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Immobilier 2022, une année immobilière de vérité

15:30  03 janvier  2022
15:30  03 janvier  2022 Source:   capital.fr

Immobilier: faut-il opter pour un acte sous seing privé?

  Immobilier: faut-il opter pour un acte sous seing privé? CONSEILS- Lors d’un achat immobilier, il est possible de se passer d’un notaire pour le compromis. Il faut alors opter pour un acte sous seing privé, une solution qui comporte certains risques. Quand on évoque le terme "acte sous seing privé", certaines personnes peuvent se demander de quoi il s’agit. Cet acte est finalement assez courant. Il correspond tout simplement à un acte juridique, également appelé "acte sous signature privée", rédigé et signé par deux parties ou leurs mandataires. Il n’implique donc pas de faire appel à un notaire ou autre officier public.

2022, une année immobilière de vérité © Andrii Yalanskyi / Getty Images 2022, une année immobilière de vérité

Selon Henry Buzy-Cazaux, le président fondateur de l’Institut du Management des Services Immobiliers, la bonne santé du marché immobilier en 2021 ne doit pas cacher les failles du logement en France. Il appelle à une opération vérité sur ce qui doit être fait en 2022 pour sortir de la crise.

La vérité est-elle préférable aux faux semblants en économie ? Oui, sans conteste, parce que les illusions se paient cher un jour ou l’autre. Ce qu’on voit et ce qu’on dit de l’immobilier depuis deux ans, les deux années marquées par la pandémie, est-il vrai ? Rend-on compte de la réalité ou de l’apparence de la réalité ? Formons ici le vœu que la vérité s’impose et que le pays, la communauté professionnelle, les responsables politiques, y réagissent bien. Car à la fin, le problème n’est jamais le réel, mais ce qu’on en fait.

Plus-values immobilières : le notaire engage aussi sa responsabilité

  Plus-values immobilières : le notaire engage aussi sa responsabilité L’obligation de conseil du notaire, ce n’est pas que des mots. La Cour de cassation vient de le rappeler dans un récent arrêt. Un notaire qui a connaissance de la L’article Plus-values immobilières : le notaire engage aussi sa responsabilité est apparu en premier sur Mieux Vivre Votre Argent.

Que voit-on et que nous montre-t-on depuis deux ans ? Que le marché de la revente ne s’est jamais si bien porté. Les plus cyniques seraient tentés de réclamer un virus de temps et temps pour booster les affaires… Une nouvelle cartographie des besoins aussi, avec le réveil des villes moyennes et des communes rurales contre une déprise des métropoles. Une construction résidentielle en baisse certes, mais ni les promoteurs ni les constructeurs n’ont eu l’indécence de défiler dans la rue et les analyses sont restées confidentielles, dans l’ombre de la communication sur les difficultés d’autres secteurs, l’aéronautique ou les boîtes de nuit par exemple. On nous a également expliqué que le succès de la transition énergétique reposait largement sur la rénovation du parc de logements et que des contraintes, toutes supportables, sortiraient les meilleures choses. On a aussi entendu les professionnels revendiquer des progrès digitaux sans précédent, sous l’effet des évolutions des habitudes et des obligations de distanciation sanitaires. Ces progrès sont-ils pérennes ?

Immobilier : où trouver encore des bonnes affaires en Rhône-Alpes ?

  Immobilier : où trouver encore des bonnes affaires en Rhône-Alpes ? Après l’emballement de l’année 2020, les biens les plus recherchés, en particulier ceux avec un extérieur, manquent à la vente. Etat des lieux, ville par ville. Lyon : les acquéreurs retrouvent un peu de choixDe 3.000 à 9.000 euros/m²Après un été plutôt calme, le marché de la capitale des Gaules s’est réveillé à la rentrée avec des stocks reconstitués, des délais revenus à la normale pour les ventes (deux mois en moyenne contre quinze jours pendant l’euphorie de 2020) et des prix qui se stabilisent.

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2022 va nous amener une opération vérité, qui n’aura rien de douloureux si l’on est prêt à transformer ce qui ne va pas. Vérité sur ce qu’est vraiment ce nouvel aménagement du territoire. Certes, il décongestionne un peu les métropoles, mais le mouvement se confirmera-t-il au point de rééquilibrer la France ? La volonté politique centrale favorisera-t-elle l’installation de sièges sociaux dans les villes moyennes? Les services publics et privés s’y établiront-ils pour répondre aux attentes des ménages et des entreprises ? À ce jour, la tendance est inverse. On constate qu’une demande immobilière sur six, en achat comme en location, se détourne effectivement des grandes villes vers le reste du territoire. Certes, mais pas assez pour calmer significativement les prix dans ces territoires et en revanche assez pour les faire monter ailleurs, dans des proportions indolores pour les déserteurs des métropoles, mais déjà éprouvantes pour les autochtones…

Qui paie la taxe foncière en cas de vente immobilière?

  Qui paie la taxe foncière en cas de vente immobilière? PRATIQUE- Lors d'une transaction immobilière, beaucoup de points doivent être réglés. Parmi eux: le paiement de la taxe foncière. En cas de vente, qui doit payer cet impôt? Le vendeur ou l'acheteur?La taxe foncière est un impôt sur le foncier quelle que soit sa nature. Ainsi, un bien immobilier, un terrain, ou un local est assujetti à cette taxe. Elle ne s’adresse pas aux locataires, mais aux propriétaires. La taxe se paie une fois par an. De sorte que lorsqu’un bien est vendu en cours d’année, le changement de propriétaire n’est pas pris en considération. C’est l’ancien propriétaire qui est tenu de le payer.

