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Entreprise Boeing bientôt nationalisé par Donald Trump ?

19:55  20 mars  2020
19:55  20 mars  2020 Source:   capital.fr

Airbus paré au décollage, malgré le coronavirus ? : le conseil Bourse du jour

  Airbus paré au décollage, malgré le coronavirus ? : le conseil Bourse du jour UBS recommande d’acheter l’action Airbus, en dépit de l’impact du coronavirus sur les clients de l’avionneur, qui incite la banque suisse à abaisser son objectif de cours. Du point de vue de l’analyse graphique, l’action pourrait prochainement tenter un rebond technique. UBS reste positif sur l’action Airbus (code ISIN NL0000235190 - code mnémonique AIR). Même si le géant bancaire helvétique a dernièrement abaissé de 153 à 140 euros son objectif de cours sur la valeur, ce qui laisse entrevoir un potentiel d’appréciation théorique de 55%, à l’heure où nous écrivons ces lignes.

Boeing bientôt nationalisé par Donald Trump ? © Anna Zvereva/Flickr Boeing bientôt nationalisé par Donald Trump ?

Frappé de plein fouet par la pandémie de coronavirus, Boeing, devenu un géant aux pieds d'argile, pourrait être nationalisé...

Boeing, touché de plein fouet par l'impact dévastateur de l'épidémie de coronavirus sur ses clients (les compagnies aériennes) et le scandale du 737MAX, est fragilisé... Douze ans après le sauvetage de General Motors et Chrysler pour éviter la mort de l'automobile américaine, les Etats-Unis s'interrogent sur la meilleure façon d'aider l'avionneur, exposé à une offre publique d'achat (OPA). Le constructeur aéronautique, qui fabrique l'avion présidentiel Air Force One, demande au moins 60 milliards de dollars d'aides publiques pour lui-même et sa chaîne de fournisseurs.

Coronavirus: Air France-KLM dans la tourmente américaine

  Coronavirus: Air France-KLM dans la tourmente américaine Très exposé aux Etats-Unis, le groupe Air France-KLM est particulièrement impacté par la décision de Donald Trump de fermer les frontières aux 26 pays européens de l'espace Schengen.Plusieurs raisons à cela : d’abord l’axe transatlantique est le plus important de l’activité long-courrier de la compagnie. Air France seule dessert 11 villes américaines et assure 121 vols hebdomadaires. "La zone USA représente 15% de notre chiffre d’affaires pour l’activité passager", précise la compagnie. Et une rentabilité estimée par les analystes du secteur proche de 20%. Selon eux, le groupe pourrait perdre près de 10 millions d’euros de chiffre d’affaires par jour.

"Boeing est au bord du précipice", estime le milliardaire américain Bill Ackman, une des voix les plus influentes de la finance américaine. "Boeing ne pourra survivre sans un renflouement du gouvernement fédéral", a-t-il lancé mercredi sur la chaîne CNBC. L'avionneur est à un moment charnière de son histoire, confronté à deux crises. Il est englué dans les déboires du 737 MAX, cloué au sol depuis plus d'un an après deux accidents rapprochés ayant fait 346 morts. La facture a déjà dépassé les 18 milliards de dollars et devrait encore grimper.

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La pandémie de coronavirus a ouvert un autre front : les compagnies aériennes, qui ont dû interrompre les vols transatlantiques, ont suspendu toute livraison d'avions. Boeing, qui n'a toujours pas suspendu la production dans ses usines, n'enregistre plus vraiment de revenus. L'action est en chute libre, de sorte que la capitalisation boursière a fondu à 54 milliards de dollars vendredi. "Nous devons protéger Boeing (...) Nous devons absolument aider Boeing", a déclaré mardi le président Donald Trump.

