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Entreprise Trump-Biden : qui est le meilleur pour nous ?

10:25  01 novembre  2020
10:25  01 novembre  2020 Source:   capital.fr

La mesure du scrutin en Californie jette une bouée de sauvetage à Uber et DoorDash

 La mesure du scrutin en Californie jette une bouée de sauvetage à Uber et DoorDash Cette année, les Californiens voteront sur une mesure de vote pour permettre à des entreprises comme Uber et DoorDash de classer les conducteurs comme des entrepreneurs indépendants au lieu d'employés, un vote avec des implications majeures pour les travailleurs de l'économie des petits boulots à travers le pays.

Mardi, ce sera Biden et ce ne sera même pas serré. Donald Trump soulèvera une tempête, jurera qu’il s’ est fait voler. Et ses partisans — une bonne majorité — le suivront, contestant la légitimité de l’élection. Trump qui a cochonné la fin de la présidence d’Obama, en mettant en doute sa citoyenneté

Lundi, Joe Biden s' est démarqué de Donald Trump en rendant visite à la famille de George Floyd. "Je leur ai dit que c’ était déjà assez dur de faire son deuil, et Il y a aujourd’hui tout un courant chez les républicains qui est opposé au milliardaire tandis que les sondages ne sont pas bons pour Donald

Trump-Biden : qui est le meilleur pour nous ? © SOPA Images/Getty Images Trump-Biden : qui est le meilleur pour nous ?

Bien malin qui peut prédire, à quelques jours d’un scrutin sous haute tension, qui du républicain Donald Trump ou du démocrate Joe Biden l’emportera. Même si ce dernier est donné gagnant dans les sondages, tout le monde se souvient qu’il en allait de même pour Hillary Clinton en 2016. Or, plus le résultat sera serré, plus le scénario du pire – contestation des votes, émeutes de rues… – est à craindre.

Alors que la pandémie du Covid-19 a plongé la première puissance mondiale dans un marasme sans précédent et que Donald Trump a électrisé le pays à un niveau rarement atteint, jamais le reste du monde n’aura été autant suspendu à l’issue de cette élection. Si on analyse les programmes des deux candidats à la seule aune de nos intérêts européens et français, la balance penche du côté de Joe Biden. Avec toutefois quelques surprises...

ordonne au service postal de restaurer les machines de tri du courrier à grande vitesse

 ordonne au service postal de restaurer les machines de tri du courrier à grande vitesse Le juge Un juge fédéral de Washington, DC, a ordonné au US Postal Service (USPS) de restaurer les machines de tri du courrier à grande vitesse dans les installations qui ne peuvent pas traiter efficacement le courrier électoral de première classe au milieu de la pandémie de coronavirus.

Le président américain, Donald Trump , et son rival démocrate, Joe Biden , lancent leurs dernières forces dans la course aux soutiens, samedi 31 Le président Donald Trump sillonnera d'ailleurs samedi cet autre État-clé du pays, où trois meetings sont prévus. Le milliardaire avait remporté la

Avec un duel Trump - Biden qui dépasse de très loin celui des programmes économiques et politiques. la preuve dans le New Hampshire. Notre objectif est d'assurer la meilleure expérience possible pour nos utilisateurs et de créer une communauté respectueuse de chacun.

La lutte contre le réchauffement climatique

  • Avantage Biden

On a eu beau chercher, pas une ligne du programme du candidat Trump ne mentionne la transition écologique. Aucune chance donc de voir ce climato-sceptique réinstaurer la centaine de règles environnementales qu’il a abolies pendant son premier mandat. Sur la scène internationale, une nouvelle ère Trump exclurait tout retour des Etats-Unis dans l’accord de Paris, le traité international contre le réchauffement rejeté en 2017 par le président républicain. Ce dernier préfère se féliciter du fait que son pays ait gagné «la guerre du beau charbon propre».

