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Immobilier Les HLM veulent construire davantage pour répondre à une « crise du logement »

10:45  24 septembre  2021
10:45  24 septembre  2021 Source:   ouest-france.fr

Logement de fonction: qui sont les ministres les mieux lotis?

  Logement de fonction: qui sont les ministres les mieux lotis? Six membres du gouvernement disposent d’un logement de fonction, alors qu’ils sont déjà propriétaires d’un bien privé à Paris.À noter qu’en proportion, les ministres (et secrétaires d’État) vivant dans un logement de fonction sont quasiment autant: près de 55% (23 sur 42) contre environ 52% (16 sur 29) en 2019. «Ces logements se trouvent dans des immeubles domaniaux qui se situent exclusivement, sauf lorsque les lieux ne s’y prêtent pas, dans l’enceinte des ministères», précise Matignon dans sa réponse adressée à la députée de la majorité.

Des logements HLM dans le quartier Malakoff de Nantes. © Ouest-France / Franck Dubray Des logements HLM dans le quartier Malakoff de Nantes.

Les HLM tiennent leur congrès annuel du 28 au 30 septembre 2021, alors que le ralentissement des constructions en 2020, en raison des municipales et de la crise sanitaire, laisse augurer d’une crise du logement lors du prochain quinquennat.

Ce qui est sûr, c’est qu’il y aura dans le prochain quinquennat une crise du logement : après le trou d’air de la construction en 2020, le mouvement HLM espère relancer une dynamique en obtenant de meilleures conditions pour lancer des chantiers.

La baisse depuis 2016 des agréments, les autorisations qui préfigurent les obtentions des permis de construire, laisse présager une crise en raison du manque de nouveaux logements, a dénoncé Marianne Louis, la directrice générale de l’Union sociale pour l’habitat (USH), en présentation du 81e Congrès des HLM qui se tiendra à Bordeaux de mardi à jeudi.

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  APL, rénovation, hébergement d’urgence... les priorités du budget 2022 pour le logement Mercredi, le gouvernement a présenté les grandes lignes du budget qui sera consacré au logement dans le projet de loi de Finance 2022. APL, rénovation énergétique, hébergement d’urgence… Voici les missions qui seront dopées par l’exécutif l’année prochaine. Le “quoi qu’il en coûte” reste d’actualité dans le monde du logement. Pour preuve, le budget de ce ministère devrait grimper en 2022 : voilà en tout cas ce que prévoit le projet de loi de Finances 2022, présenté mercredi par l’exécutif. Dans le détail, l'État a planifié 17,1 milliards d’euros l’année prochaine pour ce ministère, contre 16,1 milliards d’euros en 2021.

La crise sanitaire et les élections municipales ont retardé beaucoup de projets, notamment en 2020, mais les bailleurs sociaux accusent également la réduction de loyer de solidarité (RLS), une réduction de loyer imposée aux bailleurs en 2018 pour compenser la baisse des aides personnalisées au logement (APL) versées aux locataires ; cette RLS coûtera aux organismes HLM 1,3 milliard d’euros en 2021.

Les HLM, qui représentent 4,7 millions de logements et comptent 15 % des ménages français comme locataires, rêvent toujours de sa suppression.

Objectifs de constructions non atteints

Le gouvernement a signé en mars 2021 un protocole en faveur de la relance de la production des logements sociaux. Il vise 250 000 nouveaux en deux ans, s’appuyant sur 450 millions d’euros en subventions et 250 millions de prêts supplémentaires d’Action Logement.

Rapport Rebsamen : enfin des solutions pour booster la construction de logements ?

  Rapport Rebsamen : enfin des solutions pour booster la construction de logements ? Pour Henry Buzy-Cazaux, président de l’Institut du management des services immobiliers, le rapport Rebsamen commandé par le gouvernement pour relancer la construction en France est aussi malheureusement la énième illustration de l'impuissance de l'Etat à trouver des solutions à la crise du logement. Avant même que la commission formée par François Rebsamen, maire de Dijon, ancien ministre socialiste, n’ait rendu le rapport commandé par le gouvernement, il était disqualifié par nombre d’experts : il arrivait de toute façon trop tard pour être efficace dans l’urgence, l’État ne ferait plus rien avant l’après campagne électorale et le

En 2020, moins de 90 000 logements sociaux ont été agréés, loin des 110 000 visés cette année-là, et encore plus loin de l’objectif de 150 000, inscrit en 2018 dans la loi de Finances.

En septembre 2021, la Banque des territoires avait estimé que malgré la crise, les HLM disposaient d’une capacité financière suffisante pour maintenir à long terme la production de logements sociaux, avec près de 120 000 logements jusqu’en 2024, puis 100 000 par an.

Un nombre pas suffisant pour faire face à une demande croissante, assure Marianne Louis. Depuis 2013, les demandeurs ont augmenté de 20 % et ils sont désormais plus de 2,2 millions à espérer une place.

Cet impératif de nouvelles constructions sera encore au cœur des débats du Congrès HLM. C’est un moment de rencontres, de cohésion du mouvement, et c’est toujours intéressant à la veille d’une élection présidentielle, prévoit Emmanuelle Cosse, la présidente de l’USH dans une conférence de presse de présentation.

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Le défi de la rénovation énergétique

Plusieurs membres du gouvernement, dont le Premier ministre Jean Castex mardi et la ministre déléguée au Logement Emmanuelle Wargon jeudi, sont attendus et pourront répondre à ces préoccupations. Ils devraient s’appuyer sur les propositions de la commission Rebsamen sur la relance de la construction durable, publiées cette semaine.

Outre la révision de la RLS, les HLM défendent aussi un soutien aux maires bâtisseurs​, veulent pérenniser et durcir les sanctions en cas de non-respect de la loi SRU sur la construction de logements sociaux ou encore faire une pause normative ​sur la construction, les réglementations conduisant selon eux à une inflation mécanique des coûts.

Les travaux de rénovation énergétique sont également observés de près. La révision des diagnostics de performance énergétique (DPE) fait craindre de mauvaises surprises, avec un risque de dégradation des étiquettes des HLM, alors qu’il sera progressivement interdit de louer les plus énergivores d’entre eux.

Nous ne remettons pas en cause cet objectif, contrairement à d’autres acteurs du logement. Mais on doit réfléchir au plan de financement. La RLS serait plus utile ici que pour le budget de l’État, a défendu Emmanuelle Cosse.

19 % des logements du parc social sont actuellement classés E, F ou G, et ne pourront donc plus être loués d’ici entre 2025 et 2034 si leur performance énergétique reste en l’état.

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