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Entreprise Bio C'Bon : quelles sont les offres des repreneurs potentiels ?

09:25  16 octobre  2020
09:25  16 octobre  2020 Source:   capital.fr

Les 2 Marmottes, l'entreprise savoyarde qui rajeunit le pisse-mémé

  Les 2 Marmottes, l'entreprise savoyarde qui rajeunit le pisse-mémé Avec ses recettes 100% naturelles et son ton décalé, la PME de Haute-Savoie a fait son trou dans un secteur très concurrentiel dominé par les multinationales. «Pourquoi la marmotte siffle ? Réponse 1 : Pour avertir sa colonie d’un danger. Réponse 2 : Pour féliciter nos maîtres infuseurs…» Pendant le confinement, les équipes des 2 Marmottes ne se sont pas tourné les pouces. Au siège du champion français de la tisane, à Bons-en-Chablais (Haute-Savoie), elles ont cogité pendant des heures pour imaginer des dizaines de calembours, rébus et autres devinettes à inscrire au dos des sachets d’infusions de la marque.

Il y a quelques jours, Bio c ’ Bon , qui compte 1 500 salariés et dispose de plusieurs dizaines de magasins à l’étranger, confirmer son intention de s’adosser à « un La désactivation de ces Cookies n’empêche pas le bon fonctionnement du site. Ils servent à analyser l’usage pour améliorer le site.

Un magasin Bio C ' Bon à Paris, le 8 septembre 2020 ( AFP / ALAIN JOCARD ). Naturalia s'est retiré de la course en évoquant des "zones d'ombre", mais plusieurs distributeurs ont déposé des dossiers solides pour tenter de reprendre le spécialiste Bio C ' Bon , placé en redressement judiciaire début

Bio C'Bon : quelles sont les offres des repreneurs potentiels ? © d3sign / Getty Images Bio C'Bon : quelles sont les offres des repreneurs potentiels ?

Les différents dossiers seront présentés ce vendredi devant le tribunal de commerce de Paris. Biocoop, Carrefour ou encore le groupe familial Zouari sont en lice.

C'est la dernière ligne droite pour l'enseigne Bio C'Bon. L'entreprise, en difficulté en début d'année, a été placée en redressement judiciaire et de nombreux candidats sont désormais sur les rangs pour la reprise. Son concurrent Biocoop, le géant de la distribution Carrefour et le groupe familial Zouari, actionnaire de Picard, ont promis de reprendre une large part de son millier de salariés et défendent leur projet vendredi devant le tribunal de commerce de Paris. Quand le distributeur spécialisé avait officialisé son placement en redressement judiciaire, début septembre, son président Thierry Chouraqui s'était déclaré "positif" quant à l'avenir en raison du nombre de marques d'intérêt. De fait, les candidats qui ont rendez-vous au tribunal de commerce vendredi sont nombreux et rivalisent d'offres de reprise larges.

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  Les coups bas des candidats au rachat de Bio C'Bon Pour pouvoir mettre la main sur Bio C'Bon, certains candidats à la reprise ne manquent pas d'imagination et n'hésitent pas à dénigrer les concurrents. "Boules puantes", appel à des soutiens extérieurs, opérations séduction... Certains candidats à la reprise de Bio C'Bon ont tout essayé pour séduire le grand public, les salariés... et convaincre le tribunal de commerce de Paris pour racheter l'enseigne bio en difficulté. "T'es au courant de cette histoire d'entente sur les prix?" "Je ne sais pas si vous avez eu l'info, mais il y a une enquête de la DGCCRF sur trois enseignes du bio pour entente sur les prix.

Les dettes de Bio c ’ Bon sont gelées dans le cadre de la procédure de redressement. Alain jocard/afp. L’idée est de faire poids pour que les investisseurs ne soient pas oubliés dans les offres des repreneurs », a indiqué au Figaro Morgane Hanvic, avocate en charge du dossier pour le

Au total, 2.800 investisseurs ont misé sur Bio c ’ Bon pour une somme atteignant les 114 millions d’euros. D’abord enthousiastes dans la possibilité d’investir dans cette pépite verte, ils craignent aujourd’hui de tout perdre alors que les offres de repreneurs ont été déposées mardi 15 septembre.

Biocoop, associé à un autre spécialiste du bio, Marcel&Fils, prévoit la reprise de 104 magasins sur les 120 que compte Bio C'Bon, mais "100% des salariés, dans les magasins, à la logistique ou au siège", selon son président Pierrick De Ronne, soit 1.021 personnes (effectifs au 30 septembre 2020). Désireux de préserver un "réseau bio spécialisé" des appétits de la "grande distribution", il a en outre "augmenté substantiellement" le montant de son offre, à 17,5 millions d'euros. Cette donnée, le "prix de cession", est importante car elle permet notamment d'apurer le passif de Bio C'Bon, qu'un des repreneurs potentiels sondé par l'AFP évalue à rien moins que 240 millions d'euros. Car le distributeur a souffert à la suite des mouvements sociaux qui ont affecté les centres-villes entre fin 2019 et début 2020, puis de l'épidémie de coronavirus. L'enseigne spécialisée du groupe Casino, Naturalia, un temps intéressée par la reprise avant de reculer en invoquant des "zones d'ombre", avait en outre diagnostiqué une "expansion trop rapide et non maîtrisée".

