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Immobilier Amiens, Beauvais, Chartres... les villes cathédrales adoptées par les télétravailleurs

12:10  29 novembre  2021
12:10  29 novembre  2021 Source:   abonnement.leparisien.fr

Vacances de Noël 2021 : les meilleurs Airbnb à réserver

  Vacances de Noël 2021 : les meilleurs Airbnb à réserver Pour passer les meilleures fêtes de Noël, GQ vous a sélectionné des locations Airbnb en tout genre. A la montagne, au bord de la mer ou dans les plus belles capitales européennes, il y en a pour tout le monde \!Les fêtes de fin d’année constituent un moment apprécié par tous. Mais si la plupart des personnes se concentrent sur la préparation du réveillon, d’autres préfèrent partir pour se retrouver en famille ou en amoureux. Avec le célébrissime Airbnb, chacun peut trouver un logement insolite ou dépaysant dans son budget. Le nerf de la guerre, l’argent, est d’ailleurs l’un des grands avantages d’Airbnb. La plateforme donne aussi accès à des milliers de destinations en France et à l’étranger.

Des habitants de l’Île-de-France sont attirés à Évreux par les 600 ha de forêt, la splendide cathédrale gothique, la fibre sur tout le territoire. LP/Philippe Lavieille © Philippe Lavieille Des habitants de l’Île-de-France sont attirés à Évreux par les 600 ha de forêt, la splendide cathédrale gothique, la fibre sur tout le territoire. LP/Philippe Lavieille Avec la centralisation puis l’émergence du Grand Paris, les « villes cathédrales » autour de la capitale passaient un peu inaperçues. Mais elles sortent de l’ombre depuis le début de la crise sanitaire. Leurs points forts apparaissent incontournables avec le développement du télétravail, l’envie d’avoir plus d’espace chez soi et le désir d’améliorer sa qualité de vie. Amiens, Beauvais, Chartres, Orléans ou Rouen possèdent des caractéristiques communes. D’abord, bien sûr, une magnifique cathédrale gothique. Ensuite une localisation à moins de 150 km de Paris, avec des liaisons directes en train, fréquentes au quotidien. Mais aussi une dimension à taille humaine et la proximité de la nature, que recherchent de plus en plus les Franciliens ayant la bougeotte. Il leur est possible de conserver leur emploi en Île-de-France et de faire la navette plusieurs fois par semaine entre domicile et bureau. Le reste du temps, ils peuvent officier à distance, car ces communes offrent une bonne connexion Internet grâce au déploiement de la fibre optique. Des logements et bureaux à prix doux Mais elles présentent bien d’autres atouts : dynamisme économique, établissements d’enseignement supérieur garantissant des bassins d’emplois qualifiés, ce qui facilite le recrutement local pour les entreprises… Enfin, avantage primordial comparé à la région parisienne, un coût de la vie peu élevé, en particulier avec des tarifs raisonnables pour les logements de particuliers ou les locaux professionnel et les bureaux. C’est précisément ce rapport distance-prix que le spécialiste en immobilier d’entreprise Arthur Loyd a étudié dans son dernier baromètre de l’attractivité des métropoles françaises. Car l’immobilier est la principale dépense des ménages et le deuxième poste de charge pour les entreprises. Le gain de pouvoir d’achat est considérable par rapport à Paris. Le prix médian d’un appartement de 60 m² en centre-ville oscille entre une somme 4 fois moins élevée à Rouen (154 200 euros contre 652 200 euros dans la capitale) et 6 fois moins à Beauvais (99 000 euros). Pour les maisons de 100 m², l’écart se creuse encore : le prix médian (188 000 euros à 212 000 euros selon les localités) est environ 7 fois inférieur dans les villes cathédrales que dans la capitale, où il atteint 1,38 million d’euros. Concernant le loyer des bureaux « premium », neufs et très bien situés, le ratio est de 4,5 pour Chartres (200 euros/m²/an contre 920 euros/m²/an à Paris), 5 pour Amiens (avec 165 euros/m²/an) ou encore 6 pour Orléans, Rouen et Beauvais (150 euros/m²/an). L’immobilier s’avère donc un critère crucial pour les potentiels néo-habitants comme pour les sociétés qui souhaiteraient déménager pour limiter les frais. L’élan vers les villes cathédrales va-t-il s’accélérer ? Si tel est le cas, à moyen terme, peut-être porteront-elles une autre dénomination, comme « super Grand Paris » ou « très grande couronne » … Dossier spécial « Mobilité professionnelle »> Mobilité : les régions sortent le grand jeu pour attirer les travailleurs> Les cadres plus enclins à changer de boulot et de région> Le classement des villes où il fait bon travailler> Amiens, Beauvais, Chartres... les villes cathédrales adoptées par les télétravailleurs.