•   
  •   

Entreprise Télétravail, coworking... comment réinventer son travail sans changer de job

19:35  27 avril  2021
19:35  27 avril  2021 Source:   capital.fr

Rennes. Une résidence étudiante nouvelle génération en 2023 près du métro Anatole France

  Rennes. Une résidence étudiante nouvelle génération en 2023 près du métro Anatole France Le promoteur immobilier Kermarrec va construire, boulevard de Verdun à Rennes, une résidence étudiante de 29 logements. Elle disposera d’espaces communs de détente et de travail, un réseau social propre à l’immeuble et un community manager pour animer la vie étudiante. Les travaux commencent. Livraison prévue au 3e trimestre 2023. Kermarrec promotion annonce la construction d’une nouvelle résidence étudiante, au cœur de Rennes, boulevard de Verdun, à 100 m de la station de métro Anatole France. Un collectif à taille humaine avec 29 logements, allant du studio au 3 pièces.

Télétravail, coworking... comment réinventer son travail sans changer de job © WavebreakMediaMicro/Adobe Stock Télétravail, coworking... comment réinventer son travail sans changer de job

Lieu de travail, organisation, voire mission : ils ont gardé leur travail, mais ils ont tout changé. Et ont réussi à s’aménager une nouvelle vie. Récits.

Depuis un an, privés de leurs repères habituels, de nombreux cadres ou indépendants ont pris conscience que leur mode de vie ne correspondait plus à leurs attentes profondes. Motivation à plat, perte de sens, déséquilibre vie professionnelle-vie privée… Ces paramètres, habituellement étouffés dans le feu de l'action, se sont mis à clignoter en rouge sur le tableau de bord des cols blancs. Parallèlement, l’ouverture des vannes du télétravail a permis à de nombreux salariés de changer de cadre ou d'organisation, tout en conservant le même job. Et certains n'ont pas hésité à se mettre au vert. Ce qu'ils démontrent : inutile de tout bazarder pour retrouver énergie, confiance et plaisir au travail.

Deliveroo risque d’être plombé par la levée du confinement

  Deliveroo risque d’être plombé par la levée du confinement Après une introduction en Bourse ratée, Deliveroo avertit que la levée du confinement risque de peser sur son chiffre d'affaires.Au total, ses clients ont dépensé 1,65 milliard de livres sur son application permettant de se faire livrer des plats auprès de restaurants, soit 23,2 livres par commande. L'application se félicite de fidéliser de plus en plus de clients, qui sont 7,1 millions à l'utiliser régulièrement chaque mois. Deliveroo est surtout présent au Royaume-Uni et en Irlande, les deux pays représentant la moitié de ses ventes, mais la société possède des activités également dans d'autres pays comme la France, l'Espagne, l'Australie et Singapour.

Caroline Couty : entrepreneuse à impact

Pour organiser le lancement de produits de beauté, Caroline Couty était championne. Mais, au printemps dernier, la fondatrice de l'agence The Good Start a décidé de réinventer la «raison d'être de son activité». «Bien gagner ma vie et créer de l'emploi ne me suffisaient plus, explique l'entrepreneuse de 46 ans. Pour renouveler mon intérêt, j'avais besoin d'un nouveau départ, de travailler sur des sujets capables de transformer la société.» Une remise en question qui l'a conduite à adopter le statut d'entreprise à mission. Du champ rebattu de la transformation numérique, elle est passée à celui de la «transformation inclusive», privilégiant les outils digitaux «qui ne laissent personne sur le bord de la route». «Nous travaillons par exemple avec un bailleur social pour rendre son application accessible aux locataires les moins à l'aise avec Internet», détaille Caroline Couty, qui est aussi à l'origine d'ateliers gratuits pour lutter contre l'illectronisme (Les Bouées numériques).

Apprentis, jeunes diplômés... ces aides pour changer de ville et (enfin) décrocher un job

  Apprentis, jeunes diplômés... ces aides pour changer de ville et (enfin) décrocher un job Si changer de ville permet d'élargir les opportunités de décrocher un contrat d’apprentissage ou un premier emploi, les coûts liés à un déménagement peuvent être un frein à la mobilité professionnelle des jeunes. Panorama des différentes aides qui existent pour les accompagner dans ce changement de vie. La crise sanitaire, qui n’épargne pas le marché de l’emploi, a considérablement réduit les offres de recrutement auxquelles peuvent prétendre les apprentis et les jeunes diplômés.

