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Entreprise Montée au capital d'Air France-KLM : l'Etat français ne fera rien dans le dos de l'Etat néerlandais

12:15  19 mars  2020
12:15  19 mars  2020 Source:   latribune.fr

ADP voit sa privatisation s'éloigner à cause du coronavirus

  ADP voit sa privatisation s'éloigner à cause du coronavirus Les conditions de marché ne sont pas du tout favorables à une quelconque opération de privatisation, en particulier pour ADP, a indiqué Sibeth Ndiaye, porte-parole du gouvernement français. La perspective d'une privatisation d'ADP est repoussée, du fait des turbulences provoquées par la propagation du coronavirus. "L’instabilité actuelle des marchés montre que les conditions de marché ne sont pas du tout favorables à une quelconque opération de privatisation et en particulier en ce qui concerne ADP", a déclaré Sibeth Ndiaye, la porte-parole du gouvernement français, selon les propos rapportés par Reuters.

Il recommande toutefois que l ' Etat français ait «la sagesse de se mettre totalement en retrait sur les questions de nomination des dirigeants». Il concède d’ailleurs que les rumeurs, au début de l ’année, du limogeage de Pieter Elbers, président de KLM très populaire auprès de ses salariés mais réputé

Sans prévenir personne, ni l ’ Etat français ni le conseil d’administration de l ’entreprise, le gouvernement néerlandais a acheté 14 % du Comme si l ’ Etat allemand décidait d’entrer au capital de PSA pour protéger les intérêts d’Opel. Quinze ans après le mariage annoncé en fanfare des deux

  Montée au capital d'Air France-KLM : l'Etat français ne fera rien dans le dos de l'Etat néerlandais © Fournis par La Tribune

L'éventuelle montée au capital de l'Etat français dans Air France-KLM, au-delà donc des 14,3% qu'il détient déjà, voire une nationalisation comme plusieurs membres du gouvernement français l'ont évoquée, ne se fera pas dans le dos de l'Etat néerlandais, contrairement à ce La Haye avait fait l'an dernier quand il avait raflé en catimini 14% du capital  groupe aérien pour "avoir son mot à dire" sur la politique d'Air France-KLM.

Le ministre français des Finances, Bruno Le Maire, a assuré en effet qu'il ne prendrait "aucune décision sans concertation étroite" avec les Pays-Bas sur le groupe Air France-KLM, dont l'activité est frappée de plein fouet par la crise du coronavirus.

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C'était il y a un an. Le 26 février 2019, l ' État néerlandais annonçait avec fracas avoir raflé dans le plus grand secret 12,68% du capital d ' Air France - KLM sur le marché pour peser sur les décisions du groupe aérien français .

PARIS (Reuters) - Une montée de l ' Etat français au capital d ' Air France - KLM "n'est pas d'actualité aujourd'hui", a déclaré samedi une source au ministère français des Finances après la publication d'un article des Echos faisant état d'une réflexion autour d'un possible renflouement.

"S'agissant du cas spécifique d'Air France-KLM (...), il va de soi que nous ne prendrons aucune décision (...) sans une concertation étroite avec notre partenaire hollandais", a affirmé Bruno Le Maire, interrogé sur une éventuelle nationalisation.

Plusieurs options présentées bientôt

Air France-KLM valant moins de deux milliards d'euros en Bourse, l'Etat français veut protéger les entreprises qui pourraient faire l'objet d'un raid sur leur capital.

Ce jeudi, Bruno Le Maire a réaffirmé jeudi la volonté du gouvernement de faire le nécessaire, y compris par le biais d'éventuelles nationalisations, pour soutenir les grandes entreprises françaises susceptibles d'être menacées en raison des turbulences sur les marchés financiers liées à la pandémie de nouveau coronavirus.

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Lancées en mars après l'entrée brutale de l ' État néerlandais dans le capital d ' Air France - KLM au niveau de la participation de l ' État français (14%), les négociations entre la France et les Pays-Bas pour définir une nouvelle organisation du groupe qui fasse consensus n'avancent pas.

L ’ Etat néerlandais a, mercredi 27 février, porté sa participation dans Air France - KLM à 14 %, suscitant la colère des autorités françaises et des dirigeants de la compagnie. De plus, dans les faits , c’est KLM qui a le plus bénéficié de son alliance avec Air France .

"Nous avons plusieurs options sur la table pour toutes les grandes entreprises industrielles qui pourraient être menacées sur le marché, ça peut être des montées au capital (...) ça peut être des nationalisations", a rappelé le ministre de l'Economie sur France inter.

"Nous avons toutes les options sur la table, nous avons tout examiné, je les présenterai au président de la République très prochainement", a-t-il ajouté.

Une nationalisation d'Air France-KLM semble compliquée. Elle supposerait en effet que l'Etat néerlandais, mais aussi Delta et China Eastern (8,7% du capital chacun) fassent une croix sur leur participation, ou que l'Etat français passe en force.

Au-delà d'Air France-KLM, le groupe Renault est également sur la liste des entreprises à protéger.

Lire aussi : Renault: faut-il nationaliser l'ex-Régie ?

Verser ou non des dividendes ? Les banques françaises sur la réserve .
En pleine crise sanitaire, la BCE a demandé aux grandes banques de la zone euro de suspendre le versement de leurs dividendes pour réorienter plus de capital vers les entreprises en difficulté. En Allemagne, aux Pays-Bas, en Espagne ou encore en Italie, les établissements ont déjà pris des engagements. Les banques tricolores, qui ont engrangé de juteux bénéfices en 2019, font elles exception et restent très timides sur la question.Le pavé a été jeté dans la mare dès vendredi par le superviseur européen qui a appelé les grandes banques de la zone euro à ne pas rémunérer leurs actionnaires pour les années 2019 et 2020, et ce "au moins jusqu'au 1er octobre 2020".

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C'est intéressant!