Joe Biden campe sur une tout autre ligne, promettant de rejoindre l’accord de Paris «dès le premier jour de son investiture» et faisant de la transition verte sa priorité, avec un objectif de zéro émission nette de carbone en 2035. Pour y parvenir, il veut donner un coup de pouce fiscal à la voiture électrique, investir dans les énergies renouvelables, développer les mobilités propres et subventionner les travaux d’efficacité énergétique.

"Pas de raccourcis" pris sur la sécurité du vaccin COVID, un haut fonctionnaire a déclaré que

 "CBS This Morning" explore si l'Amérique est prête pour un vaccin contre le coronavirus dans une série spéciale en trois parties, Road to a Vaccine. Regardez la première partie ici et la deuxième partie ici . © Crédit: CBSNews cbsn-fusion-rare-look-at-operation-warp-speed-effort-sans précédent-pour-produire-distribuer-covid-19-vaccin-miniature-576001-640Х - $.

L'Union européenne a-t-elle beaucoup plus à perdre si Donald Trump est réélu président ? Et l'UE a-t-elle beaucoup à gagner si le démocrate Joe Biden est élu ? Notre objectif est d'assurer la meilleure expérience possible pour nos utilisateurs et de créer une communauté respectueuse de chacun.

À un peu plus d'un mois de l'élection présidentielle américaine, Donald Trump et son challenger démocrate Joe Biden se sont affrontés ce mardi lors du premier des trois traditionnels débats Selon un sondage CNN réalisé à la fin de ce premier duel, c' est Joe Biden qui aurait pris l'ascendant.

Une bonne nouvelle pour la planète, bien sûr, mais aussi une formidable opportunité pour nos entreprises. Qu’il s’agisse des spécialistes des transports publics Transdev et Keolis, déjà bien implantés aux Etats-Unis, des géants du traitement de l’eau et des déchets Veolia et Suez, ou du poids lourd des services énergétiques Engie qui compte doubler son chiffre d’affaires outre-Atlantique d’ici 2022, l’élection de Biden serait un excellent signal. Nos start-up championnes de la green tech se frottent aussi les mains à cette perspective. Lors du dernier salon CES de Las Vegas, vitrine des technologies de demain, elles étaient plus d’une vingtaine à avoir fait le déplacement. Niels Van Duinen, lui, est déjà dans les starting-blocks. «Entre les infrastructures et les énergies renouvelables, Biden a promis d’investir 2000 milliards de dollars, on aurait un boulevard devant nous», anticipe depuis Boston un des responsables de Fonroche, une PME d’Agen devenue leader mondial de l’éclairage public solaire après le rachat de son concurrent américain Solar One. 

Télétravail : leur employeur refuse de l’appliquer, ces salariés et fonctionnaires nous racontent

  Télétravail : leur employeur refuse de l’appliquer, ces salariés et fonctionnaires nous racontent Le gouvernement appelle les employeurs à recourir massivement au télétravail durant le reconfinement. Mais dans le privé comme dans la fonction publique, la consigne est loin d’être respectée partout. Témoignages de salariés et de fonctionnaires frustrés par cette situation. “Le temps de travail effectué en télétravail est porté à 100% pour les salariés qui peuvent effectuer l’ensemble de leurs tâches à distance.” C’est la consigne donnée par le ministère du Travail dans son nouveau protocole sanitaire en entreprise, publié jeudi 29 octobre, dans le cadre du reconfinement.

D’un côté, Trump n’a jamais fait de l’Ukraine “une priorité” tout en impliquant Kiev dans la politique intérieure américaine. “L’Ukraine aura des problèmes, que ce soit avec Trump ou avec Biden ” Notre objectif est d'assurer la meilleure expérience possible pour nos utilisateurs et de créer une

Mais la différence, c’ est qu’avec Biden il y aura la recherche d’une union entre Occidentaux contre la Chine alors que Trump a cassé le multilatéralisme. En 2016, nombre d’entre eux avaient vu d’un bon œil la défaite d’Hillary Clinton, avocate sensible aux Vous ignorez qui est l ’autre personne ?

