•   
  •   

France «Il faut que je réapprenne à vivre» : ces Français qui appréhendent un retour à la «vie normale»

12:35  14 mai  2021
12:35  14 mai  2021 Source:   lefigaro.fr

Jersey Govt a une «réunion constructive» avec des pêcheurs français comme navires de Royal Navy Préparez-vous à laisser

 Jersey Govt a une «réunion constructive» avec des pêcheurs français comme navires de Royal Navy Préparez-vous à laisser 0 © Viewer Image Les bateaux de pêche français sont descendus sur St Helier. Pic: Le gouvernement de Josh Le Corre a déclaré qu'il ait tenu une "réunion constructive" avec la protestation de pêcheurs français dans le but de résoudre un différend sur les droits de pêche post-Brexit.

«Il faut que je réapprenne à vivre» : ces Français qui appréhendent un retour à la «vie normale». © Istock «Il faut que je réapprenne à vivre» : ces Français qui appréhendent un retour à la «vie normale».

Alexandre, 27 ans, est élève avocat. Il fait partie de ceux «qui ne vivront plus jamais comme avant». Confiné en région parisienne depuis le début de l'épidémie, cet étudiant aspire désormais à une vie simple : lors de la levée des restrictions, il «espère restreindre drastiquement» ses sorties en dehors de chez lui, et que «le télétravail se pérennise davantage». Pour les loisirs, «si ce n'est pas à côté de chez moi, ce sera non», tranche-t-il auprès du Figaro.

» LIRE AUSSI - Impôts: s’y retrouver dans le casse-tête des aides Covid-19

Covid-19 : deux nouveaux cas de thromboses atypiques, 30 au total pour 3855000 injections d’Astrazeneca

  Covid-19 : deux nouveaux cas de thromboses atypiques, 30 au total pour 3855000 injections d’Astrazeneca Covid-19 : deux nouveaux cas de thromboses atypiques, 30 au total pour 3855000 injections d’AstrazenecaRevivez l’actualité autour du Covid de ce vendredi 7 mai:

Même si tous ne sont pas aussi catégoriques que lui, Alexandre n'est pas le seul à appréhender un retour à la vie «normale», que cela soit la réouverture des terrasses, des restaurants, la fête en plein air ou les rues bondées, mais aussi la reprise du travail en présentiel. Moins d'un Français sur trois (32 %) se dit «inquiet, car ce déconfinement intervient alors que l'épidémie est encore très présente», selon un sondage Odoxa pour Le Figaro et France Info publié jeudi 13 mai.

» LIRE AUSSI - La perspective du déconfinement réjouit les Français

«On se voit à l'extérieur avec un masque sinon on ne se voit pas»

Alice*, 24 ans, s'est confinée dans le Sud chez ses parents. Hypersensible, elle a très mal vécu la pandémie et pense «presque tout le temps au virus». Depuis les annonces de réouverture du pays, son sommeil est agité. Elle redoute avant tout la maladie, mais aussi les retrouvailles sociales. Pour autant, Alice ne se laisse pas faire : «Forcément, j'ai une partie de moi qui veut retrouver une vie sociale, et si la situation s'améliore, il faut que je réapprenne à vivre. D’un autre côté, si je m'écoute, je reste sous la couette et je ne sors plus jamais». Pour le moment, ce retour à la vie normale se fera étape par étape. Elle a déjà prévu de rentrer à Paris courant juin pour retourner au travail, et de voir quelques amis si elle se sent en sécurité. En revanche, «on se voit à l'extérieur avec un masque, sinon on ne se voit pas !», prévient-elle.

City champion, un juste retour à la normale

  City champion, un juste retour à la normale Le feu brûle, l'eau mouille, et City soulève des trophées. Il n'y aura pas de record de points, puisque City terminera avec un maximum de 89 unités. Il n'y aura pas la même razzia qu'en 2019, quand City avait remporté le championnat, les deux coupes nationales ainsi que le Community Shield, puisque la Cup s'est envolée il y a trois semaines. Mais il y a une certitude : Manchester City demeure l’écurie numéro 1 du football anglais. Sacrés à la suite de la défaite du voisin United, les Skyblues ont confirmé que la saison passée était une anomalie et qu’ils gardaient la main. Une main de fer, sans aucun doute.