>> A lire aussi - “Ce n'est pas le bonheur qui donne du sens au travail, mais l'inverse”

Pivoter vers un modèle plus vertueux en pleine pandémie, alors que l'activité économique tourne au ralenti, n'est-ce pas multiplier les risques ? Non, affirme l'entrepreneuse : «Les grands groupes sont de plus en plus sensibles à ce type de structures légères au savoir-faire avéré pour mettre en œuvre des projets sérieux dans le cadre leur politique de RSE.» Pour finir de boucler sa révolution interne, ses quatre salariés et elle ont quitté le centre de Paris pour se poser sur les bords du canal de l'Ourcq, à Pantin (93), dans un vaste espace qui accueille également des indépendants en télétravail. L'occasion d'ouvrir son entreprise à d'autres profils : «C'est un point de ralliement pour des acteurs du territoire qui veulent changer la société dans laquelle ils vivent», proclame la fondatrice, heureuse d'enrichir son cercle de relations et de la perspective d'afterworks au bord de l'eau. «Quand la crise sanitaire sera derrière nous !»

Apple dévoile un nouvel iPad et des accessoires

  Apple dévoile un nouvel iPad et des accessoires La première keynote Apple de l’année 2021 a fait la part belle à l’iPad Pro et à un nouveau gadget, le Airtag. Apple a présenté mardi 20 avril 2021 de nouveaux produits – ordinateur, tablette et accessoires – censés faire entrer le consommateur dans une autre dimension depuis son salon, mais ne s’est pas étendu sur la prochaine mise à jour de son système d’exploitation mobile, qui pourrait chambouler la publicité sur les portables. © APPLE INC. HANDOUT / EPA/MAXPPP Les Airtags d’Apple.

Patrice Chovet : l'indépendance en portage salarial

«A huit ans de la retraite, mon épouse et moi souhaitions un lieu de vie plus naturel et plus d'espace», explique Patrice Chovet, cadre de terrain dans le BTP. L'idée de ce baroudeur de 60 ans, en mission en Afrique en moyenne deux semaines par mois : troquer son appartement francilien contre une maison au grand air et passer à 100% en télétravail. Il en parle à son employeur, un major mondial de la construction. Mais… c'est non ! Persévérant, il trouve un accord pour continuer à collaborer avec le groupe, mais en tant que prestataire indépendant. «J'ai signé un contrat de travail avec une entreprise de portage salarial, ITG, qui me verse un salaire en fonction des missions que j'effectue pour le compte de mon ancien employeur qui est aussi mon unique client», explique-t-il. Il verse une commission au groupe de portage qui gère toute la partie administrative (facturation, paie…).

>> A lire aussi - Entreprendre : le portage salarial, une bonne solution pour démarrer

Au final, sa rémunération globale a progressé, compensant ainsi la perte de salaire de sa conjointe qui, elle, a dû changer d'entreprise. Surtout, cette formule lui permet de rester salarié et donc de sécuriser sa retraite tout en profitant des ballades sur les rives du lac d'Aiguebelette, en région Auvergne-Rhône-Alpes. Le seul petit manque dans sa nouvelle vie : le contact direct avec les collègues du siège social. Compensé par les tas de réunions inutiles auxquelles il n'assiste plus !

Maisons du Monde sauve les meubles en ligne

  Maisons du Monde sauve les meubles en ligne Achat sur le site et retrait en magasin, market place, conseils… L’enseigne de « fast decoration » trouve sur Internet les relais de croissance pour pallier la fermeture de ses magasins. Canapé crème, table en bois, fleurs séchées… Pour notre conversation en visio, le 8 avril, Julie Walbaum avait choisi son arrière-plan virtuel avec soin. « C’est l’un des sept univers de notre catalogue, le contemporain, qui plaît beaucoup en ce moment », sourit la directrice générale de Maisons du Monde.

Nicolas Cochard : le calme de la campagne

«Désolé, c'est très cliché, mais, le matin, j'entends le coq chanter !» Avec sa femme et son fils, ce responsable R&D de 39 ans a quitté en octobre 2020 la banlieue parisienne pour s'installer dans un village de 1 100 habitants près de Caen. Cela faisait un moment que lui et sa compagne souhaitaient revenir dans leur Calvados d'origine, là où vivent leurs familles respectives et «tous leurs potes», rencontrés sur les bancs de l'université. Le jour où l'employeur de Nicolas, le groupe immobilier Kardham, a permis officiellement à ses salariés de télétravailler jusqu'à deux jours par semaine, le couple a mis son projet à exécution.

>> Un test à faire - Envie de changer d’air : où devriez-vous déménager ?

