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Immobilier Pourquoi l'immobilier résiste à la crise du Covid-19

22:05  20 février  2021
22:05  20 février  2021 Source:   lejdd.fr

Immobilier : comment le site d'annonces Bien’ici espère encore barrer la route de SeLoger et Leboncoin

  Immobilier : comment le site d'annonces Bien’ici espère encore barrer la route de SeLoger et Leboncoin Alors SeLoger et Leboncoin règnent en maitres sur les annonces immobilières en ligne, le numéro 3 du secteur, Bien'ici, né il y a cinq ans d'un regroupement des professionnels de l'immobilier, ne désespère pas de se faire un nom auprès du grand public. Son président Cyril Janin et son directeur général David Benbassat nous annoncent une levée de fonds pour accélérer le développement de la plateforme. “On est bien’ici !” Ce slogan, vous l’avez peut-être déjà entendu à de multiples reprises au travers de spots télé tels que celui-ci. Vous allez probablement l’entendre encore plus fréquemment dans les prochains mois.

Les notaires et l'architecte-urbaniste Christine Leconte analysent comment le marché de l'immobilier a résisté pendant la crise du Covid-19. © Sipa

Les notaires et l'architecte-urbaniste Christine Leconte analysent comment le marché de l'immobilier a résisté pendant la crise du Covid-19.

En 2020, la crise sanitaire a bouleversé nos modes de vie. Pour autant, le marché national immobilier a tenu, malgré un coup d'arrêt qui semble avoir changé notre rapport à l'habitat. Près d'un an après le premier confinement, bilan, perspectives et éclairages avec David Ambrosiano, président du Conseil supérieur du notariat et l'architecte-urbaniste Christine Leconte, enseignante-chercheuse à l'Ecole d'architecture de Versailles (Yvelines).

Immobilier à Rennes. Les prix ont flambé dans le neuf en 2020

  Immobilier à Rennes. Les prix ont flambé dans le neuf en 2020 Rennes confirme qu’elle est l’une des métropoles les plus attractives de France dans l’immobilier neuf, avec + 8 % d’augmentation en 2020. Le prix moyen dans l’immobilier neuf atteint désormais 4 725 €/m², selon ce baromètre publié par une filiale du groupe Foncia. Leemo, filiale du groupe Foncia, publie la seconde édition de son baromètre digital de l’immobilier neuf. Selon ce baromètre trimestriel, Rennes confirme qu’elle est l’une des métropoles les plus attractives de France dans l’immobilier neuf.> Lire aussi : Immobilier à Rennes.

David Ambrosiano : "Le marché de l'ancien aura été robuste et résilient"

Quel bilan tirez-vous de l'année 2020 pour le secteur immobilier?

Fin novembre 2020, le volume de transactions de logements anciens s'établissait à 1.020.000, en recul de 4% par rapport à novembre 2019. Au regard du contexte sanitaire, le marché de l'ancien aura été robuste et résilient, malgré un arrêt quasi-total de l'activité économique lors du premier confinement. C'est un marché sain et solide. Néanmoins, la dynamique est plus complexe qu'il n'y paraît, tant l'écart relevé entre la province, dont les volumes sont restés forts, et l'Île-de-France, dont les volumes ont chuté de plus de 15%, est important. À l'échelle du territoire, le volume des ventes a tenu, mais de manière différenciée. En matière de prix, sur un an, la hausse se poursuit pour les logements anciens, avec +5,2%. Mais nous constatons qu'elle s'atténue depuis le 3e trimestre.

IAD, une nouvelle licorne dans la transaction immobilière

  IAD, une nouvelle licorne dans la transaction immobilière Le fonds américain Insight Partners (Twitter, BlaBlaCar, N26, Vinted) vient d'investir 300 millions d’euros dans le réseau immobilier IAD, fondée en 2008. Pour l'imposer en France et le développer, notamment aux Etats-Unis. Naissance d'une licorne sur un marché de 150 milliards d'euros, celui de la transaction immobilière, qui n'a pas encore été "disrupté".Jeudi soir naissait une licorne. IAD, réseau immobilier sans agences, est désormais estimé près du milliard d’euros. De quoi réjouir les trois fondateurs, Malik Benrejdal, Jérôme Chabin et Jade Benrejdal, et les autres actionnaires, Naxicap, entré en 2012 et IK Investment Partners et Rothschild Five Arrows, entrés en 2016.

Lire aussi - Immobilier : la confiance des acquéreurs s'effrite, mais le marché tient bon

Comment expliquer que le marché tienne bon?

Tout d'abord parce que c'est un marché d'utilisateurs et non d'investisseurs. L'immobilier inspire confiance et réassurance aux Français, encore plus en cette période incertaine. Il attire, rassure et demeure accessible malgré des prix affichés à la hausse, car porté par un crédit immobilier très bon marché.

La crise a-t‑elle provoqué un déplacement du marché, notamment vers les villes moyennes?

