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Entreprise Joe Biden forme sa nouvelle équipe : les quatre raisons pour lesquelles Donald Trump va s’étrangler

16:15  24 novembre  2020
16:15  24 novembre  2020 Source:   ouest-france.fr

Pfizer déclare qu'une première étude montre que son potentiel vaccin COVID est efficace à 90%

 Pfizer déclare qu'une première étude montre que son potentiel vaccin COVID est efficace à 90% Pfizer Inc. affirme que les premiers tests d'efficacité de son vaccin contre le coronavirus montrent qu'il est efficace à 90%.

Donald Trump et Joe Biden poursuivent le bras de fer autour des résultats de la présidentielle américaine. Joe Biden a obtenu plus de 270 grands électeurs A en croire des médias américains, le monde serait à la fête après que Joe Biden a été donné vainqueur par des médias d'outre-Atlantique.

Joe Biden commencera, mardi, à dévoiler son futur gouvernement, poursuivant une transition unilatérale, alors que Donald Trump multiplie les recours Joe Biden est déterminé à poursuivre la mise en place de son équipe , à deux mois de son investiture, malgré les tentatives de Donald Trump

Joe Biden en meeting dans le Delaware, le 19 novembre 2020. © JIM WATSON / AFP Joe Biden en meeting dans le Delaware, le 19 novembre 2020.

Vous avez dit antinomie ? Tandis que Donald Trump vient de débloquer le processus de transition pour le président élu, Joe Biden commence à former son équipe de base. Laquelle n’a absolument rien à voir avec celle de Trump. En voici la preuve par quatre.

« J’ai besoin d’une équipe prête au premier jour ». Joe Biden est clair : Donald Trump peut continuer à nier sa défaite lors de la présidentielle du 3 novembre, lui maintient son cap et constitue son équipe, comme le prévoit la Constitution américaine. Le président élu, qui prendra ses fonctions le 20 janvier, a en effet effectué ce lundi 23 novembre plusieurs nominations capitales dans sa future administration – sous réserve de leur approbation par le Sénat.

La FDA vient d'autoriser le traitement par anticorps d'Eli Lilly pour une utilisation d'urgence pour traiter le coronavirus

 La FDA vient d'autoriser le traitement par anticorps d'Eli Lilly pour une utilisation d'urgence pour traiter le coronavirus © Thomas Peter / REUTERS Cellex a fabriqué le premier kit d'anticorps approuvé par la FDA. Thomas Peter / REUTERS Les responsables de la santé américains ont approuvé lundi le traitement par anticorps COVID-19 de la société pharmaceutique Eli Lilly pour une utilisation d'urgence.

► Peu après, le président sortant Donald Trump a accusé Joe Biden de se « précipiter pour se présenter faussement » en vainqueur, dans un communiqué, ajoutant que son équipe défendra son cas en justice. Il avait déjà déclaré compter saisir la Cour suprême. ► Sur Twitter, Joe Biden a fait

Joe Biden dévoilera mardi ses premiers choix pour le futur gouvernement américain, poursuivant la mise en place de son équipe à deux mois de son investiture malgré les tentatives de Donald Trump d'inverser le résultat de la présidentielle du 3 novembre.

Antony Blinken en 2015. © Henry Romero / REUTERS Antony Blinken en 2015.

D’autant que Trump vient tout de même d’autoriser le processus de transition pour Joe Biden – ce qui lui donne accès à plusieurs millions de dollars de fonctionnement, à des locaux et à l’ensemble des dossiers, y compris confidentiels.

On le sait, les premières nominations d’un nouveau président américain sont lourdes de symbole, et écrivent le programme à venir aussi sûrement que n’importe quel discours officiel. Cet acte est fort, fondateur, qui envoie un signal au pays – et au reste du monde.

Ce message de Biden, comment peut-il être résumé ? Plus de femmes, plus de diversité, plus d’ouverture et de dialogue, plus de climat – et, d’une façon générale, plus d’expérience. Pas de quoi plaire à Donald Trump – et c’est un euphémisme. Voyons cela en détail.

