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France Attentat du Bataclan : des victimes et des familles portent plainte pour «non-assistance à personne à péril»

13:55  08 juin  2018
13:55  08 juin  2018 Source:   liberation.fr

Bataclan : dépôt d’une plainte contre X « pour non-assistance à personne en péril »

  Bataclan : dépôt d’une plainte contre X « pour non-assistance à personne en péril » Plus de deux ans après l’attentat, dix-sept victimes et ayants droit se sont regroupés en un collectif. Ils cherchent à comprendre pourquoi les soldats de l’opération Sentinelle, présents sur place, n’ont pas agi. © PHILIPPE LOPEZ / AFP Devant la salle du Bataclan, le 1er novembre 2016. Deux ans et demi après la tragédie, qui a fait 90 morts, des proches des victimes de l’attaque du Bataclan demandent des comptes à l’Etat.

Une trentaine de victimes ou familles de victimes de l’ attentat du Bataclan vont déposer plainte contre X vendredi à Paris pour « non - assistance à personne en péril » afin qu’une enquête soit menée sur l’absence d’intervention de militaires le soir du 13 novembre 2015

Une trentaine de victimes ou familles de victimes de l' attentat du Bataclan vont déposer plainte contre X vendredi à Paris pour " non - assistance Envoyer l'article à un ami. 13-Novembre: des familles de victimes portent plainte pour non - assistance à personne à péril .

Une photo du Bataclan. © CHRISTOPHE ARCHAMBAULT Une photo du Bataclan.

Pourquoi des militaires présents près du Bataclan le soir du 13 novembre n'ont-ils pas eu le droit d'intervenir ? Dénonçant l'absence de réponse «précise» depuis deux ans et demi, une trentaine familles de victimes ont décidé de déposer plainte à Paris.

Une trentaine de victimes ou familles de victimes de l’attentat du Bataclan vont déposer plainte contre X vendredi à Paris pour «non-assistance à personne en péril» afin qu’une enquête soit menée sur l’absence d’intervention de militaires le soir du 13 novembre 2015, a-t-on appris auprès de leurs avocats.

13 novembre 2015 : pourquoi les militaires de « Sentinelle » ne sont pas intervenus au Bataclan

  13 novembre 2015 : pourquoi les militaires de « Sentinelle » ne sont pas intervenus au Bataclan Les soldats arrivés sur les lieux n’ont pas reçu l’ordre d’intervenir. Des victimes et des familles de victimes ont porté plainte pour « non-assistance à personne en péril ». © FRANÇOIS GUILLOT / AFP Image prise dans la nuit du 13 au 14 novembre 2015, à Paris, du périmètre de sécurité établi autour du Bataclan, théâtre d’une sanglante prise d’otages. Le soir des attentats du 13 novembre 2015 à Paris, huit soldats de l’opération « Sentinelle » sont arrivés peu après 22 heures aux abords du Bataclan, où se déroulait la prise d’otages.

Une trentaine de victimes ou familles de victimes de l’ attentat du Bataclan vont déposer plainte contre X vendredi à Paris pour « non - assistance à personne en péril » afin qu’une enquête soit menée sur l’absence d’intervention de militaires le soir du 13 novembre 2015

Dans le dossier « Attentats du 13 Novembre à Paris, l'onde de choc». Attentat du Bataclan : des victimes et des familles portent plainte pour « non - assistance à personne à péril ».

«Deux ans et demi après les attentats, les familles de victimes ne comprennent toujours pas pourquoi on a empêché, sur ordre, huit militaires de l’opération Sentinelle présents devant le Bataclan d’intervenir. Nous voulons une réponse précise», a expliqué à l’AFP l’une des avocates, Samia Maktouf, confirmant une information du Parisien.

