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Immobilier Transition énergétique des logements : l’État, c’est nous !

16:20  08 août  2022
16:20  08 août  2022 Source:   capital.fr

Isoler sa maison avec Open Energie

  Isoler sa maison avec Open Energie D’après l’Ademe, le chauffage représente en moyenne 60% de la facture énergétique des ménages en France. Et lorsque l’isolation est vétuste, ce chiffre peut grimper jusqu’à 75%. En menant des travaux sur l’enveloppe du bâti, on peut diminuer ses consommations énergétiques. Quels sont les avantages de l’isolation ? Est-ce obligatoire ? Quels travaux mener ? Open Énergie fait le point. © Fournis par Maison & Travaux faffc283b4095b381ff0c554a2556518 D’après l’Ademe, le chauffage représente en moyenne 60% de la facture énergétique des ménages en France. Et lorsque l’isolation est vétuste, ce chiffre peut grimper jusqu’à 75%.

Transition énergétique des logements : l’État, c’est nous ! © Setovic/Getty Images Transition énergétique des logements : l’État, c’est nous !

Henry Buzy-Cazaux, président fondateur de l’Institut du Management des Services Immobiliers, rappelle que les Français devront bien payer la facture de la transition énergétique. Et qu'il faut cesser d'attendre tout des pouvoirs publics.

Ce qui se passe est au fond assez inédit. La transition énergétique est désormais dans tous les esprits. S’il vous est donné de prendre des vacances, vous surprenez des conversations entre amis plus sérieuses, sinon graves, qu’à l’accoutumée. Elles témoignent de l’inquiétude de la population face aux obligations de la transition environnementale. Les propriétaires bailleurs sont concernés dès ce mois-ci, avec l’interdiction d’augmenter le loyer des passoires énergétiques. Les propriétaires occupants voient eux aussi arriver la péremption de leur logement, avec des conséquences négatives sur sa valeur, qu’ils soient en copropriété ou vivent en maison individuelle. Pour les derniers d’ailleurs, l’obligation d’audit énergétique lors de la vente, repoussée pour des raisons techniques, va néanmoins intervenir très bientôt : il mettra en exergue les faiblesses et quantifiera les travaux à engager pour y remédier. Rien ne va plus. Encore les Français n’ont-ils pas tous l’objectif final : en 2050, tous nos logements devront être classés en A ou B de l’étiquette résultant du diagnostic de performance énergétique.

140.000 logements, bientôt interdits à la location dès 2023 ?

  140.000 logements, bientôt interdits à la location dès 2023 ? A partir du 1er janvier 2023, il deviendra difficile pour certains propriétaires-bailleurs de louer leurs logements. Les règles devraient se durcir concernant les biens immobiliers, classés F ou G selon L’article 140.000 logements, bientôt interdits à la location dès 2023 ? est apparu en premier sur Mieux Vivre Votre Argent.

On entend, y compris de la communauté professionnelle immobilière et des spécialistes du logement existant, agents immobiliers et administrateurs de biens, que le défi est vertigineux. Que le cap est inatteignable. Que ce sont des rêves de responsables politiques et de fonctionnaires loin des réalités. On ne peut nier que certaines contingences aient été mal maîtrisées et le fiasco du DPE l’a prouvé. Il reste que la nécessité de faire n’est plus contestable et les traces du dérèglement climatique sont à nos portes, quand nous pensions le problème réservé aux contrées les plus lointaines. Et là, nous succombons à deux tentations, celle de croire que les moyens financiers seront donnés par l’État, oubliant qu’ils viennent de l’impôt, et celle d’imaginer qu’il appartiendra aux pouvoirs publics de dire à chacun ce qu’il doit faire. Sur le premier sujet, le malentendu est lourd : MaPrimeRénov, outil majeur, a déjà aidé à hauteur de près d’un milliard d’euros les ménages, mais selon des critères de revenus ressortissant à l’équité et sans supprimer le reste à charge. En clair, si nous considérons que l’État a eu une lubie et doit la payer, nous nous trompons. L’État a transcrit dans un scénario pour partie contraignant et pour partie incitatif une absolue nécessité écologique planétaire, et il nous appartient de la financer pour l’essentiel. D’autres dispositifs que MaPrimeRénov existent mais leur addition ne change rien à cette vérité : les Français paieront la transition énergétique. C’est d’ailleurs pour cela qu’il faudrait que les banques se hâtent de bâtir des produits adaptés. Leur retard est franchement coupable.

