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France Dans les Deux-Sèvres, les paysans s’affrontent dans une «guerre de l’eau»

23:15  23 septembre  2021
23:15  23 septembre  2021 Source:   liberation.fr

Mort de Marthe Mercadier : Grégoire Lyonnet, son ex-partenaire dans Danse avec les stars, lui rend un tendre hommage

  Mort de Marthe Mercadier : Grégoire Lyonnet, son ex-partenaire dans Danse avec les stars, lui rend un tendre hommage Marthe Mercadier est morte ce mercredi 15 septembre, à Puteaux (Hauts-de-Seine), à l'âge de 92 ans, a annoncé sa fille à l'AFP. En 2011, la comédienne a participé à la première saison de Danse avec les stars au côté de Grégoire Lyonnet. Ce dernier a tenu à lui rendre un hommage touchant sur la toile. Une légende du théâtre de boulevard s'en est allée. Marthe Mercadier est morte ce mercredi 15 septembre, à Puteaux (Hauts-de-Seine), à l'âge de 92 ans. C'est sa fille unique, Véronique Néry, qui a fait part de la triste nouvelle à l'AFP : "Ma maman s'est éteinte ce matin vers 5 heures. Elle souffrait de la maladie d'Alzheimer depuis des années.

A Mauzé-sur-le-Mignon, plusieurs collectifs et organisations ont envahi le chantier d’une réserve de substitution pour empêcher sa construction. © Claude Pauquet A Mauzé-sur-le-Mignon, plusieurs collectifs et organisations ont envahi le chantier d’une réserve de substitution pour empêcher sa construction.

En plein milieu des champs, des pelleteuses creusent derrière des barrières. La carrière caillouteuse est gardée par quelques dizaines de gendarmes. Les voitures se sont garées plus loin sur la route, et des centaines de personnes, à pied, suivent vingt tracteurs stationnés juste derrière le chantier. Après quelques minutes de flottement, pendant lesquelles Christian, la soixantaine bien tassée et cigarillo au coin des lèvres, a à peine le temps de désigner 200 mètres plus loin un point de captage où l’on prélève l’eau potable, une alarme donne le signal de départ. Quelques militants ont fait tomber les grilles, et des dizaines d’entre eux s’introduisent en courant sur le site, se ruant vers les tractopelles encore en marche.

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Ils se sont rassemblés ce mercredi, à Mauzé-sur-le-Mignon, en partant de Niort (Deux-Sèvres), à l’appel du collectif Stop Bassines, de la Confédération paysanne et du mouvement citoyen les Soulèvements de la terre, pour protester contre la construction de seize méga-bassines prévues en Poitou-Charentes. Parmi les contestataires, une poignée de gilets jaunes, des syndicalistes de SUD, de la CGT et de Solidaires, des militants d’Attac, des cyclistes d’Extinction Rébellion, des paysans, retraités ou encore en activité, des personnes masquées, cagoulées, ou avec des masques d’animaux.

Lors de la manifestation anti-bassines, à Mauzé-sur-le-Mignon. © Fournis par Liberation Lors de la manifestation anti-bassines, à Mauzé-sur-le-Mignon.

«C’est une privatisation»

Les opposants les appellent «bassines», les partisans «retenues ou réserves de substitution». Il s’agit de grands réservoirs creusés dans le sol, d’une capacité de quelques centaines de milliers de mètres cubes et qui prennent une surface au sol de plusieurs hectares, où est stockée de l’eau pompée dans les nappes phréatiques en hiver, quand la ressource est plus abondante. Du point de vue des agriculteurs, cela leur permet d’irriguer pendant l’été, même en période de restriction, et d’éviter de perdre leur récolte pour cause de sécheresse. «J’ai subi de grosses pertes de rendement quand je me suis installé en 2005, puis en 2007 et en 2017», raconte le céréalier François Pétorin, administrateur de la Coop de l’eau 79, et qui y voit un moyen de pérenniser l’agriculture malgré les aléas climatiques de plus en plus fréquents. Cette entité, créée en 2011 à l’initiative de la chambre d’agriculture des Deux-Sèvres, vise la construction de seize retenues réparties sur quatorze communes du bassin de la Sèvre niortaise et du Marais poitevin, qui devaient initialement permettre de stocker 6,9 millions de mètres cubes d’eau. Au total, 220 exploitations, qui regroupent plus de 400 agriculteurs, devraient bénéficier de ces retenues d’eau, dont le coût est estimé à 60 millions d’euros financés à 70 % par l’Etat via l’agence de l’eau. Pour pouvoir bénéficier des retenues, les irrigants ont adhéré à la société coopérative.

