•   
  •   

France Régionales : tous les enjeux d’un scrutin à hauts risques

18:20  18 juin  2021
18:20  18 juin  2021 Source:   nouvelobs.com

Élections régionales en Bretagne : qui sont les candidats pour le scrutin du dimanche 20 juin 2021 ?

  Élections régionales en Bretagne : qui sont les candidats pour le scrutin du dimanche 20 juin 2021 ? Loïg Chesnais-Girard (PS) brigue un nouveau mandat. Son ex-vice-président Thierry Burlot est aussi candidat (MoDem-UDI-LREM). Se présentent également : Isabelle Le Callennec (LR) ; Claire Desmares-Poirrier (EELV) ; Gilles Pennelle (RN) ; Joannic Martin (Parti breton) ; Pierre-Yves Cadalen (LFI) ; David Cabas (Debout la France) ; Valérie Hamon (Lutte Ouvrière) ; l’ancien maire de Langouët Daniel Cueff ; le souverainiste Yves Chauvel ; ChristopheLe président sortant de la région Bretagne, Loïg Chesnais-Girard, investi par le Parti socialiste, est candidat à sa réélection. Il a lancé officiellement sa campagne le 4 mai.

  Régionales : tous les enjeux d’un scrutin à hauts risques © Copyright 2021, L'Obs

Paca : de la droite à l’extrême droite ?

Plus de cinq ans après le coup de tonnerre de Marion Maréchal au premier tour, avec 40,5 % des voix, la liste du Rassemblement national de Marine Le Pen, portée par un transfuge venu de LR, Thierry Mariani, est en passe de réussir son pari : gagner la région. Cette élection ne se fera pas projet contre projet, mais doit acter qui incarnera la droite.

L’imbroglio autour d’une alliance entre le parti présidentiel et droite locale, représentée par le président sortant, Renaud Muselier, le maire de Nice, Christian Estrosi, et le maire de Toulon, Hubert Falco, contre l’avis de la direction de LR, a fait beaucoup pour ouvrir le chemin vers une potentielle victoire du RN.

Régionales en Ile-de-France : Que promettent les principaux candidats pour les 18-25 ans ?

  Régionales en Ile-de-France : Que promettent les principaux candidats pour les 18-25 ans ? « 20 Minutes » a recensé les promesses faites par les candidats aux régionales en Ile-de-France à destination des 18-25 ans © Gabrielle Cezard/SIPA Un jeune homme dans sa chambre. (Illustration) POLITIQUE - « 20 Minutes » a recensé les promesses faites par les candidats aux régionales en Ile-de-Fran Ces promesses séduiront-elles les jeunes électeurs et électrices ? Ce dimanche, se tient le premier tour des élections régionales et les principaux candidats en Ile-de-France n’ont pas manqué d’évoquer dans leur programme ce qu’ils feront pour les 18-25 ans.

Le président sortant de Paca, le LR Renaud Muselier, et Thierry Mariani, tête de liste du RN, lors d’un débat entre les candidats aux régionales, le 16 juin 2021. (CHRISTOPHE SIMON/AFP) © Fournis par L’Obs Le président sortant de Paca, le LR Renaud Muselier, et Thierry Mariani, tête de liste du RN, lors d’un débat entre les candidats aux régionales, le 16 juin 2021. (CHRISTOPHE SIMON/AFP)

Le président sortant de Paca, le LR Renaud Muselier, et Thierry Mariani, tête de liste du RN, lors d’un débat entre les candidats aux régionales, le 16 juin 2021. (CHRISTOPHE SIMON/AFP)

L’opération a opéré une clarification que beaucoup n’attendait pas avant l’élection présidentielle : le constat qu’entre Emmanuel Macron et Marine Le Pen, il n’y a plus d’espace. Le problème en Paca ? C’est que la région est un territoire de droite, parfois très à droite.

Muselier, Falco, Estrosi : le trio infernal de la droite provençale

Du coup, Thierry Mariani, ancien ministre de Nicolas Sarkozy, est le candidat idoine pour parler à cet électorat sudiste. Il peut permettre au RN de faire exploser son socle électoral. C’est une stratégie que Marine Le Pen accepte par défaut, elle qui veut être une candidate « ni de droite ni de gauche ».

