•   
  •   

Immobilier Élections départementales et régionales : la question du logement cruellement absente

15:00  21 juin  2021
15:00  21 juin  2021 Source:   capital.fr

Le calcul «en temps réel» des APL a déjà fait des perdants

  Le calcul «en temps réel» des APL a déjà fait des perdants La mauvaise surprise dénoncée par les bénéficiaires des aides au logement depuis l’entrée en vigueur de la réforme est confirmée par une étude consultée par «les Echos». 41% des allocataires ont observé une baisse de leurs versements.Entré en vigueur le 1er janvier, ce nouveau calcul des aides au logement se fait tous les trimestres sur la base des revenus des douze derniers mois glissants. Auparavant, les APL étaient calculées sur les revenus perçus deux ans avant. La réforme devait avantager les plus précaires, notamment ceux qui connaissent une chute subite de leurs revenus, affirmait le gouvernement.

Élections départementales et régionales : la question du logement cruellement absente © Crédits : Teresa Short / Getty images Élections départementales et régionales : la question du logement cruellement absente

Henry Buzy-Cazaux, président de de l’Institut du management des services immobiliers, déplore l'absence de la question du logement dans les programmes des dernières élections locales.

C’est mal parti : les lobbys de l’immobilier sont déjà en train de s’affairer en vue des élections présidentielles pour qu’enfin le logement soit au cœur des programmes des candidats. Eh bien, le moins qu’on puisse dire est que ça part mal. Avez-vous pris la peine de lire les engagements des différentes listes ? Statistiquement, deux lecteurs sur trois du présent billet ne sont pas allés voter, et il serait donc assez surprenant que ces deux là se fussent attardés sur les programmes. Quand au tiers des votants, ils auront eu beau chercher des idées pour le logement, il n’en auront pas trouvé beaucoup. Tout au plus deux ou trois lignes par acquit de conscience. Chez certains candidats, on peut même déplorer un silence, une impasse.

Logement étudiant : le gros écart de prix entre Paris et la province

  Logement étudiant : le gros écart de prix entre Paris et la province Logement étudiant : le gros écart de prix entre Paris et la provinceLe baromètre que nous vous présentons aujourd’hui avec le site Internet Se Loger.com donne le montant moyen d’un loyer pour un studio vide (charges comprises) dans les principales villes étudiantes de France et d’Île-de-France (NDLR, à Paris la surface moyenne d’un studio est de 14 m², 25 m² au niveau national) ainsi que son équivalent pour une chambre dans une colocation de deux étudiants dans un trois-pièces (charges comprises également).

On entend déjà les objections : oui, mais les départements et les régions n’ont pas de compétence directe sur le logement. Certes, le pouvoir d’urbanisme est dans la main des municipalités, dont nous avons élu les responsables il y a plusieurs mois. Il reste que les départements, en charge des affaires sociales, touchent par ce biais-là à l’habitat et aux habitants, notamment les plus fragiles. On se rappellera également que l’essentiel des droits de mutation à titre onéreux (les frais de notaire pour le dire improprement) vont aux assemblées départementales. Les régions, en charge de l’économie locale, ont aussi partie liée avec le logement, par exemple  pour la rénovation énergétique. En somme, les programmes pour ces élections locales auraient dû faire au logement une place plus importante. Il va quand même falloir se demander pourquoi, à chaque échéance électorale, le logement compte pour un parent pauvre.

Sécurité de la maison : qu’est-ce qu’un logement sûr?

  Sécurité de la maison : qu’est-ce qu’un logement sûr? Avoir un logement décent repose sur plusieurs critères : superficie, électricité, eau, chauffage, isolation Voici comment reconnaître une maison sûre. © Fournis par Maison & Travaux Avoir un logement décent repose sur plusieurs critères : superficie, électricité, eau, chauffage, isolation... Voici commen Avoir un logement décent repose sur plusieurs critères : superficie, électricité, eau, chauffage, isolation...


Vidéo: Élections régionales et départementales : un taux d'abstention record (Dailymotion)

On note d’abord que l’impasse ne porte pas sur tout le secteur : les élus ou ceux qui veulent le devenir connaissent en général les questions relatives au logement public, qu’on appelle à tort logement social. Pour être clair, le monde des organismes HLM leur est connu : le service public du logement, codifié par l’État, financé par l’État avec des circuits de financement identifiés et stables, est proche des élus et réciproquement. Un seul interlocuteur également, qui a des relations de consanguinité culturelle avec le pouvoir, l’Union Sociale pour l’Habitat, qui rassemble tous les opérateurs des HLM. On est du côté de l’intérêt général. Rien de semblable pour le logement privé, qui ne jouit pas spontanément de l’estime des élus ou des futurs élus. Pourquoi ? L’immobilier privé sent l’argent et les élus s’en méfient. Dans leur imaginaire, l’immobilier est sulfureux, dangereux à cet égard, surtout à une époque qui exige d’eux d’être irréprochables. Ils ont gardé de ce secteur une idée vieillie, parce que les codes et les mentalités y ont radicalement changé et que l’opacité n’existe plus. Ils ont aussi des professionnels une estime réduite : ils les croient gagner beaucoup d’argent et le faire facilement. Là encore, l’imaginaire a la vie dure : le corps professionnel s’est qualifié au fil des décennies, a gagné en compétences et en éthique, même si la situation est encore améliorable sur tous les fronts et dans toutes les activités, de la production à la transaction et à la gestion.

