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France Manifestation pro-Palestine interdite à Paris : « Décision sage », selon Hidalgo, Amnesty proteste

18:50  14 mai  2021
18:50  14 mai  2021 Source:   ouest-france.fr

Hong Kong: dix mois de prison pour Joshua Wong après une veillée de Tiananmen interdite

  Hong Kong: dix mois de prison pour Joshua Wong après une veillée de Tiananmen interdite Quatre militants hongkongais ont été condamnés à des peines de prison ce jeudi à Hong Kong. Le tribunal leur reproche leur participation à une cérémonie interdite en mémoire des victimes de la répression de Tiananmen. Parmi eux, Joshua Wong, déjà en détention pour son rôle dans les manifestations antigouvernementales de 2019. Il écope de dix mois supplémentaires. Des condamnations qui visent aussi à dissuader ceux qui voudraient participer à la prochaine veillée en juin prochain, interdite également pour cause de Covid-19.

La maire de Paris, Anne Hidalgo, ici le 21 avril 2021. © Bertrand Guay/AFP La maire de Paris, Anne Hidalgo, ici le 21 avril 2021.

La décision du préfet de police de Paris d’interdire la manifestation pro-palestinienne à Paris est loin de faire l’unanimité. Si la maire de Paris salue « une décision sage », l’extrême gauche comme Amnesty France parlent d’atteinte à la démocratie.

Une manifestation de soutien au peuple palestinien devait se tenir samedi 15 mai à Paris. Craignant des incidents, le préfet de police a décidé, à la demande notamment du ministre de l’Intérieur, de l’interdire en raison de « risques de troubles à l’ordre public ».

Il n’y aura « pas de manifestation antisémite », a affirmé Gérald Darmanin, en référence à la manifestation de 2014.

Le président de l’Association France Palestine interpellé après un rassemblement à Paris

  Le président de l’Association France Palestine interpellé après un rassemblement à Paris Le président de l’Association France Palestine Solidarité a été placé en garde à vue ce mercredi 12 mai après un rassemblement « interdit » à proximité du ministère des Affaires étrangères à Paris. La Préfecture de police avait interdit ce mercredi 12 mai un rassemblement à Paris à l’appel de plusieurs organisations alors que l’affrontement entre le Hamas et Israël avait fait mercredi soir 65 morts à Gaza, enclave palestinienne sous blocus israélien contrôlée par le Hamas, et 7 côté israélien et ne montrait aucun signe d’apaisement.Plusieurs personnes se sont cependant réunies à proximité du ministère des Affaires étrangères.

Ce vendredi 14 mai, la maire PS de Paris, Anne Hidalgo, a salué la sagesse de cette décision alors qu’elle participait à plusieurs cérémonies, dans la capitale puis le Loiret, en souvenir de la rafle dite du billet vert du 14 mai 1941, qui avait fait plus de 3 700 victimes parmi les hommes juifs étrangers.

Le souvenir de 2014 hante Anne Hidalgo

« Je crains des violences puisqu’en 2014, nous avons tous gardé le souvenir d’une manifestation extrêmement difficile où des propos terribles comme « mort aux Juifs » ont été proférés », a déclaré Anne Hidalgo.

« Je me souviens de l’émoi, notamment d’un certain nombre de synagogues », de « ces femmes et ces hommes qui s’étaient retrouvés enfermés, ne pouvant pas sortir de crainte des violences », a ajouté l’élue socialiste à propos de la manifestation de 2014. « Je trouve que c’est une décision sage qu’a prise le ministre de l’Intérieur. »

Manifestation interdite : le conflit israélo-palestinien divise la classe politique

  Manifestation interdite : le conflit israélo-palestinien divise la classe politique Aucune manifestation de soutien à la Palestine ne se tiendra à Paris ce week-end. Les autorités craignent des débordements, comme il y a près de sept ans. © Anadolu Agency via AFP Des protestants pro-palestiniens dénoncent les attaques des forces israéliennes contre la mosquée Al-Aqsa et la bande de Gaza, à Paris, le 12 mai 2021. Le conflit au Moyen-Orient peut-il, d'une certaine manière, gagner la France ? C'est ce que pense la préfecture de police de Paris qui a interdit, jeudi, et pour le week-end à venir, toute manifestation en soutien au peuple palestinien.

« Paris et la France ne peuvent pas être le terrain d’affrontements qui importeraient ce conflit sur notre territoire », a encore dit Anne Hidalgo, qui a « toujours défendu, à l’instar de la classe politique française, la solution à deux États » au Proche-Orient.

Une « atteinte à la démocratie »

Plusieurs voix, notamment à l’extrême gauche, se sont élevées pour dénoncer cette interdiction. La France insoumise a ainsi parlé de « provocation » et d’« atteinte à la démocratie ».

Un point de vue partagé par Amnesty France qui estime, dans un tweet, que la décision du préfet de police est grave.

« Une atteinte disproportionnée et inacceptable au droit de manifester. Vous êtes censé préserver l’ordre public tout en protégeant nos droits fondamentaux ! », écrit l’association en s’adressant au ministre de l’Intérieur, Gérald Darmanin.

De leur côté, les organisateurs de la manifestation espéraient vendredi obtenir de la justice l’annulation de son interdiction.

«Nous sommes tous des enfants de Gaza» : à Paris, la manif pro-Palestine éparpillée façon puzzle .
Malgré l’interdiction des autorités, une mobilisation a bien eu lieu dans la capitale, mais policiers et gendarmes ont tout fait pour empêcher les manifestants de se réunir. Parmi les participants, beaucoup de jeunes.Et pour cause : 4 200 policiers et gendarmes ont été mobilisés, selon la préfecture de police, qui s’astreignent à faire éclater tout embryon de foule en petits groupes, en usant de canon à eau, gaz lacrymogènes et en chargeant, faisant fuir les manifestants dans les rues adjacentes, plus petites, avant de les empêcher de rebrousser chemin.

usr: 1
C'est intéressant!