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Immobilier Immobilier : ces scandaleux loyers de chambres de bonnes que personne n’arrive à limiter

18:20  31 janvier  2020
18:20  31 janvier  2020 Source:   capital.fr

Les scandaleux loyers des chambres de bonnes, un boîtier bioéthanol en test gratuitement, quels placements immobiliers privilégier en 2020 ? Le flash éco du jour

  Les scandaleux loyers des chambres de bonnes, un boîtier bioéthanol en test gratuitement, quels placements immobiliers privilégier en 2020 ? Le flash éco du jour Retrouvez l'essentiel de l'actu éco du jour dans le flash réalisé par Capital. Le coup de gueule du jour est poussé contre les tarifs exorbitants des chambres de bonnes. Que répondriez-vous si on vous proposait un logement d’à peine 11 mètres au dernier étage, sans ascenseur, avec WC sur palier, pour un loyer de 620 euros par mois ? Il y a fort à parier que vous soyez scandalisé. Et pourtant ! Ces locations aux rapports prix/surface abominables prospèrent dans les zones tendues, comme Paris ou Lyon.

Immobilier : ces scandaleux loyers de chambres de bonnes que personne n’arrive à limiter © pixabay Immobilier : ces scandaleux loyers de chambres de bonnes que personne n’arrive à limiter

A Paris, Lyon et dans les villes tendues, les bailleurs n’hésitent pas à louer à prix d’or les plus petites chambres de bonnes. Ces locations aux rapports prix/surface abominables prospèrent, sans qu’aucun dispositif ne soit vraiment efficace pour en limiter l’inflation. Explications.

Louer à peine 11 mètres carrés au dernier étage d’un immeuble sans ascenseur, avec WC sur le palier, pour 620 euros mensuels. Soit plus d’un demi-SMIC par mois. Cette histoire n’est pas une fiction inspirée des Misérables de Victor Hugo. Il s’agit au contraire d’une annonce tout à fait sérieuse trouvée mi-janvier, sur le portail Leboncoin. Et malheureusement, ce type de logement au rapport prix/surface démesuré pullule dans les principales métropoles du pays.

Encadrement des loyers : à Paris, près d'1 annonce sur 2 n'est pas conforme à la loi

  Encadrement des loyers : à Paris, près d'1 annonce sur 2 n'est pas conforme à la loi En moyenne, les loyers parisiens excèdent de 151,21 euros par mois le plafond autorisé, soit plus de 1.814 euros à l'année.Lorsqu'il s'agit d'une annonce postée par une agence immobilière, le plafonnement est toutefois respecté dans 70% des cas en 2019. "Le taux de conformité des annonces par les professionnels est plus ou moins constant depuis 2015, celui-ci flirtant aux alentours des 70% et allant jusqu'à 75% en 2016, sauf une année, en 2018, avec un taux de respect de 57%", détaille l'association.

Florilège. Sur SeLoger.com, un studio de 14 mètres carrés dans le IIe arrondissement de Lyon est à louer début janvier pour 660 euros par mois, charges comprises. Soit à un peu plus de 47 euros du mètre carré. Sur Bien’ici, un studio de 13 mètres carrés dans le XXe arrondissement de Paris se négocie à 800 euros mensuels, charges comprises. Soit 61 euros le mètre carré. La palme revient probablement à ce studio proposé “en exclusivité” sur SeLoger. Dans le VIe arrondissement de la capitale, au 6e étage d’un immeuble (sans ascenseur), un cagibi de 9,3 mètres carrés habitable est à louer pour... 750 euros charges comprises. Soit un montant ahurissant de plus de 80 euros par mètre carré.

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À Monaco, l’appartement le plus cher du monde a enfin trouvé son locataire

  À Monaco, l’appartement le plus cher du monde a enfin trouvé son locataire Inoccupé depuis 2015, ce penthouse mis en vente à 300 millions d'euros, et situé sur la plus haute tour de Monaco, est en location depuis quelques mois. C'est son propriétaire, le groupe Marzocco, qui l'a annoncé.Le groupe précise, en effet, que "pour des raisons relevant du secret professionnel et des usages prévalant dans la Principauté comme de l’obligation de discrétion et de respect vis-à-vis de la personne, la société n’entend pas rendre publiques des informations de nature confidentielle relatives au locataire et au montant du loyer".

Un encadrement des loyers pas encore efficace

Comment expliquer des loyers si extraordinairement hors de prix ? Par la loi de l’offre et la demande. Les étudiants et travailleurs modestes le savent, la concurrence est rude pour trouver un logement dans la capitale. Le rapport de force joue en faveur des bailleurs. Nombre de locataires acceptent donc à n’importe quel prix un logement intra-muros. “Les chambres de bonnes à 600 euros restent attractives si on les compare aux autres locations deux-pièces, à 800 ou 900 euros” se désole David Rodrigues, porte-parole de l’association Consommation Logement Cadre de vie (CLCV).

