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France Régionales : la participation en question, la présidentielle pour horizon

12:50  27 juin  2021
12:50  27 juin  2021 Source:   lexpress.fr

Régionales en Ile-de-France : Que promettent les principaux candidats pour les 18-25 ans ?

  Régionales en Ile-de-France : Que promettent les principaux candidats pour les 18-25 ans ? « 20 Minutes » a recensé les promesses faites par les candidats aux régionales en Ile-de-France à destination des 18-25 ans © Gabrielle Cezard/SIPA Un jeune homme dans sa chambre. (Illustration) POLITIQUE - « 20 Minutes » a recensé les promesses faites par les candidats aux régionales en Ile-de-Fran Ces promesses séduiront-elles les jeunes électeurs et électrices ? Ce dimanche, se tient le premier tour des élections régionales et les principaux candidats en Ile-de-France n’ont pas manqué d’évoquer dans leur programme ce qu’ils feront pour les 18-25 ans.

Les bureaux de vote ouverts à 8 heures, et tous les regards se tournent vers le niveau de participation ce dimanche après une abstention record au premier tour la semaine dernière.

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Votera ? Votera pas ? Les bureaux de vote ouverts, tous les regards se tournent vers le niveau de participation ce dimanche aux régionales après une abstention record au premier tour qui a favorisé les sortants PS et LR, et que le RN espère conjurer pour emporter la première région de son histoire, à un an de la présidentielle. La région Provence-Alpes-Côte-d'Azur (Paca) sera donc particulièrement scrutée, avec le seul duel des 13 régions métropolitaines, qui s'annonce serré entre les frères ennemis Thierry Mariani (ex-LR devenu RN) et Renaud Muselier (LR).

Régionales : tous les enjeux d’un scrutin à hauts risques

  Régionales : tous les enjeux d’un scrutin à hauts risques Le RN obtiendra-t-il une voire plusieurs régions ? Les écolos confirmeront-ils leurs dernières percées électorales ? Le front républicain est-il mort ? « L’Obs » fait le point région par région.L’imbroglio autour d’une alliance entre le parti présidentiel et droite locale, représentée par le président sortant, Renaud Muselier, le maire de Nice, Christian Estrosi, et le maire de Toulon, Hubert Falco, contre l’avis de la direction de LR, a fait beaucoup pour ouvrir le chemin vers une potentielle victoire du RN.

Les quelque 48 millions d'électeurs de France métropolitaine peuvent se rendre à l'isoloir depuis 08H00 et jusqu'à 18 heures, 19 heures ou 20 heures selon les communes. "Ne pas voter c'est un déni de démocratie", estime Thierry, un septuagénaire arrivé peu avant 8 heures devant son bureau de vote du Ve arrondissement de Marseille. "Je trouve dommage l'abstention du premier tour, mais peut-être que les jeunes ont besoin d'alternative...", avance-t-il. "Les départementales c'est là où on peut agir", plaide Christine, une quadragénaire qui s'était déjà déplacée pour le premier tour.

Rien n'est joué après un premier tour riche en enseignements: prime aux sortants de "l'ancien monde" PS-LR, ambitions élyséennes aiguisées à droite, "front républicain" - ou pas - face à un RN bien en deçà des prévisions des sondeurs et flop de la majorité macroniste. Et si les tractations ont échauffé cette semaine les états-majors des partis, les électeurs, sollicités de toutes parts, restent à convaincre, dans un contexte de crise sanitaire qui impose un protocole strict (masque, gel, distance de sécurité).

DIRECT. Le taux de participation est de 26,72 % à 17 heures, en forte baisse par rapport à 2015

  DIRECT. Le taux de participation est de 26,72 % à 17 heures, en forte baisse par rapport à 2015 Les bureaux de vote ont ouvert ce dimanche à 8 heures pour le premier tour des élections régionales et départementales. Carte d’électeur, carte d’identité, mais aussi masques sont de rigueur pour ces élections dont les dates ont été repoussées de mars à juin à cause de la crise sanitaire.Poussée du Rassemblement national, qui pourrait pour la première fois prendre la tête d’une région ? Déconvenue pour la majorité LREM en mal d’ancrage local ? Les résultats de ces élections seront scrutés à la loupe par les partis qui s’engageront ensuite dans la course à la présidentielle.

Les sondeurs ne prévoient d'ailleurs qu'un léger rebond de la participation alors que deux Français sur trois (66,7%) ont boudé les urnes au premier tour, rendant les pronostics sur l'état de l'opinion pour ce dimanche - et au-delà pour 2022 - fragiles. "Je vois mal une mobilisation qui viendrait bouleverser le rapport de forces établi au premier tour, même s'il y a souvent un peu plus de participation au second tour qu'au premier, comme ce fut le cas en 2015", explique à l'AFP Romain Pasquier, directeur de recherche au CNRS. Les électeurs ne manquent pourtant pas de choix pour désigner les 13 exécutifs régionaux métropolitains, chargés de nombreux aspects de leur vie quotidienne (transports, bâtiments scolaires, accompagnement des entreprises...). Trois triangulaires (Auvergne-Rhône-Alpes, Occitanie, Hauts-de-France), sept quadrangulaires (Bourgogne-Franche-Comté, Centre-Val de Loire, Grand-Est, Ile-de-France, Normandie, Pays de la Loire, Corse), et même deux quinquangulaires (Bretagne, Nouvelle-Aquitaine) sont au rendez-vous.

