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Entreprise Les pays riches ont réservé la moitié des futures doses de vaccins contre le coronavirus

17:05  17 septembre  2020
17:05  17 septembre  2020 Source:   ouest-france.fr

Coronavirus : Sanofi et GSK avancent sur leur candidat vaccin

  Coronavirus : Sanofi et GSK avancent sur leur candidat vaccin Sanofi et son partenaire GSK lancent un essai clinique de phase I/II de leur candidat vaccin anti-Covid-19. 440 adultes en bonne santé seront inclus dans cet essai mené dans 11 sites d'étude aux États-Unis.L'essai clinique de phase I/II est un essai randomisé, en double aveugle, contrôlé par placebo, ayant pour but d'évaluer les profils de sécurité, de réactogénicité (tolérance) et d'immunogénicité (réponse immunitaire) du candidat-vaccin contre la COVID-19. Au total, 440 adultes en bonne santé seront inclus dans cet essai mené dans 11 sites d'étude aux États-Unis.

L'Union européenne (450 millions d’habitants) a au moins acheté 1,5 milliard de doses. (Photo d'illustration) © DADO RUVIC / REUTERS L'Union européenne (450 millions d’habitants) a au moins acheté 1,5 milliard de doses. (Photo d'illustration)

Le rapport, qui révèle qu’un groupe de pays riches a pré-acheté la moitié des futures doses, alerte sur la difficulté qu’aura une partie de la population mondiale à trouver des vaccins contre le Covid-19.

Un groupe de pays riches représentant 13 % de la population mondiale a pré-acheté la moitié des futures doses de vaccins contre le Covid-19, selon un rapport publié mercredi par l’ONG Oxfam.

Coronavirus. Près de 900 000 morts dans le monde, suspension des essais du vaccin d’Oxford

  Coronavirus. Près de 900 000 morts dans le monde, suspension des essais du vaccin d’Oxford Le Covid-19 a fait près de 900 000 morts dont 300 000 pour la seule Amérique latine. Dans la course au vaccin, le groupe pharmaceutique AstraZeneca a suspendu ses essais après l’apparition d’une « maladie potentiellement inexpliquée » chez un volontaire. Alors que le coronavirus a fait près de 900 000 morts dans le monde – dont un tiers en Amérique latine -, les essais cliniques d’un des vaccins expérimentaux les plus avancés, développé par Oxford et AstraZeneca, ont été suspendus dans la nuit de mardi à mercredi.

La logique de ces pays est de s’approvisionner par précaution auprès de multiples fabricants concurrents, dans l’espoir qu’au moins l’un de leurs vaccins se révèle efficace. Mais le rapport souligne avec urgence la difficulté qu’aura une partie de la population mondiale à trouver des vaccins dans la période initiale, alors qu’un dispositif de mutualisation internationale appelé Covax, soutenu par l’Organisation mondiale de la Santé (OMS), est boycotté par Washington et manque de financements.

Les États-Unis dès le mois de mai, puis le Royaume-Uni, l’Union européenne, le Japon et d’autres pays ont signé de multiples contrats garantissant en avance la production et la livraison de doses si les essais cliniques en cours étaient concluants. Les Américains se feront même livrer des doses dès octobre, afin d’être prêts à les distribuer dans les 24 heures suivant une éventuelle autorisation sanitaire.

Coronavirus. La course au vaccin sous intenses pressions

  Coronavirus. La course au vaccin sous intenses pressions Les fabricants tentent de s’affranchir des agendas politiques tout en faisant partager les risques financiers et sanitaires aux gouvernements. Les essais cliniques du vaccin expérimental anti-Covid-19 d’AstraZeneca sont temporairement suspendus depuis mardi 8 septembre au soir. Un participant britannique aux essais de phase III du projet vaccinal le plus avancé au monde (selon l’OMS) a contracté une maladie inexpliquée. Un syndrome inflammatoire affectant la moelle épinière, croit savoir le New York Times .

Des contrats déjà signés

Le groupe AstraZeneca, partenaire de l’université d’Oxford, a signé le plus de ces contrats de façon publique, mais Sanofi, Pfizer, Johnson & Johnson, la biotech américaine Moderna, le laboratoire chinois Sinovac et l’institut russe Gamaleïa ont aussi pré-vendu des centaines de millions de doses dans le monde, parfois sous la forme de partenariats avec des fabricants locaux.

Selon Oxfam, des contrats ont déjà été signés auprès de cinq de ces fabricants en phase 3 d’essais cliniques pour 5,3 milliards de doses, dont 51 % pour des pays développés dont ceux ci-dessus ainsi que l’Australie, Hong Kong, la Suisse et Israël (les chiffres n’incluent pas les contrats pour les vaccins n’étant pas encore en phase 3).

Le reste a été promis à des pays en développement dont l’Inde (où se trouve le fabricant géant Serum Institute of India), le Bangladesh, la Chine, le Brésil, l’Indonésie et le Mexique, selon Oxfam.

Sanofi et GSK fourniront 72 millions de doses de vaccin au Canada

 Sanofi et GSK fourniront 72 millions de doses de vaccin au Canada © ANDREW CABALLERO-REYNOLDS Le candidat vaccin, développé par Sanofi en partenariat avec GSK, est basé sur une technologie utilisée par Sanofi pour produire des vaccins contre la grippe saisonnière et sur des agents immunologiques développés par GSK. La société pharmaceutique française Sanofi et le britannique GSK ont promis jusqu'à 72 millions de doses de leur candidat vaccin Covid-19 au gouvernement canadien, qui a déjà signé des accords similaires avec plusieurs sociétés américaines.

1,5 milliard de doses achetées par l’UE

Les États-Unis de Donald Trump (330 millions d’habitants) ont réservé un total de 800 millions de doses auprès de six fabricants, et l’Union européenne (450 millions d’habitants) a au moins acheté 1,5 milliard de doses, selon un décompte de l’AFP.

« L’accès vital aux vaccins ne doit pas dépendre d’où on habite ni de l’argent qu’on a », a regretté Robert Silverman, d’Oxfam.

Plusieurs modes de répartition mondiale

Des experts en santé publique ont proposé plusieurs modes de répartition mondiale : l’OMS voudrait donner à chaque pays de quoi vacciner 20 % de sa population ; un groupe d’éthiciens a suggéré de donner la priorité aux pays où le virus tue le plus.

Mais les États-Unis ont annoncé qu’ils entendaient offrir d’abord le vaccin à tous leurs habitants, et pas seulement aux personnes vulnérables et âgées.

Ce type de « nationalisme vaccinal » a été dénoncé par de multiples responsables de santé publique, et par la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen dans un discours mercredi matin devant le Parlement européen.

PDG de Novartis: Il faudra plus que des vaccins pour lutter contre Covid .
(Bloomberg) - Les vaccins à eux seuls ne suffiront pas à combattre Covid-19, a déclaré le PDG de Novartis AG, Vas Narasimhan. Les traitements joueront également un rôle crucial. Des stocks importants de vaccins hautement efficaces ne seront probablement pas disponibles avant la fin de l'année prochaine, selon Narasimhan, qui a dirigé le développement de l'ancienne unité de vaccins de Novartis avant sa vente à GlaxoSmithKline Plc il y a cinq ans.

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