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Immobilier Voici ce qu’une rénovation globale de votre logement pourrait vous faire économiser

17:25  15 octobre  2020
17:25  15 octobre  2020 Source:   capital.fr

craint que la Tasmanie soit sur le point de revenir à la pénurie de logements avant le coronavirus

 craint que la Tasmanie soit sur le point de revenir à la pénurie de logements avant le coronavirus © Fourni par ABC Health Dépensant l'essentiel de ses revenus en loyer, Hannah compte sur le soutien de la communauté pour joindre les deux bouts. (ABC News) Une femme de Tasmanie qui a été forcée de quitter son domicile pendant le verrouillage de l'État contre le coronavirus en raison de la violence domestique compte sur l'aide communautaire pour nourrir sa famille, la majorité de ses revenus étant uniquement consacrée à garder un toit au-dessus de sa tête.

Voici ce qu’une rénovation globale de votre logement pourrait vous faire économiser © mikroman6 / Getty Images Voici ce qu’une rénovation globale de votre logement pourrait vous faire économiser

Une étude parue ce jeudi 15 octobre évalue les bénéfices socio-économiques engendrés par la rénovation des passoires thermiques. L’amélioration de la performance énergétique de leur logement permettrait aux ménages d’économiser entre 600 et 1.400 euros par an, selon leurs revenus.

Quels seraient les bénéfices socio-économiques d’une meilleure efficacité énergétique de nos bâtiments ? Et peut-on même les estimer ? C’est à cette double question que tente de répondre une étude, menée par le cabinet Citizing pour le compte d'Enalia (ex-Ener'Cert), une société française de services en efficacité énergétique, et rendue publique ce jeudi 15 octobre. L’étude part d’un constat : le parc français compte quelque 4,8 millions de logements trop énergivores, classés F ou G en diagnostic de performance énergétique (DPE)… Les fameuses passoires thermiques. En considérant une consommation théorique de ces logements avant opération de rénovation (448 kWh par mètre carré, soit la moyenne pondérée de la consommation énergétique des logements F et G) et un bouquet de travaux type (changement du système de chauffage et de production d’eau chaude, isolation des murs, plafonds et sols, installation d’un double vitrage aux fenêtres et d’une ventilation mécanique contrôlée), l’étude évalue les gains socio-économiques d’un passage de ces 4,8 millions de passoires thermiques en classe C de DPE.

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L’analyse distingue deux catégories de ménages : les ménages précaires, dont le revenu est compris entre le premier et le troisième décile - soit les 30% des français les plus modestes - et les non-précaires, dont le revenu est supérieur ou égal à la borne du quatrième décile. Une distinction importante, puisque les ménages précaires sont particulièrement surreprésentés dans les passoires thermiques : le taux de pauvreté au sein des ménages occupant des logements de classe F est de 31% et de 37% en classe G, alors qu’il est de 15% à l’échelle nationale.

Entre 600 et 1.400 euros d'économies sur les factures

Dans le détail, l’étude considère les gains économiques directs des ménages, du fait de la réduction de leur facture d’énergie après rénovation. En partant du principe que le bouquet de travaux type permet au logement d’atteindre une consommation théorique de 129 kWh par mètre carré et en considérant le prix du kWh actuel, l’étude estime que les ménages précaires pourront réduire leur facture énergétique de 7,7 euros TTC par mètre carré. Ce qui correspond à une économie moyenne annuelle de 616 euros TTC, pour un logement de 80 mètres carrés (surface moyenne des logements en France). Pour les ménages non-précaires, cette économie est évaluée à 17 euros TTC par mètre carré, soit environ 1.360 euros pour un logement moyen.

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De façon surprenante, on observe que les ménages non précaires bénéficieront d’économies d’énergie plus importantes que les ménages précaires. Une différence liée à “l’effet rebond”. “Les économies d’énergie théoriques obtenues grâce à une opération d’efficacité énergétique correspondent à une estimation basée sur les caractéristiques objectives et mesurables du bâtiment, et non le comportement des usagers, détaillent les rédacteurs. Elles diffèrent donc des gains de consommation énergétique réels, c’est-à-dire observés au compteur.”

2,1 milliards d’euros d’économies annuelles au total

Un gain énergétique théorique de 30% ne débouche en effet pas nécessairement sur une baisse de 30% de la consommation réelle. Certains ménages qui se chauffaient moins avant préfèrent, une fois leur logement rénové, renoncer à une part des économies d’énergie une au profit de leur confort. Pour les ménages précaires, cet écart est évalué à 65 kWh par mètre carré et par an et à 38 kWh par mètre carré et par an, pour les ménages non-précaires. “Si les ménages choisissent de se chauffer plus, nous pouvons supposer qu’ils valorisent leur confort thermique a minima autant que les gains de pouvoir d’achat auxquels ils renoncent, soit 5,18 euros par mètre carré et par an, analysent les auteurs. En mobilisant un raisonnement identique pour les ménages non-précaires, on en déduit des gains de 3,11 euros par mètre carré et par an.”

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Autre gain indirect : les frais de santé évités. Des températures trop élevées ou trop basses au sein de logements peuvent avoir d’importants effets sur la santé de leurs occupants. Des températures intérieures trop faibles, par exemple, ont été associées par l'Organisation mondiale de la santé (OMS) à l’hypertension artérielle, à des symptômes d’asthme et à une dégradation de la santé mentale. En s’appuyant sur un article académique relatif à l’évaluation des coûts et des bénéfices pour la santé de la rénovation énergétique en France, l’étude estime a minima à 48,5 euros par an pour les ménages précaires et à 0,89 euro par an pour les autres, les coûts évités pour le système de santé.

Au final, en déduisant une légère perte de recettes fiscales pour l’Etat (manque à gagner sur les taxes pondérées) et en considérant le coût en euros des émissions de carbone évitées (grâce à la valeur tutélaire du carbone), l’ensemble des gains socio-économiques engendrés par l’amélioration de la performance des passoires énergétique occupées par des ménages précaires s’élève à 12,45 euros par mètre carré. Ce gain s’élève à 19,47 euros pour les ménages non-précaires. Soit un total de l’ordre de 2 milliards d’euros de gains socio-économique par an pour les ménages précaires, dont 1,2 milliard d’euros de pouvoir d’achat et 800 millions d’euros de bien-être, c’est-à-dire de situations de sous-chauffage évitées. Et d’un total d’un peu plus de 4 milliards d’euros pour les ménages non-précaires.

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18,4 milliards d’euros d’investissements encore nécessaires

L’étude ne se penche malheureusement pas sur le coût des rénovations à engager, pour atteindre ces valeurs de gains. Le passage d’un logement d’une classe F ou G à une étiquette C nécessite évidemment un investissement conséquent, qui n’est que partiellement pris en charge par les aides et subventions disponibles (MaPrimeRénov’, primes CEE, aides d’Action Logement, des collectivités, etc.). L’étude évalue en revanche à 24 milliards d’euros le montant annuel total des investissements nécessaires à la rénovation des passoires thermiques, pour atteindre les objectifs de neutralité carbone à l’horizon 2050.

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Sur ce total, 18,4 milliards d’euros resteraient à financer, une fois l’ensemble des aides déduites. “Il faut changer de modèle et passer du principe de ‘solvabilité des ménages’ à celui de ‘solvabilité des projets’, plaide Gaëtan Thoraval, directeur général du groupe Enalia. Il faut permettre aux ménages de financer leurs travaux, via des aides plus conséquentes pour les rénovations globales, qui doivent également être stabilisées dans le temps. Cela passe aussi par une meilleure implication des acteurs bancaires.”

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usr: 1
C'est intéressant!