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France Paris : Consultations psy, conseils juridiques, méditation… La « maison des soignants » épaule les professionnels de santé en détresse

15:25  16 septembre  2021
15:25  16 septembre  2021 Source:   20minutes.fr

Obsèques de Jean-Paul Belmondo : sa fille Stella accrochée à sa maman, union face à la douleur

  Obsèques de Jean-Paul Belmondo : sa fille Stella accrochée à sa maman, union face à la douleur Les obsèques de Jean-Paul Belmondo se sont déroulées ce vendredi 10 septembre 2021 en l'église Saint-Germain-des-Prés, à Paris. La foule était une nouvelle fois présente pour ce dernier adieu au Magnifique, un regroupement en masse qui a du faire chaud au coeur à ses proches. Stella Belmondo, la fille de 18 ans de Bebel, est arrivée peu avant 11 heures avec sa maman, Natty, main dans la main.Après un hommage national organisé dans la Cour des Invalides hier, les obsèques de Jean-Paul Belmondo se sont déroulées ce vendredi 10 septembre en l'église Saint-Germain-des-Prés, à Paris.

Un lieu dédié aux soignants vient d’ouvrir à Paris, qui vise à proposer un accompagnement global sous forme d’ateliers, de formations ou de consultations individuelles

A l'entrée de la Maison des soignants, Pauline, salariée de l'association accueille les soignants qui souhaitent participer à une formation ou un atelier. © O. Gabriel / 20 Minutes A l'entrée de la Maison des soignants, Pauline, salariée de l'association accueille les soignants qui souhaitent participer à une formation ou un atelier. REPORTAGE - Un lieu dédié aux soignants vient d’ouvrir à Paris, qui vise à proposer un accompagnement global sous forme d’ateliers, de formations ou de consultations individuelles

« Avec le Covid-19, l’association a changé d’échelle », reconnaît Pauline Dubar, responsable du projet de santé publique chez Soins aux professionnels de santé (SPS). Une association qui propose, depuis 2015, un numéro vert 7 jours sur 7 et 24h sur 24 proposant un accompagnement gratuit et anonyme pour les soignants. « En 2020, on a reçu 6.000 appels sur le numéro vert, sur les 13.000 reçus depuis sa création, et on a envoyé 17 fois le Samu pour risques suicidaires, c’est pas rien ! », insiste Pauline Dubar, également porte-parole de l’association. Pour prolonger cet accompagnement, jusqu’ici à distance, l’association a souhaité ouvrir un espace dédié à ces professionnels du soin. Elle vient d’ouvrir, le 31 août, la première « maison des soignants » à Paris.

« On devra appliquer la loi » : l’obligation vaccinale des soignants pousse les hôpitaux à se réorganiser

  « On devra appliquer la loi » : l’obligation vaccinale des soignants pousse les hôpitaux à se réorganiser La mesure entre en vigueur le 15 septembre pour les soignants. A cette date, ceux qui n’auront reçu aucune dose de vaccin ne pourront plus venir travailler dans les hôpitaux, Ehpad, pharmacies et cabinets médicaux. « Le taux de vaccination a nettement progressé depuis cet été, aujourd’hui on est sur un taux de 90 % dans notre service », détaille Pierre Pinzelli auprès de « l’Obs ». Si ce chiffre concerne les soignants qui ont reçu au moins la première injection, il explique que « la deuxième dose se fait toujours dans la foulée dès lors qu’ils sont rentrés dans le processus de vaccination ».

Un endroit unique, puisque l’objectif, une fois n’est pas coutume, est de prendre soin des professionnels de santé. La crise sanitaire a jeté une lumière crue sur la détresse de certains d’entre eux, alors que les études, les grèves, les manifestations et les suicides à l’hôpital disaient déjà la dure réalité de métiers qui ont du mal à recruter.

Ateliers en petit groupe et consultations individuelles

A quelques pas de l’Arc de triomphe, dans le 16e arrondissement, ce lieu cosy sur trois étages et 800 m² est partagé entre l’association SPS et l’ Union régionale des professionnels de santé des chirurgiens-dentistes d'Île-de-France. Passée l’entrée, on descend au premier sous-sol, qui compte une grande salle avec des machines à café, pour accueillir formations et ateliers. Mais également un amphithéâtre de 70 places pour de futures conférences.

