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France Covid-19 : les jeunes sont-ils (vraiment) moins exposés aux formes graves ?

23:25  31 juillet  2021
23:25  31 juillet  2021 Source:   lexpress.fr

À Lyon, une drôle de gestion des jeunes de l'Académie

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Alors que la France est confrontée à une "quatrième vague", les contaminations liées au Covid-19 touchent un public de plus en plus jeune. Mais que risquent-ils ?

Des membres du personnel médical soignent un patient au service de réanimation des patients infectés par le Covid-19 du CHU de Strasbourg (HUS) le 28 juillet 2021 à Strasbourg, dans l'est de la France. © AFP Des membres du personnel médical soignent un patient au service de réanimation des patients infectés par le Covid-19 du CHU de Strasbourg (HUS) le 28 juillet 2021 à Strasbourg, dans l'est de la France.

Cette quatrième vague sera-t-elle celle de la jeunesse ? Depuis plusieurs jours, les autorités françaises alertent sur l'augmentation du nombre de jeunes hospitalisés dans les services dédiés au Covid-19. Ce mardi, le ministre de la Santé, Olivier Véran, a déclaré avoir remarqué "un rajeunissement des patients hospitalisés et en réanimation". En effet, le médecin de formation a affirmé que les patients admis en soins critiques en ce moment en France avaient "cinq ans de moins que lors des vagues précédentes". Réputés plus solides et dotés de défenses immunitaires plus résistantes, les jeunes ont la réputation de ne pas faire de formes graves. Mais le variant Delta - à l'origine d'une quatrième vague - est-il en train de changer la donne ?

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 WOW, j'estime en fait que tous ces portefeuilles d'Amazon Démocrates sénates ont introduit une nouvelle législation jeudi de tenir des plateformes de médias sociaux responsables de la désinformation liée à la santé lors d'urgences de santé publique, un mouvement qui pourrait causer davantage de censure pendant les crises semblables à la pandémie de coronavirus . © fourni par Washington Examiner La loi sur la mauvaiseformation sur la santé, introduite par Démocratic Sens.

Au 30 juillet, on compte 107 patients admis en réanimation qui sont âgés entre 20 et 39 ans selon les données rapportées par Santé Publique France. Et seulement neuf malades en soins critiques de moins de 18 ans. Au total, on enregistre 534 personnes classées parmi les 20 et 39 ans qui sont hospitalisées à cause du Covid-19, ce vendredi (sur 7363). Certes, ces chiffres restent encore faibles, mais la tendance est à la hausse. À noter que ces données s'inscrivent dans le contexte suivant : les spécialistes notent une augmentation du nombre d'hospitalisations dans leur service alors que le nombre de cas quotidien s'élève à 25 000 en moyenne en France. "La demande est plus importante et on observe des gens de plus en plus jeunes. La moyenne d'âge dans mon service est de 44 ans. Du jamais vu", souligne auprès de L'Express Benjamin Davido, infectiologue à l'hôpital Raymond Poincaré de Garches.

Les jeunes ont averti après la mort de Covid-19 de la mort de Sydney dans ses années 30

 Les jeunes ont averti après la mort de Covid-19 de la mort de Sydney dans ses années 30 © fournies par ABC News Les jeunes sont à plus risquer de la variante Delta. (ABC News Jonathan Cheveux) Les jeunes sont à un "risque considérable" de la variante de Delta de Covid-19, un expert averti après la mort d'une femme dans les années 30. La femme, de la CBD de Sydney, n'avait aucune condition préexistante. Elle est morte chez Royal Prince Alfred Hospital de la nuit. Une femme dans les années 70 du sud-ouest de Sydney est également morte à l'hôpital Campbelltown.

Pour observer le graphique, cliquez ici.

LIRE AUSSI>> Quatrième vague : doit-on craindre une saturation des hôpitaux en août ?

Vidéo: Rebond épidémique : les jeunes plus touchés ? - 17/07 (BFMTV)

Alors comment expliquer cela ? "On ne voyait pas ce type de malades dans les vagues précédentes, ce qui laisse penser que le variant Delta est plus symptomatique. C'est quelque chose qui doit inquiéter, car s'il est plus symptomatique, il risque d'y avoir plus d'hospitalisations dans des catégories d'individus qui sont moins à risque de faire une forme grave", répond le spécialiste. S'il est encore trop tôt pour tirer des conclusions concernant l'impact du variant Delta, la vaccination a changé le profil des malades du Covid-19, puisque 80% des plus de 75 ans sont vaccinés. A titre de comparaison, seuls 46% des individus âgés de 18 à 29 ans ont bénéficié d'un schéma vaccinal complet. Au total, la France a protégé 52% de sa population.

Les jeunes sont inquiets pour l'impact de Delta - mais quelqu'un est écouté?

 Les jeunes sont inquiets pour l'impact de Delta - mais quelqu'un est écouté? Au cours des premières phases de la pandémie de Covid-19, niveaux d'anxiété chez les jeunes Australiens a fortement augmenté. À cette époque, il y avait une perturbation massive des écoles, de l'enseignement supérieur, de la formation basée sur le lieu de travail et de l'emploi occasionnel et à temps partiel. Cela s'est assis à côté de la séparation forcée de ces relations sociales critiques qui sont au cœur du développement émotionnel et cognitif des jeunes.

