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Immobilier Assurance vie : pourquoi certains contrats rapportent trois fois plus que d’autres

17:55  17 novembre  2021
17:55  17 novembre  2021 Source:   capital.fr

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Assurance vie : pourquoi certains contrats rapportent trois fois plus que d’autres © Westend61 / Getty Images Assurance vie : pourquoi certains contrats rapportent trois fois plus que d’autres

Les rendements des supports garantis de l’assurance vie, encore en berne en 2020, vont continuer de s’effriter en 2021. Un constat à nuancer toutefois, certains contrats affichant une rémunération bien supérieure à la moyenne du marché. Explications.

Détenteur d’une assurance vie, vous êtes prévenu. Le rendement de votre fonds euros va de nouveau diminuer en 2021. Après avoir servi un taux moyen de 1,28%* en 2020, selon la Fédération française de l’assurance (FFA), le support à capital garanti de votre contrat pourrait n’offrir qu’une rémunération proche de 1% pour l’année en cours. En regardant dans le rétroviseur, le constat est encore plus frappant, puisque le rendement du fonds euros atteignait 3% en 2011 et même 5,1% en 2000. Mais derrière ces moyennes, se cachent de très fortes disparités selon les différents acteurs du marché, certains affichant encore une rémunération proche de 3% en 2020 quand d’autres ont déjà allègrement franchi à la baisse le plancher de 1%. Ainsi, selon votre contrat, vous pouvez obtenir une rémunération variable du simple au triple ! Mais à quoi ces écarts de performances tiennent-ils ?

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Les obligations, un poids mort en portefeuille

Pour comprendre l’évolution de la rémunération du fonds euros, il faut tout d’abord s’intéresser à la constitution du support garanti. La dernière newsletter du cabinet spécialisé Good Value for Money est à ce titre assez éclairante. A fin 2020, les fonds euros classiques - les fonds euros dynamiques, immobiliers, Eurocroissance ou encore ceux des plans d’épargne retraite ne sont pas ici pris en compte - étaient composés pour 79,1% d’obligations, 9,1% d’actions et 6,7% d’immobilier. Un an plus tôt, le support garanti était, toujours en moyenne, garni d’obligations à hauteur de 79,8%, d’immobilier pour 7,1% et d’actions à un niveau de 8,5%. Traduction : “Les assureurs-vie ont pu augmenter un peu la poche de dynamisation de ces fonds en 2020”, selon Good Value, mais dans des proportions très limitées, soit de 0,7% (79,8% - 79,1%).

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En résumé, les fonds euros comportent près de 80% d’obligations (des titres de dettes d’Etat ou d’entreprises), un peu plus de 9% d’actions et près de 7% d’immobilier, le reste (monétaire, autres) ne représentant que 5% du total. Ce sont donc les titres obligataires qui tirent à la hausse ou à la baisse la performance du portefeuille. Et comme certaines obligations du portefeuille des assureurs arrivent à terme, elles doivent être remplacées par de nouvelles. Or depuis de longues années désormais, le rendement de ces derniers est au ras des pâquerettes, dans le sillage de celui de l’Obligation assimilable du Trésor (OAT) à 10 ans de la France, négatif pendant de longs mois et qui se fixait à seulement 0,1040% le 12 novembre dernier. Ainsi, Predica, la compagnie d’assurance filiale du Crédit agricole assurances, a souscrit “17 milliards d’euros d’obligations en 2020 au taux moyen de 1,05%”, rappelle Cyrille Chartier-Kastler, fondateur de Good Value for Money. Et c’est à peine mieux pour La Mondiale, avec un rendement moyen des obligations nouvellement souscrites de 1,14% pour l’année écoulée, tandis qu’il s’érode à 0,86% pour ACM Vie, filiale d’assurance vie du Crédit mutuel. “Les obligations ne peuvent plus permettre de tirer le rendement”, transcrit l’expert. Ou alors seulement vers le bas.

Ces placements qui peuvent encore rapporter, malgré l’inflation

  Ces placements qui peuvent encore rapporter, malgré l’inflation L’inflation, qui n’a jamais été aussi élevée depuis plusieurs années, menace sérieusement le rendement réel de votre épargne. Mais certains produits peuvent encore tirer leur épingle du jeu… à condition, bien sûr, d’accepter une prise de risque plus ou moins importante. Le constat n’est pas nouveau : de très nombreux placements ne rapportent plus rien ou presque. C’est notamment le cas des Livrets A, qui offrent la rémunération - microscopique - de 0,5%, ou des fonds euros des contrats d’assurance vie, qui pourraient servir un taux moyen aux environs de 1%* en 2021… le tout, avant inflation.

