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France Liens entre attentats et présidentielle : pourquoi les propos de Mélenchon font polémique

13:25  07 juin  2021
13:25  07 juin  2021 Source:   lexpress.fr

Attentats du 13-Novembre : Marlène Schiappa demande le « réexamen » de la situation d'une victime sommée de quitter la France

  Attentats du 13-Novembre : Marlène Schiappa demande le « réexamen » de la situation d'une victime sommée de quitter la France Installé en France depuis 2013, un serveur de l'une des terrasses visées par les attentats s’est vu notifier une obligation de quitter le territoire (OQTF). La ministre déléguée à la Citoyenneté demande que son dossier soit réétudié © Coralie Lemke/20 MInutes Le 15 novembre 2015 à Paris, des hommages sont rendus devant les terrasses visées par les attentats. « INFO 20 MINUTES » - Installé en France depuis 2013, un serveur de l'une des terrasses visées par les attentats s’est vu notifier une obligation de quitter le territoire (OQTF).

Les propos de Jean-Luc Mélenchon le 6 juin prédisant un «grave incident ou un meurtre» peu avant la présidentielle lui ont valu une volée de critiques, en premier lieu de la part des familles des victimes du terroriste Mohamed Merah. «Ça a été Merah en 2012 [auteur des tueries de Toulouse et de Montauban moment ils le font ». L'eurodéputé LFI Manuel Bompard a de son côté évoqué sur Twitter une «minable opération pour faire croire que Jean-Luc Mélenchon nie la réalité des attentats terroristes alors qu’il en dénonce l’instrumentalisation politicienne dans les campagnes électorales».

Des propos qui ne sont pas passés inaperçus. Sur les réseaux sociaux plusieurs personnalités, politiques ou non, ainsi que la Licra, ont dénoncé les paroles de Jean-Luc Mélenchon , criant notamment au “complotisme”. Alors comme ça, un dimanche matin, Jean-Luc Mélenchon assène que les meurtres commis par Mohamed Merah étaient Il a également précisé sa pensée en expliquant qu’il avait été inspiré par un article du Figaro publié juste après l’attaque sur les Champs-Élysées en 217 intitulé “Les attentats et faits divers qui ont bouleversé les campagnes présidentielles ”.

"Vous verrez que dans la dernière semaine de la campagne présidentielle, nous aurons un grave incident ou un meurtre", a estimé le chef de file des Insoumis, dimanche, soulevant l'indignation générale.

Jean-Luc Mélenchon lors d'une conférence de presse de voeux, le 14 janvier 2021 à Paris. © afp.com/Bertrand GUAY Jean-Luc Mélenchon lors d'une conférence de presse de voeux, le 14 janvier 2021 à Paris.

Fidèle à son franc parler, Jean-Luc Mélenchon suscite la polémique pour des propos empreints - selon les points de vue - de complotisme ou tout simplement de maladresse. "Vous verrez que dans la dernière semaine de la campagne présidentielle, nous aurons un grave incident ou un meurtre", pour "montrer du doigt les musulmans", "tout ça c'est écrit d'avance", a affirmé Jean-Luc Mélenchon (LFI) dimanche, dans l'émission Questions politiques (France Inter/Le Monde/Franceinfo).

Toulouse : Indignation dans la Ville rose après les propos de Jean-Luc Mélenchon sur Merah et la présidentielle

  Toulouse : Indignation dans la Ville rose après les propos de Jean-Luc Mélenchon sur Merah et la présidentielle Le leader de la France Insoumise qui a prédit « un grave incident la dernière semaine de campagne » de la présidentielle, comme en 2012 avec les attentats de Merah, suscite un véritable tollé dans la Ville rose © Alain ROBERT/SIPA/SIPA Le leader de la France Insoumise, Jean-Luc Mélenchon. POLEMIQUE - Le leader de la France Insoumise qui a prédit « un grave incident la dernière semaine de campagne » de la présidentielle, comme en 2012 avec les attentats de Merah, suscite un véri « A vomir », « indécent », « indigne ».

Les propos de Jean-Luc Melenchon sont inadmissibles et ne devraient même pas être tenus. Pourquoi aucun média ne reprend les propos totalement complotistes de Mélenchon ? « Dans la dernière semaine de la campagne présidentielle , nous aurons un grave incident, ou un meurtre.

Les propos de Jean-Luc Mélenchon ont fait polémique . Capture écran France Info. Pour lui, "tout est écrit" et "vous verrez que dans la dernière semaine de l'élection présidentielle , il se passera un incident grave ou un meurtre. Ça a été Merah en 2012, ça a été l' attentat sur les Champs-Elysées ensuite et avant, on avait eu Papy Voise dont on n'a plus entendu parler après.

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"Cela a été Merah en 2012 (auteur djihadiste des tueries de Toulouse et de Montauban, notamment dans une école juive), ça a été l'attentat la dernière semaine sur les Champs-Elysées [en 2017, un djihadiste assassine le policier Xavier Jugelé], avant on avait eu Papy Voise [Paul Voise, un retraité agressé chez lui à Orléans en avril 2002], dont plus personne n'a jamais entendu parler après. Tout ça, c'est écrit d'avance", a-t-il également lancé.