Enfin, ce tournant vert imposé par Biden contraindrait les entreprises américaines à se mettre au diapason, ce qui aurait un coût. «En avance sur les normes RSE (responsabilité sociétale des entreprises), les groupes européens et notamment français y trouveraient un avantage compétitif», assure Jean-Marc Huissoud, enseignant-chercheur à Grenoble Ecole de management.

Guerre commerciale avec la Chine

  • Égalité entre Trump et Biden

Merci Trump ! Une fois n’est pas coutume, ils sont nombreux de ce côté de l’Atlantique – politiques, économistes, chefs d’entreprise – à reconnaître au moins ça au président sortant : «Il a ouvert les yeux des Européens sur la réalité de la menace chinoise et commencé le sale boulot pour nous», observe Sébastien Laye, entrepreneur franco-américain et chercheur à l’Institut Thomas More. La crise du Covid-19 n’a fait que rendre plus convaincant son diagnostic : en laissant la Chine devenir l’usine du monde, l’Occident a renoncé à sa sécurité dans des domaines essentiels. La santé, bien sûr – n’a-t-on pas découvert, éberlués, que 80% des principes actifs des médicaments étaient fabriqués dans l’empire du Milieu et en Inde?

La FDA avertit que cette thérapie à domicile contre le coronavirus qui pourrait faire plus de mal que le bien

 La FDA avertit que cette thérapie à domicile contre le coronavirus qui pourrait faire plus de mal que le bien © Fourni par BGR Coronavirus Treatment La FDA a publié une nouvelle mise à jour destinée aux consommateurs qui avertit les utilisateurs de ne pas tenter de traiter le COVID-19 à la maison en utilisant un particulier dispositif médical. Les concentrateurs d'oxygène sont utilisés à la maison pour traiter une variété de problèmes respiratoires nécessitant une oxygénothérapie.

Le président américain Donald Trump "salue chaleureusement" son homologue français Emmanuel Macron jeudi, suite à l'attentat de Nice, lors d'un meeting de campagne en Floride, prévenant que si son adversaire Joe Biden était élu, "les horribles attaques en France vont arriver dans nos villes".

Parce qu’il est justement passablement amorti, on n’imagine guère Joe Biden le couteau entre les dents, clamant comme le sénateur Etre présidentiel est pourtant l’impératif des temps incertains. Et Donald Trump est bien en peine de s’astreindre à cette discipline, préférant sous-traiter la grisaille à

Mais notre vulnérabilité vaut pour des tas d’autres secteurs, pièces automobiles, composants électroniques, équipements télécoms… «Si nous voulons retrouver notre indépendance, nous allons devoir réorganiser d’urgence beaucoup de nos filières industrielles», prévient Sarah Guillou, économiste à l’OFCE. Exactement l’objectif de Donald Trump, qui entend «découpler» les économies américaine et chinoises. «Nous allons en finir avec notre dépendance envers la Chine car on ne peut pas leur faire confiance», a encore martelé le candidat républicain le 7 septembre dernier. L’arsenal de taxes et de boycotts mis en place depuis 2017 semble déjà porter ses fruits : l’excédent commercial de la Chine vis-à-vis des Etats-Unis a baissé de 8,5% en 2019 mais il atteint encore 295,8 milliards de dollars.

Au cours de son prochain mandat, Donald Trump promet d’exclure de la Bourse de New York les groupes qui ne soumettraient pas leurs comptes aux autorités américaines, ou d’ajouter SMIC, le plus grand fabricant chinois de puces, à sa liste noire où figure notamment le géant des télécoms Huawei.

Sur ce dossier, Joe Biden est à peine moins vindicatif. «Même s’il y met les formes, la Chine est aussi clairement son ennemi», observe Jean-Alain Andrivon, de Rexecode. A la différence de son rival républicain, le candidat démocrate compte cependant embarquer l’Europe dans cette croisade, ce qui pourrait l’aider à regagner sa souveraineté dans de nombreux secteurs. Mais si elle veut profiter de l’aubaine, l’UE devra cesser de tergiverser comme elle le fait depuis des années. «L’équipe Biden nous contraindra à clarifier notre stratégie et à nous montrer plus vigilants sur l’ouverture de nos marchés publics, la protection de la propriété intellectuelle, ou encore le danger de Huawei dans la 5G…», anticipe un haut fonctionnaire bruxellois. Ainsi déniaisée, l’Europe, qui a déjà fait un pas de géant en qualifiant la Chine de «rival systémique», pourra pousser ses pions et jouer l’entre-deux puissances.

