•   
  •   

Entreprise Le sacré loupé de l'Assurance maladie qui lui a fait perdre 116 millions d'euros

21:40  31 janvier  2020
21:40  31 janvier  2020 Source:   capital.fr

Les banques attaquent les 55 milliards de l'assurance dommages

  Les banques attaquent les 55 milliards de l'assurance dommages Les banques continuent leur expansion dans l'assurance dommages, un marché estimé à 55 milliards d'euros, taillant des croupières aux assureurs qui peinent à répondre efficacement à cette concurrence.A l'image du batracien qui "voit l'eau chauffer, commence à trouver qu'il fait chaud, mais ne réagit pas", les assureurs auraient du mal à répondre efficacement à l'avancée des bancassureurs dans l'assurance dommages, qui couvre les sinistres aux biens et de responsabilité civile.

Le sacré loupé de l'Assurance maladie qui lui a fait perdre 116 millions d'euros © PeopleImages / Getty Images Le sacré loupé de l'Assurance maladie qui lui a fait perdre 116 millions d'euros

La Caisse nationale d'assurance maladie a tardé à lancer une procédure contre le laboratoire Sanofi, dans une affaire vieille de plus de 10 ans.

L'Assurance maladie est passée à côté d'un joli pactole. Un litige qui l'opposait au géant du secteur pharmaceutique Sanofi aurait pu lui permettre de récolter pas moins de 115,9 millions d'euros. Mais sans vraiment l'expliquer, la Caisse nationale d'assurance maladie des travailleurs salariés (CNAMTS) a perdu son droit sur cette très jolie somme, rapportent Les Echos vendredi. Tout commence en 2009, alors que Sanofi commercialise déjà, depuis plus de dix ans, un traitement bien connu des patients atteints de maladies cardiovasculaires, le Plavix.

Paris : Un hôtel particulier en ruines vendu 35 millions d'euros

  Paris : Un hôtel particulier en ruines vendu 35 millions d'euros Le bien était mis à prix à 6 millions d'eurosIl n’aura fallu que 20 minutes pour multiplier par près de six le prix de vente. Une propriété en ruine située en plein 7e arrondissement était mise aux enchères ce jeudi à 14h au tribunal de grande instance de Paris à 6 millions d’euros. Elle a trouvé preneur pour 35,1 millions d’euros, indique un communiqué de l’agence Féau immobilier.

>> À lire aussi - L'Assurance maladie attaque un site qui propose d’obtenir un arrêt maladie sans se déplacer

Comme le souligne le titre économique, ce médicament est alors le quatrième le plus vendu au monde, sauf que son principe actif, le Clopidogrel, vient de se voir retirer sa protection réglementaire. Conséquence : des médicaments génériques du Plavix sont désormais commercialisés par plusieurs laboratoires. Sanofi lui-même décide alors de commercialiser son générique, tout en encourageant les professionnels du secteur médical à toujours accorder leurs préférences à ses médicaments.

Crédit immobilier : si votre dossier est ric-rac, négociez l’assurance

  Crédit immobilier : si votre dossier est ric-rac, négociez l’assurance Alors que les banques ont durci leurs conditions de crédit et que les taux pratiqués sont très faibles, les emprunteurs à la limite du financement ont tout intérêt à négocier le taux de leur assurance avec les établissements dès la signature du contrat. Après des années de baisse de taux, la fin de l’euphorie est actée. D’une part car les banques ont durci leurs conditions d’emprunt depuis la fin 2019, choisissant ainsi d’appliquer les recommandations du Haut conseil de stabilité financière, une institution émanant de la Banque de France et présidée par le ministre de l’Economie, Bruno Le Maire.