Ces propos intervenaient après des allégations similaires sur la forme à propos du président de la République, Emmanuel Macron, dont le chef de file de la France Insoumise ne goûte toujours pas l'élection "surprise" en 2017. "Sinon, on nous sort un autre petit Macron du chapeau, (...) on ne sait pas qui c'est, pouf, il se fait élire président. C'est le système qui l'invente. La dernière fois, Macron, il est arrivé au dernier moment. Là, ils vont peut-être en trouver un autre", avait-il dit, juste avant de dériver sur l'insécurité. "A chaque fois, ils en trouvent un. Dans tous les pays du monde, on a élu des petits Macron, il s'appelait Macri en Argentine, (...) c'était en Ukraine un type qui jouait dans une série de télévision [une allusion à Volodymyr Zelensky, élu en 2019]. Dans tous les pays du monde, ils ont inventé un type comme ça, qui sortait de rien, et qui était porté par un système oligarchique (...) Nous aurons le petit personnage sorti du chapeau, nous aurons l'événement gravissime qui va une fois de plus permettre de montrer du doigt les musulmans et d'inventer une guerre civile, voilà, c'est bateau tout ça."

Les « insoumis » tentent de défendre Mélenchon, assurant que ses propos sur la présidentielle ont été mal compris

  Les « insoumis » tentent de défendre Mélenchon, assurant que ses propos sur la présidentielle ont été mal compris La classe politique a unanimement condamné les propos de Jean-Luc Mélenchon.La classe politique a unanimement condamné les propos de Jean-Luc Mélenchon, qui a évoqué lors d’une interview « un grave incident ou un meurtre » dans la dernière semaine de la campagne présidentielle afin de « montrer du doigt les musulmans ».

Mais tous deux ont créé une polémique par leurs propos , Guillaume Peltier se faisant notamment reprendre par Christian Jacob, l'ancien ministre Michel Barnier et le président LR du Sénat Gérard Larcher. Ce dernier a également critiqué l'alliance passée en Bourgogne-Franche-Comté par le candidat républicain Gilles Platret avec Debout la France, le mouvement de Nicolas Dupond-Aignan qui avait soutenu Marine Le Pen au second tour de la présidentielle 2017. Preuve de l'incapacité du parti à fixer une ligne cohérente, quand d'autres LR pactisent avec la majorité présidentielle .

«Je fais de plus en plus de propositions, je pense de plus en plus à comment mettre en application ce que je dis [ ] Je réfléchis à la suite, aux mesures éventuelles qu'on pourrait prendre à partir de mon diagnostic», a notamment expliqué l'éditorialiste, en référence à ses chroniques régulières sur la chaîne CNews. La sécurité est un problème parce que nous vivons un changement de peuple et une guerre de civilisation sur notre sol. «J'ai depuis vingt ans annoncé, prophétisé, en vain pour l'instant, en disant, voilà ce qu'il va arriver. J'ai longtemps pensé que cela suffisait.

Des propos "inadmissibles"

Sans surprise, la sortie de Jean-Luc Mélenchon a suscité une série de réactions indignées. D'abord, de la part de la classe politique. "Quand on manie ainsi la démagogie, on ne peut prétendre à devenir président de la République", a fustigé la cheffe du groupe PS à l'Assemblée Valérie Rabault, jugeant "inacceptable" de "réduire les atrocités des attentats de Montauban et Toulouse en 2012 à de la machination électorale".

"On est vraiment au-delà de la honte", a aussi réagi la LREM Aurore Bergé sur Twitter. "Qu'il parte dans le complotisme et qu'il insulte la mémoire des personnes qui ont été assassinées, c'est grave", a déclaré la ministre de la Transition écologique Barbara Pompili, au micro de Franceinfo, ce lundi. Michel Barnier ne dit pas autre chose, sur Europe 1 : "Je trouve indigne que l'on instrumentalise ces attentats, ces drames, cette douleur, à des fins d'argumentation politique. Ce sont des propos que je trouve indigne de la République".

Attentats avant les élections : Mélenchon dénonce "une odieuse manipulation" de ses propos

  Attentats avant les élections : Mélenchon dénonce Jean-Luc Mélenchon s'est exprimé sur sa chaîne YouTube suite à la polémique déclenchée par ses propos concernant les attentats précédant les différentes élections présidentielles. Le leader de la France Insoumise a surtout évoqué la vidéo du Youtubeur d'extrême-droite Papacito et dénonce un appel au meurtre. Jean-Luc Mélenchon a pris la parole ce lundi sur sa chaîne YouTube. Il a brièvement évoqué ses propos tenus dimanche dans "Questions Politiques", estimant être victime d'une campagne de "manipulation de ses propos". Il a surtout évoqué longuement la vidéo du Youtubeur d'extrême-droite Papacito.