"Il y a quelque chose de nouveau face à ce virus"

Et les effets de la vaccination se ressentent dans les établissements hospitaliers : par exemple, les plus de 80 ans représentaient 28% des patients en soins intensifs lors du pic du mois d'avril. Aujourd'hui, ils n'occupent plus que 4% de ces lits. "Par la vaccination, les formes sévères de patients âgés ont déserté l'hôpital, constate l'infectiologue. Ceux qui se retrouvent à l'hôpital sont des gens jeunes, on n'a pas l'impression d'en avoir vu autant pendant la première vague. Donc il y a quelque chose de nouveau face à ce virus." Ce raisonnement est confirmé par la récente étude de la Drees - publié vendredi - qui constate que près de 85% des patients hospitalisés ne sont pas vaccinés actuellement.

En effet, le virus attisé par le variant Delta circule plus activement chez les plus jeunes. Entre le 21 et le 27 juillet, le taux d'incidence - nombre de cas pour 100 000 habitants - chez les 20-29 ans s'établissait à 631 (contre 212 en moyenne dans le pays). La logique est donc la suivante : si les jeunes ont moins de chance d'aller en réanimation, le fait qu'ils soient moins vaccinés les expose davantage au virus - et donc au risque de faire des formes graves. "Les jeunes sont moins exposés au risque de thrombose, mais il n'est pas nul. Avec l'augmentation du nombre de personnes jeunes touchées, il y a forcément une augmentation du nombre de formes graves", expliquait l'épidémiologiste Pascal Crépey, interrogé par La Dépêche.

Covid-19. Vaccins, masques… On a répondu aux questions posées par les Français à Emmanuel Macron

  Covid-19. Vaccins, masques… On a répondu aux questions posées par les Français à Emmanuel Macron Le président de la République a indiqué, dans une vidéo postée ce lundi 2 août, qu’il répondrait toute cette semaine aux questions des internautes sur Snapchat, TikTok et Instagram. L’objectif : répondre aux fausses informations qui circulent sur internet. À 16 h 30, plusieurs dizaines de milliers de personnes ont interrogé Emmanuel Macron, qui a formulé une première réponse dans la journée. À la suite de son appel aux questions posté ce lundi 2 août sur les réseaux sociaux, Emmanuel Macron a déjà reçu de nombreuses sollicitations via Snapchat, TikTok ou Instagram.

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Benjamin Davido abonde dans ce sens : "On ne peut plus dire que dans 99,1% des cas il ne se passera rien pour les personnes jeunes." Dans son service à l'hôpital de Garches, neuf lits sont occupés par des patients Covid-19 et "six ou sept ont moins de 40 ans". Le plus jeune patient hospitalisé est même âgé de 22 ans. Chez les moins de 30 ans, on présente souvent les personnes avec des comorbidités comme des individus plus à risques. Mais ils ne sont pas les seuls. "Les jeunes que je vois ne présentent aucune comorbidité, ce sont des gens assez sportifs", insiste l'infectiologue. En s'appuyant sur cet exemple, le spécialiste en profite pour questionner le "pari" du gouvernement qui a misé sur la plus forte résistance des plus jeunes pour endiguer l'épidémie. "On ne pensait qu'ils arriveraient à l'hôpital", lâche l'infectiologue.

"Tout le monde est à risque"

Si le nombre de personnes en soins critiques ne se révèle pas encore suffisant pour évaluer l'importance de l'épidémie chez les jeunes, la situation sanitaire devrait se préciser dans les prochains jours. L'une des questions en suspens : le nombre d'hospitalisations et de décès va-t-il se décorréler de la courbe des infections comme ce que l'on observe Royaume-Uni ? Alors que le pic de contamination en France est attendu pour la mi-août, Benjamin Davido dessine un scénario redouté : voir des hôpitaux remplis de malades jeunes. "Ce serait une situation extrêmement difficile. Lorsque l'âge moyen est de 45 ans dans un service de réanimation conventionnel, c'est très particulier de refuser des patients quotidiennement", redoute le spécialiste.

"L'impression aujourd'hui, c'est que le variant trouve sa place et que l'on ne pourra pas y échapper (...) Tout le monde est à risque. Ensuite, c'est la main de Dieu qui va décider qui va se retrouver à l'hôpital." Et une fois sorti de l'établissement de santé, le patient est-il tiré d'affaire ? Si les gens jeunes ont plus d'endurance et restent moins longtemps à l'hôpital, difficile de savoir quelle sera leur vitesse de rétablissement. En effet, nombreuses sont les personnes symptomatiques qui conservent des traces du Covid-19 - même plusieurs mois après leur contamination. "On ne peut pas prévoir quelles seront leurs séquelles sur le long et moyen terme. Ajouté à cela ces formes de Covid long... Ça devient un problème de santé publique".

Sécurité, civisme... Ce qu'il faut absolument faire (et ne pas faire) sur la route des vacances .
En plein coeur des vacances d'été, les Français sont très nombreux sur les routes, samedi. À cette occasion, Europe 1 reçoit Bernadette Moreau, déléguée générale de la fondation Vinci autoroutes, afin de rappeler aux auditeurs les règles de sécurité et de civisme à respecter pour ne pas faire de la route, un enfer. Journée chargée côté départs. Samedi, Bison Futé voit noir en Rhône-Alpes dans le sens des départs, et partout ailleurs, c'est rouge. On note d'ailleurs des embouteillages au nord de Clermont-Ferrand, sur l'A71, mais aussi sur l'A7, au sud de Lyon. Côté retours, c'est orange partout.

usr: 4
C'est intéressant!