Echec du RN, abstention record, prime aux sortants… Les leçons du premier tour des régionales

  Echec du RN, abstention record, prime aux sortants… Les leçons du premier tour des régionales Plus de deux tiers des Français n’ont pas voté pour ces dernières élections avant la présidentielle. Xavier Bertrand en ressort renforcé tandis qu’Emmanuel Macron rate son pari. Le RN, lui, obtient un score bien moins élevé que prévu.Plus de 66 % d’abstention, soit deux Français sur trois qui boudent les urnes ! C’est 17 points de plus qu’à la précédente édition en 2015. Le premier tour de ces élections régionales et départementales a été historiquement boudé par les électeurs.


Vidéo: Deuxième tour des Régionales: vers un nouveau record d'abstention ? - 26/06 (BFMTV)

Paysage fragmenté

Outre un paysage politique fragmenté, cette situation traduit aussi des alliances locales à géométrie variable: gauche et écologistes unis en Ile-de-France, Centre-Val de Loire, Bourgogne-Franche-Comté, mais pas en Bretagne ni en Nouvelle-Aquitaine par exemple. La droite classique pousse un soupir de soulagement: on la disait promise au néant entre le RN et LREM, le premier tour a prouvé qu'elle porte encore beau dans les régions qu'elle détient.

Mais elle pourrait se retrouver dimanche soir face à son vieux démon: avoir à départager les ambitions nationales de trois présidents de région sortants en pole position dans leurs baronnies: Xavier Bertrand (Hauts-de-France), Laurent Wauquiez (Auvergne-Rhône-Alpes) et Valérie Pécresse (Ile-de-France). A gauche, un PS à l'étiage dans les scrutins nationaux sort lui aussi requinqué du premier tour, avec notamment ses présidents sortants Carole Delga (Occitanie), Alain Rousset (Nouvelle-Aquitaine) ou Loïg Chesnay-Girard (Bretagne) bien placés. L'arithmétique complexe du mode de scrutin pourrait toutefois compliquer le résultat dans ces deux dernières régions où se déroulent des quinquangulaires: si la prime à la liste arrivée en tête (un quart des sièges à pourvoir) n'est pas suffisante pour avoir une majorité, des alliances devront se former.

"Les élections font un flop" : les régionales françaises vues par la presse étrangère

  Les deux grands perdants du scrutin sont Emmanuel Macron et Marine Le Pen, sur fond d'abstention record, souligne la presse étrangère. © Nicolas TUCAT / AFP Un homme passant devant des panneaux électoraux pour les élections régionales, à Marseille le 11 juin 2021 Le relatif désintérêt des Français vis-à-vis de leurs élections régionales n'a pas échappé à nos voisins. "Dimanche, le groupe d'électeurs de loin le plus important en France ne se trouvait pas à droite, à gauche ou au milieu, mais simplement à la maison", écrit le quotidien allemand Süddeutsche Zeitung.

Majorité à la traîne

Les écologistes, alliés à la gauche, lorgnent une possibilité de victoire dans les Pays de la Loire, où leur candidat Matthieu Orphelin (ex-LREM) affronte la sortante LR Christelle Morançais au terme d'une campagne acrimonieuse entre les deux candidats. Les formations présidentielles n'ont quant à elles pas grand chose à attendre de ce second tour. Absente au premier tour en PACA, éliminée dans les Hauts-de-France ou en Occitanie, la majorité macroniste est à la traîne dans les régions où elle est encore en lice.

Dans l'ombre de ces régionales, les départementales ont été logiquement marquées par une abstention massive équivalente, et des équipes sortantes issues des partis de la droite et de la gauche classiques largement en tête au premier tour. Le RN espère toutefois progresser dans les Pyrénées-Orientales dont il dirige le chef-lieu Perpignan. Le PCF de son côté est en situation difficile dans son fief du Val-de-Marne. Outre-mer, ce second tour concerne La Réunion, la Guadeloupe, la Martinique, la Guyane et Mayotte, suivant leur organisation territoriale propre.

AUSSI SUR MSN - Élections régionales et départementales: «Maintenant aux électeurs de faire leur choix», déclare Muselier après avoir voté

Les cinq leçons du second tour des élections régionales .
Le second tour des élections régionales n’aura pas permis de sursaut de la participation. Mais plusieurs enseignements peuvent être retirés de ce scrutin, notamment dans la perspective de 2022. 1.

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