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France 13 novembre 2015 : pourquoi les militaires de « Sentinelle » ne sont pas intervenus au Bataclan

09:30  09 juin  2018
09:30  09 juin  2018 Source:   lemonde.fr

Bataclan : dépôt d’une plainte contre X « pour non-assistance à personne en péril »

  Bataclan : dépôt d’une plainte contre X « pour non-assistance à personne en péril » Plus de deux ans après l’attentat, dix-sept victimes et ayants droit se sont regroupés en un collectif. Ils cherchent à comprendre pourquoi les soldats de l’opération Sentinelle, présents sur place, n’ont pas agi. © PHILIPPE LOPEZ / AFP Devant la salle du Bataclan, le 1er novembre 2016. Deux ans et demi après la tragédie, qui a fait 90 morts, des proches des victimes de l’attaque du Bataclan demandent des comptes à l’Etat.

« Pourquoi a-t-on empêché huit militaires de l’opération “ Sentinelle ”, présents devant le Théâtre du Bataclan dès les premières secondes de l’assaut [l’attaque des terroristes Nous voulons la réponse des responsables, de ceux qui ont donné l’ordre aux soldats de “ Sentinelle ” de ne pas intervenir . »

Le soir des attentats du 13 novembre 2015 à Paris, huit soldats de l’opération « Sentinelle » sont arrivés peu après 22 heures aux abords du Bataclan , où se déroulait la prise d’otages. Les militaires ne sont pas intervenus .

Les soldats arrivés sur les lieux n’ont pas reçu l’ordre d’intervenir. Des victimes et des familles de victimes ont porté plainte pour « non-assistance à personne en péril ».

Image prise dans la nuit du 13 au 14 novembre 2015, à Paris, du périmètre de sécurité établi autour du Bataclan, théâtre d’une sanglante prise d’otages. © FRANÇOIS GUILLOT / AFP Image prise dans la nuit du 13 au 14 novembre 2015, à Paris, du périmètre de sécurité établi autour du Bataclan, théâtre d’une sanglante prise d’otages.

Le soir des attentats du 13 novembre 2015 à Paris, huit soldats de l’opération « Sentinelle » sont arrivés peu après 22 heures aux abords du Bataclan, où se déroulait la prise d’otages. Ils se sont positionnés près des policiers de la brigade anticriminalité (BAC) du Val-de-Marne, arrivés les premiers mais sous-équipés, et qui se faisaient tirer dessus par les terroristes. Les militaires ne sont pas intervenus. Les policiers leur ont alors demandé de leur prêter leur fusil d’assaut Famas ; ce que les soldats ont refusé de faire, conformément au règlement militaire.

Attentat du Bataclan : des victimes et des familles portent plainte pour «non-assistance à personne à péril»

  Attentat du Bataclan : des victimes et des familles portent plainte pour «non-assistance à personne à péril» Pourquoi des militaires présents près du Bataclan le soir du 13 novembre n'ont-ils pas eu le droit d'intervenir ? Dénonçant l'absence de réponse «précise» depuis deux ans et demi, une trentaine familles de victimes ont décidé de déposer plainte à Paris. Une trentaine de victimes ou familles de victimes de l’attentat du Bataclan vont déposer plainte contre X vendredi à Paris pour «non-assistance à personne en péril» afin qu’une enquête soit menée sur l’absence d’intervention de militaires le soir du 13 novembre 2015, a-t-on appris auprès de leurs avocats.

Huit militaires de l'opération Sentinelle présents devant le Bataclan lors de l'attentat du 13 novembre 2015 ont reçu l'ordre de ne pas intervenir .

Pour les articles homonymes, voir Treize- Novembre . Les attentats du 13 novembre 2015 en France, revendiqués par l'organisation terroriste État islamique (Daech), sont une série de fusillades et d'attaques-suicides islamistes perpétrées dans la soirée à Paris et dans sa périphérie par trois

L’attitude de ces soldats reste incompréhensible pour les victimes et les familles des victimes. Plusieurs d’entre elles ont déposé plainte « contre X pour non-assistance à personne en péril », ont annoncé leurs avocats, vendredi 8 juin. « Pourquoi a-t-on empêché huit militaires de l’opération “Sentinelle”, présents devant le Théâtre du Bataclan dès les premières secondes de l’assaut [l’attaque des terroristes a lieu à 21 h 45, la BAC arrive vers 22 heures, la BRI à 22 h 15], d’intervenir pour tenter de neutraliser les terroristes ? s’interrogent Mes Samia Maktouf, Océane Bimbeau et Jean Sannier dans un communiqué. Nous voulons la réponse des responsables, de ceux qui ont donné l’ordre aux soldats de “Sentinelle” de ne pas intervenir. »

Comment les militaires de l’opération « Sentinelle » peuvent-ils répondre à une attaque armée ?