Sanofi condamné à une amende de 41 millions d'euros

Les pratiques du laboratoire ne plaisent toutefois pas à l'Autorité de la concurrence qui, en 2013, condamne le groupe pharmaceutique à régler une amende de près de 41 millions d'euros pour "abus de position dominante". Certains concurrents de Sanofi ont alors voulu obtenir un remboursement au titre du préjudice subi. Le titre économique avance que des acteurs comme Sandoz, Salutas, Lek ou encore Teva ont réclamé à Sanofi des sommes allant de deux à 30 millions d'euros. Or, si certains ont au final conclu des accords avec le laboratoire, la CNAMTS n'a rien négocié bien qu'elle ait été en charge du remboursement du Plavix aux patients. Elle a donc traîné le laboratoire en justice et a réclamé 115,9 millions d'euros. Sauf que son action n'a été déposée qu'en 2017, soit huit ans après le début de l'affaire.

>> À lire aussi - La pharmacienne avait escroqué l'Assurance maladie de 740.000 euros

BNP Paribas signe une bonne année 2019 mais appréhende les taux bas en 2020

  BNP Paribas signe une bonne année 2019 mais appréhende les taux bas en 2020 La première banque française enregistre un bénéfice de 8,17 milliards d'euros en 2019, en hausse de 8,6%. Il surpasse les attentes des analystes qui tablaient sur un résultat bien inférieur, à 7,8 milliards d'euros en moyenne. Pour autant, la banque dit s'attendre en 2020 à une "baisse modérée" des revenus de sa banque de détail en zone euro, sous l'effet de taux bas persistants. Pour contrebalancer en partie le phénomène, elle compte sur une hausse de son activité et une forte progression de métiers spécialisés, très rémunérateurs, comme la location longue durée de véhicules (Arval), d'équipements (Leasing solutions) ou encore sa banque de déta

Un délai qui a donc conduit le tribunal de commerce de Paris à juger, en octobre dernier, que le délai de prescription, porté à cinq ans, était au final dépassé. Selon la justice, la caisse était au courant des pratiques de Sanofi depuis au moins 2011, date à laquelle elle avait témoigné de ces pratiques auprès de l'Autorité de la concurrence, relèvent Les Echos. Auprès de ces derniers, ni Sanofi, ni la CNAM n'ont souhaité offrir de commentaire. Un expert du dossier juge toutefois qu'avec la décision du tribunal, "c'est clairement l'inertie de la CNAM qui a été sanctionnée".

La CNAM dit qu'elle ne pouvait pas agir avant que les pratiques du laboratoire ne soient reconnues comme anticoncurrentielles

De son côté, la CNAM a assuré à Capital qu'elle estimait "que le délai (délai de prescription) de cinq ans pour agir en responsabilité civile, qui ne court qu’à compter de la date à laquelle la victime a eu connaissance des éléments de la responsabilité civile lui permettant d’agir, a été respecté". Selon elle, "l’Assurance Maladie ne pouvait pas agir à l’encontre de Sanofi avant que les pratiques du laboratoire ne soient reconnues comme anticoncurrentielles par l’Autorité de la concurrence".

La communication de la Caisse nationale de l'Assurance maladie assure se fonder à ce titre sur la position "de la Cour d’Appel de Paris qui a elle-même rappelé à plusieurs reprises et récemment, le 6 mars 2019, que la seule connaissance d’une pratique qui serait 'susceptible' d’enfreindre le droit de la concurrence n’est pas suffisante pour permettre à la victime d’agir utilement et donc pour faire courir le délai de prescription de son action".

Crédit immobilier: Meilleurtaux se démultiplie .
Croissance externe, nouveaux métiers : l’Amazon français du crédit immobilier a trouvé les outils pour s’imposer. Il vaudrait plus d’1 milliard d’euros. Plus de 10 milliards d’euros de crédit immobilier distribués : record battu pour les 20 ans de Meilleurtaux. Le groupe surfe sur l’engouement des Français pour la pierre : plus d’1 million de transactions signées l’année dernière, financées à 90 % à crédit. Le crédit, c’est la spécialité de ce courtier : aider les particuliers à trouver la banque qui financera leur acquisition.

—   Partager dans le Soc. Réseaux
usr: 1
C'est intéressant!