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Entreprise Alzheimer, Parkinson: le recyclage de médicaments, nouvelle stratégie par défaut ?

09:35  07 novembre  2017
09:35  07 novembre  2017 Source:   latribune.fr

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Alzheimer , Parkinson : le recyclage de médicaments , nouvelle stratégie par défaut ?

Ils y expriment leur "désarroi" après la décision du gouvernement de ne plus rembourser certains médicaments contre des maladies neuro-dégénératives, dont Alzheimer et Parkinson . Rédoine Faïd reçoit le soutien de Béatrice Dalle après sa nouvelle évasion.

Les stratégies thérapeutiques classiques dans le domaine des maladies neurodégénératives connaissent des taux d'échec décourageants. Et, de fait, plusieurs sociétés se sont lancées ces dernières années dans des alternatives moins coûteuses et souvent moins ambitieuses: l'utilisation et l'association de médicaments présents sur le marché pour d'autres indications, ou le rachat de molécules abandonnées.

Les maladies neurodégénératives restent l'un des domaines thérapeutiques les plus risqués pour l'industrie pharmaceutique. Pour les maladies de Parkinson et d'Alzheimer, il n'existe sur le marché que des molécules s'attaquant aux symptômes, notamment les troubles moteurs ou de la mémoire. L'industrie pharmaceutique ne cesse de connaître des échecs cuisants dans ces pathologies lors des essais cliniques. Ainsi, 99,6% des médicaments contre Alzheimer échouent dans les phase I, II et III. Pas moins de 123 développements de molécules ont été arrêtés entre 1998 et 2014, et seuls quatre médicaments ont été approuvés sur la même période.

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Nouvelle -Calédonie : le Parti travailliste dit non au référendum. 15 juillet 2018 à 09:22. Un rappel à la loi pour le journaliste Frédéric Haziza, accusé d’agression sexuelle. Et mettent en avant des arguments bien peu scientifiques. Médicaments anti- Alzheimer : les lobbys se réveillent.

Cela pousse le secteur pharmaceutique à développer de nouvelles stratégies. Certaines se focalisent sur la réduction du risque de perte financière importante en cas d'échec clinique. Car le coût des essais cliniques est conséquent pour les maladies neurodégénératives en raison de "leur durée supérieure à la moyenne, et du développement lent de la maladie", expose à "La Tribune" Stéphane Epelbaum, neurologue à l'hôpital de la Pitié-Salpêtrière, et chercheur à l'Institut du cerveau et de la moelle-épinière (ICM).

Ces dernières années, les adeptes du recyclage de molécules tombées dans le domaine public et du rachat de molécules abandonnées par les laboratoires pour des raisons stratégiques se sont multipliés. Les sociétés y recourant procèdent à des criblages virtuels, c'est-à-dire des tests biologiques in silico pour trouver les molécules les plus à même de cibler une maladie. "Elles déterminent si le métabolisme des médicaments pour certaines indications peut correspondre à une autre maladie, espérant qu'ils produisent un effet bénéfique pour le patient. Cette méthode est facilitée par les nouvelles connaissances acquises autour des maladies neurodégénératives", décrypte pour La Tribune Philippe Amouyel, directeur général de la Fondation nationale de coopération scientifique maladie d'Alzheimer.

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La grande stratégie de la Russie en Afrique et en Eurasie. Géopolitique. Faute de solution médicale justement, ces maladies galopent effroyablement : 400 nouveaux cas d’ Alzheimer sont diagnostiqués chaque jour en France (1 toutes les 3 mn), 40 pour le Parkinson .

A tort, on croit qu'elle se limite aux tremblements. De même, les traitements et la stratégie thérapeutique restent souvent méconnus. Les nouveautés ne sont pas légions en ce qui concernent les médicaments de la maladie de Parkinson . De nouvelles formes galéniques permettent

Repositionnement de médicaments : deux biotech françaises en lice

En 2017, sur 100 traitements en cours d'essai clinique en 2017, on recense 18 médicaments-candidats en phase II, et 9 en phase III contre la maladie d'Alzheimer s'appuyant sur le repositionnement dans une autre indication de molécules tombés dans le domaine public, selon un rapport publié par l'éditeur de littérature scientifique Elsevier.

Deux biotech françaises cotées en Bourse recourent à cette stratégie et tentent de trouver un effet thérapeutique en combinants des molécules. Pharnext développe le PXT864, en phase II, qui associe le baclofène (utilisé contre l'addiction à l'alcool) à  l'acamprosate. Cette combinaison vise à ralentir l'évolution des troubles cognitifs au stade léger d'Alzheimer. Une indication contre Parkinson est également prévue.Theranexus prévoit quant à lui de lancer un essai clinique l'année prochaine pour s'attaquer aux pertes de mémoire, de raisonnement et d'orientation provoquées par la maladie d'Alzheimer, en couplant le donepezil -déjà utilisé contre la maladie neurodégénérative- à la mefloquine -une molécule contre le paludisme-.

