•   
  •   

Immobilier Evergrande : l'État chinois prépare une délicate restructuration de l'entreprise

17:35  08 décembre  2021
17:35  08 décembre  2021 Source:   capital.fr

Renault refuse de soutenir la reprise de son sous-traitant aveyronnais Sam

  Renault refuse de soutenir la reprise de son sous-traitant aveyronnais Sam Le projet de reprise de la Société aveyronnaise de métallurgie, menacée par une liquidation sèche, n’est pas soutenu par Renault, a annoncé le groupe automobile mardi 23 novembre. Il estime que la société « ne présente pas les conditions de pérennité et de sécurité nécessaires ».Renault refuse de soutenir le projet de reprise de son sous-traitant aveyronnais Sam (350 salariés) par un de ses ex-patrons, estimant qu’il « ne présente pas les conditions de pérennité et de sécurité nécessaires », a indiqué mardi 23 novembre le groupe automobile.

Evergrande : l'État chinois prépare une délicate restructuration de l'entreprise © parenriquelopezgarre/Pixabay Evergrande : l'État chinois prépare une délicate restructuration de l'entreprise

Face à une difficulté financière toujours plus importante qui menace l'économie mondiale, le géant chinois Evergrande pourrait bientôt être restructuré dans son intégralité. Une démarche qui pourrait prendre des années.

L'État chinois prépare une délicate restructuration d'Evergrande, au moment où le poids lourd de l'immobilier, ultra-endetté, peine à rembourser ses créanciers. Le groupe, qui croule sous une ardoise d'environ 260 milliards d'euros, se débat depuis plusieurs mois pour honorer ses paiements d'intérêts et ses livraisons d'appartements. En cause : un durcissement réglementaire décrété l'an dernier par Pékin dans le secteur immobilier pour réduire le recours à l'emprunt et donc l'endettement. Evergrande se retrouve depuis à court de liquidités pour maintenir ses activités à flot.

Beijing demande à Ride-Halling Giant Didi de faire de nous: Rapport

 Beijing demande à Ride-Halling Giant Didi de faire de nous: Rapport Les régulateurs de Chine ont demandé à la Ride-Harning Giant Didi d'élaborer un plan visant à supprimer des préoccupations de données des États-Unis, a annoncé vendredi, alors que Beijing continue de examen strict des géants de la technologie domestique.

Des investissements tous azimuts et parfois hasardeux (tourisme, loisirs, numérique, voiture électrique...), quand ses finances le permettaient, expliquent également la situation précaire d'Evergrande. Le 6 novembre, le groupe aurait dû s'acquitter d'un remboursement de 82,5 millions de dollars (73,1 millions d'euros). Il disposait d'un délai de grâce d'un mois supplémentaire, qui a pris fin mardi. Certains créanciers n'ont toujours pas été remboursés, selon l'agence Bloomberg, ce qui place le groupe en défaut de paiement.

Le géant chinois tire la sonnette d'alarme

En septembre, la firme avait admis pour la première fois qu'elle ne pourrait peut-être pas honorer tous ses engagements. Malgré plusieurs échéances manquées, Evergrande était jusque-là toujours parvenu à rembourser in extremis ses créanciers. Mais à l'approche du paiement de mardi, Evergrande avait tiré la sonnette d'alarme en fin de semaine dernière. Son fondateur, le milliardaire Xu Jiayin, avait été convoqué par les autorités de la province du Guangdong (sud), où le groupe a son siège. Et les autorités ont dépêché à la tête d'Evergrande un groupe de travail "pour superviser la gestion des risques". Certains analystes estiment que la mesure a marqué le début de la restructuration de l'entreprise, qui prendra probablement des années.

Cinq mois après son entrée, le "Uber chinois" Didi se retire de Wall Street

  Cinq mois après son entrée, le Depuis le mois d'août, le titre de la société aura perdu 45% de sa valeur. Cinq mois et puis s'en va : le chinois Didi Chuxing, appelé aussi "Uber chinois", se retire vendredi 3 décembre de la Bourse de New York où il était coté depuis cet été, victime de la rivalité technologique Pékin-Washington. Coup dur pour les actionnaires : en cinq mois sur la place new-yorkaise, le titre Didi aura perdu environ 45% de sa valeur. Les start-up chinoises ont longtemps été encouragées à lever des fonds aux Etats-Unis pour se développer.

Vers un scénario à la "Lehman" ?