Isabelle*, retraitée de 65 ans et ancienne secrétaire médicale, se retrouve aussi dans cette situation. Depuis le début de la pandémie, son mari et elle ne se sont «pas vraiment déconfinés» : «On n’a pas du tout voulu se mêler à la foule, on n’avait pas confiance». «Encore aujourd'hui, à chaque fois que je rentre des courses, je me change dans le garage et je monte prendre une douche. Et les produits qui ne vont pas au frais restent dans le garage pendant 24 heures», nous raconte cette habitante du Sud-Est. Bien que vaccinée contre le Covid-19, elle préfère mettre toutes les chances de son côté pour ne pas tomber malade. «Les mesures de déconfinement sont trop rapides, ça aurait dû se faire par palier», juge-t-elle. Pas rassurée de se retrouver à proximité de personnes qui ne respectent pas les gestes barrières, «surtout avec le beau temps qui arrive», elle continuera à faire ses courses tôt le matin, et restera confinée encore pour quelques mois.

Pelosi condamne le législateur de GOP pour Aballying Capitol Assault

 Pelosi condamne le législateur de GOP pour Aballying Capitol Assault Washington - Haut-parleur de la maison Nancy Pelosi le jeudi Récipience Républicain du Congrès républicain Andrew Clyde de Géorgie pour avoir tendance au janvier 6 Assault sur les États-Unis Capitol, appelant ses commentaires décrivant les insurrectionnistes comme se comportant sur une tournée typique de Capitole "malade" et "assez épouvantables". © Bloomberg Haut-parleur de la maison Nancy Pelosi tient une conférence de presse hebdomadaire "C'était au-delà du déni.

Un vertige social et culturel

Contrairement à Isabelle* et Alice, Victoria, jeune étudiante en communication, n'a pas du tout peur du virus. Bien au contraire, elle ne s'est pas privée de voir quelques amis pendant les périodes de confinement et de couvre-feu. Il n'empêche, elle appréhende aussi la levée des restrictions sanitaires. Passionnée par les sorties culturelles, «le retour soudain de toutes ces activités m'effraie et me donne une sorte de vertige culturel d'expositions, films, représentations et visites à rattraper», explique-t-elle.

En effet, avant la pandémie, Victoria devait avoir à tout prix toutes ses soirées occupées : «Entre les sorties aux théâtres, les nocturnes des musées et les amis à voir, c'était difficile de tout faire rentrer en une semaine.» Elle est angoissée à l'idée de retomber dans ce rythme et «être à nouveau très sollicitée». Cette situation est accentuée par le fait «qu'on n'a pas vécu ça depuis longtemps». «Il va y avoir un décalage entre ceux qui arrivent naturellement à reprendre leurs anciennes habitudes, tandis que d'autres seront bloqués dans les usages de vie Covid». Elle va donc, pour le moment, observer de loin comment cela va se passer, et surtout ne pas se précipiter sur les terrasses, comme comptent le faire beaucoup de Français.

Marnie Simpson dit qu'elle "doit la vie" à Fiancé Casey Johnson comme elle "voulait mourir" sur une condition de la vessie

 Marnie Simpson dit qu'elle Marnie Simpson a ouvert une "une des pires années" de sa vie pour la vie de sensibilisation à la santé mentale. L'ancienne star de Geadie Shore, qui a récemment constaté sa robe de mariée inspirée parfaite , a pris dans son flux Instagram pour parler de son expérience avec ses 41 millions de disciples.