PDG de Pfizer a déclaré que le moment de l'annonce du vaccin n'avait rien à voir avec la politique

 PDG de Pfizer a déclaré que le moment de l'annonce du vaccin n'avait rien à voir avec la politique Nouvelles encourageantes de Pfizer sur l'efficacité de son vaccin Covid-19 est venu près d'une semaine après le jour du scrutin. Mais le PDG de Pfizer, Albert Bourla, affirme que le moment choisi n'a rien à voir avec la politique.

Donald Trump accepte qu'une transition formelle puisse commencer pour l'entrée en fonction du président élu Joe Biden . L'Agence des services généraux de l' Administration (GSA) indique qu'elle reconnaît M. Biden comme le Mme Murphy, qui a été nommée à la tête de l' équipe Trump , cite

Aux États-Unis, le président sortant Donald Trump refuse toujours de reconnaitre sa défaite. Cette position du déni n’empêche pas le président élu Joe Biden de préparer son mandat qui débute en janvier prochain, même sans les fonds fédéraux qui sont bloqués par l’ administration Trump .

John Kerry en 2016. © POOL / REUTERS John Kerry en 2016.

Antony Blinken, un francophone francophile comme secrétaire d’État

Janet Yellen en 2016. © KEVIN LAMARQUE / REUTERS Janet Yellen en 2016.

S’il est bien un poste crucial dans l’administration américaine, c’est celui-là. Son titre officiel ? Secrétaire d’État. Tout court. On dit aussi de lui qu’il est le chef de la diplomatie américaine. Chez nous, il serait le ministre des Affaires étrangères. Sauf qu’on parle ici de la première puissance mondiale.

Alejandro Mayorkas en 2019. © POOL REUTERS Alejandro Mayorkas en 2019.

Ce rôle clé, Joe Biden l’a proposé à Antony Blinken. Ce nom ne vous dit peut-être rien, mais vous allez vite apprendre à le connaître. Parce que l’homme a un parcours original. Et qu’il va marquer un réel tournant dans la politique étrangère de l’Oncle Sam puisqu’on devrait le voir plus enclin à l’ouverture et au dialogue.

Âgé de 58 ans, né à New York mais ayant grandi à Paris, l’homme marque en effet un fort attachement aux droits humains, qui tient pour beaucoup à son beau-père, Samuel Pisar, l’un des plus jeunes rescapés de la Shoah.

Rencontrez les enfants héros participant à l'essai du vaccin Pfizer COVID

 Rencontrez les enfants héros participant à l'essai du vaccin Pfizer COVID Enfin, de bonnes nouvelles se profilent à l'horizon en termes de maîtrise de la propagation du COVID-19 . Sur la base des résultats préliminaires des essais de vaccins, le vaccin de Moderna est efficace à 94,5% et celui de Pfizer à plus de 90%, ce qui signifie que la distribution du vaccin pourrait être une réalité d’ici quelques mois.

Donald Trump , le 10 octobre 2019, au Target Center de Minneapolis, dans le Minnesota (image En meeting dans le Minnesota le 10 octobre, Donald Trump a profité de l’occasion pour multiplier les attaques […] Elle est l’une des raisons pour lesquelles nous gagnerons le Minnesota», a-t-il argué.

Joe Biden et Donald Trump étudient les différents scénarios qui leur permettraient de l'emporter. Quatre « swing states » sont particulièrement Comme tous les quatre ans, le monde entier voudrait avoir son mot à dire dans l'élection présidentielle aux États-Unis. Mais ce sont bien les Américains qui

Il a exercé comme avocat après ses études à Harvard avant d’entrer en politique à la fin des années 1980.

Diplomate chevronné, Antony Blinken a été numéro deux du département d’État et conseiller adjoint à la Sécurité nationale au sein de l’administration de Barack Obama, dont Joe Biden était le vice-président.

Il est l’un des confidents de longue date du président élu et a été l’un de ses principaux conseillers pendant la campagne électorale, au-delà même des questions de politique étrangère.

Dernier point, et pas le moins important : il a passé une bonne partie de son enfance et de son adolescence à Paris, parle le français couramment, aime la France – et sera donc beaucoup plus enclin à considérer l’Europe comme un allié, plutôt que comme un adversaire.