Pfizer COVID provoque une avalanche de mèmes célébrant la nouvelle

 Pfizer COVID provoque une avalanche de mèmes célébrant la nouvelle Le vaccin Alors que Pfizer a révélé que son candidat vaccin contre le coronavirus était "efficace à plus de 90% pour prévenir le COVID-19", divers mèmes en réponse à la nouvelle ont été partagés sur les réseaux sociaux en utilisant le hashtag #vaccine et Pfizer, tous deux à la mode sur Twitter. © Jeenah Moon / Getty Images Signalisation sur le bâtiment Pfizer à New York vu le 22 juillet.

Prix du pétrole

  • Avantage Trump

En déréglementant l’exploitation du gaz et du pétrole de schiste, en autorisant la construction de mégapipelines et les forages pétroliers dans des zones naturelles, Donald Trump a infligé à son pays un coût écologique colossal mais il a tenu une des ses promesses de campagne: faire des Etats-Unis le premier producteur de pétrole, devant l’Arabie saoudite et la Russie, et le premier producteur de gaz naturel, devant la Russie et l’Iran. Cet afflux massif de barils made in USA a eu un effet immédiat sur la baisse des cours du brut. Avec la crise du Covid et l’économie mondiale à l’arrêt, ces derniers se sont littéralement effondrés, provoquant la colère de Riyad et de Moscou… et aggravant les tensions entre Washington et Téhéran, l’administration Trump multipliant les pressions pour couper le robinet du pétrole iranien.

Cette chute de la facture énergétique a bien sûr profité à nos industriels, transporteurs, logisticiens... Mais elle met en péril des milliers de petits producteurs d’or noir américains, incapables de survivre lorsque les cours du baril de Brent stagnent autour de 40 dollars, selon plusieurs experts du secteur. «Biden, mais surtout Trump, qui est leur candidat, n’auront d’autre choix que de les soutenir, tout en veillant à ne pas faire repartir le baril trop à la hausse sous peine de fragiliser un secteur aérien en pleine tourmente et de pénaliser les consommateurs à la pompe», analyse Jean-Alain Andrivon. 

Hyper puissance des Gafam

La FDA vient d'autoriser le traitement par anticorps d'Eli Lilly pour une utilisation d'urgence pour traiter le coronavirus

 La FDA vient d'autoriser le traitement par anticorps d'Eli Lilly pour une utilisation d'urgence pour traiter le coronavirus © Thomas Peter / REUTERS Cellex a fabriqué le premier kit d'anticorps approuvé par la FDA. Thomas Peter / REUTERS Les responsables de la santé américains ont approuvé lundi le traitement par anticorps COVID-19 de la société pharmaceutique Eli Lilly pour une utilisation d'urgence.

  • Égalité entre Trump et Biden

Ceux qui s’imaginent qu’une administration démocrate osera s’attaquer aux quasi-monopoles dont jouissent Google, Apple, Facebook, Amazon et Microsoft en seront pour leurs frais. Joe Biden n’a retenu aucune des propositions des candidats à la primaire démocrate plus à gauche – Bernie Sanders et Elizabeth Warren – qui envisageaient de démanteler ces mastodontes. Cette frilosité s’explique très bien. Historiquement, culturellement et financièrement, les liens entre la Silicon Valley et le Parti démocrate ont toujours été très forts. L’administration Obama abritait ainsi plusieurs anciens de Google. Et le programme de Joe Biden est clairement pro tech, avec un plan ambitieux de soutien à l’innovation.