  Comment les militaires de l’opération « Sentinelle » peuvent-ils répondre à une attaque armée ? Des familles de victimes de la prise d’otages au Bataclan ont porté plainte contre X, considérant que les soldats de l’opération « Sentinelle » ne sont pas intervenus le soir du 13 novembre 2015. © Boris HORVAT / AFP Des militaires de l'opération Sentinelle; le 19 mai 2018 à Marseille. Des familles de victimes ont porté plainte contre X, vendredi 8 juin, pour « non-assistance à personne en péril ».

Deux ans après les attentats du Bataclan , dix-sept victimes et proches de victimes demandent des comptes à l'Etat et soulèvent une interrogation de poids quant à l'activité des forces de l'ordre le soir du 13 novembre 2015 : pourquoi les soldats de l'opération Sentinelle , présents sur les lieux, ne

Le soir des attentats du 13 novembre 2015 , quelqu'un a donné l’ordre à huit militaires de l'opération Sentinelle de ne pas rentrer dans la salle de de comprendre pourquoi les soldats Sentinelle ont eu pour instruction de ne pas pénétrer au Bataclan et, par conséquent, de ne pas intervenir afin de

« Négatif, vous n’engagez pas les militaires »

Le fait que ces soldats ne soient pas intervenus a déjà fait l’objet de nombreux débats. Un rapport d’enquête parlementaire publié en juillet 2016 a permis d’avoir des éléments d’explication. Un brigadier-chef de la police appelé sur place ce soir-là a affirmé qu’il avait demandé l’autorisation d’engager ces hommes. Mais la préfecture de police, qui a autorité sur le dispositif « Sentinelle », lui a répondu : « Négatif, vous n’engagez pas les militaires, on n’est pas en zone de guerre. » Contactée, la préfecture de police « ne souhaite pas commenter, puisqu’une enquête est en cours ».

De son côté, le général Bruno Le Ray a affirmé à la commission d’enquête qu’il n’avait « jamais reçu de demande d’autorisation » de la préfecture de police pour entrer dans le Bataclan. Il a ajouté que si cela avait été le cas, « il l’aurait refusée, faute de plan d’action prédéfini », détaille le rapport.

Attentats du 13-Novembre : pourquoi l'attitude de la force Sentinelle au Bataclan est-elle remise en question

  Attentats du 13-Novembre : pourquoi l'attitude de la force Sentinelle au Bataclan est-elle remise en question La plainte déposée par des victimes de l'attentat dans la salle parisienne relance le débat autour de l'attitude des militaires présents aux alentours, le soir du 13 novembre 2015. Ils n'avaient pas fait usage de leur arme, conformément aux ordres. © Fournis par Francetv info Les réponses des militaires ne les ont pas satisfaits. Deux ans et demi après l'attaque terroriste contre le Bataclan, une plainte a été déposée par une trentaine de victimes "contre X pour non assistance à personne en péril", vendredi 8 juin.

Pourquoi des militaires présents près du Bataclan le soir du 13 novembre n’ont-ils pas eu le droit d’ intervenir ? Bataclan au tribunal : les soldats Sentinelle pas là pour intervenir , juste pour surveiller ! Pour mémoire : « Vous aurez ma haine, récit de ma soirée au Bataclan le 13 /11/ 2015 ».