Pour limiter l’inflation naturelle des cagibis si convoités, Lille et Paris ont mis en place un encadrement des loyers en 2015. La mesure polémique n’a pas empêché les prix de flamber. Et pour cause, l’encadrement a été interrompu par décision de justice à partir de novembre 2017. Il n’a été réintroduit qu’en juillet 2019 dans à Paris, en attendant un retour probable dans le Nord en 2020. “La période d’interruption a eu un effet néfaste sur les petits loyers” partage David Rodrigues. Selon l’Olap (l’Observatoire des Loyer à Paris), sept logements sur dix inférieurs à 20 m² sont repassés au-dessus du plafond de l’encadrement durant cette période. “Les bailleurs ont ré-adopté une stratégie [de prix] en fonction du marché” confirme l’Olap.

Ces nouveaux profils de locataires exclus du logement en France

  Ces nouveaux profils de locataires exclus du logement en France Comme chaque année, la Fondation Abbé Pierre a publié son rapport sur l’état du mal-logement en France. Le constat est alarmant : 15 millions de personnes sont touchées par la crise du logement. Les personnes vivant seules en sont les nouvelles victimes ... Les années se suivent et se ressemblent. Comme chaque année depuis 25 ans, la Fondation Abbé Pierre a remis son rapport sur l’état du mal-logement en France. Et comme chaque année, le constat est dramatique : près de 15 millions de personnes sont touchées, à un titre ou un autre, par la crise du logement.

>> A lire aussi - 720 euros pour un 12m²… pourquoi l’encadrement des loyers ne fonctionne pas à Paris

En 2020, 52% des studios parisiens persistent au-delà des plafonds, d’après une étude de la CLCV. “Ce résultat est bien meilleur qu’en 2018” veut positiver l’association, qui y voit la preuve de l’efficacité de l’encadrement à long terme. Seul problème à venir : les bailleurs peuvent justifier d’un complément de loyer si leur bien possède des “caractéristiques exceptionnelles”. Grâce à cette astuce aux contours juridiques flous, certains propriétaires pourront continuer de surcoter leurs loyers bien au-delà des plafonds de l’encadrement.

>> A lire aussi - Encadrement des loyers : le barème des sanctions contre les propriétaires récalcitrants

Le fiasco de la taxe Apparu sur les micro-logements

L’encadrement des loyers n’a pas été la seule tentative de limiter les loyers prohibitifs des chambres de bonnes. En 2012, une taxe aujourd’hui disparue avait été créée à l’initiative du ministre Benoist Apparu. Voici son fonctionnement. Toute location inférieure à 14 mètres carrés, louée au-delà de 42,47 euros du mètre carré en 2019, était en théorie surtaxée.

Comment fonctionne une SCPI de rendement ?

  Comment fonctionne une SCPI de rendement ? Ce sont des sociétés qui se chargent d’acheter, de gérer, d’entretenir et de revendre des biens immobiliers pour le compte de ses actionnaires. Les bénéfices tirés des loyers et de la revente des immeubles sont reversés aux actionnaires. Tout le monde peut acheter des parts, y compris les particuliers qui apprécient le bon rendement et les facilités de gestion. Il en existe plusieurs types et nous allons nous intéresser plus précisément à la SCPI de rendement.

En théorie seulement. Car dans la pratique, le fisc devait compter sur la bonne foi des bailleurs, qui déclaraient eux-mêmes leur dépassement. Or, “cette taxe [...] fait manifestement l'objet d'une sous-déclaration” ne peut que constater en 2019 Albéric de Montgolfier, le rapporteur général de la commission des finances du Sénat. Pour être très clair : par ignorance ou “oubli”, une grande part des propriétaires concernés ne se sont jamais acquittés de cet impôt.

Selon les sénateurs, le fisc n’a collecté que 542.000 euros grâce à cette taxe en 2015. Seuls 431 bailleurs modèles ont alors joué le jeu. C’est extraordinairement peu. Depuis, impossible pour les élus d’estimer les (insignifiantes) recettes de la taxe. “Son rendement est inconnu” avoue franchement Laurent Saint-Martin, le rapporteur général du budget à l'Assemblée nationale. En revanche, les élus sont unanimes : la petite taxe n’a eu qu’un effet marginal sur les loyers. “Cette taxe n'a jamais eu l'effet dissuasif attendu et les montants recouvrés sont extrêmement faibles” rapporte le sénateur Albéric de Montgolfier. Inefficace, impossible à recouvrer correctement : la petite taxe a été officiellement supprimée au 1er janvier 2020.

>> A lire aussi - Immobilier : les mesures chocs d’une loi qui veut sécuriser les bailleurs et les locataires

Immobilier : l’encadrement des loyers fait son grand retour à Lille le 1er mars prochain .
Après plus de deux ans d’interruption, l’encadrement des loyers revient à Lille, ainsi que dans ses communes associées Hellemmes et Lomme à partir du 1er mars. La capitale du Nord, deuxième ville à (ré)adopter le dispositif, est l’une des métropoles où les loyers sont les plus élevés de France. Il ne manquait plus que la signature du préfet. A partir du 1er mars prochain, l’encadrement des loyers fait son grand retour à Lille. L’arrêté qui fixe les loyers de référence, majorés et minorés, a en effet été publié le 30 janvier dernier. Il s’agissait de la dernière étape avant le retour de la mesure permise grâce à la loi Elan.

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