Régionales et départementales 2021 : deux scrutins et la même crainte de l’abstention

  Régionales et départementales 2021 : deux scrutins et la même crainte de l’abstention Les électeurs sont appelés aux urnes, dimanche, pour les premiers tours des deux élections. La participation risque d’être faible et les résultats difficiles à décrypter. Dimanche, on vote. Et plutôt deux fois qu’une. Dimanche 20 juin, quelque 47,7 millions d’électeurs inscrits sur les listes électorales sont appelés à voter au premier tour des élections régionales ou territoriales et des élections départementales.

Que fera la gauche ? Se retirera-t-elle ? Un front républicain face à Mariani n’est même plus un gage de victoire face à l’extrême droite. C’est l’autre clarification que l’élection en Paca imposera.

Ile-de-France : Pécresse, bis repetita ?

Valérie Pécresse conservera-t-elle son fauteuil ? Qui arrivera en tête de la gauche au premier tour ? Les marcheurs joueront-ils les arbitres dans une quadrangulaire ? L’élection régionale en Ile-de-France, territoire peuplé de 12 millions d’habitants, ne manque pas d’enjeux à moins d’un an de l’élection présidentielle. Signe de sa confiance, la présidente sortante, favorite des sondages, a promis qu’elle arrêterait la politique en cas de défaite… En réalité, elle mise sur une réélection fin juin pour se poser en présidentiable à droite dans les mois qui viennent.

Valérie Pecresse, présidente sortante de la région Ile-de-France, en campagne à Juvisy-sur-Orge (Essonne), le 29 avril 2021. (LUDOVIC MARIN/AFP) © Fournis par L’Obs Valérie Pecresse, présidente sortante de la région Ile-de-France, en campagne à Juvisy-sur-Orge (Essonne), le 29 avril 2021. (LUDOVIC MARIN/AFP)

La droite tient bon, déconvenues en pagaille pour le RN... Tous les résultats des régionales

  La droite tient bon, déconvenues en pagaille pour le RN... Tous les résultats des régionales La droite tire son épingle du jeu : Xavier Bertrand et Laurent Wauquiez sont très bien placés pour être réélus et l’horizon s’éclaircit pour Renaud Muselier en Provence-Alpes-Côte d’Azur.La liste arrivée en tête dans chaque région (20 juin 2021)

Valérie Pecresse, présidente sortante de la région Ile-de-France, en campagne à Juvisy-sur-Orge (Essonne), le 29 avril 2021. (LUDOVIC MARIN/AFP)

A gauche, c’est promis, l’union se fera dans l’entre-deux-tours. Mais derrière qui ? L’ex-journaliste Audrey Pulvar, soutenue par le Parti socialiste, le candidat du pôle écologiste Julien Bayou ou la LFI-PCF Clémentine Autain, tous trois au coude-à-coude depuis des semaines ? Chez tous les candidats potentiels ou déclarés à la présidentielle, comme dans les états-majors des partis, le rapport de force entre ces trois listes de gauche sera un indicateur précieux avant 2022.

Entre polémiques et mauvais sondages, la campagne galère d’Audrey Pulvar

Seul élément certain : dans cette région où le RN ne menace pas de prendre le pouvoir, un maintien de la liste LREM au second tour arrangerait le ou la candidate de gauche qui défiera Valérie Pécresse.

Centre-Val de Loire : l’espoir macroniste

Rien n’est joué en Centre-Val-de-Loire où aucun des quatre « gros » candidats n’a réussi à se démarquer. Certes, le jeune candidat du Rassemblement national, Aleksandar Nikolic, délégué départemental du RN en Eure-et-Loir, pourrait bien tirer son épingle du jeu lors de ce premier tour : un sondage Ipsos réalisé pour France 3 le crédite de 28 % d’intentions de vote. Mais aura-t-il suffisamment de réserve de voix pour convertir l’essai au second tour ?