La crise sanitaire et le premier confinement ont conduit à une prise de conscience collective en milieu urbain, plus marquée encore sur le marché parisien : contraintes financières, marché tendu, augmentation des temps de transport. Ces facteurs ont mené notamment les Franciliens vers la proche province à défaut d'acquérir une maison avec jardin en grande couronne, et plus généralement les urbains vers des contrées plus vertes. Le développement du télétravail a aussi permis d'avoir un lieu de vie proche de son travail en présentiel et un autre pour son cadre familial. Ainsi, lorsque le volume des transactions baisse de 4% sur un an en novembre 2020 au plan national, il chute de 18% sur le marché parisien. Au regard de la résistance en volume en province, il ne s'agit pas d'un renversement de marché mais d'un déplacement vers un immobilier plus proche de la nature mais connecté, plus provincial avec plus d'espace. S'il reste difficile à quantifier, un ­mouvement de fond semble se ­dessiner et conduire à des nouveaux projets d'investisseurs ou d'utilisateurs en province ou en grande couronne plutôt qu'à Paris, mais sans toutefois que l'on puisse parler à ce stade d'"exode urbain".

Immobilier : y-a-t-il un avantage fiscal à acheter en SCI ?

  Immobilier : y-a-t-il un avantage fiscal à acheter en SCI ? Dans le "Grand rendez-vous de l'immobilier", Sylvain Plantelin, notaire à Saint-Germain-en-Laye, conseille un couple qui se renseigne sur les avantages qu'offre l'achat en SCI pour une future transmission aux enfants. Chaque mois, le "Grand rendez-vous de l'immobilier" (Capital / Radio Immo) répond à vos questions par le biais de sa séquence "Ça vous concerne". Nos experts - avocats, notaires, agents immobiliers - dénouent pour vous les problèmes juridiques les plus complexes et vous livrent leurs conseils avisés que vous envisagiez de vendre, d'acheter, de louer ou de rénover votre logement.

Paris est-il toujours un baromètre immobilier national?

Il a en effet souvent été affirmé qu'une baisse du marché parisien était annonciatrice d'une baisse nationale, mais la crise sanitaire rend aujourd'hui cette conclusion incertaine, notamment au regard de la résistance, en volume, du marché immobilier en province.


Vidéo: Chiffres du Covid : le paradoxe français (BFMTV)

En 2021, le marché immobilier pourra-t‑il résister à l'éventuelle crise économique qui se profile?

Il est trop tôt pour prévoir les tendances 2021. Pour autant, le maintien des volumes fin 2020 et la projection des avant-contrats augurent un 1er trimestre 2021 assez solide. Les paramètres du marché immobilier lui procurent une résilience certaine, avérée, mais pas absolue. Les amortisseurs sociaux et économiques, déployés par les pouvoirs publics dès l'entrée dans la crise sanitaire, ont contribué à le préserver, mais eux aussi ne sont pas illimités : ils ont un terme et un coût, qui impacteront l'économie. Le deuxième trimestre 2021 sera à ce titre, révélateur.

Paris compte plus d’immobilier de luxe au km² que New York ou Londres

  Paris compte plus d’immobilier de luxe au km² que New York ou Londres Selon une étude internationale, Paris est la deuxième ville offrant la plus grande densité de logements à plus de 3,5 M€. Loin derrière Monaco, mais devant les autres prétendants.Ils sont ici définis de façon assez arbitraire comme étant ceux affichés à plus de 3 millions de livres (soit 3,5 millions d’euros). On peut trouver des petites surfaces ultra-luxueuses à un tarif bien inférieur mais il est vrai qu’avec cette étiquette de prix, l’on sort du marché «traditionnel».

Christine Leconte : "La ville de demain est la ville d'aujourd'hui réparée"

En quoi la crise sanitaire a-t‑elle changé notre rapport au logement?

Nous avons pris conscience collectivement en 2020 du besoin de construire le logement par rapport à tout ce qui fait notre identité et notre rapport aux autres : la lumière, l'espace, le seuil vers l'intime et celui vers l'extérieur. Lorsqu'on est bien chez soi, on est bien avec les autres. Or, depuis des décennies, les espaces de vie se sont réduits, et nous avons eu tendance à oublier de prendre en compte ces paramètres dans la conception du logement, devenu lui-même un produit économique. En dix ans, nous avons perdu une pièce dans la construction du logement collectif ! La pression foncière et le bilan économique des opérations immobilières ont orienté les constructeurs vers des produits standardisés, dont les critères n'ont pas aidé à fabriquer de l'attachement, de la singularité.

Le premier confinement a-t‑il représenté une rupture subite dans notre appréhension de l'espace?

Oui, car nous avons réinvesti notre habitat et pris conscience des critères nécessaires à une vie décente : de la lumière, une cuisine fermée, des espaces pour que les enfants et les adultes puissent travailler, éventuellement un jardin ou un balcon. Il y a eu une forme d'urgence, ceux qui en ont eu l'occasion sont partis s'installer dans des lieux plus "vivables", à la campagne ou chez les parents, les autres ont dû composer et transformer leur espace de vie. Le mouvement est intéressant, car il révèle l'importance de la fabrication du logement et bouleverse le rapport au chez-soi.