Enfin, les géants du numérique sont devenus les fleurons de la domination américaine dans le monde, une arme dont le nouveau président, quel qu’il soit, ne pourra pas se passer, notamment vis-à-vis de la Chine qui protège ses propres géants (Alibaba, WeChat, Huawei…). Paradoxalement, Donald Trump pourrait se montrer plus offensif contre l’hyper puissance des Gafam. Ces dernières années, il n’a d’ailleurs pas cherché à freiner les différentes enquêtes antitrust visant notamment Google et Facebook. Et on ne peut pas dire qu’il porte Jeff Bezos, le patron d’Amazon, dans son cœur ! Il accuse régulièrement l’homme le plus riche du monde de tuer le petit commerce local et de le maltraiter dans les pages du «Washington Post», qui lui appartient.

L’actuel président n’a pas hésité non plus à surtaxer les importations de certains composants en provenance de Chine, au risque d’augmenter les coûts de fabrication de nombreux produits, dont ceux d’Apple. S’il est réélu, Donald Trump ne va pas pour autant casser la baraque des Gafam, notamment en dehors des frontières américaines. Il ne faudra donc pas compter sur lui pour accélérer la mise en place d’une taxe sur le numérique, actuellement en discussion au sein de l’OCDE.

PDG de Pfizer a déclaré que le moment de l'annonce du vaccin n'avait rien à voir avec la politique

 PDG de Pfizer a déclaré que le moment de l'annonce du vaccin n'avait rien à voir avec la politique Nouvelles encourageantes de Pfizer sur l'efficacité de son vaccin Covid-19 est venu près d'une semaine après le jour du scrutin. Mais le PDG de Pfizer, Albert Bourla, affirme que le moment choisi n'a rien à voir avec la politique.

Très remonté sur ce dossier, Bercy estime à plus de 1 milliard d’euros par an le manque à gagner pour l’Etat français dû à l’optimisation fiscale pratiquée par les Gafam. «Je n’aime pas les entreprises de la Silicon Valley, mais elles sont américaines. Si quelqu’un doit les taxer, ce sera nous, pas une puissance étrangère», déclarait encore récemment le candidat républicain. Ça a le mérite d’être clair.

Succès de nos entreprises sur le marché américain

  • Avantage Biden

A première vue, une réélection de Donald Trump serait plutôt une bonne nouvelle pour les 4800 entreprises tricolores installées aux Etats-Unis, où elles emploient 730000 personnes. Air liquide, Safran, Danone – qui y réalise 20% de son chiffre d’affaires –, L’Oréal, Pernod Ricard, LVMH, Airbus, Michelin, Axa… toutes ont bénéficié du plan massif de baisses d’impôts mis en place à partir de 2018. Notamment le taux de l’impôt sur les sociétés (IS), passé de 35 à 21%, et la taxe sur les revenus du capital, de 28 à 20%.

A priori, le projet de Joe Biden de remonter le niveau de l’IS à 28% pourrait donc en faire grimacer plus d’un. Eh bien non ! «D’abord parce que cette mesure a été présentée avant la crise du Covid, et que, face à l’urgence de sortir l’Amérique de son marasme économique, une administration démocrate évitera de trop alourdir la fiscalité des entreprises», anticipe Gregory Daco, spécialiste des Etats-Unis chez Oxford Economics. Ensuite, parce que ces éventuelles hausses d’impôts financeront un gigantesque plan de relance de 7000 milliards de dollars dans l’éducation, la santé, les infrastructures, etc. «Ce qui va doper la croissance, donc la consommation des ménages et les besoins en équipements des entreprises, autant de débouchés pour les nôtres», souligne Jean-Luc Proutat, économiste chez BNP Paribas.

Enfin, Joe Biden s’est engagé à revenir sur les freins imposés par l’administration Trump à l’octroi de visas pour les entrepreneurs, investisseurs, ingénieurs ou chercheurs étrangers. «Un cauchemar pour de nombreuses start-up tricolores, brutalement stoppées dans leur conquête du marché américain», témoigne Olivier Piton, avocat installé à Washington. Biden élu – et si la réouverture des frontières le permet –, beaucoup devraient retenter leur chance.