"Les élections font un flop" : les régionales françaises vues par la presse étrangère

  Les deux grands perdants du scrutin sont Emmanuel Macron et Marine Le Pen, sur fond d'abstention record, souligne la presse étrangère. © Nicolas TUCAT / AFP Un homme passant devant des panneaux électoraux pour les élections régionales, à Marseille le 11 juin 2021 Le relatif désintérêt des Français vis-à-vis de leurs élections régionales n'a pas échappé à nos voisins. "Dimanche, le groupe d'électeurs de loin le plus important en France ne se trouvait pas à droite, à gauche ou au milieu, mais simplement à la maison", écrit le quotidien allemand Süddeutsche Zeitung.

Régionales en Centre-Val de Loire : Marc Fesneau la joue milieu de terrain

Côté majorité, tous les regards seront tournés vers le centriste Marc Fesneau, à la tête d’une liste soutenue par LREM et le MoDem, qui, en l’espace d’une dizaine de jours, a reçu coup sur coup les visites d’Edouard Philippe et de Jean Castex. Le discret ministre des Relations avec le Parlement, également numéro deux du parti de François Bayrou, apparaît comme « le » grand espoir – si ce n’est le seul ! – de la macronie dans ce scrutin. « Marc devra s’assurer de la deuxième place dimanche soir », prévient toutefois un membre du gouvernement. Possible mais loin d’être acquis. Donné à 19 % par l’enquête Ipsos pour France 3, Marc Fesneau a rétrogradé d’un rang et se retrouve troisième, à un cheveu du président sortant PS de la région, François Bonneau (20 %).

Quant à la liste de Nicolas Forissier, soutenue par LR et l’UDI, elle est créditée de 18 %. Forissier qui répète à qui veut l’entendre qu’il ne fera pas d’alliance de second tour avec le candidat de la majorité. Bref : les jeux sont ouverts et l’issue bien incertaine.

Hauts-de-France : Xavier Bertrand joue le coup d’après

Sera-t-il réélu ? Et si oui, le sera-t-il confortablement ? L’enjeu est de taille pour le président sortant des Hauts-de-France, Xavier Bertrand, qui avait arraché la région à la gauche en 2015 face à Marine Le Pen. S’il l’emporte à nouveau, l’ancien ministre de Nicolas Sarkozy briguera ensuite l’élection suprême, la présidentielle de 2022. Avant cela, il doit battre le candidat du Rassemblement national, Sébastien Chenu, qui fut naguère son directeur de cabinet. Sur ces terres où le vote frontiste prospère élection après élection, les deux hommes sont au coude-à-coude (32 % versus 34 %) dans le dernier sondage Ifop.

Le RN peut-il emporter une région ? LREM va-t-elle s'effondrer ? Le 2n tour à la loupe

  Le RN peut-il emporter une région ? LREM va-t-elle s'effondrer ? Le 2n tour à la loupe Participation, Rassemblement national, région Paca À l'avant-veille du second tour des élection régionales, Europe 1 fait le point sur les principaux enjeux du scrutin au travers de l'éclairage de son invité, Bernard Sananès, politologue et président de l'institut de sondage Elabe.

L’écologiste Karima Delli et Xavier Bertrand, le président sortant des Hauts-de-France, lors du débat entre les candidats aux régionales, le 2 juin 2021. (CELIA CONSOLINI/HANS LUCAS VIA AFP) © Fournis par L’Obs L’écologiste Karima Delli et Xavier Bertrand, le président sortant des Hauts-de-France, lors du débat entre les candidats aux régionales, le 2 juin 2021. (CELIA CONSOLINI/HANS LUCAS VIA AFP)

L’écologiste Karima Delli et Xavier Bertrand, le président sortant des Hauts-de-France, lors du débat entre les candidats aux régionales, le 2 juin 2021. (CELIA CONSOLINI/HANS LUCAS VIA AFP)

Suivent l’écologiste Karima Delli, tête de la liste d’union de la gauche (20 %), puis le candidat macroniste Laurent Pietraszewski, qui peine à atteindre le seuil requis pour figurer au second tour, soit 10 % des voix. Malgré les quatre ministres dépêchés par l’Elysée pour le soutenir, le « Monsieur Retraites » du gouvernement a du mal à convaincre.