Le vendredi 8 juin, une trentaine de victimes des attentats du 13 novembre 2015 portait plainte "contre X pour non-assistance à personne en péril en l'absence d'intervention des militaires lors des attentats perpétrés au Bataclan ". Des militaires de l'opération Sentinelle à Paris• Crédits : GERARD JULIEN

Le porte-parole du gouverneur militaire de Paris, Guillaume Trohel, explique : « La situation était très confuse, ce soir-là. Avant de donner une mission à quelqu’un, il faut savoir ce qu’il se passe ! On ne peut pas envoyer une unité à l’aveugle. » Les militaires auraient-ils pu prendre l’initiative d’eux-mêmes ? « Ce n’est pas le sujet, dit-il. On peut le faire dans le cadre de la légitime défense, mais pas dans ce contexte, car il y avait déjà tout un dispositif de sécurité mis en place. »

Les militaires « ont rempli leur mission »

Devant les parlementaires, le général Le Ray avait aussi invoqué les règles d’engagement des militaires, qui veulent « que l’on n’entre pas dans une bouteille à l’encre sans savoir ce que l’on va faire et contre qui ». « Il est impensable de mettre des soldats en danger dans l’espoir hypothétique de sauver d’autres personnes. (…) Ils n’ont pas vocation à se jeter dans la gueule du loup », avait ajouté le général. Ces propos ont choqué les avocats des plaignants, pour qui il n’y a « aucune explication raisonnable et légitime à la passivité fautive des militaires ».

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  Le concert du rappeur Médine au Bataclan fait polémique Sur Twitter, des élus de droite et d'extrême droite jugent provocantes les paroles du rappeur dont le dernier album s'intitule Jihad. Les politiques ont promis de tout faire pour empêcher le concert de se dérouler au sein du Bataclan. © ETIENNE LAURENT/AFP Le 13 novembre 2015, 90 personnes ont trouvé la mort au Bataclan. Depuis l'annonce du concert du rappeur Médine dans la célèbre salle du Bataclan (XIe arrondissement parisien), la polémique enfle, notamment symbolisée par la montée du hashtag #Bataclan sur Twitter.

Des familles demandent pourquoi les militaires ne sont pas intervenus au Bataclan . Six militaires de la force Sentinelle française se trouvaient devant le Bataclan le soir des attentats de Paris, le 13 novembre 2015 , mais ils ne sont pas intervenus car leurs règles d’engagement ne le

Bataclan : pourquoi des soldats ont-ils reçu l'ordre de ne pas intervenir ? Depuis trois ans, certaines victimes et familles de victimes s'indignent que des militaires de Sentinelle , une force créée après les attentats de janvier 2015 , présents près de la salle où 90 personnes ont été tuées, n'aient

Les soldats positionnés aux côtés des policiers de la BAC « ont reçu l’ordre oral de neutraliser les terroristes s’ils sortaient du Bataclan. Mais faute de visuel au moment des échanges de tir, ils n’ont pas fait usage de leur arme », précise le rapport d’enquête parlementaire.

Le porte-parole du gouverneur militaire de Paris assure que les soldats postés aux abords du Bataclan « ont rempli leur mission », qui consistait à « protéger les policiers déjà engagés ». « On a de la compassion pour les familles, mais c’est facile de faire des scénarios a posteriori, avec des “et si”, dit-il. Intervenir dans une séquence de prise d’otages en lieu clos relève d’une unité spécialisée. Or l’unité “Sentinelle” présente ce soir-là n’était pas formée pour ça. » Les soldats déployés le soir des attaques « n’ont pas rien fait », ajoute-t-il, car « ils ont notamment protégé l’hôpital Necker, et facilité l’évacuation des victimes ».

Les juges d’instruction chargés du dossier doivent faire un point le 12 juillet sur les investigations menées sur les attentats du 13 novembre avec les rescapés et les familles des victimes.

Médine au Bataclan : Très vif échange sur le plateau de "Morandini Live" (Vidéo) .
Sur le plateau du "Morandini Live" diffusé sur CNews et Non Stop People, Rost et le député républicain David-Xavier Weiss ont fait l'objet d'un vif échange concernant la prochaine représentation de Médine au Bataclan. Non Stop Zapping vous en dit plus.C'est la dernière polémique qui secoue la twittosphère: Médine devrait prochainement se produire au Bataclan, la salle de concert où a eu lieu la tuerie du 13 novembre 2015. Et si l'idée dérange certains internautes, c'est parce que le rappeur est à l'origine d'un titre controversé, intitulé "Djihad".

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