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Immobilier Nantes. La Métropole va proposer des logements à prix avantageux pour la classe moyenne

13:40  03 octobre  2022
13:40  03 octobre  2022 Source:   ouest-france.fr

TRIBUNE. Des élus de gauche appellent à la régulation du foncier face à la crise du logement

  TRIBUNE. Des élus de gauche appellent à la régulation du foncier face à la crise du logement Dans une tribune, des élus de grandes villes et de grandes agglomérations françaises, marqués à gauche pour la plupart, comme Lyon, Paris, Marseille ou Grenoble, appellent le gouvernement à se saisir de la question du logement social, à quelques jours du Congrès national du logement social. Voici leur tribune. « Le droit à la ville est menacé plus que jamais tant une spéculation inédite transforme aujourd’hui les logements en actifs financiers. C’est un constat qu’il ne faut plus ignorer : la logique du logement confondu avec le profit exclut une part de plus en plus importante de la population.

Trouver un appartement en location ou en vente est de plus en plus difficile pour les classes moyennes de la métropole nantaise. © archives Marc Ollivier Trouver un appartement en location ou en vente est de plus en plus difficile pour les classes moyennes de la métropole nantaise.

La collectivité va introduire 250 logements en accession intermédiaire par an. Ils s’adressent aux ménages qui ne sont pas assez riches pour accéder au parc privé et le sont trop pour espérer un logement social.

Ils gagnent trop ou pas assez. Trop, pour pouvoir prétendre à un logement social. Mais pas assez pour trouver un logement dans le parc privé. Dans un contexte où la production immobilière peine à répondre aux besoins à Nantes et dans la métropole, la tendance haussière du marché libre du logement métropolitain se poursuit. De quoi créer un décalage de plus en plus important entre les loyers du parc privé et ceux du parc social.

Transition énergétique des logements : les obstacles majeurs qui restent encore à surmonter

  Transition énergétique des logements : les obstacles majeurs qui restent encore à surmonter Selon Henry Buzy-Cazaux, le président fondateur de l’Institut du Management des Services Immobiliers, le principal frein à la transition énergétique des logements n'est pas la question du financement. Il détaille quels sont les autres obstacles majeurs à surmonter en priorité. Les discours publics sur la transition énergétique des logements sont marqués par deux caractéristiques : ils sont enthousiastes, mettant en avant les conséquences heureuses pour la planète, pour les finances domestiques et pour le confort de vie, et ils partent du principe que la population adhère à cet élan.

Combler ce trou dans la raquette, c’est l’objectif de la proposition qui sera faite lors du prochain conseil métropolitain, vendredi 7 octobre. Pour aider ces ménages qui se situent dans l’entre-deux et n’arrivent plus à se loger, Nantes métropole souhaite introduire, pour la première fois, 250 logements par an avec une offre à prix maîtrisé, appelés logements en accession intermédiaire.

Prix encadrés avantageux

Le dispositif est déjà utilisé dans certaines collectivités. Il s’adresse aux salariés aux revenus moyens et aux jeunes actifs dont le revenu est trop élevé. En clair, principalement aux classes moyennes.

Ce prix avantageux ne peut viser que les résidences principales. Il est encadré par la collectivité et fixé à 3 700 € le mètre carré. En Loire-Atlantique, le prix médian des appartements neufs s’élève à 4 600 € le mètre carré, en augmentation de 5,1 %.

Un dispositif de clause anti-spéculative évitera toute tentative de revente spéculative. Il sera intégré à l’acte de vente et « sera rendu opposable aux acquéreurs successifs », signale Nantes métropole. « Cette clause prévoit l’interdiction de mise en location pendant une durée de cinq ans et un encadrement des prix à la revente pendant dix ans », ajoute la collectivité. Une évaluation sera faite au bout de trois ans d’expérimentation.

Près d’un logement francilien sur deux est énergivore, selon une étude .
Une grande partie des logements à la location en Ile-de-France sont énergivores et ne respectent pas les recommandations de la loi Climat et résilience, selon une étude parue ce jeudi. Environ la moitié des logements d’Ile-de-France sont menacés par la future interdiction de louer des biens énergivores, révèle une étude de l’Insee et de l’Institut Paris Région parue jeudi 13 octobre 2022.En vertu de la loi Climat et résilience, les logements les plus énergivores, sous le seuil de l’indécence énergétique, ne pourront plus être loués à partir du 1er janvier 2023.

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C'est intéressant!