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A Mauzé-sur-le-Mignon, à la frontière avec la Charente-Maritime, les pelleteuses ont débarqué le 6 septembre pour creuser sur un espace total de sept hectares (l’équivalent de dix terrains de foot) le premier bassin de la série, d’une capacité de 241 000 m³. «En toute illégalité», assènent les frondeurs, qui invoquent des recours juridiques en cours avant d’envahir le chantier. En mai dernier, le tribunal administratif de Poitiers a en effet conclu au surdimensionnement de neuf des seize réserves prévues par la Coop de l’eau. Pour se mettre en conformité, les agriculteurs vont baisser leur capacité à 5,7 millions de mètres cubes d’eau, précise François Pétorin. Mais pour les manifestants, qui ont fait appel de cette décision, et envisagent de déposer un référé-suspension, les travaux n’auraient jamais dû commencer. «C’est une privatisation de l’eau au profit d’un seul modèle agricole et d’une minorité d’agriculteurs», dénonce Benoît Jaunet, porte-parole de la Confédération paysanne dans les Deux-Sèvres. «On n’est pas contre l’irrigation, mais pour arroser quoi ? Si c’est pour faire du maïs pour l’exportation, ça n’a aucun sens.»

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  Dans les Deux-Sèvres, les paysans s’affrontent dans une «guerre de l’eau» © Fournis par Liberation

Le ministre du côté des «bassines»

«Faux», rétorque la Coop. «A Mauzé-sur-le-Mignon, huit agriculteurs vont bénéficier des retenues. Ils produisent des céréales, des vaches laitières, des caprins et des vaches allaitantes (pour la viande)», poursuit François Pétorin. Dialogue de sourds. Du côté des manifestants, on maintient que seule la moitié des exploitations seront rattachées aux bassines. «Et pendant qu’on remplit les bassines, on ne remplit pas les nappes.» Résultat, ils expliquent que ces dernières risquent d’être plus vite à sec et que ceux qui irriguent en prélevant dans les eaux souterraines seront soumis aux mêmes restrictions qu’avant, plus tôt. Pour la Confédération paysanne, réserver ces bassines à «une poignée» d’agriculteurs signifie également restreindre l’accès à l’eau de potentiels nouveaux installés, notamment des petits maraîchers, qui n’auraient pas adhéré à la Coop. «Seuls 4 % des exploitants agricoles [de la région] vont être directement branchés aux bassines, et 10 % vont en profiter de manière indirecte.» Ce sont aussi deux modèles agricoles qui s’opposent. Selon leurs mots : les «paysans» contre des «agro business men affiliés à la FNSEA».

"Sans la détermination de Staline, l'Armée rouge aurait sans doute perdu la guerre"

  Peut-on être à la fois un dictateur impitoyable et un chef de guerre efficace sur les différents théâtres d’opérations militaires ? Pour l’historien britannique Geoffrey Roberts, la réponse est oui. Son approche personnelle et originale présente même Staline comme un atout majeur dans la victoire des Alliés en 1945. Professeur d’histoire à l’University College de Cork, membre de l’Académie royale d’Irlande, Geoffrey Roberts est un spécialiste reconnu de l’histoire de l’URSS et, en particulier, des relations germano-soviétiques.

«Ce qui est en train de se passer, c’est un véritable hold-up sur l’eau. Il faut éviter que ce modèle ne se développe ailleurs», dénonce à la tribune Nicolas Girod, porte-parole national de la Confédération paysanne, lors du rassemblement à Niort. «Si les travaux ne cessent pas dans les heures qui viennent, la guerre de l’eau sera ouverte», prévient Julien Le Guet, au nom de Bassines non merci.

Ils n’ont pas choisi le lieu de la mobilisation par hasard. C’est aussi à Niort que la FNSEA tient son 75e congrès annuel pendant trois jours, où le ministre de l’Agriculture, Julien Denormandie, s’est rendu jeudi. «J’espère qu’il n’aura pas d’autres choix que de réagir», espérait alors Nicolas Girod. Lors de son déplacement, le ministre, pour qui il n’est «pas possible d’avoir d’agriculture sans eau», a clairement pris le parti des porteurs de projet en «déplorant» l’action, au lendemain de la mobilisation : «Les conflits d’usage d’eau, ça a toujours existé, mais ce n’est pas parce qu’il y en a qu’il ne faut rien faire, qu’il faut rester dans le statu quo.»