Dans la maison normande, un bureau a été spécialement aménagé pour les deux jours qu'il passe au vert, seul devant son ordi : «Travailler tout seul dans le silence la journée entière, faut aimer. Mais ça correspond à ma nature profonde», confie-t-il. Les trois autres jours, il file à Paris pour rejoindre son bureau parisien de la porte Maillot. Deux heures de trajet en train le matin et autant pour rentrer le soir. Même s'il parvient à travailler sur écran durant le trajet, ce n'est pas rien. «Avant se précipiter vers ce type de démarche, mieux vaut avoir travaillé sur la connaissance de soi, abonde Sylvaine Pascual, fondatrice du cabinet Ithaque Coaching. Une réflexion qui consiste à confronter sa façon d'être et de vivre à la réalité de l'endroit où l'on veut s'installer.»

"Side project" : comment jongler entre un emploi à temps plein et un projet d'entreprise ?

  Vous tricotez des moufles pendant votre temps libre ? Vous tenez peut-être là un vrai projet d'entreprise. Quelques conseils pour donner vie à votre “side project” et booster durablement votre moral. Il pique, il coud, il épingle, il surjette… Du matin au soir, dans les transports en commun ou pendant sa pause déjeuner, Sébastien Mandrier, 32 ans, assistant de gestion dans une banque, profite de chaque minute de son temps libre pour s'adonner à sa passion : la couture. «J'ai commencé à créer des vêtements pendant le premier confinement. Depuis, je ne peux plus m'en passer.

Fin connaisseur de sa terre d'accueil, Nicolas était plutôt à l'abri de ces désillusions : «C'est quand j'habitais en banlieue parisienne que je me sentais dans la peau d'un expatrié ! Vivre en Normandie, c'est comme rentrer chez moi.» Son nouveau lifestyle ? Axé sur l'afterwork ! «Après 18 heures, on se retrouve avec les amis du coin. Je n'avais pas envie d'attendre 60 ans pour le faire», explique le jeune père de famille. Il pense également avoir gagné en énergie depuis son installation. «Au lieu de passer une heure dans le RER, je vais faire un jogging dans les champs et quand je m'installe à mon bureau, j'ai la patate !»

Pierre-Louis Schnitzler : en mode nomade

Pendant le premier confinement, Pierre-Louis Schnitzler s'est réfugié dans la maison de sa belle-famille, en région parisienne. Ce spécialiste des sciences des données a trouvé l'expérience plutôt agréable. «Nous étions sept, avec chacun une pièce pour télétravailler. On se retrouvait pour déjeuner, pour les pauses et, en fin de journée, pour faire une partie de ping-pong», se souvient l'ingénieur de 25 ans. C'est à ce moment-là qu'il a le déclic. En mai, il annonce à son employeur qu'il ne retournera plus au bureau. Fini le travail posté en open space. Il rejette aussi l'idée de télétravailler seul dans son studio parisien. Son objectif : être autonome professionnellement, tout en évitant les risques d'isolement. «J'ai adopté une organisation nomade partagée entre la Suisse, le Sud, l'Alsace et la région parisienne. Des lieux où je peux travailler à distance tout en étant entouré de ma famille ou d'amis proches», explique-t-il.

Égalité hommes-femmes au travail : ces mesures qui pourraient (enfin) améliorer la situation

  Égalité hommes-femmes au travail : ces mesures qui pourraient (enfin) améliorer la situation Ce mercredi, la commission des affaires sociales de l’Assemblée nationale a adopté une proposition de loi pour “accélérer l’égalité économique et professionnelle”. Entretien avec la responsable de ce texte, la députée LREM Carole Grandjean. Un pas supplémentaire dans la lutte contre les inégalités entre les hommes et les femmes vient d’être franchi. Ce mercredi 5 mai, la commission des affaires sociales de l’Assemblée nationale a adopté une proposition de loi portée par la députée LREM Marie-Pierre Rixain et visant à “accélérer l’égalité économique et professionnelle” entre les hommes et les femmes.

Son employeur, une start-up d'objets connectés dans la santé, s’est d’abord montré réticent, mais a fini par laisser son data scientist choisir son lieu de travail. «Pour la jeune génération née avec le digital, le bureau n'existe plus en tant que lieu central», commente Patrick Levy-Waitz, président de la fondation Travailler Autrement. Après presque un an de nomadisme, Pierre-Louis dresse un bilan plutôt positif : «Travailler en communauté sur plusieurs lieux successifs est stimulant.»

