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Immobilier San Francisco innove aussi en immobilier

22:17  12 avril  2021
22:17  12 avril  2021 Source:   challenges.fr

Placement miracle ou à risque? Le crowdfunding immobilier séduit de plus en plus

  Placement miracle ou à risque? Le crowdfunding immobilier séduit de plus en plus Ce type de financement participatif, qui consiste à soutenir des projets immobiliers, se développe fortement. Mais il n'est pas sans risqueElles s’appellent Club Funding, Homunity, Anaxago, Wiseed, Fundimmo ou Koregraf… Peu connues du grand public, ces plateformes Internet affichent pourtant une croissance spectaculaire ces dernières années. Comme une dizaine d’autres start-up, elles bénéficient de l’engouement récent pour le crowdfunding immobilier . Ce mode de financement participatif consiste à prêter de l'argent à un promoteur ou à un marchand de biens afin de l’aider à consolider un programme de logements ou de bureaux.

24684_1462959_k2_k1_3380159.jpg © M. René/Hemis.Fr 24684_1462959_k2_k1_3380159.jpg

En Californie, les normes de construction font flamber la facture des promoteurs, qui redoublent de créativité pour réduire les coûts des logements sociaux.

San Francisco innove aussi en immobilier

AMÉRIQUES © The Economist

Voici un exemple qui pourrait faire des émules : le nouveau bâtiment de 146 appartements en cours d'achèvement au 833 Bryant Street, à San Francisco, est dédié au logement d'anciens SDF. Avec un montant final inférieur d'environ 25 %, sa réalisation aura été relativement peu coûteuse. Mais il s'agit aussi d'un véritable exploit en Californie, où les coûts de construction des logements sociaux explosent depuis vingt ans.

Immobilier : Et si vous achetiez votre future maison à l’Etat ?

  Immobilier : Et si vous achetiez votre future maison à l’Etat ? Il n’y a pas que les particuliers, les promoteurs et les entreprises qui vendent leurs biens, car l’État aussi fait régulièrement le ménage dans son patrimoine © IStock / City Presse Vendeur immobilier à part, l'État cède lui aussi régulièrement des possessions. ARGENT - Il n’y a pas que les particuliers, les promoteurs et les entreprises qui vendent leurs biens, car l’État aussi fait régulièrement « Bruniquel. Dans village médiéval, une maison de bourg en pierre de 100 m2 au sol située sur un terrain de 1.050 m2 ».

Pour parvenir à décrocher des aides publiques, les promoteurs peuvent, en effet, se voir imposer des installations (panneaux solaires, extensions de balcons) ou être obligés de faire travailler les petites entreprises locales, ce qui peut doper les coûts de la construction. Tandis que dans le même temps, le secteur a dû faire face à une hausse du prix des matières premières et à une pénurie de main-d'œuvre qui fait grimper les salaires, notamment ceux des ouvriers qualifiés. Pour ne rien arranger, le mécanisme local de délivrance des permis de construire contribue aussi à alourdir la facture. Tout nouveau projet peut être contesté en vertu du California Environ-mental Quality Act (CEQA), un texte de 1970 souvent invoqué par les associations locales pour bloquer un projet. Et, cerise sur le gâteau, comme la Californie a plafonné les taxes immobilières, certaines villes se financent en exigeant des promoteurs une « taxe d'impact » qui peut dépasser 150 000 dollars par appartement.

Rénovation énergétique : quelques précisions sur le big-bang promis par le gouvernement

  Rénovation énergétique : quelques précisions sur le big-bang promis par le gouvernement La semaine dernière, la ministre de la Transition écologique, Barbara Pompili, a annoncé un “big-bang” de la rénovation énergétique, grâce au projet de loi climat et résilience. Voici quelques précisions sur les mesures ajoutées au texte par l’exécutif et sa majorité. Objectif “big-bang”. Au lendemain du début de l’examen du projet de loi climat et résilience à l’Assemblée nationale, lundi 29 mars, la ministre de la Transition écologique, Barbara Pompili, a affiché les ambitions du gouvernement en matière de rénovation énergétique des logements, dans une interview accordée au Parisien.

Afin de limiter l'addition finale, les développeurs du 833 Bryant Street ont tablé à la fois sur des astuces technologiques et une gouvernance innovante : choix d'un habitat modulaire préfabriqué et obtention du permis de construire dans le cadre du Senate Bill 35, qui protège le projet contre les procédures de contestation permises par le CEQA.

Alors que la Californie serait en manque de plus de 3,5 millions d'habitations, selon le cabinet McKinsey, l'idée d'assouplir les normes de construction pour le logement social fait son chemin dans la région. Ainsi, Berkeley, ville voisine de San Francisco, vient d'abroger l'interdiction de construire plus d'un logement par parcelle. Sa maire adjointe, Lori Droste, espère que les nouvelles constructions ainsi rendues possibles feront baisser les prix des logements. Du coup, San Francisco pourrait rapidement adopter les mêmes règles.

Même si les employés de la Tech ont plutôt tendance à quitter la région de San Francisco, les autorités de la Bay Area estiment qu'il faudra construire environ 55 000 nouveaux logements par an pour satisfaire la demande. En 2020, San Francisco n'en a achevé que 4 000. Les 146 appartements du 833 Bryant Street démontrent toutefois qu'il est possible d'en construire davantage, et moins cher.

© The Economist - London 2021

Veut-on vraiment réconcilier l’opinion avec les professionnels immobiliers ? .
Les pouvoirs publics auraient-ils un manque de considération pour les agents immobiliers et les administrateurs de biens ? Oui, selon Henry Buzy-Cazaux, le président de l'Institut du Management des Services Immobiliers, qui dénonce le retard considérable pris dans l’application de certaines mesures. Elles sont pourtant essentielles au renforcement de la confiance que les Français accordent à ces professionnels. Le postulat pourra froisser dans le monde immobilier, il s’impose pourtant comme une évidence : les Français n’ont pas des agents immobiliers et des administrateurs de biens la plus haute opinion.

usr: 1
C'est intéressant!