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  Déchets: le tri franchit enfin le périphérique parisien La première pierre du sixième centre de tri du du Syctom, l'établissement public qui traite les déchets de 5,8 millions de franciliens, a été posée vendredi. Situé aux Batignolles, aux pieds du nouveau TGI, il traitera 45.000 tonnes de déchets par an. © Fournis par La Tribune Soutenu par le fonds déchets de l'Ademe, le centre de tri des Batignolles se veut exemplaire du point de vue environnemental, grâce à l'utilisation de matériaux recyclés pour sa construction, à des espaces végétalisés, à l'optimisation de l'éclairage naturel, et surtout à 1500 m² de panneaux photovoltaïques installés sur sa toiture.

Deuxième maladie neurodégénérative par la fréquence après la maladie d’ Alzheimer , Parkinson touche environ 150.000 personnes en France, avec 8.000 nouveaux cas par an. Ocskay Mark/Ocskay Mark - Fotolia.

Plusieurs médicaments existent pour lutter contre la maladie de Parkinson : la levodopa, les agonistes dopaminergiques et les anticholinergiques. Ouvrir le lien dans un nouvel onglet Ouvrir le lien dans une nouvelle fenêtre.

A l'étranger on recense Chase Pharma (Allergan), qui développe le CP201, associant le donepezil avec un anticholinergique. Ou encore Avanir (Otsuka) utilisant la dextrométhorphane (molécule prescrite contre la toux) pour calmer des troubles du comportement dus à la maladie d'Alzheimer. Des institutions et organismes de recherche se positionnent également sur cette stratégie, à l'instar de l'Alzheimer's Drug Discovery Foundation. Ce dernier tente de tirer des effets bénéfiques d'un antidiabétique la liraglutide, contre Alzheimer.

99,6% des médicaments contre Alzheimer échouent dans les phase I, II,et III des essais cliniques. © Fournis par La Tribune 99,6% des médicaments contre Alzheimer échouent dans les phase I, II,et III des essais cliniques.

Concernant le rachat de molécule abandonnées par des sociétés pharmaceutiques, un exemple a beaucoup fait parler dans le secteur du médicament. La biotech suisse Roivant Sciences (Axovant)a réalisé une levée de fonds record de plus d'un milliard de dollars. Elle travaille sur quatre essais cliniques dans la démence, avec des molécules rachetées pour quelques millions d'euros, dont l'intepirdine de GSK.

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  Automédication : quels médicaments peuvent être dangereux ? 60 millions de consommateurs a passé au crible 62 médicaments vendus sans ordonnance. Près de la moitié d'entre eux sont à proscrire, juge l'association.L'automédication n'est pas à prendre à la légère. C'est le message qu'a voulu faire passer 60 millions de consommateurs dans un hors-série sorti mardi 14 novembre. Ainsi, 45% (28 sur 62) des médicaments en vente libre étudiés sont à proscrire, juge l'association. Elle pointe du doigt les antirhume, notamment. Elle déplore un "cocktail de 2 à 3 composés actifs" (vasoconstricteur, antihistaminique, paracétamol/ibuprofène) qui "n'est pas justifié".

On tirera peut-être un jour de ces connaissances de vrais médicaments , qui réparent le cerveau. Mais l’on ne sera pas plus avancé sur le pourquoi et le comment de l’ Alzheimer et du Parkinson et sur les moyens de les éviter ou d’en réduire significativement les risques.

La prise de médicaments dits anticholinergiques, utilisés dans des cas de dépression ou C'est pourquoi mettre au point une stratégie pour prévenir ce phénomène est une priorité mondiale» Nouvelle canicule en vue sur Montréal. Plus santé? Les chaînes de fast-food se lancent dans le végé.

Réduire le temps de développement

Que ce soit contre la maladie de Parkinson, ou Alzheimer, la plupart des sociétés recourant au recyclage de molécules n'ont pas l'ambition de ralentir l'évolution de ces maladies. Leurs traitements-candidats font partie du tiers des molécules en développement dédiées à la lutte contre les troubles dus à la maladie.

Une stratégie assumée par une société comme Theranexus. La biotech française l'a seriné lors de la présentation de son projet d'introduction en Bourse, le 11 octobre: sa stratégie est "dérisquée" et "centrée sur la valeur économique et clinique". "Nous réduisons le temps et le coût de développement, le risque dans des maladies où le taux d'échec est supérieur à d'autres aires thérapeutique", expliquait alors à La Tribune Thierry Lambert, Directeur administratif et financier de la société.