Il a redécouvert l'Alsace, sa région natale, passe plus de temps avec ses parents, réfléchit à ses objectifs de vie : «Continuer à mener des projets ambitieux mais en restant proche des gens que j'aime», résume-t-il. Dernier projet en date : le lancement de la plateforme Desk.community qui promet à chacun de trouver l'environnement de travail adapté à ses besoins à moins de dix minutes de son lieu de vie. Une nouvelle activité inspirée directement de sa vie…

Stella Bissessur : le choix du collectif

Pendant le premier confinement, l’activité de Stella Bissessur s’est arrêtée net. Dans le pied-à-terre parisien qui lui servait de bureau, la coach de 59 ans n'avait plus aucun contact en chair et en os avec les entrepreneurs qu'elle forme et conseille. Un grand moment de solitude. En octobre 2020, la dirigeante de Tara a donc décidé de rejoindre Ici Demain, un collectif regroupant une trentaine de professionnels indépendants dans les métiers du marketing, de la communication ou de la formation. Deux fois par semaine, elle vient travailler et échanger dans un espace de coworking, en face de la gare Saint-Lazare. «Le simple fait de partager ses incertitudes du moment avec d'autres indépendants qui vivent des situations similaires, ça redonne de la motivation», résume la coach, qui paye sa place 230 euros par mois.

Défense : le méga-contrat Jedi de Microsoft en danger ?

  Défense : le méga-contrat Jedi de Microsoft en danger ? Le contrat de cloud computing JEDI de 10 milliards de dollars attribué à Microsoft pourrait être abandonné. Candidat malheureux à ce contrat, Amazon avait contesté cette attribution. Vents contraires pour Microsoft. Le contrat de cloud computing, baptisé JEDI, d’une valeur de 10 milliards de dollars attribué en 2019 par le ministre américain de la Défense pourrait être abandonnée, affirme le Wall Street Journal. Candidat malheureux à ce contrat, Amazon avait contesté cette attribution, soupçonnant d'avoir été écarté en raison de l'antagonisme entre Donald Trump de Jeff Bezos.

>> A lire aussi - 5 pistes pour bien choisir votre espace de coworking

Les membres constituent un réseau d'entraide où elle peut trouver des occasions de collaboration, des mises en relation ou même des compétences nouvelles. Un environnement stimulant où elle s'est par exemple familiarisée avec des techniques de visioconférence en groupe, utilisées par d'autres indépendants. «En étant au milieu de professionnels confrontés à des problématiques variées, ce collectif est aussi pour moi une source d'inspiration pour construire mes propres programmes», ajoute Stella Bissessur. Pour elle, c'est sûr : plus question de se passer de cette nouvelle vie de bureau !

Carole Merlin : le moulin de son cœur

Carole Merlin, 53 ans, s'est installée avec son mari depuis janvier dernier dans un ancien moulin de la Sarthe. Employée par l'éditeur de logiciel Direct Skills (gestion du travail temporaire), elle résidait auparavant en région parisienne, à Houilles, et travaillait à Poissy. C'est pendant le confinement que le couple commence à réfléchir sérieusement à poser ses valises dans la région du Mans. Ils ont eu un coup de foudre il y a trois ans pour un moulin de la région.

Dans le même temps, le Covid incite Direct Skills à permettre à ses salariés de choisir où ils veulent travailler. «Lorsque j'ai exposé mon projet, je n'ai donc rencontré aucune réticence de la direction, bien au contraire», assure la consultante, qui aspirait à un cadre de vie plus serein, à l'écart de l'agitation urbaine. «La pandémie a amplifié une tendance déjà enclenchée : la recherche d'un plus grand équilibre entre valeur travail et aspiration à plus de bien-être et moins de stress, analyse Patrick Levy-Waitz. Elle a aussi eu un effet loupe sur les absurdités vécues par certains salariés : ce temps perdu dans les RER ou les embouteillages par exemple.»

Aujourd'hui, Carole a un bureau avec vue sur la campagne sarthoise et, tant que durera la crise sanitaire, elle restera à 100% en télétravail. L'employeur lui a fourni tous les outils pour effectuer ses missions à distance. Réunions de travail, «café virtuel» entre collègues et points réguliers avec son manager : les semaines sont rythmées par les visioconférences. Démarrage vers 9 heures et fin vers 18 heures, avec une pause déjeuner : Carole Merlin a gardé les horaires de bureau classique. «Mais on reste assez flexible et, en cas d'urgence, je suis disponible», précise-t-elle.

Si la transition s'est faite en douceur, c'est qu'elle a été préparée très en amont par l'entreprise. Dès le mois de mars 2020, le chantier était lancé en impliquant les collaborateurs pour définir le cadre et les modalités des nouveaux modes de travail. C'est ainsi qu'a été créée une «charte des comportements en télétravail». La nouvelle bible de Carole Merlin.

