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Entreprise Faut-il généraliser la chloroquine sans attendre ?

22:05  23 mars  2020
22:05  23 mars  2020 Source:   capital.fr

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Faut-il généraliser la chloroquine sans attendre ? © Moura/ANDBZ/ABACA Faut-il généraliser la chloroquine sans attendre ?

Les résultats encourageants de l’essai clinique du Professeur Didier Raoult ont poussé le ministère de la Santé à lancer une expérimentation de la chloroquine à plus grande échelle. Mais les résultats ne sont pas attendus avant au moins quinze jours, et l’épidémie de coronavirus progresse.

Foncer ou attendre ? À l’Institut-hospitalo-universitaire (IHU) de Marseille, le test clinique à base de chloroquine — un antipaludéen de synthèse, commercialisé sous le nom de Nivaquine ou Plaquenil — que le professeur Didier Raoult a réalisé sur 24 patients positifs au coronavirus a donné des résultats encourageants. Au point qu’avec lui, une partie de la communauté scientifique réclame que la molécule soit immédiatement prescrite. Et particulièrement dans les hôpitaux, qui accueillent les patients touchés par une forme grave du virus.

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Séduisante sur le papier, l’hypothèse d’une généralisation immédiate de la prescription de chloroquine aux personnes infectées a été fermement repoussée par le ministre de la Santé, Olivier Véran. Ce dernier a rappelé que “jamais aucun pays au monde n'a accordé une autorisation de traitement sur la base d'une étude comme celle-ci”. Il faut dire que l’étude du professeur Raoult repose sur un échantillon limité, dont la composition — faible nombre de patients, absence de groupe placebo — ne répond pas aux critères habituels de l’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ASMN), habilitée à délivrer les autorisations de mise sur le marché (AMM) et les indications de prescriptions qui les accompagnent.

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Malgré sa prudence, le successeur d’Agnès Buzyn ne nie pas le caractère prometteur de l’étude menée à l’IHU de Marseille. Olivier Véran a même demandé à ce qu’elle “puisse être reproduite […] dans d'autres centres hospitaliers, par d'autres équipes indépendantes”. Le début d’un essai clinique à grande échelle, qui pourrait aboutir à l’autorisation de la chloroquine dans le traitement du coronavirus. Le problème, c’est qu’il faudra patienter une quinzaine de jours pour en connaître les résultats. Sans autre traitement connu, le virus pourrait, d’ici là, provoquer des dégâts humains considérables.

Un médicament ancien et connu

“Quinze jours d’attente, c’est trop long pour la situation d’urgence que nous vivons”, estime François Bricaire, ancien chef du service des maladies infectieuses et tropicales à la Pitié-Salpêtrière. Membre de l’Académie nationale de médecine, il souhaite que les autorités sanitaires autorisent “le plus rapidement possible” la prescription de la chloroquine dans le traitement du coronavirus. “Pour deux raisons, détaille-t-il : d’abord, c’est un médicament ancien dont les avantages et les inconvénients sont connus. Deuxièmement, aucune alternative de traitement du coronavirus n’a été identifiée”. Selon l’infectiologue, qui a traité de nombreux patients atteints de paludisme avec cette molécule, “on ne risque pas grand chose, même si ce traitement ne s’avère finalement pas efficace. En revanche, on prendrait un risque beaucoup plus important à attendre sans rien entreprendre, au vu du nombre de malades dans un état grave”.

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Outre le paludisme, la chloroquine est prescrite dans le cadre de certaines maladies inflammatoires, les polyarthrites rhumatoïdes ou encore le lupus (une maladie du système immunitaire). Comme la plupart des médicaments, elle peut entraîner des effets secondaires. Parmi lesquels, des complications cardiologiques chez certains patients atteints d’infections aiguës. “Il faut évidemment respecter quelques précautions d’usage avec ce médicament, notamment la prescription d’un électrocardiogramme”, précise l’infectiologue François Bricaire. Cependant, ce dernier ne voit aucune incompatibilité “entre le fait de la prescrire dès aujourd’hui pour les cas graves de coronavirus [commesouhaite le faire le professeur Raoult] et de poursuivre la mise en oeuvre de tests complémentaires en parallèle, qui seuls permettront d’établir scientifiquement l’efficacité de ce traitement”.

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De son côté, Jean-Paul Ortiz, néphrologue et président de la confédération des syndicats médicaux français (CSMF), se montre beaucoup plus prudent. “L’étude du professeur Raoult est très prometteuse, reconnaît-il. Cependant, elle n’a pas été réalisée dans les normes habituelles des études scientifiques pour que les résultats soient considérés comme valides et indiscutables.” D’où sa réticence à une prescription immédiate et généralisée de la chloroquine dans le traitement du coronavirus.

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“Comme beaucoup de médecins, je suis très impatient de connaître les résultats de l’étude à plus grande échelle, poursuit-il. Mais à ce jour, nous ne disposons pas des recommandations scientifiques nécessaires pour prescrire ce médicament, qui n’est par ailleurs, pas sans risque”. Comme beaucoup de ses confrères, Jean-Paul Ortiz attend donc impatiemment la prise de position des autorités sanitaires sur cette question, qui divise la communauté scientifique.

Mise à jour à 19h45 : Lors d'un point presse, lundi 23 mars, le ministre de la Santé Olivier Véran a déclaré que, conformément aux recommandations du Haut Conseil de la santé publique, l'utilisation de la chloroquine était déconseillée "en l'absence de recommandation, à l'exception de formes graves, hospitalières et sur décision collégiale des médecins et sous surveillance médicale stricte". Le Haut Conseil "exclut toute prescription pour des formes non sévères en l'absence de preuves probantes", a ajouté Olivier Véran. Le ministre de la Santé prendra par ailleurs un arrêté encadrant l'utilisation de ce médicament.

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C'est intéressant!