De son côté, Giulia*, 49 ans, n'aspirait pas à sortir tous les soirs avant la pandémie. La pression sociale ne lui fait pas peur. En revanche, retourner au travail ne l'enchante pas : «Pendant le premier déconfinement, lorsque je suis retournée au travail, les gens discutaient de ce qu'ils avaient fait pendant le confinement, et ils ont notamment regardé Les Anges (une émission diffusée sur NRJ12, NDLR). À ce moment-là, je me suis rendu compte que je n'avais plus envie de me retrouver dans une sorte d'inculture, avec des personnes qui tapent sur la photocopieuse et qui braillent au café. Je me suis repris tout ça de face et je me suis dit que je ne voulais pas vivre avec ces gens-là». Elle a donc demandé à son employeur de pouvoir travailler 3 jours par semaine chez elle.

Pour le moment, retrouver «la vie d'avant» est difficilement envisageable pour Giulia. Alors qu'elle a perdu trois proches du Covid, elle s'est également séparée de son compagnon, qui, lui, en a perdu six : «Il va falloir du temps pour que les choses se reconstruisent». Concernant les sorties, elle s'accordera tout de même quelques restaurants et quelques musées, mais pas souvent : «Les moments de bonheur, de joie et de vie seront concentrés sur un week-end par mois», a-t-elle concédé. «Dans mon quartier à Lyon, pendant le confinement, il y a eu des points de deals, des rodéos, ils ont tiré avec des mortiers, c'était infernal. Au cours de l'été dernier, je me suis retrouvée face à cette insécurité qui ,je trouve, a monté d'un cran», a-t-elle également remarqué.

Avant la réouverture des terrasses, Bruno Le Maire évoque un retour « progressif à la vie normale »

  Avant la réouverture des terrasses, Bruno Le Maire évoque un retour « progressif à la vie normale » En visite chez un restaurateur parisien, Bruno Le Maire, le ministre de l’Économie et des Finances, a indiqué que la France retrouverait son niveau d’activité d’avant-crise au premier trimestre 2022. Il a également salué le potentiel retour « progressif » de « l’art de vivre à la française ». « L’économie française va se redresser », a assuré Bruno Le Maire lors d’une visite chez un restaurateur parisien. « Nous retrouverons le niveau d’activité d’avant-crise au premier semestre voire premier trimestre 2022 ».

Quand le confinement rime avec «bien être au travail»

Camille*, assistante parlementaire depuis plus d'un an, n'est pas enchantée de reprendre le travail à plein temps : «Je suis contente que les salles de sport, cinémas, restaurants rouvrent, mais je suis angoissée vis-à-vis de la levée des restrictions concernant le travail.» Son problème ? «Je n'ai pas la chance de travailler avec une super boss», concède-t-elle, avant d'ajouter que le télétravail, pour elle, était un peu comme «un salut». Manon, serveuse depuis 17 ans en Lozère, celle-ci appréhende de son côté le retour des clients : «Au cours du premier déconfinement ils me demandaient tous si c'était bien mes vacances. Cette fois-ci, après sept mois enfermée chez moi, j'ai peur de perdre patience», nous fait savoir la jeune maman célibataire.

Habitante d'un petit village de 3000 habitants, cette dernière nous explique que la mentalité à la campagne n'est pas la même qu'en ville. «Tout le monde se connaît ici. Dès que je vais faire des courses, les personnes me regardent et observent ce que je mets dans mon caddie». «Et si j'ai le malheur de ne pas dire bonjour à un client dans la rue, le lendemain on me demandera pourquoi j'ai fait ma princesse», a-t-elle ajouté. Une relation anxiogène avec les clients qui ne lui a pas manquée pendant le confinement. En effet, si la jeune femme a trouvé un apaisement au cours du confinement, elle réfléchit sérieusement à changer de métier une fois que son fils aura quitté le nid : «Ça fait 17 ans que j'ai un CDI, je pourrais peut-être envisager de changer».

*Les prénoms ont été changés

France : plus besoin de tests pour les transfrontaliers se rendant en Allemagne dès dimanche .
Le secrétaire d'État aux Affaires européennes Clément Beaune a annoncé samedi que l'Allemagne allait lever à partir de ce dimanche l'obligation de réaliser un test anti-Covid pour les transfrontaliers arrivant de France. Clément Beaune s'est félicité d'un "retour à la normale" après que l'Allemagne a retiré la France des "zones à haut risque".

usr: 1
C'est intéressant!