra néanmoins attendre 2040 pour que celles-ci dépassent les voitures conventionnelles, en ventes annuelles.

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usr: 3
C'est intéressant!