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Entreprise Après 7 ans de discussions, la Chine et l’UE proches d’un accord commercial historique

18:50  30 décembre  2020
18:50  30 décembre  2020 Source:   capital.fr

Hypocrisie sous stéroïdes: Frydenberg soutient la chasse aux sorcières sur les banques qui ne prêteront pas aux mineurs

 Hypocrisie sous stéroïdes: Frydenberg soutient la chasse aux sorcières sur les banques qui ne prêteront pas aux mineurs Le prix des hypocrites passe des affaires à la politique aujourd'hui avec le trésorier Josh Frydenberg en concurrence étroite avec son patron, le Premier ministre. © Fourni par Crikey Vous pensez que le trésorier en a eu assez pour mettre la touche finale aux cruciales Perspectives économiques et financières de mi-année (MYEFO) qui doivent baisser demain, mais évidemment pas. Il a trouvé du temps pour un peu d'hypocrisie politique sur le côté.

Après 7 ans de discussions, la Chine et l’UE proches d’un accord commercial historique © Pixabay Après 7 ans de discussions, la Chine et l’UE proches d’un accord commercial historique

La Chine et l'Union européenne ont conclu mercredi un accord de principe sur la protection réciproque de leurs investissements, couronnant sept années de discussions entre les deux puissances économiques.

Dernière ligne droite pour l'accord entre l'UE et la Chine. Les deux puissances économiques ont approuvé mercredi la conclusion "de principe" d'un vaste accord sur les investissements, Pékin promettant d'offrir "un accès sans précédent" aux entreprises européennes tout en musclant ses efforts contre le travail forcé -- mais sans désamorcer les critiques. Après sept années de pourparlers, cet accord politique a été scellé pendant une visioconférence entre le président chinois Xi Jinping, les dirigeants de l'UE Ursula von der Leyen et Charles Michel, ainsi que la chancelière allemande Angela Merkel et le président français Emmanuel Macron.

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Il ne s'agit pas d'un accord de libre-échange concernant des transactions commerciales mais d'un texte visant à garantir les conditions d'activité des entrepreneurs lorsqu'ils investissent dans l'UE et en Chine. Les sommes en jeu sont considérables: le stock d'investissements des Européens (hors Royaume-Uni) en Chine s'élève à près de 150 milliards d'euros, et celui des Chinois dans l'UE à 113 mds.

L'Union européenne est depuis longtemps le premier partenaire commercial de la Chine mais cette dernière est devenue aussi au troisième trimestre la première partenaire de l'UE, devant les Etats-Unis. D'après Bruxelles, l'accord va permettre de "rééquilibrer" la relation commerciale entre les deux puissances et offre un accès "sans précédent" au marché chinois. Les Européens réclament de longue date que leurs entreprises soient traitées de la même manière en Chine que celles du géant asiatique dans l'Union. Le texte "établit des règles très claires" en matière de respect de la propriété intellectuelle des entreprises européennes, de transferts de technologie et de subventions versées aux entreprises publiques chinoises.

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Un intérêt stratégique pour la Chine

La Chine s'est par ailleurs engagée à "des efforts continus et soutenus" pour ratifier les conventions l'Organisation internationale du travail (OIT) en matière de travail forcé. Un "groupe de travail spécifique" suivra la mise en oeuvre de cette promesse, selon la Commission européenne. La Chine vit mal les protections mises par les Européens autour de leurs secteurs "stratégiques". Son champion des smartphones, Huawei, a été exclu du marché des équipements pour la 5G dans de nombreux pays de l'UE. Pékin a donc réclamé des garanties d'accès aux marchés publics dans l'UE et à des secteurs comme les télécoms et les infrastructures d'énergie.

Alors que se poursuit sa guerre commerciale avec les Etats-Unis, la Chine cherche à attirer les Européens dans son camp, avant même la prise de fonctions du président élu Joe Biden qui pourrait ressouder le camp occidental. Elle a donc offert in extremis des avancées en termes d'accès au marché dans des secteurs tels que la finance, les télécoms, les hôpitaux privés, l'informatique dématérialisée, les véhicules électriques ou les transports, afin de convaincre les Européens.

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>> Lire aussi : La Chine annonce un vaccin moins efficace que celui de Pfizer-BioNTech et Moderna

Des secteurs stratégiques restent en dehors de l'accord

De leur côté, ces derniers ont mal pris la trêve commerciale signée en janvier 2020 entre Américains et Chinois, redoutant d'être les laissés pour compte de ce rapprochement. D'où l'intérêt pour Bruxelles de marquer sa présence sur le marché chinois. La Chine conserve une liste "négative" d'une trentaine de secteurs clés dans lesquels elle exclut ou limite les investissements étrangers, notamment dans les mines, l'énergie, les médias ou la culture.

Courant décembre, Pékin a annoncé de nouvelles règles soumettant à un examen approfondi les investissements dans les industries liées à la défense. Les prises de participation de plus de 50% dans l'agriculture, l'énergie, les transports et la finance subiront le même sort.

>> Lire aussi : Investissements : l'Union européenne envisage un accord avec la Chine

Des eurodéputés se méfient du rapprochement avec Pékin

De son côté, l'Europe dispose depuis octobre d'un "cadre" pour le filtrage des investissements étrangers dans des secteurs stratégiques, fondé sur l'échange d'informations entre les Etats membres, dont certains sont mieux armés que d'autres pour y faire face. Après l'entente de principe annoncée mercredi, les experts des deux bords vont s'atteler à la rédaction de l'accord final, qui devra être ratifié par le Conseil et le Parlement européens.

Nombre d'eurodéputés voient d'un mauvais oeil un rapprochement avec Pékin, rappelant la fin de l'autonomie de Hong Kong et la répression à l'encontre des musulmans ouïghours dans le Nord-Ouest chinois. Les Etats-Unis de Joe Biden pourraient aussi faire pression sur l'UE pour qu'elle renonce à ce rapprochement. Son futur conseiller à la Sécurité nationale, Jake Sullivan, a plaidé la semaine dernière sur Twitter pour des "consultations avec nos partenaires européens sur nos inquiétudes communes concernant les pratiques économiques de la Chine".

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usr: 1
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