Bio C’Bon : Biocoop veut préserver l’emploi à 100%, améliore son offre de rachat

  Bio C’Bon : Biocoop veut préserver l’emploi à 100%, améliore son offre de rachat Biocoop propose désormais de reprendre "100% des salariés" de Bio C'Bon, dans le cadre d'une offre de rachat améliorée. Biocoop va-t-il prendre l'avantage dans la course au rachat de l'enseigne bio en difficulté Bio C'Bon ? Dans le cadre d'une offre de reprise améliorée qui sera étudiée cette semaine par le tribunal de commerce de Paris, le géant du bio va proposer de reprendre "100% des salariés, dans les magasins, à la logistique ou au siège" de la cible, a indiqué à l'AFP son président Pierrick De Ronne.

Bio c ' Bon offre un goûter bio aux enfants de 16h30 à 17h30 sans obligation d'achat fu 3 au 14 septembre. Offre valable seulement dans les villes où il y a un magasin Bio C ' Bon Pendant les vacances d’été, beaucoup de personnes âgées ne peuvent pas se déplacer et leurs proches en vaca…

L'homme d'affaires Didier Calmels, spécialiste du retournement d'entreprise, a fondé en 1992 le Groupe Développement et Partenariat (D&P), qui "vise à prendre des participations de l'ordre de 3 à 7 millions d'euros dans des PME françaises, dont le chiffre d'affaires est généralement compris entre 10 et 100

Carrefour propose de son côté un prix de cession global de 60 millions d'euros, auquel s'ajoutent, selon cette même source, plus de 40 millions d'euros d'investissements, le tout "financé sur fonds propres". L'entreprise cotée en Bourse s'appuie en outre sur l'expertise de son "monsieur Bio" Benoît Soury, ancien dirigeant de La Vie claire, pour défendre un projet de reprise large : 107 points de vente ainsi que le siège du groupe repris, solutions de reclassement "proposées à 100% des salariés travaillant sur les sites d'Aix-en-Provence et d'Athis-Mons", soit au total 1.009 salariés repris ou reclassés.

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Trois grands critères

Enfin, le groupe Zouari, franchisé du groupe Casino et actionnaire des surgelés Picard, chiffre le prix de cession global à 10 millions d'euros et prévoit de reprendre 120 magasins, soit 100% du parc, "100% du personnel des magasins" et "100% du personnel de la logistique et l'ensemble du personnel administratif", selon un courrier aux salariés consulté par l'Agence France-Presse. Ce groupe familial s'appuie lui aussi sur un bon connaisseur de l'écosystème bio, l'ancien directeur général de Biocoop Gilles Piquet-Pellorce, et promet "70 millions d'euros" d'investissements, "sur fonds propres", notamment pour la rénovation des magasins. Il a aussi le "soutien total et sans réserve" de l'association Adibio, qui défend les intérêts de 2.850 particuliers qui avaient investi pour le développement de Bio C'Bon, et craignent de perdre leur mise, qu'ils évaluent au total à 114 millions d'euros. Dernier candidat notable, le distributeur alimentaire de la galaxie Mulliez Auchan a déposé une offre portant sur 57 magasins et 318 emplois, notamment en Ile-de-France (38 magasins, 220 emplois).

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Il est bon alors, comme pour une offre commerciale, d'identifier le canal de diffusion qui vous mettra en contact avec le maximum de candidats sérieux dans le laps de Les canaux de diffusion sont : les bases de repreneurs , les bourses d'entreprise à reprendre, l'approche directe, le bouche à oreille, les

Les offres améliorées ont permis de faire progresser de 971 à 1009 le nombre d'emplois sauvegardés en cas de validation des offres agrégées JEAN-SEBASTIEN Mais surtout, les repreneurs intéressés, dont l'enseigne But et le directeur financier de Mobilier Européen, Nicolas Finck, se sont

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Comment départager ces offres ? Le tribunal de commerce tranchera en fonction de plusieurs grands critères : qui sera le mieux à même d'assurer la pérennité de l'entreprise reprise ? Quel sera le nombre d'emplois préservés et sur quelle durée ? Quelle offre permettra le meilleur apurement du passif, c'est-à-dire le remboursement des divers créanciers de l'entreprise ? Au cours de l'audience vendredi, qui se tiendra à huis clos, les représentants des salariés seront amenés à se prononcer, de même que le ministère public. Le tribunal de commerce ne devrait pas rendre de décision vendredi, mais dans les jours ou semaines qui suivront. Une attente qui pourrait se révéler bien longue pour les employés de Bio C'Bon.

Ces dix faillites retentissantes liées à la crise du Covid .
L'Unédic AGS publie la liste des principales entreprises qui ont fait faillite depuis le début de la crise sanitaires. Des milliers d'emplois sont déjà en jeu, même si beaucoup d'autres seront encore menacés.Voici le classement, selon ce rapport trimestriel de l'Unédic AGS, des dix principales défaillances d'entreprises avec à chaque fois le nombre d'emplois menacés. Nombre de ces sociétés ont trouvé des repreneurs à la barre des tribunaux de commerce, mais pas toutes.

usr: 3
C'est intéressant!