D’une façon générale, le futur chef de la diplomatie américaine aura fort à faire pour recoller auprès des alliés traditionnels des États-Unis les morceaux éparpillés sous Donald Trump. Ce partisan du multilatéralisme devrait notamment s’attaquer en priorité au dossier du nucléaire iranien.

Biden COVID dit que Trump ne cède pas pourrait retarder le déploiement du vaccin, comme Pfizer dit que le tir est sûr et efficace

 Biden COVID dit que Trump ne cède pas pourrait retarder le déploiement du vaccin, comme Pfizer dit que le tir est sûr et efficace Le conseiller de Un expert qui siège au groupe de travail COVID-19 du président élu Joe Biden a déclaré un manque d'informations- le partage de l'administration Trump pourrait entraîner des retards dans le déploiement d'un vaccin, la société pharmaceutique américaine Pfizer ayant annoncé que son candidat était sûr et efficace à 95%.

« On peut difficilement faire plus affable, humble et discret que lui », estime son ami d’enfance Robert Malley, président de l’International Crisis Group.

On peut donc difficilement imaginer un homme plus aux antipodes de son prédécesseur, Mike Pompeo, souvent qualifié comme « brut de décoffrage » par les diplomates étrangers.

John Kerry, un diplomate aguerri en charge du climat

Voilà encore une nomination qui va faire grimacer Donald Trump : très impliqué dans la lutte contre le changement climatique, John Kerry a, voici quelques mois, qualifié l’ancien président d'« arme de destruction massive la plus redoutable au monde ».

John Kerry, vous vous souvenez ? Outre qu’il a des racines à Saint-Briac (Ille-et-Vilaine) et qu’il parle lui aussi très bien français, sa haute silhouette et sa chevelure grise ont longtemps dominé les rencontres internationales au sommet, lui qui a été secrétaire d’État de Barack Obama, de 2013 à 2017.

Il est donc peu de dire que l’homme, âgé de bientôt 77 ans, a de l’expérience. Et des convictions. Notamment en matière d’environnement.

Ça tombe bien : le président élu, qui fait du climat l’une des priorités de son mandat, s’est notamment engagé à faire en sorte que les États-Unis adhérent à nouveau à l’accord de Paris sur le climat, que Donald Trump a dénoncé.

Des centaines de taxis noirs stockés dans les champs en tant que chauffeurs forcés au chômage

 Des centaines de taxis noirs stockés dans les champs en tant que chauffeurs forcés au chômage Des centaines de taxis noirs emblématiques de Londres ont été garés dans des champs autour de la capitale, après une baisse de la demande due à la pandémie de COVID-19.

En tant que représentant spécial pour le climat, John Kerry siégera au Conseil de sécurité nationale de la Maison Blanche. C’est la première fois qu’un de ses membres sera spécifiquement chargé de ce dossier. Un vrai signal.

Janet Yellen, Linda Thomas-Greenfield et Avril Haines, femmes d’expérience à des postes clés

Janet Yellen a été l’une des femmes les plus puissantes du monde. Pour la bonne et simple raison qu’elle a, pendant quatre ans, dirigé la Fed – traduisez : la Banque centrale américaine. Comprenez : l’organisme – indépendant du pouvoir présidentiel – dont le triple objectif est le plein emploi, la stabilité des prix et des taux d’intérêt à long terme modérés.

Janet Louise Yellen, qui restera donc comme la première femme à avoir dirigé l’institution financière la plus puissante de la planète, avait été nommée à la tête de la Fed en 2014 par Barack Obama. Elle en est partie en 2017 sur un bilan très favorable : chômage à 4,1 % et croissance à 3 %, bien loin de la crise qui avait frappé le monde en 2008.

Donald Trump lui-même a reconnu ses compétences et loué ses qualités « impressionnantes » – même s’il n’a pas été jusqu’à la reconduire, lui préférant le républicain Jerome Powell.

À 74 ans, Janet Yellen est pressentie pour le Trésor – un peu l’équivalent de notre ministère de l’Économie et des Finances. Un poste capital, a fortiori au sein de la première économie mondiale. Où elle pourra montrer l’étendue de ses connaissances en la matière.