Logement neuf : pouvez-vous obtenir des indemnités en cas de retard de livraison ?

  Logement neuf : pouvez-vous obtenir des indemnités en cas de retard de livraison ? Entre les blocages inhérents au Covid-19 et les pénuries de matériaux, de nombreux chantiers de construction pourraient connaître des retards de livraison dans les prochains mois. Pour les acheteurs pénalisés par ces contretemps, voici les démarches à suivre pour espérer obtenir d’éventuelles indemnités. C’est un aléa qui peut faire tourner au cauchemar un achat de logement neuf : le retard de livraison. Or, avec la pénurie de matières premières dont souffrent déjà plusieurs industries, les constructeurs et promoteurs pourraient connaître de gros problèmes d’approvisionnement sur leurs chantiers ces prochains mois.

Et puis il y a cette satanée complexité du paysage des organisations professionnelles. Elles sont trop nombreuses à l’évidence. Là où dans l’univers du logement social le gouvernement et le parlement ont affaire à une unique force, l’immobilier présente une communauté protéiforme, marquée par des divergences, au mieux des différences, parfois des nuances seulement, assez exceptionnellement une entente cordiale. Pas de doctrine, pas de bloc thétique, pas de véritable bouclier contre des décisions intempestives, comme si la porte était laissée ouverte à tout. Du coup, on n’a pas l’impression que les gouvernements fassent l’effort de la réflexion pour le logement. Le sujet est livré à toutes les conjectures. On agit dans l’urgence du moment, ou pour faire droit à des lames de fond idéologiques, au bon sens du terme ou au mauvais sens quand il y a excès : la transition énergétique est de ces lames de fond. Il y a urgence à ce que les organisations professionnelles travaillent de concert à une plateforme unique, prenant en compte la production et les services au parc existant, le public et le privé, les acteurs institutionnels et les particuliers.

Les propriétaires du niveau de confort de tous les temps en tant que loyers Luthought, WA Logement Advictability Report découvre

 Les propriétaires du niveau de confort de tous les temps en tant que loyers Luthought, WA Logement Advictability Report découvre © fourni par ABC Business Les taux d'intérêt inférieurs ont entraîné une augmentation des niveaux de confort du propriétaire, le rapport suggère. (ABC News: Gian de Poloni) Les perceptions de l'abordabilité du logement se sont améliorées en Australie occidentale, mais il y a des histoires très différentes racontées par les propriétaires et les locataires car la pandémie de Covid-19 modifie le paysage de la propriété.

Enfin, le secteur du logement ne parvient pas à se sortir de l’ornière budgétaire : plus de 40 milliards d’euros par an sont mis sur la table par l’État. Les syndicats ont beau expliquer et démontrer à grands frais, en faisant appel à des économistes, que cette mise rapporte le double en taxes diverses et variées, que le solde net public est largement positif, rien n’y fait. La logique des comptables de Bercy, quel que soit le ministre de l’Economie, s’impose, à courte vue, c’est-à-dire à l’échelle d’un exercice budgétaire. Comment changer ce regard stupide ? En ayant pour ministre à l’avenir un poids lourd politique, qui en remontre au ministère de l’Economie lors des arbitrages. Depuis des années, le choix est fait de personnalités trop tendres. Les plus efficaces ont été les plus déterminées, partant souvent avec le déficit de n’être pas des figures chevronnées. Elles se sont battues à armes inégales. Les dernières grandes victoires contre Bercy nous font remonter à Pierre André Périssol, en 1995, avec des ruptures fortes : le prêt à taux zéro, toujours debout un quart de siècle après, et le principe de l’amortissement des logements locatifs, tué avec la complicité des promoteurs quelques années plus tard pour préférer la réduction d’impôt, jugée plus lisible… mais classifiée avantage fiscal, niche et donc menacée par chaque loi de finances.

L’heure est grave parce qu’on parle de l’une des premières préoccupations des ménages. Personne ne l’ignore : élus de tous les niveaux de collectivités, élus nationaux, membres de l’exécutif n’ont même pas de peine à l’avouer, sans en tirer les enseignements. Il est temps de réduire cette distance pathologique de la coupe aux lèvres. Sauf à vouloir un chaos dans le pays, sinon un KO du pays : on ne peut pas s’offrir le luxe de bâtir la politique de la France sans donner au logement le meilleur de l’intelligence et de la volonté, et ce pari n’est pas fait aujourd’hui.

Nouveau DPE : 8 questions simples pour tout comprendre à la réforme .
La réforme du diagnostic de performance énergétique (DPE) entre en vigueur ce jeudi 1er juillet 2021. Combien le nouveau DPE coûte-t-il ? Qui doit le réaliser ? Est-il obligatoire pour vendre ou pour louer ? Impactera-t-il la valeur de mon logement ? Acheteurs, vendeurs, bailleurs, voici huit questions simples pour bien comprendre cette réforme. Ça y est, la réforme du diagnostic de performance énergétique (DPE) entre en vigueur ce jeudi 1er juillet. Cet outil permet d’évaluer la performance énergétique des logements, en leur attribuant une note allant de A pour les plus économes à G pour les plus énergivores.

usr: 1
C'est intéressant!