Léa Salamé : ce drôle de rituel auquel elle se tient avant chaque direct

  Léa Salamé : ce drôle de rituel auquel elle se tient avant chaque direct Cinq ans après son départ d'On n'est pas couché, Léa Salamé a retrouvé Laurent Ruquier à la co-animation de l'émission On est en direct. Pour se détendre avant chaque prise d'antenne, la journaliste a un étonnant rituel, comme elle l'a confié au cours d'une interview accordée à Télé 7 Jours, parue ce lundi 13 septembre. À la télévision, ils sont nombreux à avoir leurs petits rituels. Si Anne-Elisabeth Lemoine ne se sépare jamais de ses bracelets porte-bonheurs lorsqu'elle est à l'antenne, Léa Salamé a elle aussi une tradition avant chaque émission.

Au premier sous-sol, une grande salle pourra accueillir les formations et ateliers. - O. Gabriel / 20 Minutes © Fournis par 20 Minutes Au premier sous-sol, une grande salle pourra accueillir les formations et ateliers. - O. Gabriel / 20 Minutes

Au deuxième sous-sol, de petites salles serviront pour les consultations individuelles avec un psy ou un avocat, deux autres pour pratiquer la méditation et des activités sportives. « Ceux qui voudront retourner au travail direct pourront même se doucher ! », s’enthousiasme Pauline Dubar en faisant visiter les locaux. Elle espère que ce lieu atypique, qui propose une approche holistique, le tout gratuitement, n’est qu’un début. « L’idée, c’est d’avoir une « maison des soignants » par région. »

Plusieurs petites salles pourront recevoir les consultations individuelles avec un psychologue ou un avocat. - O. Gabriel / 20 Minutes © Fournis par 20 Minutes Plusieurs petites salles pourront recevoir les consultations individuelles avec un psychologue ou un avocat. - O. Gabriel / 20 Minutes

« Qu’on puisse apaiser certaines souffrances »

A qui ces formations et ateliers s’adressent-ils ? « Aux libéraux, aux professionnels du médico-social, aux hospitaliers, aux cadres de santé, aux administratifs, aux sophrologues, aux ostéopathes, liste Pauline Dubar. L’objectif, c’est que tout le monde se rencontre, partage sa vision du monde de la santé, et qu’on puisse apaiser certaines souffrances. »

Coronavirus : L’obligation vaccinale des soignants risque-t-elle de désorganiser les hôpitaux, cliniques et Ehpad ?

  Coronavirus : L’obligation vaccinale des soignants risque-t-elle de désorganiser les hôpitaux, cliniques et Ehpad ? Alors que l’on manque d’infirmières et d’aides-soignantes, l’obligation vaccinale, qui prend effet mercredi, pourrait susciter de nouveaux départs ou suspensions © AFP Illustration d'une personnes se faisant vacciner. VACCIN - Alors que l’on manque d’infirmières et d’aides-soignantes, l’obligation vaccinale, qui prend effet mercredi, pourrait susciter de n Un coup de bambou pour un système de santé déjà au bord du gouffre ? Le couperet tombe demain.

Sont proposés des formations d’un ou deux jours, des ateliers de deux heures en groupe de dix, ou encore des rendez-vous individuels avec un psychologue ou un avocat. Ici, on parle management, gestion du stress, risques suicidaires, sommeil, droits et devoirs des professionnels de santé, mais également contrat prévoyance.

« J’adorais mon métier, mais ça me grignotait sans m’en rendre compte »

Un appui « à la carte » que François* estime précieux. Cet infirmier de 35 ans, en arrêt maladie après un burn-out, connaît bien l’association et, depuis quelques jours, cette nouvelle « maison ». Mardi, il a participé à un atelier sur l’alimentation saine avec douze collègues. Si la crise sanitaire a mis en lumière la réalité des services bondés, le malaise des soignants date d’avant la pandémie. « J’en suis un bon exemple, assure François. Mon fusible a sauté avant. Et heureusement, je n’aurai pas pu tenir. J’entendais mes collègues dire que c’était l’enfer, la première vague du coronavirus. »

« J’adorais mon métier, mais ça me grignotait sans m’en rendre compte », confie-t-il. Pendant dix ans, il n’a pas compté ses heures, mais les morts dans son service de réanimation. « Pendant mes études, j’ai vu 17 décès. En réanimation, au bout de six mois, j’étais à 500, j’ai arrêté de compter, résume-t-il. Même si on se forge rapidement une armure, à la longue, ça finit par peser. »