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  Mobilisation générale dans les labos pour trouver le « Covid-killer » Depuis les premières contaminations, les laboratoires pharmaceutiques du monde entier sont en effervescence. Un médicament en développement ou déjà sur le marché serait-il capable de guérir les malades ? Quand peut-on espérer disposer d'un vaccin ? Une bataille sanitaire et économique majeure, seul espoir d'éradiquer vraiment la contagion du Covid-19.À la recherche d'un "Covid killer" qui s'ignore

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Si, sur le principe, la Maison Blanche et le Congrès s'accordent sur la nécessité d'aider Boeing avec l'argent des contribuables, les discussions achoppent sur la forme que prendrait un tel sauvetage, car élus et experts estiment que ce sont les choix du groupe qui l'ont plongé dans le désastre. Les divergences expliquent l'absence de l'aéronautique du paquet d'aides d'environ 1.000 milliards de dollars pour sauver l'économie américaine annoncé jeudi par les républicains du Sénat. Plusieurs options sont sur la table, a indiqué Boeing, jeudi, dans un document au gendarme de la Bourse, la SEC. Sollicité par l'AFP, l'avionneur, qui produit des avions civils et militaires, des satellites et des missiles, n'a pas élaboré.

Une des hypothèses les plus discutées est une prise de participation au capital de Boeing du gouvernement fédéral. "Les contribuables devraient avoir une part dans une entreprise en échange de leur assistance, de sorte que le grand public bénéficie de son investissement une fois que l'entreprise redeviendra stable", défend le parlementaire démocrate Earl Blumenauer. Ce qui passe, selon Michel Merluzeau, expert chez Air insight Research, par un dépôt de bilan via le chapitre 11, la loi sur les faillites permettant à une société de se restructurer à l'abri de ses créanciers et de faire émerger une "nouvelle" entreprise.

Ces multinationales qui ont racheté leurs actions...et quémandent l'aide de l'Etat américain

  Ces multinationales qui ont racheté leurs actions...et quémandent l'aide de l'Etat américain En pleine crise du Covid-19, de nombreuses entreprises en difficultés réclament aujourd'hui l'aide du gouvernement (et donc l'argent du contribuable) pour être sauvée. Pourtant, ces dernières années, celles-ci ont dépensé des dizaines de milliards de dollars pour racheter leurs propres actions. De quoi susciter un tollé outre-Atlantique.Aux États-Unis, les compagnies aériennes ne sont pas les seules sociétés à avoir mené de vastes programmes de rachat d'actions. Depuis 2017, ces derniers ont représenté plus de 2.000 milliards de dollars (1.860 milliards d'euros), soit environ 10% du PIB américain.

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Ce scénario ressemble au schéma de sauvetage de GM et Chrysler lors de la crise financière. Outre les 17,4 milliards décaissés le 19 décembre 2008 par l'administration Bush, via l'impopulaire plan de sauvetage de la finance, connu sous l'acronyme barbare de TARP ("Troubled Assets Relief Program"), son successeur Barack Obama avait ensuite mis en place un mécanisme spécifique pour aider l'automobile américaine. Au total, le gouvernement fédéral a injecté 81 milliards de dollars en prêts et achats de titres pour sauver Chrysler et GM.

Ce dernier, qui a fait faillite en juin 2009, avait reçu au total 50 milliards et le gouvernement fédéral était devenu le principal actionnaire du "nouveau GM" avec 61% du capital. Cette nationalisation qui ne dit pas son nom a coûté 11,2 milliards de dollars aux contribuables, mais a permis de sauver 1,5 million d'emplois américains, selon le Center for Automotive Research. L'Etat fédéral a par la suite vendu Chrysler à Fiat et s'est désengagé de GM en décembre 2013.

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"Boeing est le deuxième fournisseur du pays en matière de défense. Quel va être l'impact d'une prise de participation sur les appels d'offre du Pentagone", s'inquiète Scott Hamilton, expert chez Leeham. "Une prise de participation n'est pas sensée", renchérit Richard Aboulafia, chez Teal Group, ajoutant que "contrairement à Chrysler et GM, il n'y a pas de problèmes structurels" chez Boeing. "Des prêts ou des prêts garantis sont probablement la meilleure solution", préconise-t-il.

Le gouvernement fédéral peut aussi conditionner son aide à la scission de l'entreprise en deux entités distinctes, avec d'un côté l'aviation civile et de l'autre les activités militaires, font valoir les experts. Une solution tierce est aussi plausible, spéculent les marchés: une OPA d'un concurrent, comme Northrop Grumman et Lockheed Martin. Contactés par l'AFP, Lockheed Martin n'a pas donné suite, tandis que Northrop n'a pas commenté.

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  Boeing bientôt nationalisé par Donald Trump ? © Fournis par Capital Getty Images

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C'est intéressant!