Avril Haines, 51 ans, a été nommée au poste de directrice du renseignement national. Là encore, outre le fait qu’elle sera la première femme à ce poste, le fait de l’exercer aux États-Unis lui confère une colossale importance : elle va en effet chapeauter 17 services de renseignement appartenant à plusieurs ministères.

ENTRETIEN. François Villeroy de Galhau : ces 200 milliards qui pourraient soutenir l’économie

  ENTRETIEN. François Villeroy de Galhau : ces 200 milliards qui pourraient soutenir l’économie Les Français ont économisé 90 milliards d’euros depuis le début du confinement. Il faut y ajouter 117 milliards d’euros qui dorment dans les anciens plans épargne logement et qui rapportent 4 % d’intérêt. Une épargne qui pourrait être mise au service de la relance de l’économie estime le Gouverneur de la Banque de France. Les Français ont économisé 90 milliards d’euros depuis le début du confinement. Il faut y ajouter 117 milliards d’euros qui dorment dans les anciens plans épargne logement et qui rapportent 4 % d’intérêt.

Parmi eux, la Defense Intelligence Agency (DIA, agence de renseignement de la défense), la National Security Agency (NSA, agence nationale de sécurité), la National Geospatial-Intelligence Agency (NGA), le National Reconnaissance Office (NRO, bureau national de reconnaissance) et les services de renseignement des Forces armées des États-Unis. Excusez du peu.

Enfin, Linda Thomas-Greenfield, afro-américaine de 68 ans, diplomate chevronnée, a elle aussi travaillé sous la présidence de Barack Obama, mais au sein de l’appareil diplomatique américain : elle a notamment été secrétaire d’État adjointe pour l’Afrique.

Joe Biden a désiré conserver ses qualités de négociatrice et ses connaissances internationales en la nommant ambassadrice à l'ONU – un poste pivot dans la politique étrangère des États-Unis.La différence avec l’équipe de Trump est ici saisissante, aussi bien du point de vue de l’expérience à des postes très techniques que de la présence de ces trois femmes à des postes capitaux.

Alejandro Mayorkas, un Hispanique né à l’étranger à la Sécurité intérieure

Voilà qui devrait faire réellement s’étrangler Donald Trump. Car avec Alejandro Mayorkas, on sera bien loin de la construction d’un mur à la frontière avec le Mexique et de la politique antimigratoire de l’ancien président.

Imaginez : si sa nomination est confirmée par le Sénat, Alejandro Mayorkas, d’origine cubaine puisqu’il est né voici 60 ans à La Havane, sera le premier secrétaire à la Sécurité intérieure né à l’étranger. Rappelons que la Sécurité intérieure supervise – entre autres – les questions d’immigration.

Ce fils de réfugiés anticastristes, ancien procureur fédéral, connaît donc bien ces problématiques et cette administration, créée après les attentats du 11 septembre 2001 : il en fut secrétaire adjoint de 2013 à 2016, au sein de l’administration Obama.

Arrivé bébé aux États-Unis avec sa mère juive roumaine réfugiée à Cuba et son père juif cubain, celui qui se fait appeler « Ali » a déjà annoncé son intention de protéger les droits des immigrants que le président Donald Trump a tenté de limiter tout au long de son mandat.

« Quand j’étais très jeune, les États-Unis ont servi de refuge à ma famille et moi-même », a tweeté Mayorkas ce lundi. « Aujourd’hui, j’ai été nommé ministre de la Sécurité intérieure pour superviser la protection de tous les Américains et de ceux qui fuient la persécution à la recherche d’une vie meilleure pour eux-mêmes et pour leurs proches. » Une vraie profession de foi.

Même les verrouillages `` ciblés '' ont des coûts .
O n Vendredi noir, le nombre de nouveaux cas COVID-19 aux États-Unis a atteint un record quotidien de 205460, selon les données de l'Université Johns Hopkins. Les États du pays commencent à resserrer leurs restrictions sur les rassemblements en plein air, les restaurants et les achats au détail, tout en fermant également les écoles publiques. Le président élu Joe Biden a cependant promis que son administration n'émettrait pas de verrouillage national .

usr: 1
C'est intéressant!