« Il est devenu l’homme à abattre » : comment l’Elysée veut faire tomber Xavier Bertrand

Pour l’heure, ni la présence d’Eric Dupond-Moretti ni celle de Gérald Darmanin, pourtant à la tête de ministères régaliens, n’ont créé d’effet d’envie. Reste une grande inconnue : la participation. Région la plus pauvre du pays, les Hauts-de-France avaient enregistré, derrière la région Paca, le second plus fort taux d’abstention en 2017.


Vidéo: Régionales dans les Hauts-de-France: ce qu'il faut retenir de la grande confrontation (Le Figaro)

Bourgogne-Franche-Comté : la menace RN

La Bourgogne peut-elle basculer au RN ? Oui, à en croire les sondages. La tête de liste Julien Odoul, 36 ans, est donnée en tête au premier tour, malgré les polémiques qui ont marqué sa campagne, notamment sa mauvaise blague sur le suicide des agriculteurs, révélée par « Libération » (même si lui assure qu’il parlait d’un loup…). En face, la socialiste et présidente sortante du conseil régional, Marie-Guite Dufay, se bat pour sauver son siège et plaide déjà pour un rassemblement de sa famille, « la gauche », au second tour, avec les écolos et LFI.

EN DIRECT. Régionales et départementales : les premiers résultats attendus à 20 heures

  EN DIRECT. Régionales et départementales : les premiers résultats attendus à 20 heures Les bureaux de vote ont commencé a fermé leurs portes. A 17 heures, la participation était de 27,89 %. Suivez les événements de la journée en direct :

Julien Odoul, le caméléon du Front

Deux autres listes sont données en mesure de se maintenir et détiennent les clés du scrutin : celle du LR Gilles Platret, le maire de Chalon-sur-Saône qui a fait alliance avec Dupont-Aignan. « Rédhibitoire », estime le candidat LREM Denis Thuriot, maire de Nevers, qui n’envisage pas d’alliance à droite. Pourrait-il toper avec la socialiste ? Ou se retirer face à la menace RN ? « Je saurai me montrer intelligent », élude-t-il pour l’instant.

Bretagne : le « Menhir » se fissure

Pendant des années, l’issue du scrutin régional en Bretagne ne faisait pas l’ombre d’un doute : dans ce bastion socialiste depuis 2004, Jean-Yves Le Drian régnait en maître… Mais les choses ont changé. Avec cinq listes qui pourraient être en mesure de se maintenir au second tour, l’élection s’annonce nettement plus serrée cette année, et le jeu des alliances entre les deux tours déterminant. Cette incertitude assez inédite doit beaucoup à l’éclatement de la majorité sortante, dans laquelle cohabitaient jusque-là socialistes et macronistes. Deux des héritiers du « Menhir », tous les deux issus des rangs du PS, se livrent une intense guerre de succession. Alors que le président sortant, Loïg Chesnais-Girard, est resté fidèle au parti de la rose, son ex-vice-président à l’Environnement, Thierry Burlot, a été poussé à se porter candidat par Richard Ferrand et fait campagne sous les couleurs LREM-MoDem-UDI. « En Bretagne, la présidentielle de 2017 a aussi provoqué une déflagration dans la famille socialiste, mais à retardement, quatre ans après l’élection d’Emmanuel Macron », résume Thomas Frinault, maître de conférences en science politique.

« Un lourd secret de famille » : la Bretagne se déchire autour de son modèle agricole et de ses ravages

La Bretagne, qui a offert à Emmanuel Macron l’un de ses plus beaux scores à la présidentielle de 2017, peut-elle tomber dans l’escarcelle macroniste ? Rien n’est moins sûr. Un récent sondage donne les deux listes au coude-à-coude, à 19 %, juste derrière celle du Rassemblement national (20 %). Mais le jeu des alliances pourrait bien profiter d’abord au candidat socialiste. Alors que Jean-Yves Le Drian rêve de voir ses deux fidèles se rassembler au soir du premier tour, un rapprochement entre la liste PS et celle emmenée par EELV, longtemps inimaginable en Bretagne car Jean-Yves Le Drian n’a jamais caché son aversion pour les écologistes, semble bien plus probable. Le signe qu’une page est en train de se tourner ?