Les propos de Jean-Luc Mélenchon , ont choqué une majeure partie de la classe politique. Invité de l'émission Questions politiques (France Inter/Le Monde/Franceinfo), le chef de file des insoumis et candidat à la présidentielle , s'est lancé dans une prédiction douteuse pour la prochaine campagne de 2022. Dans la soirée, sur ses réseaux sociaux, Jean-Luc Mélenchon s'est estimé victime de harcèlement. Il a expliqué avoir simplement voulu mettre en garde contre la récupération politique d’événements dramatiques avant l’élection présidentielle .

La petite phrase de Jean-Luc Mélenchon passe mal. Invité ce dimanche sur le plateau de «Question politique», diffusé sur France Info, le leader de la France insoumise a expliqué que «le système oligarchique» porte des candidats sortis de nulle part. La classe politique, surtout dans le camp de la majorité présidentielle , a vivement réagi. «Notez qu'il ne dit jamais " attentat islamiste" [ ] On est vraiment au-delà de la honte», s'insurge la députée LREM des Yvelines Aurore Bergé.

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Les familles des victimes de l'attentat de Mohammed Merah, cité par Jean-Luc Mélenchon, ont peu goûté à la sortie du député des Bouches-du-Rhône. Latifa Ibn Ziaten, dont le fils militaire a été assassiné par le terroriste, a dénoncé des propos "inadmissibles", réclamant du "respect pour les victimes". Pour Albert Chennouf-Meyer, également père d'une victime, "ce sont les propos de quelqu'un qui a perdu tout sens des réalités et de la noble politique", a-t-il critiqué ce lundi sur Franceinfo. "C'est quelqu'un qui est dans le déni de tout ce qui concerne le terrorisme, notamment le terrorisme islamique."

"La post-vérité en action" : la contre-attaque de Mélenchon

Le patron de la France Insoumise persiste et signe. "Les complotistes anticomplotistes sont de sortie. Ils nient que les assassins font leur coup au moment qui fait parler d'eux. Propos ineptes. A moins que ce soit pour les couvrir", a-t-il répondu, dans un premier temps, sur Twitter, voyant la polémique enfler.

Propos sur les attentats, vidéo menaçante... La polémique Mélenchon en quatre actes

  Propos sur les attentats, vidéo menaçante... La polémique Mélenchon en quatre actes Les propos du chef de file de la France insoumise liant terrorisme et élection présidentielle ont suscité l'indignation.

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Avant de publier un post sur Facebook, un peu plus long, dans lequel Jean-Luc Mélenchon dénonce "un mot monté en épingle par quelques gens influents et aussitôt la boucle s'enflamme, de Twitter aux chaînes d'info et ainsi de suite". Selon lui, sa formule n'est ni complotiste ni maladroite. Elle lui aurait été inspirée par un article du Figaro, publié juste avant l'élection de 2017, dans lequel le quotidien remonte jusqu'aux années 80 et l'attentat de la rue Copernic ou encore l'assaut de la grotte d'Ouvéa afin d'expliquer comment ces faits divers ont influencé les débats de la présidentielle qui les suivaient.

Au fond, Mélenchon entend surtout dénoncer cette montée d'un "sentiment" d'insécurité, prenant beaucoup de place dans le débat public et sur les chaînes d'information en continu. "Ici, d'une émission d'une heure sur France Inter et France Info ce ne sont ni les accidents du travail, ni les féminicides, ni les subventions aux religions, ni Biden, ni rien qui ressort : juste un bon coup monté à partir d'une phrase", critique-t-il encore.

Un phénomène qui profite essentiellement à la droite et l'extrême droite. "En gros, je résume : quand Le Pen récupère l'émotion d'un crime pour faire sa propagande, c'est génial ; quand quelqu'un met en garde contre ce type de manipulation, c'est qu'il est complice avec les meurtriers. Ainsi en vient-on à nier cette évidence que les meurtriers attendent le meilleur moment pour faire parler d'eux", dit Jean-Luc Mélenchon, défendu par son clan. "Ceux qui insultent la mémoire des personnes assassinées sont ceux qui instrumentalisent ces meurtres à des fins électoralistes et non pas ceux qui dénoncent cette instrumentalisation, ce qu'a fait Jean-Luc Mélenchon hier ! Ni plus, ni moins", a tweeté ce lundi le député du Nord Adrien Quatennens, alimentant un débat qui devrait vivement animer l'élection présidentielle, dans moins d'un an.

Qui est l'homme qui a enfariné Jean-Luc Mélenchon lors de la marche contre l'extrême droite samedi ? .
Samedi après-midi, au départ de la manifestation contre l'extrême droite à Paris, le patron de LFI et candidat à la présidentielle Jean-Luc Mélenchon a reçu de la farine sur le visage. L'homme soupçonné des faits a été arrêté pour violence volontaire sur l'élu et placé en garde à vue en fin de journée. Un jeune homme a lancé de la farine sur Jean-Luc Mélenchon, samedi 12 juin, vers 14h, alors que ce dernier répondait à la presse place de Clichy, à Paris, juste avant le début de la « Marche pour les libertés ».

usr: 1
C'est intéressant!