Logement : il y a 5,2 millions de "passoires énergétiques" en France, un nombre revu à la hausse

  Logement : il y a 5,2 millions de Lors de la précédente estimation de 2018, l'Observatoire national de la rénovation énergétique établissait le nombre de logements très énergivores à 4,8 millions. © Fournis par franceinfo La France compte 5,2 millions de "passoires énergétiques" sur 30 millions de résidences principales, plus que lors de la précédente estimation en 2018, selon une étude de l'Observatoire national de la rénovation énergétique (ONRE) publiée mardi 26 juillet.

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Quant à l’information et à l’ingénierie, là encore, on se leurre à vouloir que l’État fasse tout, au demeurant en usant de moyens financiers qui renvoient au constat précédent : on voudrait moins d’agents publics, mais une armée de conseillers en transition écologique pour le logement. Ainsi, dans le journal Le Monde du 3 août dernier, l’architecte de talent Nicola Delon plaide pour un service public de la transition énergétique, égratignant au passage France Rénov, que le précédent gouvernement a créé comme tel. L’expert n’a pas tort de vouloir une référence officielle, qui donne aux ménages des repères forts et objectifs, et de souhaiter un guichet unique. Sauf que c’est illusoire, parce que les sources publiques préexistaient, avec aussi d’autres missions, et qu’on ne va pas les fusionner sans préjudice. Par exemple, qui imaginerait fondre l’ANAH, l'ANIL et les points Info Énergie, dont les fonctions historiques sont distinctes? Surtout, on commet une grave erreur à supposer que l’initiative privée n’est que superfétatoire. Elle est centrale et c’est sur elle qu’il faut s’appuyer. Oui, il faut dire ici haut et fort que les grands réseaux de transaction et de gestion, sinon le tissu des indépendants aidé des syndicats, sont attendus sur ce sujet. Si je suis client, bailleur, vendeur, ou acquéreur d’un logement, je dois pouvoir trouver un conseil fiable et intègre auprès des professionnels de proximité.

Immobilier : report de l'audit énergétique obligatoire pour les maisons énergivores ?

  Immobilier : report de l'audit énergétique obligatoire pour les maisons énergivores ? L'audit énergétique, qui devait être obligatoire à compter du 1er septembre pour les passoires énergétiques, serait reporté à 2023. Les modèles des rapports ne seraient pas prêts. L'audit énergétique obligatoire, en complément du diagnostic de performance énergétique (DPE), pour toutes les ventes de logements énergivores, devait entrer en vigueur progressivement à partir du 1er septembre 2022. Mais il pourrait n'être finalement mis en place qu'en 2023, rapportent Les Échos ce mercredi 27 juillet.

Deux conditions à cela : la formation et l’information permanente, et surtout la foi que le progrès environnemental est heureux pour l’immobilier. Encore trop de scepticisme se ressent, et encore trop peu de recours à la formation et à l’information. Si l’on faisait un quiz auprès des dizaines de milliers d’agents immobiliers, d’administrateurs de biens, de conseils en gestion de patrimoine, on serait inquiet. L’État est sans doute à cet égard idéaliste, en croyant que la connaissance est partagée, et doit être plus réaliste, mais les professionnels, les plus puissantes enseignes en tête, doivent mesurer qu’ils sont la ressource du pays, plus que le service public ne le sera jamais.

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Sur ce point, il y a fort à parier que les plus prompts à répondre au besoin gagneront des parts de marché sur les autres. À ce jour par exemple, les plus efficaces des gestionnaires ont déjà alerté leurs clients investisseurs si la classe énergétique de leur bien - en pratique F et G - les expose sous peu à l’interdiction de louer ou d’actualiser le loyer. Soit, mais combien leur proposent-ils des solutions et combien, désemparés et passifs, redoutent-ils plutôt que leurs propriétaires ne préfèrent céder l’actif, appauvrissant au passage leur portefeuille de gestion et leur fonds de commerce? Non, le désinvestissement n’est pas une fatalité, comme l’écœurement général de la pierre ne l’est pas, à la condition d’une mobilisation générale de la collectivité immobilière.

Les loyers des passoires thermiques seront bientôt gelés .
À partir du 24 août, les propriétaires des logements les plus énergivores ne pourront plus augmenter les loyers.La mesure concerne les logements vides ou meublés, partout en France, ainsi que les baux conclus, renouvelés et même tacitement reconduits à partir de cette date. Dit autrement, il sera désormais impossible d’augmenter le loyer entre deux locataires, au moment d’établir un nouveau bail, de proposer une hausse de loyer au locataire lors du renouvellement du contrat ou encore de procéder à la révision annuelle du loyer en cours de bail.

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