Ile-de-France, Paca, Hauts-de-France... Tous les résultats du second tour des régionales

  Ile-de-France, Paca, Hauts-de-France... Tous les résultats du second tour des régionales Xavier Bertrand et Renaud Muselier l’ont tous les deux emporté ce dimanche, au second tour des régionales, l’un dans les Hauts-de-France, l’autre en Provence-Alpes-Côte d’Azur. Comme en 2015, le RN n’emporte aucune région.

Occitanie : la gauche en danger

C’est un fief socialiste, une des cinq régions dirigées par le PS. L’Occitanie peut-elle être perdue par Carole Delga ? Peut-elle basculer à l’extrême droite qui gère déjà Perpignan et fait traditionnellement de gros scores en zone rurale ? Tels sont les principaux enjeux de ce scrutin dans ce « petit pays de 6 millions d’habitants » comme l’appellent les élus. Cette grande région, née de la fusion de deux terres de gauche (Midi-Pyrénées et Languedoc-Roussillon) est un des derniers bastions du PS, la terre historique de Jean Jaurès.

Affiches officielles des candidats aux élections régionales en Occitanie, à Figarol (Haute-Garonne), le 6 juin 2021. (LILIAN CAZABET/HANS LUCA VIA AFP) © Fournis par L’Obs Affiches officielles des candidats aux élections régionales en Occitanie, à Figarol (Haute-Garonne), le 6 juin 2021. (LILIAN CAZABET/HANS LUCA VIA AFP)

Affiches officielles des candidats aux élections régionales en Occitanie, à Figarol (Haute-Garonne), le 6 juin 2021. (LILIAN CAZABET/HANS LUCA VIA AFP)

Le RN présente un ancien député UMP, Jean-Paul Garraud, et espère, conformément à ce que lui président les sondages, arriver en tête au premier tour. La gauche est divisée (les écologistes qui font partie de la majorité sortante ont préféré se compter et pour eux l’enjeu est de dépasser les 10 %), mais Carole Delga espère bien continuer à diriger l’Occitanie et à battre l’extrême droite, qu’elle qualifie d’ « ennemi de la république ». Si elle se fait réélire, elle sera une des figures de la prochaine campagne présidentielle à gauche.

Nouvelle-Aquitaine : baron un jour…

Les moins de 20 ans ne savent même pas qu’il peut y avoir un autre président de région. C’est ce qu’on appelle un baron. Le socialiste Alain Rousset règne sur la région Aquitaine, puis sur la Nouvelle-Aquitaine depuis… 1998 ! Et il est en piste pour un cinquième mandat. Personne (ou presque) n’imagine même que le socialiste ne soit pas réélu à la tête de la plus grande région de France. Si le Sud-Ouest a longtemps résisté à l’avancée de l’extrême droite, cela ne semble plus être le cas. La liste RN d’Edwige Diaz talonne celle de l’éléphant socialiste dans les sondages.

Alain Rousset, à la tête de la région depuis vingt-trois ans, en campagne à Bayonne, le 5 juin 2021. (PATXI BELTZAIZ/HANS LUCA VIA AFP) © Fournis par L’Obs Alain Rousset, à la tête de la région depuis vingt-trois ans, en campagne à Bayonne, le 5 juin 2021. (PATXI BELTZAIZ/HANS LUCA VIA AFP)

Alain Rousset, à la tête de la région depuis vingt-trois ans, en campagne à Bayonne, le 5 juin 2021. (PATXI BELTZAIZ/HANS LUCA VIA AFP)

La ministre déléguée aux Anciens combattants, Geneviève Darrieussecq, défend les couleurs de la majorité présidentielle, dans ce qui fut longtemps le fief d’Alain Juppé. Les écologistes, qui ont gagné la mairie de Bordeaux et sont emmenés par Nicolas Thierry, espèrent dépasser les 10 % pour peser sur Alain Rousset et ne pas casser la vague verte à moins d’un an de l’élection présidentielle.

