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Entreprise Chloroquine, l’autre essai clinique qui affaiblit l’espoir d’un traitement miracle

22:05  25 mars  2020
22:05  25 mars  2020 Source:   capital.fr

Chloroquine, remdesivir, Avigan... ces pistes de médicaments qui donnent de l’espoir

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Chloroquine, l’autre essai clinique qui affaiblit l’espoir d’un traitement miracle © Cristiano Minichiello/Photoshot/ABACAPRESS.COM Chloroquine, l’autre essai clinique qui affaiblit l’espoir d’un traitement miracle

Un nouvel essai clinique visant à évaluer l’efficacité de l’hydroxychloroquine dans le traitement du coronavirus a été publié, il y a peu, par des infectiologues de l’hôpital de Shanghai (Chine). Ses résultats sont nettement moins enthousiasmants que ceux des travaux menés par le professeur Didier Raoult à Marseille.

L’effet d’une douche froide. Depuis qu’il a pris connaissance de l’essai clinique publié le 6 mars dernier, dans le journal de l’université de Zhejiang — une province chinoise au sud de Shanghai — l’infectiologue François Bricaire se montre nettement plus réservé sur l’efficacité de l’hydroxychloroquine, antipaludique commercialisé sous le nom de Plaquenil, dans le traitement du coronavirus. “L’enseignement de cet essai thérapeutique, c’est une mauvaise nouvelle : l’hydroxychloroquine pour soigner le Covid-19 ne marche pas”, commente-t-il, un rien désabusé.

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Et pourtant : il y a 48 heures, l’ancien chef du service des maladies infectieuses à l’hôpital Pitié-Salpêtrière jugeait “particulièrement prometteurs” les résultats du test clinique mené par le Professeur Didier Raoult — chef de l’IHU Méditerranée Infection de Marseille — 24 patients atteints de coronavirus. Tout en reconnaissant les insuffisances méthodologiques de cette étude (faible échantillon de patients, absence de groupe placebo), François Bricaire se prononçait “à titre personnel”, pour la généralisation de l’hydroxychloroquine pour traiter le virus. Quitte à prendre à revers le ministère de la Santé et une partie de la communauté scientifique, très prudents sur la question.

Mais les conclusions de l’essai clinique mené auprès de trente malades par des infectiologues de l’hôpital de Shanghai ont considérablement affaibli l’enthousiasme de l’éminent infectiologue. “La méthodologie qui a été utilisée me paraît aboutie, malgré un nombre de patients encore trop faible”, commente-t-il au préalable. Dans le détail, précisons que les médecins chinois ont séparé l’échantillon retenu en deux. Un premier groupe de quinze patients a reçu 400 mg d’hydroxychloroquine par jour pendant cinq jours, plus un médicament placebo. Les sept autres patients, regroupés dans un “groupe témoin”, se sont vus administrer uniquement le placebo. “Au terme du protocole de sept jours, il n’est jamais mis en évidence de différence significative entre les patients traités à l’hydroxychloroquine et ceux qui ont reçu le placebo seul. Et ce, ni pour l’évolution de la charge virale, ni pour celle des symptômes cliniques du coronavirus. Donc, la molécule n’est pas efficace”, analyse François Bricaire.

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Même si la méthodologie scientifique de cette étude semble plus aboutie que celle de l’IHU de Marseille, menée sur un nombre inférieur de patients et sans présence d’un groupe placebo, elle ne disqualifie pas définitivement les travaux du professeur Raoult, et encore moins l’usage même de la chloroquine — ou son dérivé l’hydroxychloroquine — dans le traitement du coronavirus. Pour plusieurs raisons : premièrement, la molécule n’a pas été utilisée seule, mais avec un antibiotique, l'azithromycine, lors de l’essai clinique de l’infectiologue marseillais, qui a revendiqué 75% de malades guéris. Par ailleurs, d’autres études similaires, notamment en Chine, ont débouché sur des résultats beaucoup plus encourageants que ceux obtenus par l’hôpital de Shanghai, alors même que l’échantillon de patients testés était plus important.

Pour savoir, avec davantage de certitudes, si cet antipaludique est vraiment efficace contre le coronavirus, il faudra attendre les conclusions de l’essai clinique européen Discovery. Lancé dimanche 22 mars, ce test à grande échelle doit permettre d’évaluer les effets de plusieurs molécules, dont l’hydroxychloroquine, sur un large spectre de 3.200 patients, issus de sept pays d’Europe. 800 français atteints de formes sévères de la maladie, vont y prendre part.

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