Evergrande dit employer 200.000 personnes et peser indirectement sur 3,8 millions d'emplois en Chine. Toute faillite aurait des conséquences catastrophiques pour l'économie chinoise mais également sur le plan social avec un risque d'agitation. Voilà pourquoi, "l'État chinois est sérieusement impliqué dans la gestion de la situation", souligne l'analyste Shehzad Qazi, du cabinet d'études China Beige Book. Pour l'heure, Pékin n'est pas prêt à mettre la main à la poche pour sauver le groupe.

>> A lire aussi - Immobilier : Evergrande, le "rhinocéros gris" qui fait trembler la planète

En revanche, de nombreux actifs seront cédés pour trouver des liquidités, prévient l'analyste Chen Long, du cabinet Trivium à Pékin et spécialisé dans l'économie. Le pouvoir communiste va s'atteler à un "démantèlement contrôlé" d'Evergrande, veut croire M. Qazi. L'immobilier et la construction pèsent plus du quart du PIB de la Chine et servent de locomotive à bien d'autres secteurs, comme l'acier ou l'ameublement. Les déboires d'Evergrande entraînent une crise de confiance auprès d'acheteurs potentiels.

Chine: Evergrande au bord du défaut de paiement, l'État reprend les commandes

  Chine: Evergrande au bord du défaut de paiement, l'État reprend les commandes L'échéance a pris fin à la mi-journée ce mardi 7 novembre en Chine. Et pour la première fois, le promoteur Evergrande n'est pas parvenu à rembourser ses créanciers, dixit l'agence Bloomberg. Et c'est désormais à l'État chinois de reprendre la main du géant immobilier, plombé par une dette de 260 milliards d'euros. De notre correspondant à Pékin, Stéphane Lagarde « Too big to fail ». Les petits propriétaires spoliés voulaient croire à cette intervention publique pour sauver le navire Evergrande, les faits semblent leur donner raison.

Ces derniers mois, les ventes et les prix des biens immobiliers s'affichent en repli dans de nombreuses villes chinoises. La plupart des analystes jugent toutefois peu probable pour Evergrande un scénario à la "Lehman" car les marchés ont anticipé ces difficultés. À l'inverse, la faillite en 2008 de la banque d'affaires américaine avait précipité la planète dans la pire crise financière depuis 1929. Une crise économique avait suivi.

Les autres promoteurs en difficulté

À ce contexte s'ajoutent des difficultés d'accès au crédit. Résultat, au moins une dizaine de promoteurs peinent ou sont dans l'incapacité de rembourser des emprunts. Sunshine 100 a manqué dimanche un versement de 170 millions de dollars (150,6 millions d'euros), ainsi que des intérêts. Kaisa, l'un des groupes immobiliers les plus endettés, aurait dû s'acquitter mardi d'un remboursement de 400 millions de dollars. Sur 10,2 milliards de dollars (9 milliards d'euros) d'obligations étrangères non remboursées cette année par des emprunteurs chinois, 36% concernent des boîtes immobilières selon l'agence Bloomberg.

>> A lire aussi - La Chine s’invite aux manettes du géant de l’immobilier Evergrande pour “éliminer les risques futurs"

La situation d'Evergrande présente des similitudes avec celles du conglomérat chinois HNA, un géant du tourisme et de l'aviation. Ultra-endetté après des acquisitions à l'étranger, le mastodonte privé avait déclenché en janvier une procédure de faillite. HNA possède une compagnie aérienne et a été un temps l'un des plus gros employeurs de Chine. La justice a récemment approuvé la division du groupe en quatre entités, sans que cela n'ébranle les marchés.

Comment General Electric a désindustrialisé la France .
ENQUÊTE- Emploi, R&D, finances: sept ans après le rachat d'Alstom, le bilan du conglomérat est désastreux en France, avec 5.000 postes supprimés dont 1.200 à Belfort. Emmanuel Macron, qui l’avait soutenu, doit annoncer la reprise par EDF des stratégiques turbines Arabelle. Viendra? Viendra pas? Depuis début novembre, les salariés de General Electric (GE) à Belfort guettent avec impatience la visite annoncée d’Emmanuel Macron dans la cité du Lion. Selon le plan envisagé par l’Elysée, le chef de l’Etat doit y confirmer la construction de six nouveaux EPR en France, mais surtout le rachat de l’activité de turbines à vapeur de GE par EDF.

usr: 3
C'est intéressant!