Antoine Gros : le télétravail en équipe

La paternité et la pandémie de coronavirus : le cofondateur de Beau Nuage (parapluies et accessoires de pluie innovants) avait deux bonnes raisons de fuir Paris. Quand il se lance en 2015, Entreprendre était pour lui un idéal de liberté quand il s’est lancé, en 2015. Mais la liberté s’avère toute relative : il travaille tous les week-ends et subit une pression intense, tout en gagnant moins que ses amis issus de la même école de commerce ! «Le confinement m'a fait prendre la décision plus rapidement. Comme si c'était le moment ou jamais de changer la donne», explique le trentenaire.

A l'été 2020, il décide donc de s'installer à Nice où vit une partie de sa famille, et passe en mode télétravail, comme son associé et ses deux salariés : «Chacun est libre de s'installer où il veut.» Nice, Londres, Montpellier… L'équipe se retrouve éparpillée avec, de surcroît, un développeur et une graphiste employés en free-lance ! Le passage à cette organisation 100% numérique s'opère sans heurts, le travail à distance étant déjà dans les habitudes de la jeune pousse. «Notre organisation interne est la même que celle appliquée au bureau à Paris : en début de semaine, on se fixe des missions et des objectifs et chacun les accomplit comme il le souhaite en toute autonomie», affirme l'entrepreneur, adepte d'un management par résultats.

>> A lire aussi - 6 idées originales pour maintenir le lien entre collègues à l'heure du télétravail

Il le concède néanmoins : les visioconférences ne remplaceront jamais le contact physique et toutes ces petites conversations anodines de bureau qui créent une vraie ambiance d'équipe. Mais, au final, Antoine Gros affirme avoir trouvé un nouvel équilibre. Outre les séances de fitness quotidiennes et les plats fait maison, il accompagne sa fille le matin chez l'assistante maternelle. «Une grande source de bonheur.»

Jeremy Jacquin : boss… sous le soleil tahitien

Jeremy Jacquin vient de vendre sa maison basque. Direction : la presqu'île de Tahiti. «Le climat de tensions en France métropolitaine n'augure rien de bon. J'imagine mal l'avenir de mes enfants ici, tranche ce chef d'entreprise de 39 ans, qui veut se focaliser sur son bien-être et celui de sa famille. Partir à l'autre bout du monde alors que Corpo 8, son groupe de nettoyage d'hôtels, restaurants et discothèques (500 salariés), tourne au ralenti depuis un an, est-ce bien raisonnable ? «C'est un pari risqué, concède le dirigeant. Mais je continue à superviser à distance. Et j'ai confié la direction opérationnelle du groupe à ma sœur pour réussir la sortie de crise.»

Le patron estime que ce changement sera aussi bénéfique que celui opéré en 2018. A l'époque, il largue la grisaille parisienne pour se poser avec sa famille à Saint-Jean-de-Luz et ne plus travailler les vendredis. L'objectif ? «Me consacrer davantage à mes trois enfants et faire descendre la pression créée par un métier très prenant», souligne cet autodidacte qui a démarré en solo à 23 ans.

Plus apaisé et sain que la région parisienne, son nouveau cadre de vie l'avait conduit à repenser son organisation en déléguant à de nouvelles recrues plusieurs fonctions administratives et opérationnelles, comme la responsabilité commerciale des grands clients. Une prise de hauteur qui l'avait fait aussi réfléchir à plusieurs changements stratégiques, qu'il a finalement mis en œuvre, comme l'élargissement des prestations à la maintenance des bâtiments et au traitement de l'air. Pour ce qui est de s'aérer, Jeremy ne lésine pas.

>> Tous nos conseils pour soigner votre comm’... même en télétravail ! C’est la Une du dernier numéro de Management. Accédez en quelques secondes à ce dossier en vous abonnant, à partir de 3,75 euros par mois, sur la boutique en ligne Prismashop

Défense : le méga-contrat Jedi de Microsoft en danger ? .
Le contrat de cloud computing JEDI de 10 milliards de dollars attribué à Microsoft pourrait être abandonné. Candidat malheureux à ce contrat, Amazon avait contesté cette attribution. Vents contraires pour Microsoft. Le contrat de cloud computing, baptisé JEDI, d’une valeur de 10 milliards de dollars attribué en 2019 par le ministre américain de la Défense pourrait être abandonnée, affirme le Wall Street Journal. Candidat malheureux à ce contrat, Amazon avait contesté cette attribution, soupçonnant d'avoir été écarté en raison de l'antagonisme entre Donald Trump de Jeff Bezos.

usr: 1
C'est intéressant!