Des soignants dans la rue, à la veille de l’entrée en vigueur de l’obligation vaccinale

  Des soignants dans la rue, à la veille de l’entrée en vigueur de l’obligation vaccinale Plusieurs centaines de soignants ont manifesté ce mardi 14 septembre dans toute la France contre l’obligation vaccinale dans leur profession. Celle-ci doit rentrer en vigueur ce mercredi. Plusieurs centaines de personnes, « des milliers » selon la CGT-Santé, ont manifesté ce mardi 14 septembre contre l’obligation vaccinale, qui s’appliquera à partir de mercredi aux personnels des hôpitaux et maisons de retraite.

« Je sais aujourd’hui que ma santé est importante »

Aux difficultés du quotidien s’est ajoutée la dégradation des conditions de travail. « En cinq ans, on était un quart de professionnels en moins. J’ai toujours eu du mal à dire non, surtout quand ma cadre jouait sur la corde sensible de la solidarité entre soignants et de la sécurité des patients… » Résultat, l’infirmier a cumulé 400 jours et 800 heures supplémentaires. « Il m’est arrivé de travailler sept week-ends de suite. Autant dire que pour rencontrer quelqu’un, voir ses amis ou sa famille, ça devenait compliqué… »

François est devenu taciturne et dépendant aux drogues. « En partie pour tenir les cadences. J’ai commencé par l’herbe, pour me détendre. J’ai vite basculé sur la coke, pour tenir la journée, et les opiacées, pour dormir. » Une lente descente aux enfers. Un matin, il a fait une overdose dans les toilettes de l’hôpital. « Mes collègues ont défoncé la porte », reprend-il. C’était fin 2019. « Si je n’avais pas été mis en arrêt maladie, j’aurais continué… et je serai mort », assure-t-il.

« J’ai retrouvé l’envie d’aider »

C’est dans cette lente reconstruction qu’il a pu compter sur l’association, grâce à laquelle il a fait un bilan sport/santé, découvert le yoga, participé à une formation sur la prévention du suicide… « Je sais aujourd’hui que ma santé est importante. » François espère que ce lieu aidera d’autres soignants en détresse à demander un coup de main. « On n’est pas des robots, ni des supermans, souffle-t-il. En dix ans, j’ai vu cinq collègues faire un burn-out, deux tentatives de suicide et un suicide. Et c’était clairement lié au boulot, aux cadences, à la pression. »

Vaccination obligatoire : que risquent vraiment les soignants récalcitrants ?

  Vaccination obligatoire : que risquent vraiment les soignants récalcitrants ? A compter de ce mercredi, les soignants non vaccinés contre le Covid-19 risquent la suspension pure et simple de leur contrat de travail. © afp.com/Pascal POCHARD-CASABIANCA Des soignants s'occupent d'un patient dans une unité dédiée aux malades du Covid-19 à l'hôpital de Bastia, sur l'île méditerranéenne française de Corse, le 5 août 2021. C'est l'heure de vérité pour les soignants.

Le problème, c’est que les soignants ont parfois du mal à tirer le signal d’alarme. « C’est compliqué, on est habitué à prendre sur nous la souffrance des autres », admet l’infirmier. Voilà pourquoi des groupes de parole entre soignants lui semblent appropriés. « Entre nous, on se permet davantage de parler de nos expériences, il y a une compréhension intuitive. Moi j’entendais le bip des alarmes de réa des mois après avoir arrêté de bosser… » Aujourd’hui clean et solide, François espère retrouver sa blouse et ses patients. Peut-être pas en réa, mais il a « retrouvé l’envie d’aider quelqu’un. J’aimerais reprendre en mi-temps thérapeutique dans un service « calme ». Si ça existe encore… »

* Le prénom a été modifié.

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tout en conquérissant les piscines du monde à la fin des années 90 et les années 2000, Amanda Beard avait déjà inclus des exercices de respiration et des techniques de visualisation dans sa formation. Elle n'était pas le type de personne à pratiquer la méditation, cependant. Elle ne l'a pas complètement compris, ni elle pensa à cela comme quelque chose d'incompatible avec son caractère anxieux et agité.

usr: 3
C'est intéressant!