C’est aussi parce qu’on est monté en gamme d’acheteurs que le resserrement des critères de choix des dossiers par les banques, sous l’effet des recommandations du Haut conseil de stabilité financière, n’a pas conduit à réduire le nombre de transactions : elles ont juste été conclues par des ménages plus aisés. Qui plus est, les recommandations s’imposent juridiquement depuis le 1er janvier, durcissant encore la sélectivité des prêteurs… sans compter la probable remontée des taux. Va-t-on continuer à prétendre que rien n’a changé en matière d’accès au crédit immobilier, jusqu’à soutenir que le prêt à taux zéro (PTZ) serait devenu inutile. La vérité, là encore, doit être dite.

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Quant au développement durable, l’essentiel reste à faire après la loi Climat résilience : préciser les conditions pour que les exigences environnementales soient compatibles avec la solvabilité des ménages propriétaires ou copropriétaires et avec les besoins de production. Sans compter les incertitudes sur la fiabilité des outils diagnostiques… Après la suspension du DPE (diagnostic de performance énergétique) de deuxième génération, plus complet, assorti de préconisations de travaux pour améliorer la vertu énergétique des logements, quelques semaines après son entrée en vigueur en juillet, est-on sûr que le dispositif soit désormais au point ? Bien des preuves existent que ce n’est pas encore le cas. En outre, quel destin va-t-on réserver aux logements pour lesquels la réévaluation de la performance énergétique aux niveaux corrects, permettant notamment la location, est techniquement impossible, comme les petites surfaces haussmanniennes ? Quant à l’oukase de zéro artificialisation des sols, comment y parvenir avec le retard de production de l’ordre de 2 millions de logements, sinon plus, accusé par le pays ? Densifier, oui, sans doute, en surélevant les immeubles collectifs, en mutant des bureaux en habitations aussi, mais cela ne suffira pas : l’aspiration à l’habitat individuel est vivace. En tout cas, la construction résidentielle est encore désemparée : des deux rapports Rebsamen, du rapport précédent Lagleize, que reste-t-il vraiment ? Les maires n’ont pas recouvré l’envie de bâtir et cherchent l’azimut, entre ZAN (zéro artificialisation nette) et attente des populations en logements. La mobilisation du foncier public et du foncier privé n’a pas eu lieu. Le parc social est également concerné par l’affaiblissement du dynamisme de la construction.

Immobilier : 2021, l’année de tous les records

  Immobilier : 2021, l’année de tous les records Malgré la crise sanitaire, le marché de l’immobilier a continué sa progression en 2021. L’année 2022 devrait continuer sur la même lancée selon un expert. L’article Immobilier : 2021, l’année de tous les records est apparu en premier sur Mieux Vivre Votre Argent.

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Enfin, l’extinction des aides covid et du fameux quoi qu’il en coûte va rendre la situation des Français par rapport au logement difficilement tenable, pour le paiement des loyers comme pour supporter les mensualités de remboursement des crédits immobiliers, comme pour absorber les taxes et impôts divers associés au logement, droits de mutation en tête. Quant à la capacité des ménages à absorber des prix en tension, elle va s’affaiblir inexorablement et il va falloir que les prix fléchissent, sauf à imaginer une réévaluation généralisée des salaires. Il faudra bien aussi ouvrir les yeux sur l’obsolescence de notre fiscalité immobilière : en supprimant la taxe d’habitation, on a juste exacerbé le problème, conduisant à l’inflation de la taxe foncière, et bloquant toute évolution de la fiscalité nationale, Bercy considérant la compensation relative auprès des communes ruineuse. Ainsi, l’ordinaire fiscal des propriétaires bailleurs qui engagent des travaux de rénovation n’a pas été amélioré, contrairement aux promesses. Opération vérité nécessaire sur ce qui doit être fait.

En 2022, il va falloir ouvrir les yeux et ne pas se payer de mots. Aussi pour que le prochain Président de la République et la prochaine Assemblée nationale prennent les bonnes décisions et n’aillent pas se figurer que tout va bien, mieux qu’avant même, et que le monde d’après la pandémie est magique pour le logement. La fameuse résilience cache bien des failles : qu’on soit entrepreneur immobilier ou politique, il faut cesser de regarder l’instant et structurer un marché du logement, neuf, existant, de la rénovation énergétique, durable et équitable, et cesser de s’enthousiasmer aujourd’hui sans penser à demain. Se garder aussi de négliger la situation des 4/5 des Français, tout ça parce que la minorité du cinquième restant est heureuse et qu’elle le sera toujours. La communauté immobilière et les décideurs politiques courent le risque, considérable, de la cécité démocratique. Un peu comme un médecin qui se rassurerait avec les bien portants, sachant que la comparaison a une limite : les ménages qui manquent d’oxygène pour le logement et peinent à respirer sont plus nombreux que ceux qui vivent bien. Ne pas oublier l’objectif final : le bonheur de tous les ménages par le logement.

La vérité vaut mieux que tout. Disons-la nous en 2022, pour que la réalité qu’elle exprime change en bien et que toutes les énergies y soient employées. Une année d’action, pas de contemplation ni d’auto-satisfaction. Une année d’exigence et d’humanité. À ce prix, 2022 sera digne et belle pour le logement.

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« Les avantages des SCPI distribuant des revenus provenant de l’étranger » .
Tribune de Christian Cacciuttolo, président de l’Union Nationale d’Epargne et de Prévoyance (UNEP).Une diversification géographique et typologique

usr: 1
C'est intéressant!