Normandie : Hervé Morin en défense

Aux dernières élections régionales en 2015, Hervé Morin l’avait emporté avec moins de 5 000 voix d’écart sur le candidat PS. Le scrutin sera-t-il aussi serré cette fois ? Dans un sondage Ipsos pour France 3, l’ancien ministre de la Défense est donné en tête au premier tour et gagnant au second, mais sous la menace du RN Nicolas Bay.

La gauche résistera-t-elle ? Elle part divisée au premier tour entre la liste PS-EELV menée par Mélanie Boulanger et celle PCF-LFI du député de Seine-Maritime Sébastien Jumel, qui devraient se retrouver au second tour. Autre score à surveiller : celui de la liste LREM menée par Laurent Bonnaterre, dans cette région où sont élus l’ancien Premier ministre Edouard Philippe et l’actuel ministre des Outre-mer, Sébastien Lecornu.

Pays de la Loire : vers une conquête écolo ?

En 2017, ils faisaient combats communs. En 2021, ils s’affrontent à la même élection. Ainsi va la vie en macronie. Aujourd’hui, bataillent donc l’un contre l’autre Matthieu Orphelin, ex-LREM désormais soutenu par EELV, et François de Rugy, ex-EELV passé chez LREM. Et l’avantage est clairement du côté du premier dans les sondages. En cas d’alliance avec le candidat socialiste, Guillaume Garot, il pourrait même réussir le tour de force de faire tomber la région dans l’escarcelle des Verts.

Son ancien collègue est, lui, dans une position bien plus délicate. De l’autre côté de l’échiquier politique, la favorite s’appelle Christelle Morançais, présidente sortante Les Républicains. Si elle pourrait avoir besoin de nouer des alliances pour conserver son siège, une entente avec le concurrent LREM est loin d’être courue d’avance. Au plan national, LR rejette a priori toute alliance avec LREM, d’autant que l’ancien président de la région, Bruno Retailleau, qui figure toujours sur la liste des Républicains, rêve d’affronter lui-même Emmanuel Macron à la prochaine présidentielle…

François de Rugy, la chute d’un écolo mal-aimé

Le week-end dernier, à une semaine du scrutin, Edouard Philippe est venu jouer les pompiers de service, s’affichant tour à tour avec François de Rugy puis Christelle Morançais. L’intervention de l’ancien Premier ministre suffira-t-elle à vaincre les réticences de ses anciens camarades des Républicains ? Une chose est sûre : la gauche écologiste compte bien profiter des tourments macronistes.

Grand Est : alliances dangereuses

Jean Rottner sauvera-t-il son siège ? Face à son adversaire du Rassemblement national, Laurent Jacobelli, donné en tête le 20 juin au soir, et face à la fronde locale impulsée par des membres de sa propre famille, le pari semble compliqué pour le président de droite sortant. Vexée de ne pas apparaître sur la liste des Républicains, Nadine Morano a fait savoir qu’elle n’associait pas le candidat RN « au fascisme, ni à l’extrême droite ». Ambiance.

10 choses à savoir sur Jean Rottner, président de la région Grand Est

Dans cette région de 5,5 millions d’habitants, écartelée entre des réalités géographiques et identitaires très contrastées, l’ancien maire de Mulhouse affronte l’ancien producteur télé Laurent Jacobelli, étiqueté RN depuis 2017 ; la ministre Brigitte Klinkert qui porte la liste de la majorité ; Florian Philippot, démissionnaire du FN et qui a refondé les Patriotes en 2017. A gauche, on retrouve l’ancienne ministre de François Hollande, Aurélie Filippetti, tête de liste de Génération. s-LFI-Place Publique.