Sécurité de l’Occident

  • Avantage Biden

Le plus dangereux mouvement stratégique depuis des générations et un avantage considérable accordé de facto à Vladimir Poutine. Voilà comment de hauts dignitaires de la diplomatie américaine ont qualifié récemment le plan diabolique prêté à Donald Trump s’il était réélu : le retrait pur et simple des Etats-Unis de l’Otan, l’alliance politique et militaire qui lie 30 pays d’Amérique du Nord et d’Europe depuis 1949. Dans le viseur du candidat républicain : les pays européens qui se reposent trop sur les Etats-Unis pour leur défense, et qui ne respectent pas la règle interne à l’Otan de consacrer 2% de leur PIB aux dépenses militaires. C’est le cas en particulier de l’Allemagne, qui n’y met que 1,2% (contre 2,30% pour la France).

Fin juillet, Washington a menacé de retirer 12000 de ses 34500 soldats déployés outre-Rhin. «On en a marre d’être des pigeons, nous réduirons nos forces car ils ne paient pas assez», a déclaré Donald Trump, par ailleurs toujours prompt à souffler sur les braises menaçant la sécurité mondiale au Moyen-Orient, en Iran ou en Méditerranée.

Joe Biden a aussitôt répliqué qu’un départ des troupes américaines d’Allemagne «profiterait à la Russie, dégraderait l’état de préparation militaire des Etats-Unis et saperait les relations des Etats-Unis avec l’Europe, qui reste notre principal partenaire commercial». Il n’empêche. Même si une victoire des démocrates garantit le maintien des Américains dans l’Otan, «les Européens devront avancer dans la construction d’une défense commune qui supposera une plus grande intégration des moyens d’action militaires», avance l’expert en stratégie de sécurité Jean-Paul Perruche.

Relations entre l’Europe et les Etats-Unis

  • Avantage Biden

Il aura eu beau vitupérer, dénoncer, menacer, rien n’y a fait. Bête noire de Donald Trump, l’Union européenne – «presque aussi terrible que la Chine», tweetait-il récemment – sera restée sous son mandat la première puissance commerciale du monde et les Etats-Unis la première destination de ses exportations. Et la France n’est pas en reste ! En 2018, pour la première fois en dix ans, nos échanges de biens avec les Etats-Unis sont devenus excédentaires de 3,2 milliards d’euros, une performance confirmée en 2019 avec un solde positif de 4 milliards.

De quoi agacer le candidat républicain qui s’est juré, une fois réélu, d’effacer ces «150 milliards de dollars (excédent commercial de l’UE avec les Etats-Unis) perdus chaque année», conséquence selon lui «des barrières douanières injustes». L’argument ne tient pas, puisque l’Europe prélève en moyenne 1,4% de droits de douane sur les produits américains et les Etats-Unis 1,6% sur les nôtres. Qu’à cela ne la tienne, «si nous n’arrivons pas à négocier un nouvel accord, nous mettrons une taxe de 25% sur leurs voitures», avertit Donald Trump, en guerre contre toutes les instances multilatérales. La menace vise en premier lieu l’Allemagne, mais elle fragiliserait aussi beaucoup de nos équipementiers.

La réélection de Donald Trump risquerait aussi d’envenimer le contentieux Airbus-Boeing sur les aides publiques perçues par les deux avionneurs. Fin août, après une nouvelle proposition des Européens pour solder ce conflit vieux de seize ans, Washington a adressé à Bruxelles une fin de non-recevoir et annoncé le maintien des surtaxes douanières instaurées à titre de représailles depuis octobre 2019, sur les importations d’Airbus et un certain nombre de produits européens, dont les vins et fromages français.

Dans ce contexte survolté, «l’élection de Joe Biden permettrait de faire retomber la pression», pronostique Sébastien Jean, directeur du Cepii (Centre d’études prospectives et d’informations internationales). «Bien sûr, une éventuelle administration démocrate sera elle aussi déterminée à protéger les intérêts américains, ajoute Jean-Marc Huissoud, professeur à Grenoble EM. Mais on peut s’attendre à ce qu’elle choisisse de renforcer ses relations avec l’Europe pour mieux contrer la Chine.»

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