«Contrer ce projet aberrant»

Précédé par un motard, survolé par un hélicoptère, le cortège d’une vingtaine de tracteurs parti de Niort provoque un bouchon sur la voie rapide, direction le site du chantier de Mauzé-sur-le-Mignon. Treize d’entre eux sont arrivés la veille depuis Notre-Dame-des-Landes. Ils ont parcouru «170 km à 20 km/h», explique Angélique, paysanne qui habite sur la ZAD. «On est venus pour contrer ce projet aberrant et, quand on luttait contre Notre-Dame-des-Landes, on a eu des soutiens d’un peu partout. On redonne ce qu’on nous a donné. Ça a un effet sur les locaux de voir que des gens viennent de loin.»

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Quelques fumigènes sont de sortie. Les tracteurs suivent la foule bigarrée et s’arrêtent au milieu du chantier. Trente moutons et deux chèvres débarquent en courant, faisant presque croire à une charge ovine en direction des gendarmes.

Les machines se sont arrêtées et rebroussent chemin pour aller se réfugier près de la ligne de gendarmes mobiles. Un tractopelle, resté coincé au milieu des tracteurs, se retrouve rempli de pierres et tagué à coups de «no basaran», le slogan des anti-bassines inspiré des républicains espagnols, provoquant quelques tirs de lacrymos. Les travaux sont interrompus pour l’après-midi. Julien Le Guet s’emballe : «On a gagné aujourd’hui. S’ils recommencent, la démarche c’est “une bassine construite, trois bassines détruites”.»

  Dans les Deux-Sèvres, les paysans s’affrontent dans une «guerre de l’eau» © Fournis par Liberation

Violation des directives européennes

Autre atout dans la manche du collectif : une procédure à Bruxelles. En janvier dernier, soutenus par l’eurodéputé écologiste et paysan en Charente-Maritime Benoît Biteau, les militants ont déposé une pétition auprès de la Commission des pétitions du Parlement européen (Peti) dénonçant la violation par la France de neuf directives européennes. Selon une réponse de la Commission européenne, Bruxelles indique prendre «très au sérieux ce cas complexe qui rejoint sa préoccupation générale de protection de la ressource en eau et de la gestion de ses usages dans un contexte de raréfaction d’une eau de qualité». Des procédures d’infraction à plusieurs directives sur l’eau sont d’ailleurs déjà en cours contre la France. «En tant qu’eurodéputés, on a saisi la présidente de Peti pour qu’elle fasse savoir à la France qu’elle attend des réponses», explicite Benoît Biteau, présent en fin de manifestation. Il rappelle que l’agriculture industrielle a laissé des traces dans la région : de 1996 à 2014, le marais poitevin avait perdu son statut de parc naturel régional, à la suite de la disparition de 35 000 hectares de zones humides remplacées par des cultures.

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La Coop de l’eau, de son côté, met en avant le protocole d’accord engagé par la préfète des Deux-Sèvres et signé en 2018, entre les différentes parties, dont deux associations de défense de l’environnement. «Les agriculteurs vont modifier leurs pratiques : en plantant des haies, diminuer l’utilisation de produits phytos, augmenter la rotation des cultures ou encore en se formant pour une meilleure irrigation», expose François Pétorin, qui prévoit notamment d’installer un système de goutte à goutte sur son exploitation. «En 2005, 24 millions de mètres cubes étaient prélevés sur le bassin de la Sèvre niortaise et du marais poitevin. Aujourd’hui, c’est environ 16 millions et demain ce sera 12,5 millions, dont 5,7 millions stockés [dans les réserves de substitution]. On fait des efforts, et ce n’est pas parce qu’on a de l’eau qu’on ne va rien changer dans nos pratiques», insiste l’administrateur de la Coop de l’eau. Thierry Boudaut, son président, a dénoncé ce jeudi dans un communiqué une action «inadmissible». «Les opposants parlent de “guerre de l’eau” mais eux seuls prennent les armes. […] La Coop de l’eau 79 étudie tous les moyens légaux pour faire condamner ces agissements.»

Chez les militants de Bassines non merci, la pression est un peu retombée. Julien Le Guet analyse l’action de mercredi : «On a gagné une bataille car les travaux se sont arrêtés temporairement, mais on n’a pas gagné la guerre. C’est galvanisant, ça donne des forces. On va continuer à mettre la pression.»

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usr: 3
C'est intéressant!