Marine Le Pen, la présidente du RN, lors d’un déplacement à Lunéville (Meurthe-et-Moselle), le 8 juin 2021, pour soutenir Laurent Jacobelli, candidat du parti frontiste aux régionales dans le Grand Est. (JEAN-CHRISTOPHE VERHAEGEN/AFP) © Fournis par L’Obs Marine Le Pen, la présidente du RN, lors d’un déplacement à Lunéville (Meurthe-et-Moselle), le 8 juin 2021, pour soutenir Laurent Jacobelli, candidat du parti frontiste aux régionales dans le Grand Est. (JEAN-CHRISTOPHE VERHAEGEN/AFP)

Marine Le Pen, la présidente du RN, lors d’un déplacement à Lunéville (Meurthe-et-Moselle), le 8 juin 2021, pour soutenir Laurent Jacobelli, candidat du parti frontiste aux régionales dans le Grand Est. (JEAN-CHRISTOPHE VERHAEGEN/AFP)

Pourtant, c’est une autre candidate de gauche que l’ancien président socialiste est venu soutenir en personne lors d’un déplacement dans la Moselle, à savoir Eliane Romani, qui représente la liste EELV-PCF-PS. Tout l’enjeu, à l’issue du premier tour, portera sur les alliances potentielles entre candidats de l’extrême droite, et sur le positionnement des listes battues vis-à-vis du président sortant.

Auvergne-Rhône-Alpes : le tremplin de Wauquiez ?

En Auvergne-Rhône-Alpes, les jeux sont faits. Ou presque. Sauf cataclysme, le président sortant Laurent Wauquiez (LR), en poste depuis 2015, virera en tête au soir du premier tour dans cette région de 8 millions d’habitants, au PIB avoisinant les 270 milliards d’euros. Il y a quelques jours, un sondage Opinion Way pour CNews le créditait encore de 35 % d’intentions de vote.

Aucun candidat ne semble en mesure de lui faire de l’ombre : ni Andrea Kotarac du Rassemblement national (22 %) ni le député LREM Bruno Bonnell soutenu par la majorité présidentielle (15 %). La gauche, elle, part divisée entre des candidatures écolo et socialiste qui, toutes deux, ne sont pas encore tout à fait assurées de dépasser les 10 %. L’ex-ministre de l’Education nationale, Najat Vallaud-Belkacem, qui conduit la liste PS, nourrissait sans doute d’autres ambitions pour son retour sur le devant de la scène…

A grands coups de propositions sécuritaires, l’ex-patron des Républicains, en retrait de la scène nationale depuis la bérézina des européennes, est en passe de réussir son pari : distancer le parti de Marine Le Pen, à qui il a récemment, et sans complexe, tendu la main. « Nous partageons la volonté du redressement de notre pays, je suis convaincu que cela peut commencer par notre région », a-t-il lancé à un élu RN de l’Isère.

Si son issue ne fait guère de doute, ce scrutin permettra très probablement de répondre à une question : Laurent Wauquiez réussira-t-il à tirer profit de cette victoire annoncée pour (re) devenir un candidat crédible pour 2022 ?

Corse : les nationalistes éparpillés façon puzzle

Ces régionales actent le divorce de la coalition Pè a Corsica qui dirigeait l’Assemblée de Corse. Les nationalistes partent en effet très divisés. L’autonomiste Gilles Simeoni, président du conseil exécutif depuis 2015, mène ses propres listes. Il est donné en tête du sondage Ipsos pour France 3, tandis que Jean-Guy Talamoni, président sortant de l’Assemblée régionale, a les siennes, celles du parti indépendantiste Corsica Libera. Autre liste nationaliste, celle menée par le maire de Porto-Vecchio, Jean-Christophe Angelini.

Face à eux, le maire d’Ajaccio, Laurent Marcangeli, à la tête d’une liste soutenue par LR, est donné en deuxième position dans les sondages. Les écolos (Agnès Simonpietri), le PCF (Michel Stefani) et le candidat LREM (Jean-Charles Orsucci) font aussi partie des dix listes présentes au premier tour…

Ile-de-France, Paca, Hauts-de-France... Tous les résultats du second tour des régionales .
Xavier Bertrand et Renaud Muselier l’ont tous les deux emporté ce dimanche, au second tour des régionales, l’un dans les Hauts-de-France, l’autre en Provence-Alpes-Côte d’Azur. Comme en 2015, le RN n’emporte aucune région.

usr: 2
C'est intéressant!