«On leur a interdit une intervention physique, c’est-à-dire de rentrer (dans le Bataclan), mais aussi le prêt de matériel médical de premiers secours à des policiers», a-t-elle affirmé, estimant qu'«on n’aurait peut-être pas empêché la mort de 90 personnes mais au moins évité des hémorragies qui ont donné la mort».

 «Négatif, vous n’engagez pas les militaires, on n’est pas en zone de guerre»

Quatre-vingt dix personnes ont été tuées au Bataclan le 13 novembre. D’autres attaques jihadistes menées à Paris et Saint-Denis le même soir ont au total fait 130 morts.

Comment les militaires de l’opération « Sentinelle » peuvent-ils répondre à une attaque armée ?

  Comment les militaires de l’opération « Sentinelle » peuvent-ils répondre à une attaque armée ? Des familles de victimes de la prise d’otages au Bataclan ont porté plainte contre X, considérant que les soldats de l’opération « Sentinelle » ne sont pas intervenus le soir du 13 novembre 2015. © Boris HORVAT / AFP Des militaires de l'opération Sentinelle; le 19 mai 2018 à Marseille. Des familles de victimes ont porté plainte contre X, vendredi 8 juin, pour « non-assistance à personne en péril ».

Un collectif d'une trentaine de victimes ou familles de victimes de l' attentat qui a fait 90 morts au Bataclan va déposer vendredi une plainte par l'intermédiaire de ses trois avocats auprès du procureur de la République, "contre X pour non assistance à personne en péril "

Paris - Une trentaine de victimes ou familles de victimes de l' attentat du Bataclan vont déposer plainte contre X vendredi à Paris pour " non - assistance à personne en péril " afin qu'une enquête soit menée sur l'absence d'intervention de militaires le soir du 13 novembre 2015

Le soir du 13 novembre, alors que la prise d’otages débutait au Bataclan, huit militaires du 1er régiment de chasseurs de Thierville (Meuse) s’étaient retrouvés parmi les premières forces de l’ordre sur place aux côtés de policiers de la Brigade anticriminalité (BAC) du Val-de-Marne.

Dans un rapport de la commission d’enquête parlementaire sur les attentats du 13-Novembre, un officier de la BAC du Val-de-Marne racontait notamment avoir demandé l’autorisation de les faire intervenir afin «d’atteindre le terroriste embusqué derrière l’issue de secours». «Devant la commission, il a expliqué avoir reçu pour réponse de la Préfecture de police de Paris : "Négatif, vous n’engagez pas les militaires, on n’est pas en zone de guerre". L’un des militaires lui aurait également indiqué qu’il ne pourrait engager le feu, faute d’avoir reçu un ordre en ce sens», décrit le rapport.

Lors des auditions, la question du non-engagement des militaires avait également été posée au gouverneur militaire de Paris, le général Bruno Le Ray. «Sa réponse a été aussi froide et violente qu’inacceptable: "il est impensable de mettre des soldats en danger dans l’espoir hypothétique de sauver d’autres personnes"», affirment les avocats dans un communiqué commun.

Selon eux, d’autres victimes pourraient se joindre à cette démarche «qui vise à établir clairement toutes les responsabilités et savoir précisément quelles sont les missions de Sentinelle, s’il ne s’agit pas d’intervenir lorsque des civils sont attaqués à l’arme de guerre».

Gérard Collomb n'exclut pas d'interdire le concert de Médine au Bataclan .
Le ministre de l'Intérieur a été interrogé à l'Assemblée au sujet de la programmation du rappeur Médine en octobre prochain dans cette salle de concert parisienne. © Fournis par Francetv info Le gouvernement pourrait interdire le concert du rappeur Médine, prévu à l'automne au Bataclan, s'il y a un risque de trouble à l'ordre public, a déclaré mercredi le ministre de l'Intérieur.Nous ne sommes pas maîtres de la programmation du Bataclan mais, comme vous le savez, tout ce qui peut amener un trouble à l'ordre public peut, dans les limites de la loi, pouvoir trouver une interdiction.

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