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Immobilier Immobilier. Une forte pression sur Rennes, où les prix sont toujours à la hausse

21:50  16 avril  2021
21:50  16 avril  2021 Source:   ouest-france.fr

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L’hyper-centre de Rennes est très recherché. Les appartements anciens, surtout s’ils ont été rénovés, voient leur prix s’envoler. © archives Joël Le Gall/Ouest-France L’hyper-centre de Rennes est très recherché. Les appartements anciens, surtout s’ils ont été rénovés, voient leur prix s’envoler.

Dans les dernières tendances relevées par le Conseil régional des notaires, Rennes tire son épingle du jeu. La capitale bretonne reste attractive et la crise sanitaire n’a fait qu’accentuer ce phénomène, notamment auprès des acheteurs venus d’Ile-de-France.

Le marché immobilier en Bretagne reste très tendu. « La pression de la demande a des conséquences sur les prix qui s’envolent, notamment dans la métropole de Rennes », constate Damien Ruaud, le président de la Chambre régionale des notaires. Le phénomène s’est accentué avec la crise sanitaire. Les Franciliens représentent autour de 6 % des acquéreurs, avec un pouvoir d’achat nettement supérieur.

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Alors que les habitants d’Ille-et-Vilaine ont un budget moyen de 335 000 € pour acheter une maison à Rennes, les Franciliens peuvent signer un chèque de près de 600 000 € ! Attention, il ne faudrait pas en conclure qu’ils font monter les prix. « Si l’on regarde les chiffres de plus près, on s’aperçoit que ces acheteurs franciliens ne sont pas plus nombreux au fil des années. Leur nombre reste stable. »

« Ils se positionnent à distance »

Mais ils sont quand même là, prêts à quitter la capitale si une opportunité se présente. « Dès qu’un bien est en vente, ils peuvent se positionner sur des biens à distance et se décident très rapidement. » Le fait que Rennes soit facilement accessible depuis Paris par le train, grâce à la LGV, a poussé certains à s’installer à Rennes.

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« Le nec plus ultra, c’est d’acheter une maison en Bretagne et de garder un appartement à Paris, où on peut aller travailler du mardi au jeudi, décrit Damien Ruaud. Le reste du temps, on profite d’une meilleure qualité de vie. » D’où la pression foncière importante à Rennes. La capitale bretonne a même dépassé Nantes, car elle construit davantage de nouveaux logements.

Des prix en hausse de 15 %

Les prix s’en ressentent. Concernant les appartements anciens, ils ont augmenté de 14,7 % sur un an, avec un prix médian de 3 270 € le mètre carré. Pour du neuf, comptez 4 800 € le mètre carré (en hausse de 7,1 %). Si vous optez plutôt pour une maison, il faudra débourser en moyenne 420 000 € (en hausse de 10,5 %).

Mais ces prix ne reflètent qu’une moyenne. « Il y a une grande disparité selon les quartiers, nuance Vincent Lemée, notaire à Rennes. Dans certains endroits très recherchés, comme l’hyper-centre, les prix peuvent grimper jusqu’à 6 500 € le mètre carré. »

Pas de raison que la tendance change après la crise sanitaire. Selon les notaires, les prix à la hausse vont s’inscrire dans la durée car il y a peu d’offres par rapport à la demande. « On a l’impression que ça construit partout à Rennes. Mais ça ne construit pas suffisamment, il y a d’énormes besoins. »

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L'homme avait surévalué le montant du bien que ses clients voulaient vendre, alors qu'ils en avaient acheté un nouveau avec lui également. Il a sans doute eu les yeux plus gros que le ventre. Comme le rapporte Le Figaro, un agent immobilier a écopé d'une amende de 30.000 euros pour avoir surestimé le prix d'un bien qu'il devait vendre pour ses clients. Le bien en cause avait été estimé par l'agent à 400.000 euros alors qu'au final, les clients n'ont pu le vendre que 242.000 euros, soit quasiment deux fois moins, deux ans plus tard.

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