Cette ville qui règne sur le marché mondial de l’immobilier de luxe

  Cette ville qui règne sur le marché mondial de l’immobilier de luxe C’est Monaco qui offre la plus grande densité de logements de luxe au monde. Paris arrive en seconde position. Un logement de Hong Kong a récemment été vendu au prix faramineux de 156.000 euros le m², pour un coût total de plus de 49 millions d’euros. Si l’ancienne colonie britannique défraie régulièrement la chronique, c’est pourtant plus proche de l'Hexagone que l’on trouve les prix les plus élevés.

Pensez-vous que cette tendance va perdurer après la crise?

Oui. La crise sanitaire vient s'ajouter à la crise écologique, qui nous impose de réhabiliter l'existant plutôt que de construire du neuf avec des ressources qui s'épuisent, comme le sable, le zinc et tous les matériaux nécessaires à la construction. En outre, le parc immobilier français ne se renouvelle que de 1% par an. Nous devons saisir l'opportunité de réparer l'existant en recréant des lieux attachants et en revenant à des besoins basiques que nous avions oubliés. C'est très positif! Le challenge est de lutter contre le paradoxe entre l'économie de marché et les besoins intrinsèques des hommes pour vivre ensemble.

Quelles sont les solutions pour repenser le modèle urbain?

Il faut en finir avec les produits de promotion immobilière à la limite de l'obsolescence programmée, et réduire la production de maisons individuelles de catalogue en périphérie des villes. La convention citoyenne a fait des recommandations en ce sens pour éviter un retour postcrise à l'étalement urbain massif. Cet étalement a eu pendant des années pour conséquence l'explosion de l'usage de la voiture individuelle, de la pollution et une désertification des centres-villes à caractère patrimonial. Dans les métropoles, nous avons un fort potentiel pour inventer de nouvelles manières de vivre ensemble : des jardins partagés spacieux, davantage de terrasses et de toits agricoles, des locaux mutualisés en rez-de-chaussée, des espaces pour le télétravail. Le développement des tiers-lieux et du coliving est la preuve que nous commençons à apprécier une nouvelle forme de collectivité. Les villes moyennes ont, quant à elles, subi un désamour de leur centre et un exode en périphérie, les acheteurs étant en quête d'espace, de lumière et d'extérieur. Cet éloignement a causé le développement des grands centres commerciaux et la mort des petits commerces. Il est donc urgent de travailler sur l'attractivité de ces centres-villes, via une approche collective, en engageant tous les acteurs, des habitants aux commerçants en passant par les bâtiments de France et les institutions territoriales. C'est cette transversalité qui permettra de recréer du dynamisme et du lien dans ces villes.

Les prix des logements anciens à Paris commencent à baisser

  Les prix des logements anciens à Paris commencent à baisser Dans la capitale, « la hausse annuelle pourrait être inférieure à 1%, ce qui n'est pas arrivé depuis 2015 », selon la Chambre des notaires. Dans la capitale, "les prix ont fait une pause du 3e au 4e trimestre 2020 en passant de 10.790 EUR le m2 à 10.770 EUR", selon la Chambre des notaires du Grand Paris. "Après un record historique en novembre 2020 (10.850 EUR le m2) suivi d'une baisse, la tendance baissière des prix devrait se prolonger dans les prochains mois à Paris. La hausse annuelle pourrait être inférieure à 1%, ce qui n'est pas arrivé depuis 2015", ajoute l'organisation dans un communiqué.

Lire aussi - Immobilier : les Français ne sont pas prêts à renoncer aux visites physiques avant d'acheter

Notaires et architectes sont partenaires du programme Action Cœur de Ville. En quoi consiste-t‑il?

L'État a engagé 5 milliards d'euros sur cinq ans pour soutenir les projets territoriaux visant à redynamiser les centres de 222 villes moyennes : rénovation des écoles, développement des commerces, déploiement des infrastructures, etc. Le dispositif ne pourra marcher que si les villes choisissent un projet et qu'elles se font accompagner en amont par les acteurs concernés. Dans cette optique, les architectes sont force de proposition, notamment en matière de réinvention des usages. De toutes ces concertations naîtra le "récit de ville", qui pourra engendrer un rééquilibrage territorial et une meilleure qualité de vie.

Comment définiriez-vous la ville de demain?

La ville de demain est la ville d'aujourd'hui réparée. En France, 66% des déchets proviennent du BTP et des infrastructures. Nous, les professionnels de la construction, devons axer sur le réemploi, la réparation, les circuits courts et l'utilisation de matériaux biosourcés et géosourcés. Ce qui est formidable, c'est que tout est à inventer. La ville de demain peut être très imaginative si l'on utilise plus de matière grise et moins de matières premières!

Palmarès familles 2021: les villes où l’immobilier est abordable .
INFOGRAPHIE - Pour rentrer dans le détail de notre classement exclusif des villes où il fait bon vivre en famille, nous passons en revue nos cinq familles de critères. Premier épisode: l’immobilier. » LIRE AUSSI - Notre classement exclusif des villes où il fait bon vivre en famille

usr: 2
C'est intéressant!