Outre les économies réalisées en R et D en utilisant des molécules dont le brevet est tombé, Theranexus saute la phase I, étape où la tolérance du produit est mesurée. "Quand les phase I, voire les phases II, sont déjà effectuées, les laboratoires peuvent ainsi aller plus vite et dépenser moins pour les essais cliniques", abonde Philippe Amouyel.

Theranexus espère obtenir de bons résultats pour faire partie des rares élus pour vendre les licences de ses traitement-candidat à prix d'or, voire parvenir à des transactions plus poussées. A l'exemple de Chase Pharma en 2016 qui a été racheté par Allergan pour un montant pouvant atteindre un milliard de dollars. Ou Avanir vendu en 2014 pour 3,5 milliards de dollars à Otsuka.

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  Cancer : Incyte parie sur la disparition de la monothérapie La biotech américaine a fait des combinaisons de médicaments son cœur de stratégie. Une nécessité pour traiter plus efficacement les cancers et faire face aux mutations des cellules tumorales, d'après son PDG Hervé Hoppenot. Adoptée par de plus en plus de laboratoires pharmaceutiques, ces associations de médicaments posent la question de l'augmentation des coûts pour les systèmes de santé. En plus de 30 ans de carrière consacrée à la recherche et au développement de produits en oncologie, Hervé Hoppenot a connu les creux et vagues d'innovations dans ce domaine thérapeutique.

On tirera peut-être un jour de ces connaissances de vrais médicaments , qui réparent le cerveau. Mais l’on ne sera pas plus avancé sur le pourquoi et le comment de l’ Alzheimer et du Parkinson et sur les moyens de les éviter ou d’en réduire significativement les risques.

Parkinson , la deuxième des maladies neurologiques. En effet, les personnes qui souffrent de la maladie d' Alzheimer sont jusqu'à 100 fois plus nombreuses que celles touchées par la maladie de Plus de 25 000 fiches médicaments issues de la base de données de l'Assurance maladie.

Quelle valeur scientifique (et donc économique) possible ?

Pour le moment, le recyclage de médicaments n'a pas fait ses preuves contre les maladies neurodégénératives. Dernièrement, Axovant a échoué avec l'intepirdine en phase III: les patients n'ont pas montré de signe d'amélioration cognitive durant l'essai clinique. Le groupe, qui a perdu les trois-quarts de sa valeur boursière, devrait retenter sa chance avec le Nelotanserin,.racheté à Arena Pharmaceuticals, contre les hallucinations provoquées par les démences.

La stratégie du recyclage de molécules va-t-elle apporter un jour de vrais bénéfices pour les patients ? Stéphane Epelbaum en doute, en particulier pour les nouvelles utilisations de médicaments déjà sur le marché: "Les bases scientifiques des produits de reconditionnement ne sont peut-être pas aussi solides que celle des nouvelles molécules. Il y a certes moins de prise risque en termes de tolérance et de coût investi, mais les prises de risque en termes de chance de trouver une efficacité sont plus importantes." Et si les sociétés recyclant des molécules parviennent "à lever des fonds considérables", c'est parce que "la prise de risque scientifique est moins facile à filtrer", juge-t-il. Le BioMed Central, une plateforme de publications scientifiques, est également circonspect. Dans une analyse sur les stratégies thérapeutiques contre Alzheimer, elle voit dans le recyclage des molécules "une alternative prometteuse", mais qui ne "devrait pas avoir d'impact majeur sur l'objectif du traitement anti-maladie d'Alzheimer en 2025".

Commencer les traitements avant l'apparition des symptômes ?

Pour Philippe Amouyel, le son de cloche est légèrement différent. Les combinaisons de médicaments utilisés pour d'autres indications  pourraient donner de bonnes surprises, selon lui. "En combinant deux médicaments, on peut baisser les doses et donc leurs effets secondaires. On peut en outre avoir des effets nouveaux, inconnus jusque-là, et potentiellement avec les interactions médicamenteuses".

La majorité des scientifiques s'entend au moins sur un point: l'idéal serait de commencer les traitements avant l'apparition des symptômes, pour avoir plus de chances ralentir l'évolution de la maladie. La pathologie peut s'amorcer 20 ans avant qu'un diagnostic clinique soit établi. D'après Philippe Amouyel,on s'oriente  vers une médecine personnalisée. "Un médicament seul ne traitera pas la maladie d'Alzheimer. Il y aura un ensemble prédictif pour déterminer le risque de développer la maladie et des médecines personnalisées, en sachant qu'il existe plus de vingt raisons de la contracter."

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