Cette dégradation continue du rendement des obligations souscrites par les assureurs se traduit logiquement dans les rendements financiers des fonds euros, passés en moyenne de 2,91% en 2018 à 2,58% en 2019, pour tomber à 2,16% en 2020. Une tendance qui doit, certes, être imputée aux mauvaises performances des obligations, mais pas seulement, la piètre année sur les marchés actions n’y étant pas étrangère : “Au-delà de la baisse de 0,28% du rendement de l’OAT à 10 ans, l’exercice 2020 a également été caractérisé par des marchés financiers difficiles en raison du Covid-19 (CAC 40 en baisse de 7%)”, rappelle Good Value for Money sur son site internet.

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La diversification, pas l’unique moteur de la performance

D’où une interrogation : actionner le levier de la diversification par les actions ne serait donc pas automatiquement source de performance ? En observant les fonds euros “classiques” les plus généreux, il est pourtant tentant d’associer rendement et allocation en actions. Ainsi, le fonds euros du contrat Garance Epargne, qui a servi la rémunération la plus élevée du marché en 2020, à 2,75%, était alors constitué à seulement 72% d’obligations et à 15% d’actions. Même constat pour le fonds euros Aviva Actif Garanti, proposé notamment dans le contrat Evolution Vie du courtier assurancevie.com, qui a offert un rendement de base de 1,41% - pouvant grimper jusqu’à 2,82% en fonction des bonus liés à la souscription d’unités de compte (UC). Selon Good Value for Money, la part d’obligations dans le support le fonds euros du contrat Evolution Vie se limitait, fin 2020, à 69%, les actions et l’immobilier représentant chacun 12% du portefeuille. Mais à l’inverse, le fonds euros de GMF Vie, qui a dégagé un rendement de 1,65% en 2020, se composait à cette date de 84% d’obligations, de 9,1% d’actions - la moyenne du marché - et de seulement 4,4% d’immobilier… soit une poche de diversification de seulement 13,5%, bien loin des 20% en moyenne sur le marché.

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  Assurance de prêt : la possibilité de résilier à tout moment son contrat est en très bonne voie Une proposition de loi, votée à l’unanimité par les députés ce 18 novembre en commission des finances de l’Assemblée nationale, entend permettre aux emprunteurs de résilier à tout moment leur assurance de prêt. Bénéficiant de l'appui des députés LREM mais aussi du gouvernement, elle est en bonne voie pour être adoptée en séance publique, le 25 novembre. Serait-ce la bonne pour les quelque 7 millions d’emprunteurs ? Après avoir déjà tenté sa chance l’année dernière, la députée Agir Patricia Lemoine remet le couvert pour libéraliser le marché de l’assurance de prêt.

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Plus-values latentes, PPB… des leviers pour les assureurs

Ainsi, pour Cyrille Chartier-Kastler, “il n’y pas nécessairement de forte corrélation entre la composition du fonds euros et ce qui est servi à l’épargnant”. Et l’expert de détailler l’exemple du fonds euros GMF Vie, dont les “vieux portefeuilles immobilier et actions offrent des plus-values latentes élevées”. En clair, l’assureur dispose toujours d’actions et d’actifs immobiliers qu’il peut vendre au fil de l’eau pour empocher un gain substantiel et ainsi maintenir le rendement du fonds euros à un niveau acceptable.

Vous l’aurez compris, le poids des actions dans le fonds euros ne fait pas tout. L’assureur dispose de “réserves” qu’il peut mobiliser à tout moment pour lisser la baisse des rendements obligataires. Parmi ces réserves, la fameuse provision pour participation aux bénéfices (PPB), c’est-à-dire la partie du résultat qu’un assureur met de côté chaque année. Un pécule qui n’a d’ailleurs fait que gonfler depuis 10 ans, pour passer en moyenne de 1,6% des encours en 2011 à 5,1% en 2020 selon l’Autorité de contrôle prudentiel et de résolution (ACPR). Soit environ l’équivalent de 5 années de rendement en 2021 ! Là encore, l’attitude des assureurs diverge très fortement puisque, sur le fonds euros du contrat Garance Epargne, la PPB se bornait à 0,78% à fin 2019, contre par exemple 3,14% pour le fonds euros Aviva Actif Garanti ou 6,12% chez GMF Vie, selon les statistiques de Good Value for Money. Une manne, variable donc selon les assureurs, qui pourra à l’avenir servir à lisser la baisse de rendement sur le fonds euros… mais dont la constitution pénalise la performance offerte aux épargnants actuellement.

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*Rendement net de frais de gestion, mais avant prélèvements sociaux (17,2%) et fiscalité éventuelle.

Banque, assurance: combien de temps faut-il conserver les documents officiels? .
Obligatoire car inscrit dans la législation française, conserver des papiers bancaires et assurantiels se fait sur une période différente selon les types de documents. Explications. Comme c’est le cas pour les documents fiscaux, la durée de conservation des documents bancaires et assurantiels est inscrite dans la loi française. Codifiés par les Codes de commerce, civil, ou monétaire et financier, ces durées doivent être respectées pour éviter tout problème.

usr: 1
C'est intéressant!