> Les navetteurs profitent du nouvel effet TGV> 5 étapes pour changer de région et réussir son installation> Pour ses nouveaux habitants, la campagne se réinvente> Télétravail hors domicile : ces entreprises se prêtent des bureaux Entretien croisé du maire de Bourges, Yann Galut, et de la présidente de l’agglomération, Irène Félix « Les nouveaux venus me disent : Ici, on respire ! » La crise sanitaire a-t-elle un effet sur l’attractivité de Bourges ? Yann Galut. Je perçois un frémissement dans les arrivées. Notre boussole, c’est l’immobilier : le marché est plus fluide qu’avant et les prix encore peu élevés, à la suite de la désindustrialisation que la ville a subie il y a une vingtaine d’années, entraînant le départ d’activités de Défense. Après une baisse de 90 000 à 65 000 habitants, la démographie s’est maintenant stabilisée. Les nouveaux venus cherchent une cité à taille humaine et me disent : Ici, on respire ! Nous renforçons leur accompagnement, avec le dispositif Bourges vie nouvelle, lancé cette année : un guichet unique aidant à l’inscription en crèche, dans les écoles ou les loisirs sportifs et culturels, mais également pour la recherche immobilière. L’ambiance est accueillante, bienveillante et je dirais même apaisée. Quels sont les principaux atouts de Bourges ? Yann Galut. D’abord son extraordinaire patrimoine, dont la cathédrale, très bien conservée, et le cœur historique rénové et piétonnisé aux superbes maisons à colombages. C’est aussi l’une des communes françaises les plus vertes : des marais sont juste à côté de l’hyper centre et, non loin, se trouve le lac d’Auron avec base nautique, plages et parcours sportifs. C’est d’ailleurs une ville « du quart d’heure », avec la proximité de tous les services et d’une offre culturelle très riche. Celle-ci devrait encore s’étoffer avec la programmation liée au Printemps de Bourges, pas seulement pendant la semaine du festival mais toute l’année. Enfin, nous bénéficions d’une situation géographique centrale, connectée, par autoroute, en une heure à Orléans ou 1h30 à Tours et Clermont-Ferrand. Y a-t-il des points à améliorer ? Irène Félix. Notre but est de rallier Paris en 1h40 par le train et non en un peu plus de 2 heures, comme actuellement. Pour cela, il faut restaurer les capacités de cette liaison, qui se sont dégradées depuis une décennie. Cela se fait avec l’État et la région, qui investit dans de nouvelles rames, plus rapides. Autre objectif dans les transports : développer les pistes cyclables, rendre le réseau de bus gratuit dès 2023 et lancer des lignes à haut niveau de service à partir de 2025. Nous engageons par ailleurs la reconquête des friches, ce nouveau foncier disponible pouvant accueillir des entreprises dans des filières clés, comme l’industrie de Défense et l’agroalimentaire. Propos recueillis par S.C.

Encadrement des loyers : 37 % de loyers abusifs à Paris, 43 % en Seine-Saint-Denis .
Selon notre enquête, réalisée à partir de 8 753 annonces, les plafonds de loyers définis par la loi sont fréquemment dépassés, et les honoraires des agences sont excessifs dans 20 % des cas. Le 1er décembre, l’encadrement des loyers est entré en vigueur à Montreuil, Bagnolet, Bondy, etc. Au total neuf communes de l’établissement public territorial Est Ensemble, au nord-est de Paris, rejoignent cette expérimentation déjà lancée à Paris, Lille, Lyon et Plaine Commune (Seine-Saint-Denis) dans le cadre de la loi ELAN de 2018. L’objectif est de limiter les loyers abusifs dans ces agglomérations sous tension.

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